Le Pape peut-il être filialement corrigé ?

Il semble que oui :

Quelques laïcs, prêtres et même le Supérieur Générale de la FSSPX on adressé à François une Correctio filialis en l’accusant d’enseigner des hérésies, le nombre n’étant pas certain.

Sed contra :

« Le saint siège apostolique à qui la garde du dépôt de la foi a été divinement confiée,ainsi que la fonction conjointe et le devoir de diriger l’Église universelle pour le salut des âmes, a le pouvoir d’ordonner des propositions théologiques devant être tenues pour vraies dans la mesure où ces propositions sont connectées à des questions théologiques, de même d’ailleurs que ce siège apostolique a le pouvoir de condamner les propositions théologiques qui ne doivent pas être tenues, non seulement lorsqu’il y a intention de déclarer infailliblement une vérité par un jugement définitif, mais même sans qu’il y a une intention de définir, dans la mesure où est prise en compte la nécessité ou l’intention d’assurer la défense de la doctrine catholique, que ce soit en général ou dans des circonstances particulières. Dans ce type de déclarations, bien qu’il n’y s’y trouve pas de vérité dite infaillible, dans la mesure où dans ces déclarations, il n’y a pas intention de définir, ces déclarations sont néanmoins infailliblement sûres. Cette sûreté consiste aussi bien en une certitude objective de la doctrine déclarée -que ce soit en général ou pour des circonstances particulières- qu’en une certitude subjective, dans la mesure où tous doivent accepter cette certitude sans crainte, de même que personne n’a le droit de refuser d’accepter cette certitude sans risquer de commettre une violation de la soumission due au magistère divinement constitué. (De Divina Traditione et Scriptura, Rome, 1882, page 127-128

Le cardinal enseigne ici une doctrine qui est universellement enseignée par tous les théologiens et qui a été confirmée par le pape Pie XII, à savoir que l’infaillibilité de l’Église n’est pas seulement restreinte aux dogmes définis, mais s’étend aussi à l’approbation ou la condamnation de propositions théologiques qui touchent de près ou de loin aux dogmes et à la morale de l’Église. Cela est aussi le cas même lorsque le pape ou bien une congrégation du Vatican, spécialement déléguée par le pape, promulgue des enseignements sans l’intention d’en faire un jugement définitif. A de tels enseignements, nous ne sommes certes pas tenus par l’assentiment de la foi, mais par ce qu’on appelle l’assentiment religieux, c’est à dire l’obéissance de notre intellect à l’Église dans la mesure où celle-ci est l’enseignante universelle des matières sacrées. Cette assentiment religieux est absolument sans risque, dans la mesure où l’Église, par l’assistance divine, ne peut en aucun cas promulguer à l’ensemble des croyants une doctrine qui contredirait l’enseignement moral catholique, qui doit être tenu de fide.

C’est pourquoi personne ne peut affirmer que les erreurs contenues dans cet abominable document [amoris laetitia] ne seraient que les opinions personnelles de Bergoglio, comme s’il donnait une simple interview à un journaliste. Logiquement, de ce fait, les auteurs de la correction filiale affirment que Bergoglio a effectivement promulgué des hérésies dans Amoris Laetitia. Or, la conclusion qu’il faut tirer ici, par tous les principes de la doctrine catholique concernant l’infaillibilité de l’Église, est que la hiérarchie qui a promulgué ce document n’est pas la hiérarchie catholique. Une authentique hiérarchie catholique ne peut pas faire cela, car elle bénéficie de l’assistance perpétuelle du Christ.

 « Le saint siège apostolique à qui la garde du dépôt de la foi a été divinement confiée, ainsi que la fonction conjointe et le devoir de diriger l’Église universelle pour le salut des âmes, a le pouvoir d’ordonner des propositions théologiques devant être tenues pour vraies dans la mesure où ces propositions sont connectées à des questions théologiques, de même d’ailleurs que ce siège apostolique a le pouvoir de condamner les propositions théologiques qui ne doivent pas être tenues, non seulement lorsqu’il y a intention de déclarer infailliblement une vérité par un jugement définitif, mais même sans qu’il y a une intention de définir, dans la mesure où est prise en compte la nécessité ou l’intention d’assurer la défense de la doctrine catholique, que ce soit en général ou dans des circonstances particulières. Dans ce type de déclarations, bien qu’il n’y s’y trouve pas de vérité dite infaillible, dans la mesure où dans ces déclarations, il n’y a pas intention de définir, ces déclarations sont néanmoins infailliblement sûres. Cette sûreté consiste aussi bien en une certitude objective de la doctrine déclarée -que ce soit en général ou pour des circonstances particulières- qu’en une certitude subjective, dans la mesure où tous doivent accepter cette certitude sans crainte, de même que personne n’a le droit de refuser d’accepter cette certitude sans risquer de commettre une violation de la soumission due au magistère divinement constitué. (Card. Franzelin De Divina Traditione et Scriptura, Rome, 1882, page 127-128)

