Une question simple

Sachant que : « Il est donc nécessaire que d’une façon permanente subsiste, d’une part, la mission constante et immuable d’enseigner tout ce que Jésus-Christ a enseigné Lui-même ; d’autre part, l’obligation constante et immuable d’accepter et de professer toute la doctrine ainsi enseignée. C’est ce que saint Cyprien exprime excellemment en ces termes : «Lorsque Notre-Seigneur Jésus-Christ, dans Son Évangile, déclare que ceux qui ne sont pas avec Lui sont Ses ennemis, Il ne désigne pas une hérésie en particulier, mais Il dénonce comme Ses adversaires tous ceux qui ne sont pas entièrement avec Lui et qui, ne recueillant pas avec Lui, mettent la dispersion dans Son troupeau : Celui qui n’est pas avec Moi, dit-Il, est contre Moi, et celui qui ne recueille pas avec Moi disperse» (Epist.,LXIX, ad Magnum, n 2). Pénétrée à fond de ses principes et soucieuse de son devoir, l’Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine. » (Léon XIII Satis Cognitum)

Sachant que : « Rien ne saurait être plus dangereux que ces hérétiques qui, conservant en tout le reste l’intégrité de la doctrine, par un seul mot, comme par une goutte de venin, corrompent la pureté et la simplicité de la foi que nous avons reçue de la tradition dominicale, puis apostolique » (Auctor, Tractalus de Fide Orthodoxa contra Arianos). Telle a été toujours la coutume de l’Église, appuyée par le jugement unanime des saints Pères, lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique et hors de l’Église quiconque se sépare le moins du monde de la doctrine enseignée par le magistère authentique. »

Car le jugement que porte saint Jacques au sujet des fautes dans l’ordre moral, il faut I’appliquer aux erreurs de pensée dans l’ordre de la foi. «Quiconque se rend coupable en un seul point, devient transgresseur de tous» (II, 10). Cela est même beaucoup plus vrai des erreurs de la pensée. Ce n’est pas, en effet, au sens le plus propre qu’on peut appeler transgresseur de toute la loi celui qui a commis une faute morale ; car s’il peut sembler avoir méprisé la majesté de Dieu, auteur de toute la loi, ce mépris n’apparaît que par une sorte d’interprétation de la volonté du pécheur. Au contraire, celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi, puisqu’il refuse de se soumettre à Dieu en tant qu’il est la souveraine vérité et le motif propre de foi. «En beaucoup de points ils sont avec Moi, en quelques-uns seulement, ils ne sont pas avec Moi ; mais à cause de ces quelques points dans lesquels ils se séparent de Moi, il ne leur sert de rien d’être avec Moi en tout le reste» (S. Augustinus, in Psal. LIV, n. 19). (Léon XIII Satis Cognitum)

Sachant que : « La Foi catholique est d’une nature telle, qu’on ne peut rien lui ajouter, rien lui retrancher : ou on la possède tout entière, ou on ne la possède pas du tout : Haec est fides catholica, quam nisi quisque fideliter firmiterque crediderit, salvus esse non poterit. » (Benoît XV – Encyclique Ad Beatissimi Apostolorum Principis du 1er novembre 1914)

Comment prétendre que ceux qui adhérent et promeuvent la liberté religieuse, insulte et négation implicite du Règne du Christ-Roi et de sa divinité, puissent avoir encore la foi et être toujours dans le sein de la Sainte Église catholique apostolique et romaine fondée sur Pierre ?

A cette simple question beaucoup refusent de répondre, d’autres refusent même  de la considérer, et pourtant, elle n’est que le reflet de ce qu’enseignait Mgr Lefebvre, qui face à l’évolutionnisme doctrinal d’un cardinal Ratzinger, disait ; « il quitte l’Église ».

Heureusement quelques avisés osent se poser la question, car ils en ont compris les enjeux.

