Qui gouvernent ? Ou le mythe de la démocratie

Oligarques : "400 personnes contrôlent les Etats-Unis" (Lawrence Wilkerson, Ex-responsable US)

L’ancien chef de cabinet de Colin Powell affirme que seuls 0,001% des Américains ont un pouvoir politique réel dans le pays.

La politique des États-Unis est définie par un groupe de 400 personnes, dont la fortune dépasse plusieurs milliards de dollars, a annoncé Lawrence Wilkerson, ancien chef de cabinet de l’ex-secrétaire d’État Colin Powell, dans une interview accordée à la station de radio lettonne Baltkom.

« Ce sont des oligarques qui contrôlent les processus et gouvernent le pays en coulisses« , a-t-il fait remarquer.

« Il s’agit de près de 400 personnes aux États-Unis, dont la fortune dépasse plusieurs milliards de dollars. C’est une répartition très injuste, indécente. L’inégalité est énorme. Le pouvoir n’est réellement détenu que par 0,001% de la population US« , a ajouté l’ancien chef de cabinet de Colin Powell entre 2002 et 2005l.

Évoquant la politique internationale, Lawrence Wilkerson a souligné que les actions extérieures de Washington ont abouti à des résultats catastrophiques, notamment au Proche-Orient.

« L’intervention de l’armée US en Irak en 2003 a détruit l’équilibre des puissances qui a existé dans le golfe Persique pendant plus de 50 ans. La situation instable d’aujourd’hui est le résultat des actions des États-Unis« , a-t-il conclu.

Source : Ex-responsable US: « 400 personnes contrôlent les Etats-Unis », Sputnik,  08:28 29.08.2015(mis à jour 08:29 29.08.2015)

Qui gouvernent ? Ou le mythe de la démocratie

L’ONU est le Nouvel Ordre Mondial

La Lucis Trust est une organisation non gouvernementale au passé sulfureux. Elle fut fondée par Alice Bailey et son époux Foster Bailey en 1922. Alice Bailey est une occultiste luciférienne qui a rédigé un vingtaine d’ouvrage axés sur le nouvel âge (communément appelé new age). Sa société d’édition crée en 1920 s’appelait Lucifer Publishing Company. 5 ans plus tard, elle changea le nom de la société qui devient Lucis Publishing Company pour faire plus passe-partout.

Sur le site de la Lucis Trust, nous apprenons que « Les raisons qui ont présidé au choix, des Bailey, de ce nom à l’origine ne nous sont pas connus, mais nous ne pouvons que supposer, que suivant les hauts enseignements de Madame H.P. Blavatsky, pour laquelle ils avaient énormément de respect, ils cherchaient à susciter la compréhension la plus profonde du sacrifice consenti par Lucifer. » On voit bien ici l’inversion des valeurs propre au satanisme. Ce n’est plus Jésus Christ qui a consenti au sacrifice ultime…mais Lucifer.

« Alice et Foster Bailey étaient des étudiants et enseignants de la Théosophie, une tradition spirituelle voyant Lucifer comme l’un des anges solaires descendus de Vénus sur notre planète (d’où le concept de « la chute »), apportant le principe de conscience à ce qui était alors l’homme-animal. »

Nous allons voir maintenant à quel point les lucifériens sont fourbes. La Lucis Trust a crée « La Bonne Volonté Mondiale » en 1932, un mouvement mondial qui a officiellement trois objectifs principaux:

– Aider à mobiliser l’énergie de bonne volonté.
– Coopérer dans le travail de préparation pour la réapparition de l’Instructeur Mondial.
Éduquer l’opinion publique sur les causes des problèmes mondiaux majeurs et aider à créer une forme-pensée de solution. »

On y apprend également que :

« Bonne Volonté Mondiale est une organisation non gouvernementale accréditée auprès du Bureau d’Information Publique de l’Organisation des Nations Unies. Elle a le statut consultatif auprès du Conseil Économique et Social de l’ONU et maintient des relations informelles avec un grand nombre d’organisations non gouvernementales, nationales et internationales. »