Les effets négatifs de la correction. Le premier aspect négatif de la correction est que ses auteurs se bornent uniquement aux hérésies promulguées dans ce document. Comme je l’ai déjà dit souvent, Bergoglio n’est pas le problème. Vatican 2 est le problème. Bergoglio est seulement un fruit de la broussaille de Vatican 2, il ne fait que porter logiquement les fruits de tous les principes de ce concile diabolique. L’erreur fondamentale de Vatican 2 est l’affirmation de la primauté de la conscience devant l’enseignement de l’Église. Cette doctrine infecte et destructrice du dogme est contenue dans le principe de l’œcuménisme. Affirmer que les sectes hérétiques sont des voies de salut revient à affirmer que Dieu n’a aucun intérêt pour la vérité et que ce qui compte vraiment est votre expérience personnelle de Dieu, et non la Vérité concernant Dieu. Le pape Pie XI, dans son encyclique Mortalium Animos en 1928, a déclaré qu’une telle erreur conduit à l’abandon de la religion divinement révélée. Il faisait référence à ceux qui considèrent toutes les religions comme étant plus ou moins bonnes et louables, puisqu’elle manifestent et expriment toutes de façon différente, ce sentiment qui « nous est inné à tous ». Il écrit :

«  En vérité, les partisans de cette théorie s’égarent en pleine erreur, mais de plus, en pervertissant la notion de la vraie religion ils la répudient, et ils versent par étapes dans le naturalisme et l’athéisme. La conclusion est claire: se solidariser des partisans et des propagateurs de pareilles doctrines, c’est s’éloigner complètement de la religion divinement révélée. »

Dans le système moderniste, ce qui donne de la « valeur » à la religion est en fait le produit de votre conception intérieure de Dieu. Les dogmes objectifs ne comptent alors pour rien ; ils sont à peine l’expression commune des expériences religieuses. Par conséquent, l’œcuménisme est la doctrine qui découle du principe selon lequel la conscience à la primauté sur la doctrine. Amoris Laetitia est pleine de ces principes. N’est-ce pas au moyen du discernement que les couples fornicateurs ou adultères réalisent qu’ils font quelque chose de mal ? Ici, c’est la conscience avant la loi. Or, la vraie notion de conscience est que la conscience applique la loi. La conscience ne fabrique pas la loi. La loi vient de Dieu. La conscience l’applique. « Tu ne commettras point d’adultère. » Les conservateurs novus ordo, en conséquence, sont à côté de la plaque, s’ils ne comprennent pas que les dérives doctrinales de Bergoglio sont tout simplement l’application des principes fondamentaux de Vatican 2.

Le second aspect négatif de la correction est justement qu’il s’agit d’une correction. Les auteurs de ce documents se sont aveuglés eux-mêmes au point de croire qu’il est possible à des laïcs ou même à des prêtres et des évêques de corriger le pape. Avec futilité, ces conservateurs citent l’exemple de Saint Paul corrigeant Saint Pierre, alors que cette correction n’était pas en rapport avec la doctrine, mais avec le comportement. Les auteurs rapportent aussi le cas des théologiens de l’Université de Paris citant l’erreur de Jean XXII concernant la Vision Béatifique après la mort. Mais cette analogie n’est pas tenable, car Jean XXII n’en parlait que comme théologien privé et n’a jamais imposé ses erreurs à l’enseignement universel. Dans le cas de Bergoglio, nous parlons d’hérésies promulguées à toute l’Église. Pour les raisons que j’ai déjà cité, tout la nature du problème s’en trouve changée, puisque désormais, c’est la question de l’infaillibilité de l’Église qui est en cause, et non seulement les hérésies personnelles de Bergoglio. Une correction implique deux problèmes évidents :

  1. Une correction signifie que nous ne pouvons pas faire confiance à l’enseignement du pape.
  2. Que nous devrions plutôt faire confiance à l’enseignement des correcteurs.

En effet, quel besoin d’avoir un pape si ce dernier peut être sujet aux « corrections » de « correcteurs » auto-proclamés ? Qui assistera ce comité de correcteurs ? Le Saint Esprit ? Où est-il fait mention d’un tel comité de correcteurs, dans la Sainte Écriture ou dans la Tradition ?

En conséquence, cette notion de « correction » est profondément incorrecte et ruine la notion de l’autorité de l’Église. Cette idée de correction a des relents de gallicanisme, de jansénisme et le fébronianisme, trois erreurs intimement liées et qui affirment que les décisions doctrinales du Saint Siège sont sujettes à l’approbation et au consentement des croyants. Or, qui est l’interprète légitime de la Sainte Écriture et de la Tradition, sinon le pape ? Qui a le dernier mot, sinon le pape ? Écartez ce principe, et vous ruinez l’Église toute entière.

Le troisième aspect négatif de cette correction est qu’elle risque d’être tenue pour une solution contre le problème que représente Bergoglio. En résumé : le « pape » promulgue une hérésie. Un groupe de gens le corrigent. Le problème est résolu. Au contraire ; l’idée de corriger les papes sur des matières doctrinales s’oppose radicalement à l’autorité d’enseignement de l’Église. Le seul remède à un « pape » qui promulgue des hérésies est que les cardinaux et évêques novus ordo se convertissent d’abord à la foi catholique, puis lancent une accusation formelle d’hérésie contre le « pape ». Si ce dernier refuse d’abjurer ses hérésies, on devra alors tenir le siège apostolique comme vacant et envisager d’élire un nouveau pape. Toutefois, ils devront alors élire quelqu’un qui devra répudier Vatican 2 et ses réformes, et non seulement répudier les hérésies de Bergoglio. C’est la seule façon pour que ce problème soit résolu. Mettre en place un système de « correction » de « papes «  hérétiques, élaboré par des correcteurs auto-proclamés implique qu’il est très possible qu’un pape catholique promulgue des hérésies à l’Église entière et qu’il serait normal que des correcteurs auto-proclamés sauvent la situation. Cela voudrait dire que l’infaillibilité de l’Église repose sur un comité de correcteurs autoproclamés.