Dans son allocution d’ouverture le cardinal Burke a remercié l’Institut Dialogos pour son travail pour le renouveau de la philosophie et la théologie, et donc pour le renouveau de la société chrétienne. Il a souligné l’importance de la question de la liberté religieuse pour un tel renouveau. L’Église ne peut accepter un enseignement qu’en continuité organique avec la Tradition apostolique, et pourtant beaucoup de théologiens interprètent Dignitatis Humanae comme contredisant l’enseignement précédent. Le cardinal a évoqué un de ses professeurs en droit canonique, un étudiant du P. John Courtney Murray, qui soutenait que Dignitatis Humanae représente une rupture radicale avec les enseignements du magistère des papes du XIXe siècle. Mais, a souligné le cardinal, l’Église ne peut pas accepter un enseignement sur la liberté religieuse qui contredise les enseignements précédents, en particulier l’enseignement sur la royauté sociale du Christ, qui appartient au dépôt de la foi elle-même. Il est donc vital pour l’Église de réfléchir sur le contenu réel de son enseignement au sujet des relations Église-État, et de la liberté religieuse, en particulier dans le contexte actuel de laïcité agressive et de l’islam. Une nouvelle évangélisation est nécessaire, même au sein de l’Église elle-même, afin de redécouvrir la Tradition apostolique, et de lutter contre les influences laïques au sein de l’Église – y compris l’influence de conceptions laïques, indifférentistes, de la liberté religieuse. D’où l’importance de ce colloque. http://rorate-caeli.blogspot.com/2015/10/cardinal-burke-at-dignitatis-humanae.html

Une question simple

CE que François « oublie » de dire

« La foi nous oblige instamment à croire et à tenir une seule sainte Église catholique et en même temps apostolique, et nous la croyons fermement et la confessons simplement, hors de laquelle il n’y a pas de salut ni de rémission des péchés… ; elle représente l’unique corps mystique le Christ est la tête, Dieu cependant étant celle du Christ. En elle il y a « un seul Seigneur, une seule foi, et un seul baptême » (Ep 4, 5). Unique en effet fut l’arche de Noé au temps du déluge, qui préfigurait l’unique Église ; achevée à une coudée, elle avait un seul pilote et chef, à savoir Noé, et hors d’elle, nous l’avons lu, tout ce qui subsistait sur terre fut détruit.

Nous la vénérons également comme l’unique, car le Seigneur dit dans le prophète : « Dieu, délivre mon âme de l’épée, et des pattes du chien mon unique » (Ps 22, 2). Car il a prié à la fois pour l’âme, c’est-à-dire pour lui-même, la tête, et pour le corps, puisque le corps il l’a appelé l’unique, c’est-à-dire l’Église, à cause de l’unité de l’époux, de la foi, des sacrements, et de la charité de l’Église. Elle est cette « tunique sans couture » (Jn 19, 23) du Seigneur qui n’a pas été déchirée, mais tirée au sort.

C’est pourquoi cette Église une et unique n’a qu’un seul corps, une seule tête, non pas deux têtes comme pour un monstre, à savoir le Christ et le vicaire du Christ, Pierre, et le successeur de Pierre, car le Seigneur dit à Pierre lui- même : « Pais mes brebis » (Jn 21, 17). Il dit « mes » en général, et non telle ou telle en particulier, d’où l’on comprend que toutes lui ont été confiées. Si donc les Grecs ou d’autres disent qu’ils n’ont pas été confiés à Pierre et à ses successeurs, il leur faut reconnaître qu’ils ne font pas partie des brebis du Christ, car le Seigneur dit lui-même en Jean : «il y a un seul bercail, un seul et unique pasteur» (Jn 10, 16).

Les paroles de l’Évangile nous l’enseignent : en elle et en son pouvoir il y a deux glaives, le spirituel et le temporel (Lc 22, 38 ; Mt 26, 52). Les deux sont donc au pouvoir de l’Église, le glaive spirituel et le glaive matériel. Cependant l’un doit être manié pour l’Église, l’autre par l’Église. L’autre par la main du prêtre, l’un par la main du roi et du soldat, mais au consentement et au gré du prêtre. Or il convient que le glaive soit sous le glaive, et que l’autorité temporelle soit soumise au pouvoir spirituel Que le pouvoir spirituel doive l’emporter en dignité et en noblesse sur toute espèce de pouvoir terrestre, il nous faut le reconnaître d’autant plus nettement que les réalités spirituelles ont le pas sur les temporelles... Comme la Vérité l’atteste : il appartient au pouvoir spirituel d’établir le pouvoir terrestre, et de le juger s’il n’a pas été bon…
Si donc le pouvoir terrestre dévie, il sera jugé par le pouvoir spirituel ; et si un pouvoir spirituel inférieur dévie, il le sera par celui qui lui est supérieur ;
mais si le pouvoir suprême dévie, c’est par Dieu seul et non par l’homme qu’il pourra être jugé, comme l’atteste l’Apôtre : « L’homme spirituel juge de tout, et n’est lui-même jugé par personne » (1 Co 2, 15).