Or d’après l’ONU, « le statut consultatif général concerne les ONG qui poursuivent des activités couvrant la plupart des domaines de l’ECOSOC (Conseil économique et social des Nations Unies).  Ces ONG sont autorisées à soumettre au Conseil des communications écrites et des pétitions, et à proposer l’inscription de points à l’ordre du jour du Conseil et de ses organes subsidiaires. »

Cette organisation ésotérique luciférienne qui se cache sous des apparences d’ONG constitue donc bien une force de proposition au sein de l’ONU. Mais qu’est-ce qui a donc poussé l’ONU a accordé une accréditation à une telle ONG?

La Lucis Trust oeuvre pour un nouvel ordre mondial

Sous ses airs d’organisation œuvrant pour la paix dans le monde se cache en fait, les mêmes objectifs recherchés par les mondialistes. Mais la pilule est toujours plus facile à avaler quand le tout et emballé de manière séduisante:

« Si on accepte ces propositions, elles apportent une nouvelle dimension à la réalité spirituelle ainsi qu’une perspective à longue portée par rapport à nos crises actuelles. Elles offrent l’opportunité d’une coopération avec l’évolution spirituelle de l’humanité et permettent d’augmenter la capacité de l’homme pour la liberté.

Les hommes et les femmes de bonne volonté forment un groupe à même de permettre à l’humanité la réalisation de cet objectif si difficile. A condition de vaincre l’inertie, ils sont dans une position-clé et n’ont besoin que de courage pour exprimer la bonne volonté et lancer des actions en vue du nouvel ordre mondial.« 

Nations Unies, 20 Septembre 2005

« Le besoin essentiel, aujourd’hui, est d’indiquer à l’opinion publique mondiale la valeur de la bonne volonté comme puissante énergie créatrice, comme mode de vie, et de mobiliser les hommes et les femmes de bonne volonté afin de faire de la bonne volonté la note dominante de la civilisation du Nouvel Age dans lequel nous entrons. »

La Lucist Trust et sa religion mondial de l’antéchrist

« Nous vivons une époque de préparation, non seulement pour une civilisation et une culture nouvelles au sein d’un nouvel ordre mondial, mais également pour un nouvel enseignement spirituel.

L’humanité ne suit pas un cours hasardeux; il existe un Plan divin dans le Cosmos dont nous faisons partie. A la fin d’une ère, les ressources humaines et les institutions établies semblent inaptes à répondre aux besoins et aux problèmes mondiaux. Lors d’une telle période, la venue d’un instructeur, d’un chef spirituel ou avatar, est attendue et invoquée par les masses humaines dans toutes les parties du monde.

De nos jours, le retour de l’Instructeur Mondialappelé par les Chrétiens le Christ – est attendu par des millions de personnes, non seulement par ceux de foi chrétienne, mais également par ceux de toutes croyances qui attendent l’Avatar sous d’autres noms – le Seigneur Maitreya, Krishna, le Messie, l’Imam Mahdi, le Bodhisattva. »

Dans l’imaginaire délirant de la Lucis Trust, le Christ devient ainsi un simple instructeur mondial, un avatar, au même titre que maitreya, le personnage fictif inventé par la secte new age de Benjamin Creme. Le site indique aussi qu’un incantation mondiale est actuellement diffusée à une échelle mondiale, dans bon nombre de langues et de dialectes. Ils en ont même fait des versions pour les différentes religions dans le but final de toutes les scinder en une religion new age universelle.

Il est intéressant de soulever le fait que le pape François joue exactement le même scénario. Il est le « gentil pape humaniste qui veut sauver la terre et arrêter toutes les guerres », il collabore pleinement avec l’ONU et se rendra fin Septembre pour parler de la nécessite d’un gouvernement mondial pour lutter contre le « réchauffement climatique ». Le pape a également tout fait pour faire émerger une religion mondiale.