Dans pareil cas, pourquoi aurions-nous besoin d’un pape et pourquoi ne pas juste nous contenter du comité des correcteurs ? Les conservateurs novus ordo, toutefois, ne supportent pas l’idée de la vacance du siège. Ils la détestent tant qu’ils préfèrent adopter la position objectivement hérétique de corriger un « pape ».

A tout le moins, ce que nous pouvons dire de cette correction est qu’elle est un pas dans la bonne direction. Les conservateurs novus ordo ouvrent les yeux petit à petit, dans une certaine mesure, leurs tentatives de faire passer des hérésies pour de l’orthodoxie ayant échoué. Ils auront de plus en plus de mal à nier la conclusion sédévacantiste. Car, toute personne dotée de bon sens peut comprendre qu’un « pape » qui promulgue des hérésies ne peut être un vrai pape. Comment défendre l’infaillibilité de l’Église devant un protestant, par exemple, lorsqu’on affirme dans le même temps que bien que Bergoglio promulgue officiellement et universellement des hérésies, l’Église [la secte novus ordo] est néanmoins infaillible dans ses enseignements universels ? Comment soutenir alors que l’infaillibilité est en fait garantie par un comité de correcteurs auto-proclamés ? La réponse du protestant pourrait être : « Donc, Martin Luther avait raison au final ! »

Toute la doctrine catholique, la théologie et le bon sens indiquent que le siège apostolique est vacant. Prions pour que les conservateurs novus ordo étudient et comprennent les réalités de Vatican 2 et quelle conclusion en tirer.

Monseigneur Donald Sanborn, le 18 octobre 2017

 

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Le Pape peut-il être filialement corrigé ?

Si Jésus-Christ ne bâtit pas la maison, en vain travaillent ceux qui la bâtissent Ps 127

Lancement de la plateforme participative « Les Amoureux de la France »

22713409_1897980313854067_1360789698596170995_oPlusieurs responsables politiques ont lancé aujourd’hui une plateforme numérique participative sur internet : Nicolas Dupont-Aignan, Jean-Frédéric Poisson, le député Emmanuelle Ménard, Nicolas Dhuicq, le sénateur Jean-Louis Masson, Julien Rochedy, Véronique Besse.

Constatant la recomposition politique avec Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon à gauche. Mais quid de la droite ? L’initiative « Les Amoureux de la France » n’est pas partisane mais de coalition. Il ne s’agit pas de créer une nouveau parti ou de lutter contre les partis, mais de forger un programme commun.

Un site est en ligne sur lequel vous pouvez faire des propositions et voter pour celles en ligne (voir le mode d’emploi). Extrait :

Capture d’écran 2017-10-25 à 22.46.57

AdSn2cY8_400x400« Ce qui unit tous les Amoureux de la France est bien plus fort que ce qui les sépare. Nous pouvons rassembler les Français autour de 8 volontés essentielles pour l’avenir de notre pays :

  • La volonté de faire respecter une France libre et indépendante dans une Europe des nations forte.
  • La volonté de protéger les Français face à l’insécurité du quotidien et au terrorisme islamiste.
  • La volonté de lutter contre l’immigration massive et affirmer notre modèle d’assimilation.
  • La volonté de récompenser le travail, l’initiative et les talents.
  • La volonté de garantir l’intérêt général face aux excès de la mondialisation, de la finance et de lutter contre la pauvreté.
  • La volonté de transmission et d’excellence par la famille et l’école.
  • La volonté de défendre notre identité, promouvoir notre culture et notre langue dans le monde.
  • La volonté d’engager des projets d’avenir innovants, écologiques et durables.

Oui, nous ferons gagner la France en dépassant les faux clivages et les appareils partisans car nul ne pourra gagner seul. Prenons les choses en main ! Seule la mobilisation du peuple peut obliger les partis à dépasser leurs divisions artificielles ! »

La symbolique choisie ne peut qu’interroger Un quasi arc-en-ciel, devenu l’apanage d’un lobby contre-nature,  se transformant dans les trois couleurs du drapeau maçonnico-républicain, il ne semble pas que la solution soit là…..

 

Si Jésus-Christ ne bâtit pas la maison, en vain travaillent ceux qui la bâtissent Ps 127

Les martyrs du balai d’Israël

Al-Qaryatayn, ville martyre

Analyse d’Antoine de Lacoste pour les lecteurs du Salon beige :

Syrie-carte-2-400x355[1]« L’armée syrienne vient de reprendre la petite ville d’Al-Qaryatayn à Daesh, ville que les islamistes avaient reconquise le 1er octobre dernier. Ce n’est pas la première fois que cette localité change de mains, mais s’il est nécessaire de parler d’elle, c’est qu’elle est un symbole de ce que vivent les chrétiens soumis à la barbarie islamiste.

Qaryatayn est située à un endroit stratégique entre Damas et Palmyre. C’est pourquoi c’est un ville très ancienne, dont les thermes étaient réputés à l’époque romaine. Elle est mentionnée au XIIè siècle comme étant une ville entièrement chrétienne. Son déclin économique commence au XIXè siècle, avec le développement des transports qui réduit son rôle d’étape nécessaire entre le désert et les grandes villes de l’ouest syrien.