Cette autorité cependant, bien que donnée à un homme et exercée par un homme, n’est pas un pouvoir humain, mais bien plutôt divin. Donné à Pierre de la bouche de Dieu, confirmé pour lui et ses successeurs dans le Christ lui-même qu’il a confessé, lui, le roc, lorsque le Seigneur dit à Pierre lui-même : « Tout ce que tu lieras », etc. (Mt 16, 19) Quiconque par conséquent résiste à ce pouvoir ordonné par Dieu, « résiste à ce que Dieu a ordonné » (Rm 13, 2) à moins qu’il n’imagine, comme Manès, deux principes, ce que nous jugeons faux et hérétique, car au témoignage de Moïse ce n’est pas dans les principes, mais « dans le principe que Dieu a créé le ciel et la terre » (Gn 1, 1).

En conséquence nous déclarons, disons et définissons qu’il est absolument nécessaire au salut, pour toute créature humaine, d’être soumise au pontife romain. » Unam Sanctam Boniface VIII

CE que François « oublie » de dire

LE CHRIST-ROI QUI N’EST PAS PRÊCHÉ PAR FRANÇOIS

« ……Le monde cherche un pouvoir assez ferme pour résister à toute puissance humaine, pour ne craindre aucune ambition, aucune révolte, aucune guerre, pour avoir en toutes choses le dernier mot et exiger de tous, sans acception de personne, une rigoureuse justice. Ainsi, dans cette ascension vers l’unité, après la famille, après la tribu, après la nation, la masse des hommes vivant sur la surface du globe sent à son tour le besoin d’un pouvoir central qui s’impose à tous. Mieux que par le passé, l’humanité comprend aujourd’hui qu’elle forme, malgré la différence des races et des climats, une entité dont les parties sont solidaires, une grande personne morale, et qu’à ce titre il lui faut une tête: sinon elle ne sera qu’un être anormal, une sorte de monstre – car, comme dit saint Albert le Grand, «c’est le propre des monstres d’avoir plusieurs têtes» (Comment. sur Matth. VI, 10) – et les monstres ne sont pas viables. Parmi les causes qui expliquent le succès des appels à la «dictature internationale du prolétariat», ne faut-il pas compter le sourd besoin d’unité qui travaille le monde? On persuade aux simples et aux ignorants que l’avènement de ce régime supprimerait toutes les causes qui divisent les peuples, partant toutes les guerres, ferait ainsi régner sur le globe une paix sans nuage et ramènerait l’âge d’or parmi les hommes. À dire le vrai, une pareille doctrine, édifiée sans tenir aucun compte ni des droits de Dieu ni des nécessités les plus élémentaires de la nature humaine, ne peut engendrer que l’injustice, la corruption des mœurs et les plus dures oppressions. Mais du moins sa diffusion témoigne-t-elle du désir qu’éprouve l’époque contemporaine de voir une autorité suprême se dresser au-dessus de la diversité des peuples.

D’autres théoriciens plus raisonnables ont cru trouver la solution du problème en établissant un conseil où s’assembleraient les délégués de l’univers entier, et qui a pris le nom de «Société des Nations». Ils escomptent qu’un tel organe, placé au-dessus des gouvernements particuliers, reconnu par ceux-ci, pourrait en de sages entretiens, écarter les occasions de guerre et maintenir l’équilibre du monde. Sans doute, il serait puéril de nier qu’une telle institution ne puisse rendre et n’ait rendu en fait de très appréciables services. La Société des Nations représente, de toute évidence, un puissant élément de stabilité, un important facteur de paix. Parmi les trois pouvoirs dont la réunion constitue la fonction royale qu’on lui demande d’assumer, elle est en mesure d’exercer au moins les deux premiers: elle peut édicter des lois universelles, elle peut, en toute justice, trancher les différends. Mais le troisième? Mais le pouvoir exécutif ?… Mais le bras de fer qu’il faut à la justice pour que ses décisions soient respectées, où donc le prendra-t-elle ? Qui lui donnera la force de faire rentrer dans le devoir les gouvernements assez sûrs d’eux-mêmes pour lui désobéir et braver ses sanctions? Elle est débile, elle est impuissante. Pauvre chevalier sans lance et sans épée, elle ne peut ni châtier les coupables ni protéger les faibles. Qu’on lui donne le titre de législateur, ou celui de juge, c’est fort bien. Mais il faut davantage pour régner, et le monde cherche un roi. Devant les dangers de la révolution internationale qui parfois semble «monter de la mer» comme la bête de l’Apocalypse, devant la puissance illusoire d’une assemblée délibérante, d’autres hommes, des rêveurs, des poètes ont sondé l’horizon, espérant voir se lever quelque part l’homme qui serait demain le «Maître de la terre»…