Lucis Trust n’est pas la seule organisation luciférienne associée à l’ONU

Salle de méditation de l’ONU

Lors de mes recherches, je suis tombé sur une autre ONG évoquée sur le site de la Lucis Trust: Aquarian Age Community (La communauté de l’âge du Verseau…tout un programme). Cette organisation officiellement accréditée par le département de l’information des Nations Unies se réunit une fois par mois (quasiment à chaque fois les jours de pleine lune) au sein de la salle de méditation de l’ONU. On retrouve bien leur nom dans ce document datant de 2007 intitulé « Le CHANGEMENT CLIMATIQUE : en quoi il nous concerne tous. »

Dans la section « About the Aquarian Age Community« , on trouve la déclaration suivante (sortez les violons):

«Nous vivons à une époque d’opportunité sans précédent. L’avènement des cycles plus ou moins grands du Verseau ont été attendu par la Hiérarchie de Lumière et d’amour les Maîtres de Sagesse, les enseignants de l’humanité, depuis des millénaires indicibles. Nous vivions un moment où des millions au sein de notre famille humaine auront l’occasion de faire une avancée dans leur conscience, réaliser leur potentiel spirituel et de coopérer activement dans la restauration du Plan d’Amour et de Lumière sur notre planète « 

Ils poursuivent en décrivant leurs moyens d’arriver à leur objectifs qui sont entre autre de:

« Coopérer et collabore avec la communauté mondiale qui prépare activement la voie à la réapparition de l’enseignant mondial, le véritable oint Christique, celui du Verseau ».

Bien sûr, ils ne font absolument pas référence à Jésus Christ, mais ont repris certains termes bibliques pour mieux tromper les gens dans leur nouvelle religion mondiale.

Enfin, ils rappellent qu’ils se basent sur les théories douteuses de la société théosophique en particulier les travaux d’Héléna Blavatsky (qui publiait jadis une revue du nom de Lucifer, une de plus).

Voilà donc avec quel genre d’organisation l’ONU collabore.

En plus de rechercher un nouvel âge avec une nouvelle religion universelle qu’ils appellent eux-même un nouvel ordre mondial, ils appuient pleinement la façade officielle de l’ONU pour parvenir à un gouvernement mondial c’est à dire la menace du changement climatique, le développement durable et l’Agenda 21.

 

Gordon Brown demande un nouvel ordre mondial
pour « sauver la terre » 2007(pour agrandir)

Voyons maintenant comment s’exprime l’ONU sur ces sujets dans un document datant de décembre 2004 et intitulé: « La dignité pour tous d’ici à 2030 : éliminer la pauvreté,transformer nos vies et protéger la planète. Rapport de synthèse du Secrétaire général sur le programme de développement durable pour l’après-2015« .

157. Le monde d’aujourd’hui est un monde en difficulté, en proie à l’agitation et à l’instabilité et marqué par nombre de douloureux bouleversements politiques. L’érosion des valeurs communes, les changements climatiques, les inégalités croissantes, les pressions migratoires et les pandémies qui ne connaissent pas de frontières sont autant d’éléments qui pèsent lourdement sur nos sociétés. Qui plus est, la solidité des institutions nationales et internationales est actuellement mise à rude épreuve. Vu la nature et l’ampleur de ces redoutables problèmes, l’inaction et le statu quo sont hors de question. Si la communauté mondiale ne prend pas les rênes de l’action menée à l’échelle nationale et internationale en faveur des peuples du monde, la fragmentation, l’impunité et les conflits risquent de se renforcer, mettant en danger la planète elle-même et compromettant l’avènement d’un avenir placé sous le signe de la paix, du développement durable et du respect des droits de l’homme. En d’autres termes, notre génération a pour mission de transformer les sociétés dans lesquelles nous vivons.

158. En conséquence, l’année 2015 doit être marquée par une action d’envergure mondiale. Au cours de cette seule année, nous avons la possibilité et la responsabilité sans équivoque de faire du développement durable une réalité, de restructurer le système financier mondial en fonction de nos besoins et de relever enfin le défi pressant des changements climatiques dus à l’activité humaine. Jamais le monde n’a eu autant d’activités complexes à mener en une seule année. Il s’agit d’une occasion qui ne se représentera pas pour notre génération.