Lorsque la guerre éclate en 2011, Qaryatayn compte 15 000 habitants dont 2000 chrétiens (1500 syriaques orthodoxes et 500 syriaques catholiques). Le monastère de Mar Elian (qui signifie Saint Julien l’Ancien) est le centre de la vie chrétienne de la ville. Dirigé par un prêtre exceptionnel, Jacques Mourad, il va servir de refuge à de nombreux chrétiens qui fuient les combats et les exactions islamistes.

Mais au printemps 2015, après la prise de Palmyre par Daesh, un commando islamiste pénètre dans le monastère et enlève le Père Mourad ainsi que son diacre, Boutros. Ils sont emprisonnés près de Palmyre, enchaînés à un mur et attendent la mort en priant.

Le 4 août 2015, Daesh prend Qaryatayn et déportent les chrétiens, près de Palmyre également.

Un évènement étrange va alors se produire : un chef islamiste entre dans la sordide cellule de Mourad et Boutros et les conduit auprès de leurs ouailles enfermées non loin de là. Il aura ce commentaire laconique : « ils nous cassent les oreilles à vous réclamer toute la journée ». Mystérieuse mansuétude…

9515764_orig[1]Mais elle se paiera chère ensuite. Le 21 août, les bulldozers de Daesh rasent le monastère. Fondé au VIè siècle, il abritait le corps de Saint Julien. Pour faire bonne mesure, le cimetière chrétien est également rasé. Les paroissiens prisonniers sont ensuite déportés, vers Raqqa pour la plupart; on ne sait pas ce qu’ils sont devenus.

Quant à Jacques Mourad et Boutros, ils sont frappés tous les jours, subissent des simulacres d’égorgement et des pressions incessantes pour se convertir à l’islam. Finalement, ils vont subir une terrible flagellation. S’encourageant mutuellement et se réjouissant de souffrir comme le Christ, ils tiendront et ne céderont rien.

En octobre, à la suite de mystérieuses tractations dont l’orient a le secret, ils sont, à leur grande surprise, libérés.

Puis, en avril 2016, l’armée syrienne reprend Qaryatayn. Trop tard hélas pour la communauté chrétienne qui a totalement disparu.

Le 1er octobre, alors que l’armée a lancé sa grande offensive vers l’est (l’Euphrate, Deir-ez-Zor et la frontière iraquienne), Daesh multiplie les coups de main dans son dos et reprend plusieurs localités près de Homs, dont la pauvre Qaryatayn. Cela ne durera guère cette fois, car si les islamistes peuvent encore réaliser des conquêtes ponctuelles, ils ne sont plus assez forts pour tenir des villes.

Aujourd’hui, Qaryatayn est de nouveau libre, mais quinze siècles d’histoire chrétienne ont été anéantis. Tout cela s’est fait dans une indifférence à peu près générale, mais aussi avec la complicité active des dirigeants occidentaux, France et Etats-Unis en tête, pour qui Bachar était l’ennemi à abattre : « l’homme qui tue son propre peuple » pour reprendre le slogan stupide des medias.

Les chrétiens de Qaryatayn ont sans doute une vision des choses légèrement différente, s’ils sont encore vivants…

Les martyrs du balai d’Israël

La claire apostasie

Mgr Galantino : la réforme de Luther est « une œuvre du Saint-Esprit »

Mgr Nunzio Galantino n’est pas n’importe quel évêque italien : il est le secrétaire général de la Conférence épiscopale italienne, poste de haute responsabilité.

Sa dernière déclaration a une saveur d’apostasie publique et de reniement de la doctrine catholique : pour ce prince de l’Église catholique, la réforme de Luther est tout bonnement « une œuvre du Saint-Esprit » !

Ces paroles scandaleuses, car il ne faut jamais cesser de se scandaliser de tels propos hétérodoxes, ont résonné au sein de l’Université pontificale du Latran au cours d’un colloque sur le thème « Passion pour Dieu, spiritualité et théologie de la Réforme à 500 ans de sa naissance », organisé par cette université du Vatican.

Mgr Galantino a commencé par lire un extrait de Luther, historiquement considéré comme offensant envers la papauté :

« Je me suis élevé contre le pape, les indulgences et les papistes, mais sans tumulte et sans violence. J’ai mis en avant la Parole de Dieu, j’ai prêché, j’ai écrit; je n’ai pas fait autre chose. Et, tandis que je dormais,… cette Parole que j’avais prêchée a renversé le papisme »,

pour après affirmer :

« La Réforme lancée par Martin Luther il y a 500 ans a été un événement du Saint-Esprit. »

Il a développé ensuite sa thèse louangeuse envers l’hérésiarque allemand devant son auditoire :

« La Réforme répond à la vérité exprimée dans la formule « ecclesia semper reformanda« . Luther lui-même  en écrivant « Et, tandis que je dormais, Dieu réformait l’Église » ne s’est pas considéré l’artisan de la réforme. »

« Aujourd’hui aussi, a commenté l’évêque italien, l’Église a besoin d’une réforme. Et seul Dieu peut la réaliser. »

Pas besoin d’être grand clerc pour comprendre que ce que professe Mgr Galantino n’est pas très catholique : il prend les fanfaronnades de Luther pour parole d’Évangile et nie son infaillibilité au Concile de Trente qui a anathématisé l’hérésie luthérienne. Le monde à l’envers ! Rappelons à ce haut gradé de l’Église conciliaire que Luther n’a pas réformé l’Église catholique sous l’impulsion du Saint-Esprit comme il le laisse entendre, mais qu’il a fondé une secte chrétienne, farouche ennemie de tout ce qui est catholique !