Le Maître de la terre!

À cet appel obscur, à ce désir mal formulé mais très réel de l’âme humaine au XXe siècle, le Souverain Pontife a répondu. Comme Moïse jadis avait montré le serpent d’airain au peuple d’Israël mourant dans le désert, de même au monde épuisé par la guerre, agité par la révolution, menacé de crises économiques et de cataclysmes sociaux, le Pape a désigné dans le Christ-Roi le Maître qui seul peut rétablir l’ordre et faire régner la paix…..

«Le déluge de maux dont souffre le monde moderne, dit le Souverain Pontife, vient de ce que la plupart des hommes ont banni de leur vie Jésus-Christ et sa loi — de leur vie domestique et de leur vie publiqueet aucune paix durable ne sera possible tant que les hommes et les nations refuseront de reconnaître la souveraineté de Jésus-Christ» (Encyclique Quas primas)…..

Avant toute chose, la monarchie du Christ demande que l’on rétablisse parmi les hommes le culte de Dieu et que l’on rende au Créateur du monde la place qu’il doit occuper dans la vie de ses créatures. On ne trouvera jamais de termes assez forts pour exprimer de quelle honte s’est marqué notre siècle, aux yeux de la simple raison, en prétendant ignorer Dieu. C’est en vain que l’on chercherait dans les époques les plus reculées de l’histoire ou parmi les peuplades les plus dégradées un exemple semblable. Ce Dieu dont les cieux annoncent la gloire, selon l’expression du Psalmiste Cæli enarrant gloriam Dei (Ps. XVIII, 2), ce Dieu que proclament et le soleil qui brille, et les oiseaux qui chantent, et les fleurs qui s’ouvrent ; ce Dieu que le mouvement des astres, la succession régulière des saisons et tout l’ordre extérieur de l’univers réclament impérieusement ; ce Dieu que notre cœur appelle plus avidement encore; ce Dieu qu’en tout lieu et en tout temps les hommes ont reconnu et imploré; ce Dieu dont les païens eux-mêmes ont entrevu parfois les splendeurs et les perfections infinies, la société moderne a prétendu l’ignorer et le rayer du nombre des réalités, des choses qui sont, lui qui est par excellence: «Celui qui Est». Notre siècle qui se croit un siècle de lumière et de progrès a édifié une science, une philosophie, une morale, une politique sans Dieu, comme si l’idée de Dieu n’était pas à la fois le fondement nécessaire et le couronnement de tout ordre et de toute vérité. Une telle aberration, il faut le dire, est inhumaine, monstrueuse et le monde moderne doit à sa propre dignité de réagir contre elle sans tarder.