159. Nous devons commencer à avancer résolument sur la voie d’un avenir durable où chacun puisse vivre dans la dignité. Notre objectif est la transformation. Nous devons transformer nos économies, notre environnement et nos sociétés. Nous devons abandonner nos vieilles mentalités, nos comportements dépassés et nos habitudes destructrices. Nous devons adhérer aux  concepts essentiels et interdépendants que sont la dignité, la population, la prospérité, la planète, la justice et le partenariat. Nous devons renforcer la cohésion sociale et aspirer à la paix et à
la stabilité internationales. Nous devons également privilégier, au niveau international, les solutions qui tiennent compte de l’intérêt national de chaque État Membre. »

Vous pouvez lire la fin du document directement sur le site de l’ONU. Ils indiquent entre autre que 2015 doit être « l’année la plus importante en matière de développement depuis la création de l’ONU elle-même ».

La raison évidente pour laquelle l’ONU collabore avec ces organisations est qu’elles œuvrent toutes dans le même but: un nouvel ordre mondial. Un autre point commun de toutes ces organisations est qu’elles nous présentent toujours une vitrine et des objectifs respectables mais vu les racines occultistes de ce projet, cela ne risque pas de donner de bons fruits, on peut en être sûr.

Publié par Fawkes News

L’ONU est le Nouvel Ordre Mondial

Quelle est la religion de l’archevêque Bergoglio ?

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Pour mémoire : «Il est absolument interdit aux fidèles d’assister ou de prendre part activement aux cultes des acatholiques de quelque manière que ce soit. (…) La participation est active et formelle quand un catholique participe à un culte hétérodoxe, c’est-à-dire non-catholique avec l’intention d’honorer Dieu par ce moyen à la manière des non-catholiques.»(Canon 1258-§ 1).

Quelle est la religion de l’archevêque Bergoglio ?

Vers la fausse unité

UNITÉ DES CHRÉTIENS : MESSAGE DU PAPE AUX ÉGLISES VAUDOISES ET MÉTHODISTES

Le pape François a adressé un message au Synode de l’Union des Églises évangéliques vaudoises et méthodistes d’Italie qui se déroule du 23 au 28 août dans le Piémont, au nord de l’Italie. Le message a été envoyé ce dimanche 23 août et signé par le cardinal secrétaire d’État Pietro Parolin, annonce le Saint-Siège.

Le pape François « se réjouit d’adresser aux participants au Synode de l’Église méthodiste-vaudoise un cordial et fraternel salut, en signe de sa proximité spirituelle », dit le message. Le pape « assure » les participants au Synode « de son souvenir fervent dans la prière, afin que le Seigneur accorde à tous les chrétiens de cheminer, dans la sincérité du cœur, vers la pleine communion ».

Le pape les invite « en particulier » à défendre « la dignité de la personne humaine » et à donner « des réponses communes à la souffrance qui afflige tant de personnes, surtout les pauvres et les plus faibles ».

Le message du pape a été lu pendant la séance préliminaire du Synode.

Le pape François avait visité une Église vaudoise à Turin, en juin dernier, pour demander pardon « DE LA PART DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE » POUR « LES COMPORTEMENTS NON CHRÉTIENS ». C’était la première fois qu’un pape entrait dans un temple vaudois. Il avait été accueilli par les représentants de l’Église évangélique de Turin et de l’Église méthodiste.