Mais la péroraison du monseigneur ne s’arrête pas là. Il fait une digression vers le concile Vatican II, et là nous ne contredirons pas son propos, quelques vérités sortent aussi, parfois, de la bouche des ennemis de la Vérité. Selon le numéro 2 de la CEI, l’amour de Luther pour la Parole anticipe la sacramentalité de la Parole affirmée au concile Vatican II. Voilà affirmé par un conciliaire le constat fait par Mgr Lefebvre après le Concile que Vatican II est le prolongement de la Réforme protestante et conduit à elle, comme ce discours de Mgr Galantino le laisse d’ailleurs entrevoir : « cette Réforme étant issue du libéralisme, du modernisme, est tout entière empoisonnée ; elle sort de l’hérésie et aboutit à l’hérésie… » déclarait-il en 1974.

Mgr Galantino a terminé en rappelant le geste de François à Lund en Suède pour commémorer les 500 ans de la Réforme : « il a signé une déclaration conjointe pour dépasser les préjugés réciproques qui divisent encore les catholiques et les protestants. » Et ce même pape a reconnu à Luther, continue Mgr Galantino, le mérite « de vouloir rénover l’Église et non la diviser ».

Les hérésies concoctées par Luther et les anathèmes fulminés par l’Église catholique à Trente ne sont plus que des « préjudices » ! En novlangue, le préjugé est, dans la sphère religieuse, un fait religieusement incorrect qu’il s’agit de nier. Chez ces clercs néo-modernistes et néo-protestants, il s’agit donc de nier que Luther est un hérétique qui a mis à feu et à sang l’Europe, a déchiré la chrétienté, a inventé une doctrine anti-catholique qui mène les âmes en enfer ; il s’agit de faire oublier que l’Église catholique d’avant le Concile a toujours condamné fermement le protestantisme. Car il faut marcher résolument sur le chemin œcuménique qui mène à l’embrassade apostate avec les protestants.Le pape François et Mgr Galantino, sur les traces de Vatican II, sont sur ce chemin…Source MPI

Le sursaut du cardinal Müller

La Réforme protestante constitue un bouleversement total des fondements de la foi catholique

Alors que le secrétaire général de la conférence des évêques d’Italie, Mgr Nunzio Galantino – nommé à ce poste en 2014 par le pape François – vient de qualifier la Réforme de Luther d’« événement du Saint-Esprit », le cardinal Gerhard Müller vient de tenir sur la rupture protestante il y a 500 ans un langage beaucoup plus… catholique. Dans une tribune publiée ce mardi par La Nuova Bussola Quotidiana, répondant directement et ouvertement à cette assertion, le cardinal Müller a souligné qu’il ne s’agissait pas d’une réforme, mais d’une révolution. Jeanne Smits a traduit l’article ici. Extrait :

Unknown-10« Il y a une grande confusion aujourd’hui dans le discours sur Luther, et il faut dire clairement que du point de vue de la théologie dogmatique, du point de vue de la doctrine de l’Eglise, il n’y eut pas en réalité une réforme mais une révolution, c’est-à-dire un bouleversement total des fondements de la foi catholique. Il n’est pas réaliste de prétendre que son intention était de lutter contre certains abus relatifs aux indulgences, ou contre les péchés de l’Église de la Renaissance. Les abus et les mauvaises actions ont toujours existé dans l’Église, et pas seulement à la Renaissance, – il en existe même de nos jours. Nous sommes la Sainte Église par la grâce de Dieu et des sacrements, mais tous les hommes d’Église sont pécheurs, tous ont besoin de pardon, de la contrition et de la pénitence.

Cette distinction est très importante. Dans le livre écrit par Luther en 1520, De captivitate Babylonica ecclesiae, il semble tout à fait clair que Luther a tourné le dos à tous les principes de la foi catholique, de l’Écriture Sainte, de la Tradition apostolique et du magistère du Pape et des Conciles, et de l’épiscopat. En ce sens, il a travesti le concept de développement homogène de la doctrine chrétienne, tel qu’on l’a explicité au Moyen Age, en venant jusqu’à nier le sacrement, signe efficace de la grâce qui s’y trouve ; il a remplacé cette efficacité objective des sacrements par une foi subjective. Ce faisant, Luther a aboli cinq sacrements, et il a aussi nié l’Eucharistie : le caractère sacrificiel du sacrement de l’Eucharistie, et la transformation réelle de la substance du pain et du vin en la substance du corps et du sang de Jésus-Christ. Et encore : il a qualifié le sacrement de l’ordre épiscopal, le sacrement de l’ordre, d’invention du pape – défini comme l’Antichrist – et comme ne faisant pas partie de l’Eglise de Jésus-Christ. Nous disons au contraire que la hiérarchie sacramentelle, en communion avec le successeur de Pierre, est un élément essentiel de l’Eglise catholique, et pas seulement un principe d’organisation humaine.

C’est pourquoi nous ne pouvons pas accepter que la réforme de Luther soit définie comme une réforme de l’Église au sens catholique. Est catholique une réforme qui est un renouvellement de la foi vécue dans la grâce, dans le renouvellement des coutumes, de l’éthique : un renouvellement spirituel et moral des chrétiens ; pas une nouvelle fondation, une nouvelle Eglise.

