Nouvelle religion

ATTENTAT DANS UNE MOSQUÉE À QUÉBEC: LE VATICAN SOLIDAIRE DES MUSULMANS DU CANADA

LE PAPE CONDAMNE L’ATTENTAT DE QUÉBEC ET APPELLE À L’UNITÉ

francoismosquee

La Croix Nicolas Senèze, à Rome, le 30/01/2017

Le pape François a rencontré, lundi matin 30 janvier, l’archevêque de Québec après l’attentat contre une mosquée de la ville, la veille au soir.

Le pape François a condamné, lundi 30 janvier, l’attentat qui a fait au moins six morts, la veille au soir dans une mosquée de Québec (est du Canada).

« Le Saint-Père condamne fermement à nouveau la violence qui engendre tant de souffrances, implorant de Dieu le don du respect mutuel et de la paix », a fait savoir le Saint-Siège dans un télégramme du cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État, actuellement en voyage en Afrique.

« Le pape François confie à la miséricorde de Dieu les personnes qui ont perdu la vie et il s’associe par la prière à la peine de leurs proches, souligne le télégramme. Il exprime sa profonde sympathie aux blessés et à leurs familles, ainsi qu’à toutes les personnes qui ont contribué aux secours, demandant au Seigneur de leur apporter réconfort et consolation dans l’épreuve. »

« L’importance de rester tous unis dans la prière »

Lundi matin, à l’issue de sa messe quotidienne dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, le pape François s’est entretenu avec le cardinal Gérald Cyprien Lacroix, archevêque de Québec, qui était à Rome pour des réunions à la Congrégation pour le culte divin, et qui est ensuite reparti immédiatement pour le Canada.
« Le pape a souligné l’importance, dans ces moments, de rester tous unis dans la prière, chrétiens et musulmans », souligne le communiqué du Vatican, selon qui le pape a assuré le cardinal Lacroix « de ses prières pour les victimes ».

 Le dicastère pour le dialogue interreligieux exprime « tristesse » et « indignation »

Le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux condamne un acte de « violence inouïe » et exprime sa « pleine solidarité aux musulmans du Canada », après l’attentat perpétré dans une mosquée de Québec le 29 janvier 2017.

Dans un communiqué publié au lendemain de la fusillade qui a fait au moins six morts et huit blessés, le dicastère exprime sa « profonde tristesse » et son « indignation » devant cette attaque « atroce » et qui plus est « dans leur lieu de culte ».

« Avec ce geste insensé, ajoute le texte, la sacralité de la vie humaine et le respect dû à une communauté en prière et au lieu de culte qui l’accueillait ont été violés ». Les membres du dicastère assurent de leur « prière fervente » pour les victimes et leurs familles.

 Note de la rédaction : On ne peut évidement que condamné un attentat mais on ne peut pas être unis dans la prière avec les musulmans. L’on voit bien que la nouvelle religion assimile tous les croyants, de toutes les religions, comme si le fait de croire suffisait, sans préciser à quoi. L’islam est une fausse religion par laquelle Satan règne sur les musulmans, elle n’est en aucun cas respectable.

Publicités
Nouvelle religion

NI INJURE NI INVECTIVE MAIS LE COURAGE DE NOMMER OBJECTIVEMENT LES CHOSES

 

Traiter son adversaire « d’hérétique » pouvait être de bon ton dans un certain contexte ecclésial désormais révolu. Plus précisément, les hommes d’Église, qu’ils fussent ou non théologiens, ont eu, eux aussi, leur répertoire d’injures. L’invective est de tous les temps et de toutes les professions. On en trouve déjà de bonnes traces dans l’Évangile, jusque dans la bouche du Verbe Incarné. On peut en regretter la raréfaction, depuis le dernier concile, et déplorer le ton feutré et sucré qui règne désormais dans les dialogues interconfessionnels. L’usage de l’injure devrait rester légitime, mais à condition que l’on ne se méprît pas sur sa portée, qui sera toujours limitée. Bien souvent, elle déchoit en effet de sa valeur d’origine et ne représente plus que le dernier recours de ceux qui ont perdu tous leurs arguments et veulent seulement éviter de perdre la face. Et nous ne parlons pas de la diabolisation, qui est une forme de manipulation, à grande échelle. Bref, nous serions ici en pleine rhétorique et, si l’on veut, en dehors du terrain proprement théologique. La rhétorique peut éventuellement servir d’appoint à la théologie, et c’est justement là ce qui fonde sa légitimité, mais elle ne saurait la remplacer, encore moins en masquer la vacuité.

Il en va autrement de la censure doctrinale : celle-ci est une expression technique, elle fait partie de celles auxquelles recourent les spécialistes pour donner une évaluation aussi précise que possible. La qualification « d’hérétique » correspond à ce langage de précision dont use le théologien ; elle s’applique en ce sens à une personne dont les faits et les dires manifestent suffisamment un refus ou une mise en doute de la proposition du donné révélé, faite par le Magistère infaillible de l’Église. Elle s’applique aussi, par voie de conséquence, ou par extension de sens, à une proposition qui est en contradiction avérée avec le dogme.

Appliquer ce genre de qualificatif à une personne ou à une proposition implique donc que l’on ait préalablement vérifié le refus ou la contradiction en cause. Il ne s’agit pas seulement de savoir s’il y a ou non un refus ou une contradiction. Il s’agit aussi de vérifier si ce refus ou cette contradiction porte précisément sur un dogme, c’est-à-dire sur une vérité non seulement révélée, mais encore proposée comme telle par un acte infaillible de Magistère ecclésiastique. C’est dire toute la complexité de la chose qui se cache derrière le mot.

La question que nous nous posons ici est extrêmement précise : le Pape François mérite-t-il pareille qualification aux yeux de la simple théologie, telle que peut l’exercer, en raison de ses compétences réelles et reconnues, n’importe quel membre de l’Église enseignante ? Et la mérite-t-il à cause de ce qu’il affirme dans l’Exhortation apostolique Amoris lætitia? Quarante-cinq théologiens ont cru devoir l’affirmer. Quatre cardinaux laissent assez clairement entendre que, faute d’avoir donné une réponse satisfaisante à leurs dubia, le Souverain Pontife pourrait mériter l’attribution d’une telle censure. Que dire ? Jetons simplement un coup d’oeil sur les cinq dubia présentés par les quatre cardinaux ainsi que sur les passages correspondants d’Amoris lætitia, ceux dont la signification est l’objet du doute. Pour faire bref, et pour être aussi clair que possible, nous formulerons l’idée substantielle de chaque dubium.