Dans son discours, le pape avait proposé une voie qui pouvait conduire à l’unité des chrétiens : regarder « avant tout la grandeur de notre foi commune et de notre vie dans le Christ et dans l’Esprit Saint, et seulement après, les divergences qui subsistent encore ». Il avait parlé de l’évangélisation et de l’engagement caritatif auprès des pauvres, des malades, des migrants comme de tâches à accomplir ensemble par les deux Églises. Rome, 24 août 2015 ZENIT

Vers la fausse unité

UN FRÉMISSEMENT

Un frémissement, une prise de conscience, vers un retour au réel ? Mgr Pozzo, bien que relativiste Summorum Pontificum (le mensonge des deux formes équivalentes du même rit romain), pointe du doigt quelques vérités fortes.
MGR POZZO: « RETROUVER LE COURAGE DE LA VÉRITÉ »

Le 3 mai 2015, Mgr Guido Pozzo, Secrétaire de la Commission pontificale Ecclesia Dei, était à Turin pour fêter les 25 ans de la célébration de la messe traditionnelle pour l’archiconfrérie de la Miséricorde. Nous vous proposons notre traduction de l’essentiel de l’homélie prononcée en cette occasion, le quatrième dimanche après Pâques, par Mgr Pozzo.

Ce beau sermon porte sur la vérité défendue par le Saint-Esprit, contient des paroles très fortes sur la crise de la vérité, l’éclipse même de la vérité, que connaît notre époque, soumise à « la dictature du relativisme ». En outre, il s’ouvre par un utile rappel de ce que « la reprise de l’ancienne liturgie n’est pas un élément de trouble ou une menace pour l’unité mais un don qui participe à la construction du Corps du Christ qu’est l’Église ». La forme traditionnelle montre bien que la liturgie n’est pas un divertissement mais une mise en présence du mystère divin, sa sacralité permettant d’« avancer dans la contemplation du mystère du sacrifice unique du Christ », réitéré dans le sacrifice non sanglant de la messe.

On notera que le sermon s’achève sur une exhortation au courage de la vérité et sur l’affirmation que « l’efficacité de l’annonce de la vérité de la foi chrétienne dépendra grandement de notre capacité à ne céder à aucun compromis».

Je suis vraiment très heureux d’avoir accepté votre invitation à célébrer la Sainte Messe pour le 25ème anniversaire de la célébration du rite romain traditionnel en l’église de l’archiconfrérie de la Miséricorde. Votre confrérie a anticipé, de façon quasi prophétique, ce qu’a confirmé ensuite le motu proprio Summorum Pontificum du pape Benoît XVI, c’est-à-dire la reprise de l’ancienne liturgie, qui n’est pas un élément de trouble ou une menace pour l’unité mais un don qui participe à la construction du corps du Christ qu’est l’Église.

La célébration de la Messe selon la forme extraordinaire met bien en évidence que la grandeur de la liturgie ne consiste pas à offrir un divertissement spirituel plus ou moins intéressant mais à permettre notre rencontre avec le mystère divin. La préservation de la dignité et de la sacralité de la liturgie est une dimension essentielle du rite qui nous aide à avancer dans la contemplation du mystère du sacrifice unique du Christ qui se représente à chaque eucharistie.

Merci pour cette invitation et voici maintenant quelques réflexions spirituelles sur l’Évangile que nous venons de proclamer. L’évangile de saint Jean de ce quatrième dimanche après Pâques nous propose un passage du discours de Jésus lors de la dernière Cène. À quatre reprises, notre Seigneur parle, avec une singulière insistance, de l’Esprit-Saint.
Et Jésus attribue à l’Esprit-Saint, eu égard au rôle qu’il joue dans l’Église, le qualificatif d’Esprit de vérité car c’est l’Esprit-Saint qui maintient et défend la vérité et la rend féconde dans la vie des hommes. Cela nous amène à quelques questions, mes biens chers frères.

1) Tout d’abord, de quelle vérité s’agit-il ? Certainement de celle dont nous parle tout le Nouveau Testament : l’Incarnation. La vérité est la Révélation divine au centre de laquelle se trouve l’Incarnation et dont la source est le mystère du Dieu trinitaire. La Vérité n’est pas un système philosophique ni une idéologie mais la Sagesse même de Dieu révélée en Jésus-Christ.