Il est donc inacceptable d’affirmer que la réforme de Luther « était un événement du Saint-Esprit ». Au contraire, elle était dirigée contre le Saint-Esprit. […]

On entend beaucoup de voix qui parlent de Luther avec trop d’enthousiasme, sans connaître exactement sa théologie, ses polémiques et les effets désastreux de ce mouvement qui a séparé des millions de chrétiens de l’Eglise catholique. […] »

La claire apostasie

La religion païenne des élites laïcistes : le réchauffement climatique

Unknown-3Kathleen Hartnett White a été nommée la semaine dernière par Donald Trump présidente du conseil de la Maison Blanche sur la qualité de l’environnement. Elle a déclaré en 2016 que la croyance au « réchauffement global » relève d’« une sorte de paganisme » des « élites laïcistes ». Il faut croire que Kathleen Hartnett White, en disant cela lors d’une émission conservatrice en ligne, The Right Perspective (« la perspective juste » ou « vu de droite ») en septembre 2016 a véritablement brisé un tabou. Désormais haut responsable du think tank climatosceptique Texas Public Policy Foundation, elle osait alors évoquer le « côté obscur » du discours et des méthodes des tenants du changement climatique d’origine anthropique.

Mme Hartnett White explique depuis longtemps que des exigences des réchauffistes – imposées à travers le GIEC, les COP successives, les Accords de Paris, les Objectifs du développement durable de l’ONU, ce n’est pas le fait de gens minoritaires et sans pouvoir – aurait pour effet de renvoyer les pays développés et notamment les Etats-Unis vers le XVIIIe siècle en portant atteinte à ce qui assure aujourd’hui la prospérité de nos sociétés : l’énergie. Lors de son émission de septembre 2016, elle déclarait :

« Il y a vraiment un côté obscur dans ce type de paganisme – c’est aujourd’hui la religion des élites laïcistes – que constitue évidemment le réchauffement climatique. »

Un paganisme associé avec le communisme. Dans la même émission, cette femme qui qualifie le CO2 de « gaz de la vie » – il est indispensable à la croissance des végétaux et surtout bénéfique, comme le sait tout jardinier qui fait pousser des plantes en serre – citait abondamment Christiana Figueres, ancien secrétaire exécutif de la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique, dans ses déclarations favorables à la Chine. Christiana Figueres ne tarissait pas d’éloges alors à l’égard de la Chine communiste, affirmant que sur le plan de la lutte contre le réchauffement et la réduction de la pollution, la Chine «  faisait exactement ce qu’il fallait », ajoutant que ce pays est en mesure de mettre en place des politiques rigoureuses en la matière grâce à son système politique. Source Le Salon Beige

La religion païenne des élites laïcistes : le réchauffement climatique

NOTRE-DAME DE LA SAINTE-ESPÉRANCE, CONVERTISSEZ-NOUS !

 

Statue de N.-D. de la Sainte-Espérance, église de Mesnil S.-Loup (Aube)

I. OFFICES ET MESSES PROPRES DU DIOCÈSE DE TROYES (1955)

Le 23 Octobre

NOTRE-DAME DE LA SAINTE-ESPÉRANCE

Tout comme à la fête du S. Nom de Marie (12 Sept.), à l’exception de ce qui suit.

Premières Vêpres
A Magnificat, ant. Sancta María, * succúrre míseris, juva pusillánimes, réfove flébiles, ora pro pópulo, intérveni pro clero, intercéde pro devóto femíneo sexu : séntiant omnes tuum juvámen, quicúmque célebrant tuam sanctam festivitátem.

Sainte Marie, secourez les pauvres, aidez les découragés, réconfortez les faibles, priez pour le peuple, intervenez pour le clergé, intercédez pour les femmes dévotes: que tous ressentent votre intervention, eux qui célèbrent votre sainte fête.

Oraison
Concéde, quǽsumus, omnípotens Deus, ut fidéles tui, qui sub sanctíssimæ Vírginis Maríæ Matris Sanctæ Spei validíssimo patrocínio lætántur ; ejus pia intercessióne, a cunctis malis liberéntur in terris, et ad gáudia ætérna perveníre mereántur in cælis. Per Dóminum.
Accordez-nous, nous vous en supplions, ô Dieu tout puissant, que vos fidèles se réjouissant en la très ferme protection de la très sainte Vierge Marie, Notre-Dame de la Sainte-Espérance, soient, par sa douce intercession, délivrés de tous les maux sur la terre et méritent d’arriver aux joies éternelles dans les cieux. Par Notre-Seigneur.

Église de Mesnil Saint-Loup (Aube)

Au second Nocturne

Sermo sancti Petri Damiáni Epíscopi
(Sermo 44, 1° de Nativitate B. M. V.; texte latin: PL 144, 736B.740 ; sermon non reconnu comme authentique par la récente édition du Corpus Christianorum – Continuatio mediaevalis, t. 57 [1983])

Lectio iv
De gáudiis properámus ad gáudia, et fervéntem stylum matéria facit ferventiórem. De Vírgine veniámus ad Vírginem. Bonum est nos hic esse, mélius immorári, óptimum permanére. Felíces angélici spíritus, qui beátæ Vírginis habent præséntiam ! Nos ínterim memóriam suavitátis ejus eructámus : illi præséntiam, nos memóriam. Sic si dulcis est memória, quid erit præséntia ? Et illi quidem, abundantióri rore divinitátis infúsi, Génitum et Genetrícem visióne mirábili contuéntur, Regis et Regínæ glória cumuláti. Nos vero quos carceráriæ mortalitátis ærúmna contórquet, memória páscimur, Scriptúris revelámur, et quod illi vident, nos légimus. Utinam véniat, qui nos in lucem repónat dies, ubi non légere líceat, sed vidére ! Interim consolémur nos suavitáte memóriæ, donec dulcédine præséntiæ satiémur.