Le premier dubium pose la question à propos des § 300-305 de Amoris lætitia : est-il possible de donner l’absolution et la communion sacramentelles à des personnes divorcées remariées qui vivent dans l’adultère impénitent ? Pour qui s’en tient à la doctrine catholique, la réponse est non. Que dit précisément Amoris lætitia ? Le passage suivant du n° 305 dit ceci : « À cause des conditionnements ou des facteurs atténuants, il est possible que, dans une situation objective de péché – qui n’est pas subjectivement imputable ou qui ne l’est pas pleinement – l’on puisse vivre dans la grâce de Dieu, qu’on puisse aimer, et qu’on puisse également grandir dans la vie de la grâce et dans la charité, en recevant à cet effet l’aide de l’Église. » [On lit en note : « Dans certains cas, il peut s’agir aussi de l’aide des sacrements. Voilà pourquoi,  » aux prêtres je rappelle que le confessionnal ne doit pas être une salle de torture mais un lieu de la miséricorde du Seigneur » (Exhortation apostolique Evangelii gaudium, n° 44). Je souligne également que l’Eucharistie « n’est pas un prix destiné aux parfaits, mais un généreux remède et un aliment pour les faibles » (Ibidem, n° 47) . »] Le doute surgit ici avec la note. Il est hors de doute que l’ignorance non coupable du péché excuse du péché. Mais à ceux qui sont victimes de cette ignorance et bénéficient pour autant de cette excuse, l’Église apporte d’abord l’aide de sa prédication et de ses avertissements, l’Église commence par mettre un terme à l’ignorance, en ouvrant les yeux des ignorants sur la réalité de leur péché. L’aide des sacrements ne peut venir qu’ensuite, si et seulement si les anciens ignorants désormais instruits de la gravité de leur état sont décidés à prendre les moyens de leur conversion et s’ils ont ce que l’on appelle le ferme propos. Faute de quoi, l’aide des sacrements serait inopérante, et représenterait, elle aussi, une situation objective de péché. Nous avons donc affaire ici à un doute au sens le plus strict du terme, c’est-à-dire à un passage susceptible d’une double interprétation. Et ce doute surgit précisément à la faveur de l’expression indécise de la note : « dans certains cas ». Pour dissiper ce doute, il est indispensable d’indiquer clairement quels sont les cas où l’aide sacramentelle de l’Église s’avère possible et de dire qu’il s’agit des situations où les pécheurs suffisamment éclairés sont déjà décidés à sortir de la situation objective de péché.

Le deuxième dubium pose la question à propos du § 304 : existe-t-il des actes intrinsèquement mauvais d’un point de vue moral, que la loi réprouve sans aucune exception possible ? Pour qui s’en tient à la doctrine catholique, la réponse est oui. Que dit précisément Amoris lætitia ? Le n° 304, citant la Somme théologique de saint Thomas d’Aquin (1a2æ, question 94, article 4), insiste sur l’application de la loi, plutôt que sur la loi elle-même, et met en évidence la part qui revient au jugement de la prudence, lequel ne saurait s’exercer qu’au cas par cas, en dépendance étroite des circonstances uniques et singulières. « Les normes générales présentent un bien qu’on ne doit jamais ignorer ni négliger, mais dans leur formulation, elles ne peuvent pas embrasser dans l’absolu toutes les situations particulières. En même temps, il faut dire que, précisément pour cette raison, ce qui fait partie d’un discernement pratique face à une situation particulière ne peut être élevé à la catégorie d’une norme. » Ce passage n’introduit pas une ambivalence, à proprement parler. Il insiste seulement trop sur une partie de la vérité (l’application prudente de la loi), au point de laisser dans l’ombre l’autre partie de la même vérité (la valeur nécessaire de la loi), tout aussi importante que la première. Le texte pèche donc ici par omission, occasionnant ainsi une mauvaise lecture.

Le troisième dubium pose la question à propos du § 301 : peut-on dire que les personnes vivant habituellement en contradiction avec un commandement de la loi de Dieu (comme par exemple celui qui interdit l’adultère) sont dans une situation objective de péché grave habituel ? La réponse catholique est oui. Amoris lætitia dit ici : « Par conséquent, il n’est plus possible de dire que tous ceux qui se trouvent dans une certaine situation dite irrégulière vivent dans une situation de péché mortel, privés de la grâce sanctifiante. » Deux points sont à mettre en évidence. Premier point, la phrase citée pose en principe l’impossibilité d’une affirmation universelle. Elle ne nie pas la possibilité de dire que les pécheurs publics sont privés de la grâce, elle nie seulement la possibilité de dire que les pécheurs publics le sont tous. Pareille négation a toujours été enseignée par l’Église. Il y a en effet, dans le concret des actes humains, ce que l’on appelle des causes (ou des conditionnements) excusantes. En raison de celles-ci, le pécheur peut ne pas être moralement responsable de la situation objective du péché. Ces causes sont non seulement l’ignorance, mais aussi des carences de type émotionnel, affectif ou psychique et le § 302 en donne le détail en s’appuyant pour cela sur l’enseignement du nouveau Catéchisme de l’Église catholique de 1992. Cependant, ces motifs disculpants (quand bien même ils seraient fréquents, ce qui reste à prouver) disculpent la personne mais ne font pas cesser pour autant la situation objective de péché : le pécheur disculpé subjectivement ne cesse pas de s’y trouver objectivement. C’est pour omettre cette distinction capitale que le passage d’Amoris lætitia introduit encore ici le doute.