2) Ensuite, qu’est-ce-que cette vérité ? La question est grave car l’expression « Esprit de vérité » renvoie à quelque chose de mystérieux qui se trouve bien au-delà des choses dont nous pouvons faire l’expérience en ce monde et qui demeurent à notre portée de main. C’est la même demande que celle faite par Pilate à Jésus : qu’est-ce-que la vérité ?

L’esprit de Pilate, évidemment, était si obscurci par les philosophies et la culture païenne de son époque qu’il n’a pas compris que Jésus lui avait déjà répondu auparavant par la phrase « mon royaume n’est pas de ce monde ».
La vérité est quelque chose qui n’appartient pas à notre monde mais vient d’en haut, de ce que l’homme ne peut ni concevoir ni fabriquer avec son intelligence ou son énergie. Jésus est venu précisément pour révéler et rendre témoignage à la vérité qui est Dieu, qui est le mystère de Dieu. Jésus est venu pour apporter aux hommes la gloire de Dieu et cette vérité, que l’homme n’est en mesure ni de générer ni de créer, entre dans l’âme de l’homme en vertu du Saint-Esprit. C’est lui qui conduit l’homme à connaître la vérité et à y croire pour entrer ainsi dans le royaume de Dieu.

3) La troisième question qui se pose est pourquoi la première mission confiée à l’Esprit-Saint envers les hommes par la Sagesse de Dieu regarde-t-elle la vérité ? Ne sommes-nous pas aussi en droit d’appeler l’Esprit-Saint l’Éternel Amour ?
Quel est le rapport entre la vérité et l’amour ? La réponse à cette demande consiste à reconnaître que seule la vérité illumine l’esprit humain. L’erreur, la fantaisie, le sentiment sont susceptibles de troubler l’esprit humain, or un esprit confus n’est pas libre. Un esprit troublé par les fausses opinions et les hypothèses empêche l’homme d’agir pour le bien et d’atteindre le vrai but de son existence. C’est bien parce qu’il est Esprit de vérité que le Saint-Esprit est aussi Esprit d’amour. Un amour qui ne porte pas à la vérité n’est qu’une caricature de l’amour, un amour faux et trompeur.

Parce que l’Esprit est garant de la vérité, il guide l’Église vers la connaissance toujours plus parfaite du mystère de Dieu et la réchauffe de l’éternel amour de Dieu afin que nous puissions tous entrer en communion avec la vie intime de la Très Sainte Trinité.

Notre époque connaît une crise de la vérité ; nous pouvons même parler, sans crainte d’être démentis, d’éclipse de la vérité : la notion même de vérité a disparu des débats modernes, que ce soit dans les milieux culturels que dans l’opinion publique. Aujourd’hui, tout n’est qu’opinion et la religion catholique elle-même n’est plus considérée que comme une opinion parmi tant d’autres. C’est la dictature du relativisme qu’a si bien définie Benoît XVI et dont le pape François a parlé dans son exhortation apostolique Evangelii Gaudium. [Mais qu’ils mettent si bien en pratique avec l’œcuménisme] L’Évangile de ce jour nous appelle tous, et l’Église entière, à retrouver le courage de la vérité, la passion de la vérité, qui réside avant tout dans le mystère du Christ révélateur du Père. Dans notre société fatiguée et désabusée, si facilement ivre de tant de fausses opinions et d’illusions trompeuses, l’efficacité de l’annonce de la vérité de la foi chrétienne dépendra grandement de notre capacité à ne céder à aucun compromis tout en faisant percevoir la nouveauté merveilleuse de l’Évangile, celle de la rencontre avec la personne du Christ, comme une découverte inédite.
Bien sûr, la vérité ne peut être imposée mais n’est-ce pas notre devoir de la proposer, en illustrant la beauté, la joie et la surprise que suscite la rencontre avec le Christ ? Cette rencontre avec le Seigneur nous conduit à comprendre la profondeur même de la joie et de la beauté de la vérité chrétienne. SOURCE – Paix Liturgique – lettre n°505 – 18 août 2015

 

UN FRÉMISSEMENT