Nous allons de joies en joies, et tout active que soit notre parole, le sujet la rend plus active encore. De la Vierge allons à la Vierge. Il nous est bon d’être ici, meilleur d’y séjourner, souverainement bon de nous y fixer. Heureux les saints Anges, qui jouissent de la présence de cette Vierge bienheureuse! Nous, cependant, nous exhalons le souvenir de sa suavité : à eux sa présence, à nous son souvenir. Si ce souvenir est déjà si doux, que sera sa présence? Les Anges, il est vrai, pénétrés de la rosée surabondante de la Divinité, considèrent dans une vision ravissante le Fils et la Mère, comblés qu’ils sont de la gloire du Roi et de la Reine. Pour nous, que la prison de la mortalité presse de ses dures étreintes, nous sommes nourris de ce souvenir, ranimés par les Écritures, et ce qu’ils voient, du moins nous le lisons. Oh ! vienne donc le jour qui nous fasse entrer dans la lumière, jour où il nous sera permis non plus de lire, mais de voir! En attendant, consolons-nous par la suavité de son souvenir, Jusqu’à ce que nous soyons rassasiés de la douceur de sa présence.

Lectio v
Virgo, Dei Génitrix, cujus pulchritúdinem sol et luna mirántur, súbveni, Dómina, clamántibus ad te júgiter. Revértere, revértere, Sunamítis ; revértere, revértere, ut intueámur te ! Tu benedícta et superbenedícta, revértere primum per natúram. Numquid quia ita deificáta, ita nostræ humanitátis oblíta es? Nequáquam, Dómina ; scis in quo discrímine nos relíqueris, ubi jáceant, quantum delínquant servi tui ! Non enim cónvenit tantæ misericórdiæ tantam misériam oblivísci, quia etsi súbtrahat glória, révocat natúra. Non enim ita memoráris justítiæ Dei solíus, ut misericórdiam non hábeas; neque ita es impassíbilis ut sis incompassíbilis. Natúram nostram habes, non áliam, et justum est ut de rore tantæ pietátis diffúsius infundámur. Revértere secúndo per poténtiam. Fecit in te magna qui potens est, et data est tibi omnis potéstas in cœlo et in terra. Nihil tibi impossíbile, cui possíbile est desperátos in spem beatitúdinis releváre. Quómodo enim ilia potéstas tuæ poténtiæ póterit obviáre, quæ de carne tua carnis suscépit oríginem ? Accédis enim ante illud áureum humánæ reconciliatiónis altáre, non solum rogans, sed ímperans ; Dómina, non ancílla.

Vierge, Mère de Dieu, ô vous dont le soleil et la lune admirent la beauté! secourez, ô Notre-Dame! ceux qui crient à vous sans relâche: Revenez, revenez, ô Sunamite : revenez, pour que nous vous voyions ! O vous, bénie, et plus que bénie! revenez d’abord par l’inclination de votre nature. Parce que vous êtes ainsi déifiée, auriez-vous donc oublié notre humanité? Nullement, ô Notre-Dame! vous savez dans quels périls vous nous avez laissés, comme sont abattus et combien défaillent vos serviteurs! Non, il ne convient point à une si grande miséricorde d’oublier une si grande misère, et si la gloire vous sépare de nous, la nature vous rappelle. Vous n’êtes point tellement pénétrée du souvenir de la seule justice de Dieu, que vous n’ayez plus de miséricorde, et vous n’êtes point tellement impassible, que vous soyez inaccessible à la compassion. Vous avez notre nature et non une autre, et il est juste que nous soyons plus abondamment abreuvés de la rosée d’une si grande miséricorde. Revenez encore par votre puissance. Celui qui est puissant a fait en vous de grandes choses, et toute puissance vous a été donnée au ciel et sur la terre. Rien ne vous est impossible, à vous, qui pouvez relever les désespérés à l’espérance de la béatitude. Comment, en effet, pourrait résister à votre puissance cette puissance qui a reçu de votre chair l’origine de sa chair? Oui, vous approchez de cet autel d’or de la réconciliation des hommes, non point seulement en priant, mais en commandant; vous êtes Dame, et non servante.

Lectio vi
Revértere tértio per amórem. Scio, Dómina, quia benigníssima es, et amas nos amóre invincíbili, quos in te et per te Fílius tuus et Deus tuus summa dilectióne diléxit. In mánibus tuis sunt thesáuri miseratiónum Dómini, et sola elécta es, cui grátia tanta concéditur. Absit ut cesset manus tua, cum occasiónem quæras salvándi míseros et misericórdiam effundéndi. Neque enim tua glória minúitur, sed augétur, cum pæniténtes ad véniam, justificáti ad glóriam assumúntur. Revértere ergo, Sunamítis, id est despécta, cujus ánimam pertransívit gládius, quæ fabri uxor appelláta fuísti. Ad quid ? Ut intueámur te. Summa glória est post Deum te vidére, adhærére tibi, et in tuæ protectiónis munímine demorári. Audi nos : nam et Fílius nihil negans honórat te, qui est Deus benedíctus in sǽcula sæculórum.