Le quatrième dubium pose la question à propos du § 302 : peut-on encore dire que, du point de vue moral, un acte déjà intrinsèquement mauvais en raison de son objet ne peut jamais devenir bon en raison des circonstances ou de l’intention de celui qui l’accomplit ? La réponse catholique est oui. Amoris lætitia dit : « Un jugement négatif sur une situation objective n’implique pas un jugement sur l’imputabilité ou la culpabilité de la personne impliquée. » Cela est vrai, mais la réciproque ne l’est pas, et c’est pour omettre de le dire que ce passage introduit encore le doute. Si un divorcé remarié pèche, il pèche en tant que tel, précisément parce qu’il vit dans une situation objective de divorcé remarié, qui est la situation objective d’un péché grave, appelant comme telle un jugement négatif. Si le divorcé remarié ne pèche pas, ce n’est pas en tant que tel, précisément pour d’autres raisons que sa situation objective de divorcé remarié, laquelle conduit de soi au péché. La confusion a lieu ici entre la malice intrinsèquement mauvaise d’un acte et l’imputabilité de cette malice à celui qui commet l’acte. Les circonstances de l’acte et l’intention de celui qui commet l’acte peuvent avoir pour effet d’annuler l’imputabilité de la malice de l’acte, mais non d’annuler la malice de l’acte. Ce quatrième doute procède de la même omission que le troisième.

Le cinquième dubium pose la question à propos du § 303 : peut-on dire que la conscience doit toujours rester soumise, sans aucune exception possible, à la loi morale absolue qui interdit les actes intrinsèquement mauvais en raison de leur objet ? La réponse catholique est oui. Amoris lætitia répète ici la confusion fausse déjà introduite par François dans son entretien avec le journaliste Eugenio Scalfari (1). Nul ne peut agir contre sa conscience, même erronée. Cependant, dire que la conscience, même erronée oblige, signifie directement qu’il est mal de la transgresser ; mais cela n’implique pas du tout qu’il soit bon de la suivre. Si la conscience est dans l’erreur, parce qu’elle n’est pas conforme à la loi de Dieu, il suffit de ne pas la suivre pour que la volonté soit mauvaise, mais il ne suffit pas de la suivre pour que la volonté soit bonne. Saint Thomas (2) remarque que la volonté de ceux qui tuaient les Apôtres était mauvaise. Pourtant, elle s’accordait avec leur raison erronée, selon ce que dit Notre Seigneur, dans l’Évangile (Jn, 16, 2) : « L’heure vient où quiconque vous mettra à mort, croira obéir à Dieu. » C’est donc bien la preuve qu’une volonté conforme à une conscience erronée peut être mauvaise. Et voilà justement ce qu’Amoris lætitia ne précise pas, introduisant ici un cinquième doute.

Les cinq doutes sont donc parfaitement fondés. La racine en est toujours la même, et c’est la confusion entre la valeur morale de l’acte, valeur strictement objective, et son imputabilité à celui qui l’accomplit, imputabilité strictement subjective. Même s’il peut arriver que la malice morale ne soit pas imputable subjectivement, parce que la personne qui accomplit l’acte en est excusée (ce qui reste à vérifier, autant que possible, dans chaque cas), l’acte correspond toujours et partout à une malice objective et se trouve pour autant à la racine d’une situation objective de péché, qu’elle soit de fait imputée ou non à celui qui s’y trouve. La doctrine traditionnelle de l’Église donne la primauté à cet ordre objectif de la moralité de l’acte, qui découle de son objet et de sa fin. Amoris lætitia, en reversant cet ordre, introduit le subjectivisme dans la morale.

Pareil subjectivisme, tel que pris dans son principe ainsi que dans les cinq conclusions qui en découlent ici, représente-t-il la négation d’une vérité divinement révélée et proposée comme telle par un acte infaillible du Magistère ecclésiastique ? Il faudrait pouvoir répondre oui, pour pouvoir conclure que Amoris lætitia représente autant d’hérésies que de points signalés et que François mérite la qualification théologique équivalente.

Et pour établir cette conclusion, il faudrait vérifier deux choses. Premièrement, les cinq vérités battues en brèche par ces cinq doutes sont-elles autant de dogmes ? Deuxièmement, Amoris lætitia représente-t-elle la négation, ou du moins la mise en doute formelle et suffisamment explicite de ces dogmes ? La réponse à ces deux questions est loin d’être évidente et certaine. Car la nouvelle théologie de François, qui prolonge celle de Vatican II, évite ce genre d’opposition formelle vis-à-vis des vérités déjà proposées infailliblement par le Magistère antérieur à Vatican II. Elle pèche le plus souvent par omission ou par ambivalence. Elle est donc douteuse, dans sa substance même. Et elle l’est dans la mesure même où elle est moderniste, ou plus précisément néomoderniste. Le chapitre huitième d’Amoris lætitia se définit, comme les autres, par l’intention fondamentale assignée par le Pape à tout le texte de l’Exhortation, et qui est de « recueillir les apports des deux Synodes récents sur la famille, en intégrant d’autres considérations qui pourront orienter la réflexion, le dialogue ou bien la praxis pastorale » (3). Il y a donc ici ni plus ni moins que matière à réflexion, dialogue ou praxis. Telle n’est point la matière de la négation franche et nette ou de la mise en doute. Ou plutôt, si Amoris lætitia se faisait le facteur de l’hérésie, ce serait d’une manière absolument unique, sournoise et larvée comme le modernisme même, c’est-à-dire par le biais d’une pratique et d’une accoutumance, beaucoup plus que dans le cadre d’un enseignement formel. L’hérésie (s’il en est une) du pape François est celle d’une subversion pratique, d’une révolution dans les faits, et nous dirions volontiers que c’est elle qui était demeurée jusqu’ici cachée derrière le nouveau concept du « Magistère pastoral ». Or, en ce domaine, les censures doctrinales ont difficilement prises. Les censures établissent en effet un rapport de contrariété logique entre une proposition donnée et le dogme préalablement défini. Et ce rapport ne saurait avoir lieu qu’entre deux vérités spéculatives, relevant du même ordre de la connaissance. La subversion consiste quant à elle à susciter chez les catholiques des comportements découlant de principes opposés à la doctrine de l’Église. C’est ainsi qu’Amoris lætitia, tout en réaffirmant le principe de l’indissolubilité de mariage (au n° 52-53, 62, 77, 86, 123, 178) légitime une manière de vivre ecclésialement qui découle du principe opposé à cette indissolubilité (243, 298-299, 301-303) : le Magistère néomoderniste réaffirme le principe catholique du mariage, tout en autorisant qu’en pratique tout se passe comme si le principe opposé était vrai. Comment censurer cela ? La note d’hérésie (entendue au sens strict d’une évaluation doctrinale) y garderait-elle encore son sens ?