La neutralité se confond avec le laïcisme, que le Souverain pontife appelle «la peste de notre époque». Beaucoup de nos contemporains, même parmi ceux dont les intentions sont droites, pensent de bonne foi que la religion est affaire privée et que l’on peut s’accommoder de l’indifférence officielle en cette matière. À leur avis, tout est pour le mieux dès lors que les citoyens sont libres de pratiquer leur culte en leur particulier. Ils considèrent l’ordre temporel et l’ordre spirituel comme deux mondes juxtaposés, ayant chacun son indépendance et le droit de vivre sa vie. De là ces erreurs si profondément ancrées dans certains esprits, en matière d’éducation par exemple ou sur la question du divorce : on admettra que les enfants reçoivent de l’État une instruction dans laquelle Dieu est ignoré, si l’on a la faculté de leur faire enseigner ailleurs les principes de la religion; on trouvera étrange que l’Église ne laisse pas la société civile avoir son mariage, comme toute société religieuse a le sien; et ainsi du reste. De telles conceptions constituent de vrais outrages à la Divine Majesté. Elles méconnaissent le souverain domaine de Dieu sur toutes choses, et la dépendance absolue où se trouvent toutes les créatures par rapport à leur Créateur. Non, l’Église ne peut s’accommoder d’aucune doctrine politique ou sociale qui prétende traiter le monde présent comme un système fermé, un organisme indépendant, et considérer Dieu comme une simple hypothèse; hypothèse possible, vraisemblable, séduisante, tant qu’on voudra, mais enfin hypothèse dont on pourrait à la rigueur se passer. L’Église ne peut accepter aucune doctrine qui ne pose pas Dieu comme principe et Dieu comme fin. Tel doit être le premier résultat de la monarchie du Christ: ramener le monde à la pratique du commandement qui domine tous les autres: Un seul Dieu tu adoreras Et aimeras parfaitement……

Christ-RoiSi donc le monde veut la paix, il faut qu’il remette en honneur le grand commandement du Christ, la loi que saint Jacques appelle la loi royale (Jc II, 8) : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Ah! Si tous les hommes voulaient imprimer cette pensée au plus profond de leur cœur, si chacun consentait à faire un effort pour aimer son prochain comme soi-même, qui ne voit combien la vie du monde serait aussitôt transformée et pacifiée? Aimer son prochain comme soi-même, c’est désirer pour son prochain le même bien que pour soi. Or le bien suprême auquel aspire l’homme n’est autre que la vie éternelle. Là est le seul bien véritable, le seul qui ait un caractère absolu et définitif, le seul qui puisse apaiser pleinement l’inquiétude du cœur humain. Hors de lui, il n’y a que vanité. Car comment attendre un bonheur plein et entier d’une vie où tout passe et s’écoule vers la mort? Chaque homme, dans la mesure où il est raisonnable, c’est-à-dire où il sait préférer la voix de sa raison à celle de ses passions, doit chercher à conquérir pour soi-même cette vie qui n’aura pas de fin; et, dans la mesure où il est charitable, il doit s’efforcer d’en assurer la possession à tous ceux qu’il aime, à ses proches, à ses amis, à ses concitoyens, à tous ceux qui sont hommes comme lui. Si les parents se souvenaient que c’est là le premier héritage qu’il importe d’assurer à leurs enfants; si les hommes placés à la tête des États ou des grandes industries, si tous ceux qui détiennent une part de l’autorité comprenaient que leur premier devoir est de conduire leurs sujets ou leurs ouvriers à la possession du royaume des cieux, et que le pouvoir dont ils disposent leur est donné seulement pour cela, quel changement se produirait dans la marche de la vie sociale, quel apaisement, quelle sérénité descendrait sur notre pauvre monde agité et fiévreux!

Autrefois, cette royauté universelle du Christ était proclamée à tout venant par le crucifix dont les bras s’étendaient sur les écoles, les tribunaux, les assemblées publiques. Le Christ-Roi, en effet, se confond avec le Christ crucifié, et le trône de notre Souverain n’est autre que la croix sur laquelle il est mort. Sa présence rappelait aux maîtres la nécessité d’accorder leur enseignement avec la vérité éternelle, et l’obligation où ils seront un jour de rendre compte au Verbe de ce qu’ils auront dit. Elle rappelait aux juges la redoutable éventualité du Jugement général, où toutes leurs sentences seront révisées par Celui qui sonde les reins et les cœurs. Elle rappelait aux législateurs leur devoir de travailler sans cesse en fonction de l’Ordre éternel fixé par Dieu, et avec le souci constant de conduire les hommes sur le chemin du salut.