Revenez enfin par amour. Je sais, ô Dame! que vous êtes très bénigne, et que vous nous aimez d’un amour invincible, nous que votre Fils et votre Dieu a en vous et par vous aimés de la suprême dilection. En vos mains sont les trésors des miséricordes de Dieu, et de tous les élus, vous êtes la seule à qui soit octroyée semblable faveur. A Dieu ne plaise que votre main se retire, puisque vous cherchez l’occasion de sauver les misérables et de répandre la miséricorde. Loin d’être diminuée, votre gloire ne fait que s’accroître quand les pénitents sont appelés au pardon et les justes à la gloire. Revenez donc, ô Sunamite, c’est-à-dire humiliée, vous dont l’âme fut percée d’un glaive, vous qui fûtes appelée l’épouse d’un artisan! Revenez, et pourquoi? Pour que nous vous voyions. La gloire suprême est, après Dieu, de vous voir, de vous être attaché et de demeurer à l’ombre de votre protection. Écoutez-nous, car votre Fils vous honore en ne vous refusant rien, lui qui est Dieu, béni dans les siècles des siècles.

MESSE comme à la fête du S. Nom de Marie (12 Sept.), à l’exception de la collecte.

Oraison
Concéde, quǽsumus, omnípotens Deus, ut fidéles tui, qui sub sanctíssimæ Vírginis Maríæ Matris Sanctæ Spei validíssimo patrocínio lætántur ; ejus pia intercessióne, a cunctis malis liberéntur in terris, et ad gáudia ætérna perveníre mereántur in cælis. Per Dóminum.
Accordez-nous, nous vous en supplions, ô Dieu tout puissant, que vos fidèles se réjouissant en la très ferme protection de la très sainte Vierge Marie, Notre-Dame de la Sainte-Espérance, soient, par sa douce intercession, délivrés de tous les maux sur la terre et méritent d’arriver aux joies éternelles dans les cieux. Par Notre-Seigneur.

II. OFFICES ET MESSES PROPRES DU DIOCÈSE DE TROYES (1964)

Le 25 avril 1964, la S. Congrégation des Rites a approuvé le nouveau calendrier ainsi que les offices et messes propres du diocèse de Troyes conformes au Code des Rubriques de 1960 et à l’Instruction sur les calendriers particuliers de 1961. La fête de Notre-Dame de la Sainte-Espérance est une fête de 3e classe.

La messe est la même qu’auparavant et l’office est au commun des fêtes de la Sainte Vierge sous le rite de 3e classe, excepté ce qui suit :

A MATINES, leçons i et ii de l’Écriture occurrente.

Ex lítteris Encýclicis Pii Papæ duodécimi
Litt. enc. Fulgens corona diei 8 sept. 1953
(texte original latin : AAS 45 [1953], p. 584-585 ; traduction française : DC 50 [1953], col. 1286-1287)

Lectio iii
Quemádmodum matres omnes suavíssime afficiúntur, cum suórum filiórum vultum cernunt própriam ipsárum fáciem peculiári quadam similitúdine in se reférre, ita dulcíssima Mater nostra María nihil optátius habet, nihil iucúndius, quam cum eos videt, quos sub Cruce Nati in eius vicem suscépit fílios, sui ánimi lineaménta ornamentáque cogitándo, loquéndo, agendóque exprímere. Verum enim vero quæ píetas non ináne sit verbum, non fucáta religiónis spécies, non infírmus ac cadúcus uníus moménti afféctus, sed sincéra, sed vera, sed éfficax sit, ea procul dúbio nos omnes debet, pro nostra cuiúsque rerum conditióne, ad virtútem assequéndam advocáre. Si ígitur errátum est, in rectam redeúndum est viam; si obdúctæ fúere méntibus errórum ténebræ, quam primum discutiéndæ sunt luce veritátis; si mors, quæ vera mors est, occupávit ánimos, sitiénter actuoséque apprehendénda est vita; eam dícimus cæléstem vitam, quæ nescit occásum, cum a Iesu Christo proficiscátur. Hæc nos docet, ad hæc nos adhortátur Beáta Virgo María, dulcíssima Mater nostra, quæ nos profécto plus quam terrénæ omnes genetríces veráci caritáte díligit.

De la lettre encyclique [Fulgens corona] du pape Pie XII

De même que toutes les mères éprouvent une douce émotion à découvrir que le visage de leurs enfants reproduit par quelques ressemblances particulière leurs propres traits ; ainsi, Marie, notre très douce Mère, n’a pas de plus grand désir ni de plus grande joie que de voir ceux qu’aux pieds de la croix de son Fils elle accueillit à sa place comme enfants exprimer dans leurs pensées, leurs paroles et leurs actions, sa physionomie spirituelle avec ses qualités. Mais afin que cette piété, loin de se réduire à un vain mot, à une fausse apparence de religion ou à un sentiment superficiel et passager, soit sincère, vraie, efficace, elle doit sans aucun doute nous inciter tous, chacun selon notre condition, à tendre à la vertu. Si donc on s’est trompé, il faut revenir dans le droit chemin ; si les ténèbres de l’erreur ont obscurci les esprits, il faut au plus vite les dissiper par la lumière de la vérité ; si la mort, la vraie mort, a pris possession des âmes, il faut, avec un désir ardent et efficace, s’approcher de la vie, de cette vie céleste qui ne connaît pas de déclin, parce qu’elle vient de Jésus-Christ. Tels sont les enseignements et les exhortations de la Bienheureuse Vierge Marie, notre très douce Mère, qui plus que toutes les mères de la terre assurément, nous aime d’un véritable amour.

Oraison de la Messe.


Le R.me P. Emmanuel André osb, curé de Mesnil S.-Loup et instigateur de la dévotion à N.-D. de la Sainte-Espérance (1826-1903)

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Source Le Forum Catholique

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