En matière de censures, il est difficile de trouver l’expression la mieux appropriée, et il n’est pas rare que les théologiens divergent dans leurs appréciations. Sans vouloir affirmer que leurs intuitions soient fausses, ni que les appréciations contraires aux leurs soient vraies, nous voudrions attirer l’attention des catholiques perplexes sur une difficulté dont on ne tient peut-être pas toujours suffisamment compte. Difficulté de ce néomodernisme propre à Vatican II, qui procède beaucoup plus à la façon d’une subversion dans les faits, qu’au sens d’une hérésie doctrinale dans les textes. La preuve de cette difficulté vient d’ailleurs de nous être donnée, comme malgré lui, par le préfet de la Sacré Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Interrogé le samedi 7 janvier sur une chaîne italienne d’information, le cardinal Müller a déclaré que l’Exhortation apostolique Amoris lætitia « est très claire dans sa doctrine » et que l’on peut l’interpréter de façon à y retrouver « toute la doctrine de Jésus sur le mariage, toute la doctrine de l’Église en 2000 ans d’histoire ». Selon lui, le Pape François « demande de discerner la situation de ces personnes qui vivent une union irrégulière, c’est-à-dire qui ne respectent pas la doctrine de l’Église sur le mariage, et demande que l’on vienne en aide à ces personnes pour qu’elles puissent trouver un chemin en vue d’une nouvelle intégration dans Église ». En conséquence de quoi, le cardinal estime qu’il ne serait pas possible de procéder à la correction fraternelle évoquée par le cardinal Burke, étant donné qu’il n’y a dans Amoris lætitia « aucun danger pour la foi » (4). En réalité, le danger est bien réel, et le cardinal Burke a justement réagi à cette déclaration du cardinal Müller, en maintenant la nécessité d’une correction pontificale. Le débat est donc loin d’être vain, mais ne perdons pas de vue son objet : ce n’est pas le scandale d’une hérésie formulée doctrinalement ; c’est celui d’une praxis, frayant la voie à la remise en cause de la vérité catholique sur l’indissolubilité du mariage.

Pour reprendre les termes mêmes de saint Pie X, les tenants de la nouvelle théologie morale procèdent avec un tel raffinement d’habileté qu’ils abusent facilement les esprits mal avertis (5). Ils favorisent l’hérésie, tout en ayant l’air de demeurer catholiques. Favoriser l’hérésie : voilà qui correspond à la note théologique que Mgr Lefebvre  crut devoir utiliser pour caractériser la nocivité du Novus Ordo Missae (6). Tout autre avis meilleur restant sauf, nous y recourions volontiers pour qualifier la difficulté majeure posée aujourd’hui à la conscience des catholiques par l’Exhortation apostolique Amoris laetitia.

Abbé Jean-Michel GLEIZE, prêtre de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X

Sources : Courrier de Rome n° 595 de janvier 2017 / La Porte Latine du 29 janvier 2017

Notes

(1). François, « Interview avec le fondateur du quotidien italien La Repubblica » dans L’Osservatore romano, édition hebdomadaire française (ORF) du 4 octobre 2013. Voir à ce sujet dans le numéro de décembre 2013 du Courrier de Rome l’article intitulé « Pour un Magistère de la conscience ? ».
(2). Somme théologique, 1a2æ, question 19, article 6, Sed contra.
(3). Amoris laetitia, n° 4.
(4). Propos reproduits par Nicolas Senèze dans La Croix du 9 janvier 2017.
(5). SAINT PIE X, Encyclique Pascendi.
(6). « Mgr Lefebvre et le Saint-Office », Itinéraires n° 233 de mai 1979, p. 146-147.

 Commentaire : La censure du magistère néomoderniste est simple : ambigüe, omissif favorisant l’hérésie, subvertissant l’objectivité par la subjectivité.

La question est simple : le modernisme est-il une hérésie ? L’égout de toutes les hérésies ? Le néomodernisme est-il une hérésie ? Comment se nomme celui qui professe une telle hérésie ?

Toute l’astuce du moderniste est de ne pas définir et d’omettre ; sans définition claire, point d’hérésie, point de censure, mais le primat de la praxis et le doute doctrinal insufflés n’en sont pas moins objectifs, tout comme la démolition.

Notre Seigneur Jésus-Christ, le Verbe incarné, a exercé deux magistères, un d’enseignement doctrinal, et un exemplaire de par sa vie irréprochable. Or le magistère néomoderniste prétend s’exercer par l’exemple de la praxis mais en contradiction avec la doctrine, c’est un magistère subversif.

Il faut avoir le courage de nommer les choses comme elles sont, sans injures ni invectives mais dans la charité de la vérité.

POUR EN FINIR AVEC QUELQUES MENSONGES

Luther n’est pas un réformateur mais un débauché incapable de se réformer lui-même et il l’a amplement prouvé.

La forme ordinaire et extraordinaire du même rite romain il n’y a qu’une seule forme authentique et certainement valide du rit romain qui est le rit dit de Saint Pie V.

Nos frères aînés, nos frères préférés, ne sont que nos frères aveuglés.

L’islam et le judaïsme ne sont pas des religions, le propre de la religion est de relier l’homme à Dieu, au seul vrai Dieu, qui a fondé une seule vraie religion, une seule Église, hors de laquelle il n’y a pas de salut.

Le dialogue n’est pas la mission de la Sainte Église, Jésus-Christ envoie ses disciples enseigner les nations, les baptiser et leur apprendre à observer ses commandements.

L’antisémitisme, le racisme, l’islamophobie, la gayphobie………sont des armes psychologique pour empêcher toute saine réaction.

L’IVG, l’IVV (interruption volontaire de vieillesse), sont des assassinats.

La laïcité est la religion maçonnique de la république, au-dessus de toutes les sectes, et surtout de la seule vraie religion.