Ainsi le Christ, silencieusement, du haut de cette croix à laquelle il s’est laissé clouer pour l’amour de nous, diffusait un rayonnement de justice et de miséricorde sur le gouvernement des peuples, et sa présence était pour tous une garantie de paix. Mais, hélas! On a enlevé le crucifix des tribunaux et des Parlements, comme on l’a enlevé des écoles et des hôpitaux. Au mépris de toute justice, au mépris de l’évidence, on a fait du Christ un ennemi de la société humaine. On a oublié qu’après avoir dit : «Rendez à Dieu ce qui est à Dieu», il avait dit aussi: «Rendez à César ce qui est à César», et que sa doctrine était le seul fondement possible de l’autorité. On a repris contre lui la politique des Princes de sa nation, telle que le Psalmiste l’avait annoncée dix siècles à l’avance: «Les rois de la terre se sont dressés, et les princes se sont concertés contre le Seigneur Dieu, et pour faire périr son Christ. Brisons – ont-ils dit – les liens dont ils veulent nous enlacer, et rejetons loin de nous le joug de leur loi»(Ps. II, 2-3). Et l’on a fait entendre à nouveau le cri du peuple déicide : «Nolumus hunc regnare super nos, nous ne voulons pas qu’il règne sur nous!» (Lc XIX, 14). On l’a fait entendre à nouveau, sans songer aux conséquences qu’avait entraînées pour les Juifs ce solennel reniement. Dieu, en effet, sembla vouloir les prendre au mot, lorsque, devant Pilate, insensibles aux traitements odieux subis par l’homme qui, depuis trente-trois ans, les comblait de bienfaits, ils proclamèrent à l’envi: «Non habemus regem nisi Cæsarem, nous n’avons pas d’autre roi que César» (Jn XIX, 15). Puisque vous voulez César, ô Juifs, vous aurez César. » Extraits Le Christ-Roi Dom Jean de Monléon

 

 

 

 

LE CHRIST-ROI QUI N’EST PAS PRÊCHÉ PAR FRANÇOIS

Big Brother progresse

La liberté sur internet recule en France

La liberté d’accès à internet a reculé pour la cinquième année consécutive dans le monde, selon l’ONG Freedom House qui souligne dans un rapport publié mercredi les « reculs notables » enregistrés en Libye, en Ukraine et en France. La liberté d’expression sur internet a reculé dans 32 des 65 pays étudiés par l’ONG depuis juin 2014.

« La position de la France a baissé principalement à cause de politiques problématiques adoptées après les attaques terroristes de Charlie Hebdo ».

F

L’ONG mentionne directement la loi sur le renseignement adoptée en France, citant en exemple l’installation désormais autorisée sur les réseaux d’outils d’analyse automatique des données. Freedom House cite également pour la France

« les restrictions imposées sur les contenus pouvant être perçus comme faisant l »apologie du terrorisme’ et les poursuites engagées contre des internautes ».

La France figure à la neuvième place des 18 pays classés « libres » (avec 24 points contre 20 points en 2014, 0 désignant le plus haut degré de liberté). Le dernier de la liste est la Chine, avec 88 points.

Big Brother progresse

Nouvelle religion

Encore un exemple symptomatique de cette nouvelle religion qui va VERS l’Unité, qui va VERS la Vérité, alors que la Sainte Église catholique, elle, EST Une eT EST la Colonne de Vérité.

LE DIALOGUE INTERRELIGIEUX, CHEMIN COMMUN VERS LA VÉRITÉ PAR LE CARD. TAURAN

Le concile Vatican II, en se mettant à l’écoute d’un monde en rapide changement et qui exigeait des réponses adéquates, s’est employé à ce que le témoignage de l’Évangile de Jésus arrive là où les frontières semblaient insurmontables et plus compliquées : dans le cœur des hommes et des femmes qui pratiquent d’autres religions ; et il voulut que cela se réalise de manière amicale et respectueuse. Même si, dès le IIème siècle, Justin avait parlé des « semences du Verbe » dispersées partout dans le monde, nous pouvons dire que, pour la première fois, le Magistère reconnaissait que la sainteté pouvait se trouver aussi dans les autres religions et que celles-ci pouvaient apporter « un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes » (Nostra aetate, 2).

À ce propos, permettez que le président du Conseil pour le dialogue interreligieux rappelle aussi que Paul VI avait déjà préparé l’Église et le monde à la promulgation de Nostra aetate, en instituant un Secrétariat pour les non-chrétiens, aujourd’hui le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, comme dicastère indépendant de la Curie romaine, le 19 mai 1964.