NI INJURE NI INVECTIVE MAIS LE COURAGE DE NOMMER OBJECTIVEMENT LES CHOSES

La folie de la science sans conscience

Première création d’embryons chimères porc-humain

Pour la première fois, des chercheurs ont créé des embryons chimères contenant des cellules souches humaines et porcines. Un progrès technique qui pose des questions éthiques.

CHIMÈRE. Pour la première fois, des chercheurs ont créé des embryons chimères contenant des cellules souches humaines et porcines, selon une étude publiée jeudi 26 janvier 2017 dans la revue américaine Cell. Cette avancée scientifique constitue un premier pas vers le développement d’organes humains par des animaux, qui pourraient être récupérés et greffés à des personnes malades. C’est « une première étape importante », a souligné Juan Carlos Izpisua Belmonte, professeur à l’Institut Salk d’études biologiques à La Jolla, en Californie, principal auteur de ces travaux. « Le but ultime est de cultiver des tissus ou des organes humains (pancréas, foie, cœur…) chez des animaux comme des truies qui pourront être greffés sans rejet, mais nous en sommes encore loin », a-t-il tempéré, reconnaissant la grande difficulté de cette expérience menée avec quelque 1.500 embryons porcins pendant quatre ans.

Les cellules humaines ont commencé à former du tissu musculaire

Concrètement, ces scientifiques ont implanté des cellules souches humaines, capables de devenir n’importe quel tissu, dans des embryons de cochons ensuite transférés dans l’utérus de truies porteuses. Il n’y a pas eu de rejet des cellules humaines car celles-ci sont injectées dans l’embryon animal à un stade très précoce, au cinquième ou sixième jour de développement. Les chercheurs ont laissé ces embryons se développer seulement pendant quatre semaines comme le stipulent les réglementations, observant que les cellules humaines avaient commencé à former du tissu musculaire. Cette expérience n’a donc pas été menée jusqu’à son terme – la naissance de porcelets en partie humains. Le sujet est très controversé et soulève d’importantes questions éthiques. Dans le cadre de ces travaux, les chercheurs précisent que la proportion de cellules souches humaines dans leurs expériences était de toute manière faible.

Les cellules souches humaines (en vert) ont contribué au développement de tissus cardiaques dans un embryon de porc de quatre semaine (©Salk Institute)

Une précédente expérience avait permis de faire développer un pancréas, un cœur et des yeux de rats dans des embryons de souris, démontrant qu’il est possible de développer des organes d’une espèce dans une autre. Bruce Whitelaw, professeur de biotechnologie animale à l’Université d’Edinbourgh au Royaume-Uni, estime que ces travaux sur les embryons chimères humains-porcins, à laquelle il n’a pas participé, sont « emballants » car « ils ouvrent la voie à des avancées importantes » dans le domaine de la médecine régénérative. Cette étude devrait aussi aider à mieux comprendre l’évolution des différentes espèces et les maladies, estime Darren Griffin, professeur de génétique à l’Université de Kent, qui n’a pas non plus été impliqué dans cette expérience. Celui-ci insiste également sur « l’importance que les futures études soient menées en toute transparence pour permettre une surveillance et un débat public ».

La folie de la science sans conscience

La révolution en tiare et en chapes

LE CONCILE VATICAN II OU LA RÉCONCILIATION AVEC L’ERREUR

« ….Le dialogue et la libre recherche prônés par le Concile, et dont je vous ai parlé plus haut, sont des symptômes caractérisés du libéralisme de Vatican II : on a voulu inventer de nouvelles méthodes d’apostolat parmi les non-chrétiens en laissant tomber les principes de l’esprit missionnaire. Vous pouvez relever là ce que j’ai appelé l’apostasie des principes, qui caractérise l’esprit libéral. Mais le libéralisme qui a pénétré le Concile est allé beaucoup plus loin, il est allé jusqu’à la trahison, en signant la paix avec tous les ennemis de l’Église. On a voulu faire un concile pacifiste.

Rappelez-vous comment Jean XXIII, dans son allocution d’ouverture du Concile, expose la nouvelle attitude que l’Église devait désormais avoir vis-à-vis des erreurs qui menacent sa doctrine : rappelant que l’Église n’avait jamais manqué de s’opposer aux erreurs, qu’elle les avait souvent condamnées avec la dernière sévérité, le Pape fit valoir, nous dit Wiltgen1, qu’elle préférait maintenant « utiliser le remède de la miséricorde plutôt que les armes de la rigueur, et jugeait opportun, dans les circonstances présentes, d’exposer plus largement la force de sa doctrine que d’avoir recours aux condamnations« . Or, ce n’étaient pas seulement des paroles regrettables, manifestant de plus une pensée bien floue, c’était tout un programme qui exprimait le pacifisme qui fut celui du Concile.

Il faut, disait-on, que nous fassions la paix avec les francs-maçons, la paix avec les communistes, la paix avec les protestants. Il faut donc qu’on en finisse avec ces guerres perpétuelles, cette hostilité permanente ! — C’est du reste ce que m’avait dit Mgr Montini, alors Substitut à la Secrétairerie d’Etat, lorsque je lui demandais au cours de l’une de mes visites à Rome dans les années cinquante, la condamnation du Réarmement moral. Il me répondit : « Ah ! il ne faut pas toujours condamner, toujours condamner ! L’Église va paraître une marâtre ! » Voilà le terme qu’a employé Mgr Montini, Substitut du pape Pie XII ; je l’ai encore dans l’oreille ! donc, plus de condamnations, plus d’anathèmes ! Qu’on s’entende une bonne fois.

Le triple pacte

— « Francs-maçons, que voulez-vous ? que demandez-vous de nous ? ». Telle est la question que le cardinal Bea est allée poser aux B’nai B’rith avant le commencement du Concile, l’entrevue a été annoncée par tous les journaux de New York où elle eut lieu. Et les francs-maçons répondirent ce qu’ils voulaient : « la liberté religieuse ! » c’est-à-dire toutes les religions mises sur le même pied. Il ne faut plus que l’Eglise soit dite la seule vraie religion, la seule voie de salut, la seule admise par l’Etat. Finissons-en avec ces privilèges inadmissibles, et donc, déclarez la liberté religieuse. — Eh bien, il l’ont eue : ce fut Dignitatis humanae.