Il est notoire que la déclaration sur les relations de l’Église avec les religions non chrétiennes (Nostra aetate) n’a pas été adoptée facilement. Elle a même failli être retirée de l’agenda, alors que c’était Jean XXIII lui-même qui l’y avait inscrite. Dans une première version, le texte abordait uniquement le thème de la responsabilité des chrétiens par rapport à la Shoah, ce qui suscita des objections pour des raisons théologiques et politiques, parce cela pouvait conduire à en exclure d’autres et, par conséquent, perdre la dimension universelle. Il fut donc élargi à d’autres groupes religieux, en particulier aux musulmans. Ces musulmans que nous sommes invités à mieux connaître et à mieux comprendre pour « protéger et promouvoir ensemble pour tous les hommes la justice sociale, les valeurs morales, la paix et la liberté » (ibid. 3).

J’aime rappeler ici les paroles de Benoît XVI à propos de Nostra aetate lorsque, en février 2013, s’adressant aux membres du clergé de Rome, il évoquait sa participation à Vatican II : « Nous ne pouvons entrer à présent dans ce thème, mais si on lit le texte, on voit qu’il est très dense et préparé vraiment par des personnes qui connaissaient les réalités, et il indique brièvement, en peu de paroles, l’essentiel.

« Donc ces deux documents, liberté religieuse et “Nostra aetate”, unis à “Gaudium et spes”, sont une TRILOGIE très importante, dont l’importance s’est manifestée seulement au cours des décennies qui ont suivi, et nous travaillons encore pour mieux comprendre cet ensemble entre unicité de la Révélation de Dieu, unicité de l’unique Dieu incarné dans le Christ, et la multiplicité des religions, avec lesquelles nous cherchons la paix, et aussi le cœur ouvert par la lumière de l’Esprit Saint, qui éclaire et conduit au Christ. »

Il est intéressant, à cinquante ans de distance, de relire ce document et de constater qu’il n’a rien perdu de son actualité. Il a certainement inspiré les membres de l’Église catholique à différents niveaux pour promouvoir des relations de respect et de dialogue avec des personnes d’autres religions et il continue d’être un point de référence solide pour ces relations. Je note, en passant, que peu de décrets du concile se révèlent aussi opportuns dans ce douloureux moment historique que nous sommes en train de vivre. Ce texte confère aux catholiques un rôle particulier en tant qu’acteurs de la réconciliation dans la situation internationale actuelle.

À ce propos, le pape François rend un service immense à la cause du dialogue interreligieux par ses gestes, ses visites et ses discours. Si c’était nécessaire, pour témoigner de ce que je dis, j’aimerais rappeler que c’est précisément le pape François qui a voulu que se tienne, Place Saint-Pierre, mercredi 28 octobre, une audience générale interreligieuse, à laquelle nous sommes tous invités à participer, et consacrée justement au cinquantième anniversaire de Nostra aetate.

Pour conclure, Nostra aetate a exhorté les chrétiens à aller à la rencontre des autres croyants, en ayant un sens clair de leur identité et dans un esprit de respect, d’estime et de collaboration. Qui s’est ainsi engagé sur la voie du dialogue interreligieux a pu découvrir l’œuvre de Dieu dans les autres religions, ces éléments de vérité et de grâce qui y sont présents et qui sont vrais et bons. Des biens précieux, tant religieux qu’humains, expressions de vérité qui illuminent tout le genre humain.

En ces temps actuels, pour de nombreux motifs obscurs et difficiles, je suis convaincu que l’objectif du dialogue entre les religions est de faire un chemin commun vers la vérité. Un chemin qui doit tenir compte de l’identité de celui qui dialogue : on ne peut pas dialoguer dans l’ambiguïté ; de l’attention à l’autre : celui qui prie et qui pense différemment de moi n’est pas un ennemi ; et de la sincérité des intentions réciproques. Il faut sans doute intensifier une coopération fructueuse avec les croyants d’autres religions sur des thèmes d’intérêt commun en vue du bien de la famille humaine et de notre maison commune.

Je crois pouvoir affirmer que les années à venir verront l’Église encore plus engagée à répondre au grand défi du dialogue interreligieux. Il est, entre autres, la condition préalable à cette paix qui est un bien indispensable pour tous et l’aspiration de tout être humain, et à laquelle toutes les religions, avec leur propre bagage religieux et humain, peuvent grandement contribuer. Rome, 27 octobre 2015 ZENIT

Nouvelle religion

Un éclairage sur le « malaise » des banlieues

Les vraies causes des émeutes des banlieues : la propagande wahhabite

Lina Murr Nehmé, franco-libanaise, professeur à l’Université Libanaise à Beyrouth, spécialiste de l’Islam, historienne et politologue, vient de publier un ouvrage intitulé Fatwas et caricatures, La stratégie de l’islamisme. Durant 35 ans, elle a fait des recherches intensives au sujet des guerres contemporaines du Moyen-Orient, des mouvements terroristes, de leurs motivations, de leurs textes de référence, de leurs idées, de leurs actions, et aussi de leurs racines historiques: le Moyen Age, la Renaissance, etc.

Dans cet ouvrage très documenté, elle montre les fatwas, les sermons, les livres, les financiers qui ont déclenché la naissance et la montée en puissance d’Al-Qaïda et de Daech. Elle dénonce le véritable enseignement dispensé par les islamistes en France, en Belgique, en Angleterre, aux États-Unis, en Allemagne – y compris par des islamistes polis comme Tariq Ramadan. Extrait :

I-Moyenne-8831-fatwas-et-caricatures.-la-strategie-de-l-islamisme.aspx« Les vraies causes des émeutes des banlieues françaises sont censurées. On les trouve dans la propagande wahhabite financée par l’Arabie Saoudite depuis des décennies en Occident. Cette propagande, que finance maintenant aussi le Qatar, légalise le meurtre, le racisme, le sexisme, la vente des veuves et des orphelins prisonniers et leur viol. Elle appelle à mépriser les chrétiens et les juifs, à convoiter leurs lieux de culte, à voir leurs pays comme des terres à prendre.

Cette propagande appelle le musulman occidental à tuer son voisin chrétien, juif ou athée, ainsi que le musulman qui ne fait pas ses prières, écoute de la musique, boit de l’alcool ou mange du porc, ou aime les chrétiens et les juifs – et qui et appelé « apostat ».

Ainsi c’est au cri d' »Allahou Akbar » que les foules des émeutiers de banlieues jetaient des pavés sur les policiers français, sachant que le plupart de ces policiers étaient musulmans. »

Un éclairage sur le « malaise » des banlieues

Nouvelle religion

Le métissage œcuménique est pratiqué par le Primat des Gaules, soi-disant cardinal de la Sainte Église.

Quand des jeunes catholiques et protestants font leur confirmation ensemble Au cours d’une cérémonie inédite, dix jeunes protestants et catholiques feront leur confirmation, samedi 17 octobre, dans un cadre œcuménique.

Des confirmations ont été célébrées par le cardinal Barbarin ce samedi. Après avoir participé à une cérémonie de « confirmations » protestantes, des jeunes ont reçu la Confirmation catholique des mains du cardinal, au cours de la même cérémonie.

barbarin

Nouveau « Credo » prononcé lors de la cérémonie :

“Je crois en une communauté humaine unie qui élève des prières de paix et d’amour à son Père.
Je crois à un Dieu humble qui s’est fait homme : le Christ, son fils a souffert par amour pour nous.
Je crois à un Dieu bienveillant qui nous soutient dans l’Esprit.
Je crois à un Dieu rayonnant qui est un phare dans mes nuits et un rocher solide sur lequel je m’appuie.
Je crois à un Dieu protecteur aussi paternel que celui que j’imaginais dans mon enfance.
Abba, je crois que tu pardonnes les erreurs de tes enfants.
Les mots nous manquent parfois pour dire à Dieu ce qui nous habite, pour dire quelle est notre foi.
Nous avons choisi des mots pour la qualifier : mystère, bienveillance, puissance, infini, confiance, personnelle, enseigner, partager, prier, réfléchir…
Je crois que ma foi est petite comme une graine de moutarde.
Mais je crois qu’avec l’aide du Seigneur et de la communauté humaine, je suis capable de la faire s’épanouir sous le soleil que fait briller notre Dieu et avec nos larmes de joie.
Chaque jour, nous chrétiens, nous construisons des ponts qui nous rapprochent de toi Seigneur.
Ces pierres, nous les taillons lors des nos rencontres de KT, dans l’amour, la joie, le partage et l’amitié.
Mais aussi dans nos vies quotidiennes, par nos chants, nos danses et nos prières…
Ces ponts sont l’image de l’Église qui permet de relier les chrétiens entre eux.
Amen ! »

barbarin2

Nouvelle religion