— « Protestants, que voulez-vous ? pour vous satisfaire, pour que nous puissions prier ensemble ? » Et la réponse fut celle-ci : « Changez votre culte, retirez-en ce que nous ne pouvons admettre ! » — Bien ! leur a-t-on dit, nous vous ferons même venir, lorsque nous élaborerons la réforme liturgique. Vous formulerez vos désirs et nous alignerons sur vous notre culte ! — Eh bien cela est arrivé : ce fut la constitution sur la liturgie, Sacrosanctum concilium, le premier document promulgué par Vatican II, qui donna les principes et le programme détaillé de cet alignement liturgique sur les protestants2 ; puis le Novus Ordo Missae promulgué par Paul VI en 1969.

— « Communistes, que désirez-vous ? afin que nous ayons le bonheur d’avoir quelques représentants de l’Eglise orthodoxe russe au Concile, quelques émissaires du KGB ! » -Et la condition posée par le patriarcat de Moscou fut celle-ci : « Ne condamnez pas le communisme au Concile, n’en parlez pas ! » (j’ajouterais : « Ne vous amusez surtout pas à consacrer la Russie au Cœur Immaculé de Marie ! »). Et puis, « manifestez ouverture et dialogue avec nous ». — Et l’accord3 fut conclu, la trahison consommée : « Bien ! nous ne condamnerons pas le communisme ». — Cela fut exécuté à la lettre : j’ai porté moi-même, avec Mgr de Proença Sigaud, une pétition de 450 signatures de Pères conciliaires, au Secrétaire du Concile, Mgr Felici, demandant que le Concile prononçât une condamnation de la plus épouvantable technique d’esclavage de l’histoire humaine, le communisme. Puis, comme rien ne venait, j’ai demandé où en était notre demande. On a cherché, et finalement on m’a répondu avec une désinvolture stupéfiante : « Oh, votre demande s’est égarée dans un tiroir… »4. Et l’on ne condamna pas le communisme ; ou plutôt le Concile, qui s’était donné pour charge de cerner les « signes des temps », fut condamné par Moscou à garder le silence sur le plus évident et le plus monstrueux des Signes de ce temps

Il est clair qu’il y a eu, au concile Vatican II, une entente avec les ennemis de l’Église, pour en finir avec l’hostilité existant contre eux. Mais c’est une entente avec le diable !

L’Église convertie au monde

L’esprit pacifiste du Concile me semble très bien caractérisé par le pape Paul VI lui-même dans son discours à la dernière séance publique de Vatican II, le 7 décembre 1965. L’Église et l’homme moderne, l’Église et le monde, voici les thèmes abordés par le Concile avec un regard nouveau que Paul VI définit ici à merveille :

« L’Église du Concile, il est vrai, ne s’est pas contentée de réfléchir sur sa propre nature et sur les rapports qui l’unissent à Dieu ; elle s’est aussi beaucoup occupée de l’homme, de l’homme tel qu’en réalité il se présente à notre époque : l’homme vivant, l’homme tout entier occupé de soi, l’homme qui se fait non seulement le centre de tout ce qui l’intéresse, mais qui ose se prétendre le principe et la raison dernière de toute réalité (…) ».

Suit alors toute une énumération des misères de l’homme sans Dieu et de ses fausses grandeurs, qui se termine ainsi :

« … l’homme pécheur et l’homme saint ; et ainsi de suite ».

Je me demande vraiment ce que l’homme saint vient faire à la fin de cette accumulation d’immondices ! D’autant que Paul VI récapitule ce qu’il vient de décrire, en nommant l’humanisme laïc et profane :

« L’humanisme laïc et profane enfin est apparu dans sa terrible stature et a, en un certain sens, défié le Concile. La religion du Dieu qui s’est fait homme s’est rencontrée avec la religion (car c’en est une) de l’homme qui se fait Dieu. Qu’est-il arrivé ? Un choc, une lutte, un anathème ? Cela pouvait arriver ; mais cela n’a pas eu lieu. La vieille histoire du Samaritain a été le modèle de la spiritualité du Concile. Une sympathie sans bornes l’a envahi tout entier. La découverte des besoins humains (et ils sont d’autant plus grands que le fils de la terre se fait plus grand) a absorbé l’attention de notre synode. Reconnaissez-lui au moins ce mérite, vous, humanistes modernes, et sachez reconnaître notre nouvel humanisme : nous aussi, nous plus que quiconque, nous avons le culte de l’homme« .

Voilà donc expliqué, d’une manière ingénue et lyrique, mais claire et terrible, ce que fut, non pas l’esprit, mais la spiritualité du Concile : une « sympathie sans bornes » pour l’homme laïc, pour l’homme sans Dieu ! Si encore c’eût été pour relever cet homme déchu, pour lui dévoiler ses plaies mortelles, pour les lui panser d’un remède efficace, pour le guérir et l’amener dans le sein de l’Eglise, pour le soumettre à son Dieu… Mais non ! Ce fut pour pouvoir dire au monde : tu vois, l’Eglise aussi a le culte de l’homme.

Je n’hésite pas à affirmer que le Concile a réalisé la conversion de l’Église au monde. Je vous laisse à penser quel fut l’animateur de cette spiritualité : il vous suffit de vous souvenir de celui que Notre Seigneur Jésus-Christ appelle le Prince de ce monde…. » Mgr Lefebvre Ils l’ont découronné

 

La révolution en tiare et en chapes

Le secret toujours secret

Ou les papes qui résistent à la Très Sainte Vierge

LE TROISIÈME SECRET
toujours caché par le Vatican

.

Ce n’est qu’en juin 1943, suite à une grave maladie, que sœur Lucie rédige sur papier le troisième secret. Mis sous enveloppe et cachetée, Mgr. da Silva en devint le dépositaire. Il plaça l’enveloppe dans une autre plus grande, cachetée à la cire, et écrivit dessus : « Cette enveloppe avec son contenu sera remise à Son Éminence le cardinal don Manuel, Patriarche de Lisbonne, après ma mort. Leiria, 8 décembre 1945. José, évêque de Leiria. »
Cette grande enveloppe fut ensuite placée dans un coffre de la curie car le Vatican refusa d’en devenir le dépositaire.

Le troisième secret, selon la demande de Notre-Dame, devait être lu au monde en 1960. Cette date avait été expressément fixée par la Très Sainte Vierge Elle-même car à cette date son contenu aurait été mieux compris.

Au début de l’année 1957, le Vatican demande à la curie de Leira l’envoi photocopié de tous les écrits de sœur Lucie, ainsi que l’enveloppe conservée par Mgr. da Silva. C’est donc le 16 avril de la même année que le Saint-Siège accuse réception des documents demandés : les photocopies, ainsi que l’original de la fameuse enveloppe cachetée contenant le troisième secret.

Pourquoi le Vatican qui, en 1943, avait refusé de devenir le dépositaire du troisième secret se décida tout d’un coup à vouloir ce document ?. En 1957, on pouvait penser que ce serait en vu de sa publication en 1960… mais aujourd’hui on se demande si ce n’aurait pas été plutôt pour le faire disparaître selon l’importance de son contenu. Après la publication en 2000 d’un faux secret, le Saint-Siège se refuse toujours à montrer l’enveloppe et à autoriser l’analyse des documents présentés afin d’ôter toute suspicion sur la valeur du dossier dont tous les papes, depuis 1960, refusèrent la publication. On peut penser que Jean-Paul Ier avait l’intention de le faire, mais il disparut trop tôt, dans des circonstances mystérieuses.

Jean XXIIILe 25 janvier 1959, le nouveau pape Jean XXIII annonce la convocation d’un Concile qui s’ouvrira le 11 octobre 1962 (1) Ouvre une nouvelle fenetre, et le 17 août il prend connaissance du troisième secret et dès lors on ne sait où est passée cette lettre écrite quelques années plus tôt par sœur Lucie.
Arriva l’année 1960 avec cette attente, pour les catholiques du monde entier, de connaître le message du Ciel ; mais le 8 février, l’agence de presse A.N.I. annonce le communiqué suivant qui tombe comme une bombe ! : « Cité du Vatican : Il est probable que le « secret de Fatima » ne sera jamais rendu public ». Que contient donc ce texte pour que le Vatican décide de ne « jamais » le rendre public !?!.

Face à cette stupéfiante décision, l’évêque de Leiria s’adresse courageusement à tous les évêques du monde, sans demander l’avis du pape. Il envoie donc un courrier dans lequel il demande d’organiser une nuit de prière à Fatima-ville, les 12 et 13 octobre 1960 afin d’obliger le Vatican à écouter les ordres de la Sainte Vierge (Texte intégral de cette lettre).
Le 12 octobre, 500 000 pèlerins venus du monde entier, participeront à cette nuit de prières ; mais le pape ne tiendra aucun compte et continua à mépriser la demande de Notre-Dame d’une part, et les catholiques eux-mêmes par la même occasion.
C’est dès ce moment là que, peu à peu, les modernistes purs et durs, les gens d’églises plus ou moins francs-maçons (plutôt plus que moins), entreront en masse dans les hautes sphères de la hiérarchie vaticane !.

Le 3 juin 1963, le pape Jean XXIII meurt et Paul VI lui succède. Il se fait communiquer le texte du troisième secret, mais comme son prédécesseur il n’en tint aucun compte. Lors du Concile Vatican II, les prélats refusèrent même de définir la médiation universelle de la Vierge Marie, Mère de Dieu et supprimèrent plusieurs fêtes de la Vierge dans le nouveau calendrier liturgique, réduisant le culte au strict minimum : suppression du Saint Nom de Marie, de Notre-Dame de la Merci, des Sept-Douleurs de la Bienheureuse Vierge Marie ; la Visitation a été placée le 31 mai, à la place de Marie Reine, tandis que la fête de « Marie Médiatrice de toutes grâces », célébrée autrefois ce même jour, a disparu définitivement du missel. Le nouvel Ordo ne fait qu’une simple mémoire facultative de la fête du Cœur Immaculé de Marie le samedi après le deuxième Dimanche après la Pentecôte. Cette fête est donc sans office et messe propres, et elle passe après la férie, après les fêtes ordinaires des saints et les mémoires obligatoires. Cette mémoire facultative est donc omise dès qu’il y a une autre mémoire en concurrence. Dans les textes votés lors des sessions dudit concile, n’apparaîtront jamais les mots : « Cœur Immaculé de Marie », « Sacré-Cœur », « rosaire », « chapelet », « corédemptrice » et « médiatrice ». Bref, l’esprit de satan s’infiltrait dans l’Église, lui faisant perdre le culte de Marie et de Jésus pour lui ouvrir une nouvelle ère : celle du culte de l’homme, nouveau et seul dieu dans l’esprit inavoué de ce sinistre concile !.

Basilique de FatimaPaul VI se rend à Fatima le 13 mai 1967. On aurait naïvement pensé qu’il révélerait au monde ce qui aurait dû être fait 7 ans plus tôt ; mais déception, il ne fit rien !.
Arrivée à l’aéroport portugais vers 9h30, le pape se rendit en Rolls-Royce (on ne se refuse rien…!) à la Cova da Iria. Il dit la messe moderniste qui se fait depuis Vatican II et à la fin de la célébration, la voyante lui fut présentée. Sœur Lucie lui implora à genoux, à plusieurs reprises, un entretien seule à seul, mais — selon le témoignage du Père Almeida — le pape refusa en ces termes : « Voyez, ce n’est pas le moment ; et puis si vous voulez me communiquer quelque chose, dites-le à votre évêque (de Leiria) ; c’est lui qui me le communiquera. Soyez bien obéissante à votre évêque ». On ne peut traiter une personne avec plus de mépris !… La voyante se retira donc. Très attristée, elle pleura. Elle qui connaît le troisième secret, sans doute avait-elle de bonnes raisons d’être triste !…

Pourtant, le pape Paul VI accorda une série d’audiences : à l’épiscopat portugais, au corps diplomatique, à un groupe de chrétiens non catholiques, mais non à sœur Lucie. Pourquoi ?
Lors de son voyage, il refusa de se rendre à la chapelle des Apparitions située sur l’esplanade même. Pourquoi ?
Tout n’était que discours à la gloire et au culte de l’homme ; comme dans ces paroles lors de son homélie :

« Hommes, rendez-vous dignes du don divin de la Paix ;
Hommes, soyez des hommes ;
Hommes, soyez bons, sages, ouverts à la considération du bien général du monde ;
Hommes, soyez magnanimes ;
Hommes, sachez voir votre prestige et votre intérêt, non comme étant contraires, mais comme étant solidaires avec le prestige et l’intérêt d’autrui.
Hommes, pensez aux projets de commun bien-être ;
Hommes, recommencez à vous approcher les uns des autres avec la volonté de construire un monde nouveau : le monde des hommes vrais ».

Quelques mois plus tard, sœur Lucie remit une lettre à l’évêque de Leiria qui devait se rendre à Rome pour un pèlerinage. Le 27 septembre 1967, l’évêque remettait donc ladite lettre au pape, qui n’en donna aucune suite, ni verbale, ni écrite… l’a t-il au moins lu ? On ne le sait… ! Quoi qu’il en soit, de 1967 à 1978 Notre-Dame de Fatima est complètement oubliée au Vatican !… Personne, derrière les murs de cette citée ne parlera plus de la Vierge du Portugal.

Jean Paul I er Le 26 août 1978, le cardinal Luciani devint Pape et prend le nom de Jean-Paul Ier. On sait que Mgr. Lugiani, patriarche de Venise, a vu sœur Lucie à Fatima. Selon le livre : « El diario secreto de Juan Pablo I », (éd. Planeta, 1990) (« Le journal secret de Jean-Paul I ») l’auteur, Ricardo de la Cieva y de Hoces, raconte sous forme de fiction littéraire et d’une manière romancée, les faits suivants : Dans son journal secret le pape écrivit le 21 septembre 1978, huit jours avant son martyr : « Le 11 juillet 1977, don Diego Lorenzi m’accompagnait à la concélébration dans l’église des carmélites de Coimbra. Sœur Lucie, qui vivait dans le couvent, demanda à me voir. J’acceptais avec quelques défiances. Ces choses me causent une certaine perturbation.
Lucie était une petite religieuse vive et communicative qui m’entretint deux longues heures alors que j’avais prévu quelques minutes pour la bénir et puis m’en aller. Elles me passèrent comme un souffle.
Elle ne parla pas des Apparitions, ni du fameux Secret, mais d’une préoccupation qui lui tourmentait l’âme à propos de la dégradation du clergé et de la foi des fidèles. Elle resta alors comme assoupie et quelques moments de silence passèrent. Elle me parlait avec les yeux baissés, mais soudain elle me regarda fixement pendant quelques secondes : « Quant à vous monsieur le patriarche, me dit-elle avec des paroles qui manifestement n’étaient pas les siennes, la couronne du Christ et les jours du Christ. » Elle retomba dans le silence pendant que je me taisais très ému.
Depuis lors je n’ai pas cessé de penser à cela une seule nuit. La couronne du Christ, quelque chose me le dit à l’intérieur de moi-même, est peut-être ce que j’appelle « oppression » : les jours du Christ seront mes jours, mes semaines, mes années… je ne sais pas. Aujourd’hui est le 25 ème jour de mon pontificat. Les années du Christ on été 33… Je ne sais pas
 ! »

L’hebdomadaire Gente Veneta daté du 23 juillet 1977 (voir aussi le bulletin de la CRC n° 325, septembre 1996, p.8), dans lequel fut publié l’article du Cardinal Luciani sur sa rencontre avec sœur Lucie, ne parle pas de la confidence ci-dessus. Toutefois, à en croire Ricardo de la Cieva y de Hoces, lors de cet entretien, la religieuse lui avait prédit « la Couronne du Christ », c’est-à-dire la couronne du martyr, et « les jours du Christ » qui ont été les 33 jours de son bref pontificat.
« La Couronne du Christ et les jours du Christ », cette phrase ne cessa d’envahir la pensée de Mgr. Lugiani, surtout à partir du 26 août 1978 où il fut élu Pape. Il confia alors à un théologien ami, don Germano Pattaro : « Ce que sœur Lucie m’a dit au mois de juillet 1977 m’était devenu un poids sur le cœur. Cette pensée était trop embarrassante, trop contraire à tout mon être. Ce n’était pas croyable, et pourtant la prévision de sœur Lucie s’est avérée. Je suis Pape. Si je vis, je retournerai à Fatima pour consacrer le monde et particulièrement les peuples de la Russie à la Sainte Vierge, selon les indications que Celle-ci a données à sœur Lucie ».

Son très bref pontificat de 33 jours ne lui a pas permis de dévoiler au monde [l’authentique] dernier message de Notre-Dame de Fatima, mais quelques confidences de gens très bien placés permettent de penser qu’il en avait l’intention. Voulait-il en outre chasser les prélats francs-maçons du Vatican ? Tout restaurer dans le Christ ? On ne le sait au juste, mais pour l’en empêcher, il aurait été assassiné par empoisonnement !.

Puis, le 16 octobre 1978, Jean Paul II lui succède et annonce tout de suite la couleur : il ne divulguera pas l’ultime secret, mais continuera l’ouverture prônée par le concile Vatican II.

Après l’attentat du 13 mai 1981 (64 ans, jour pour jour, après la première apparition de Notre-Dame, à Fatima), place st. Pierre à Rome, le pape se rend à Fatima les 12 et 13 mai de l’année suivante. Il rencontre sœur Lucie et lui accorde un entretien.

Jean Paul IILa voyante lui parla du troisième secret, de sa divulgation voulue par Dieu, et le questionna sur le procès de béatification de François et de Jacinthe. Sur le premier point, Jean-Paul II dit : « Il n’est ni nécessaire ni prudent de révéler maintenant le contenu du secret » ; quant à la Consécration de la Russie, en communion avec tous les évêques du monde, il ne la fera pas !. Sur le second point, il ne promit rien : « Priez, ma fille, pour que cela se réalise durant votre vie et durant la mienne », lui a t-il répondu.

Donc, de ce voyage à Fatima, comme ce fut le cas lors du pèlerinage de Paul VI quelques années auparavant, rien ne serait fait pour répondre aux demandes de la Très Sainte Vierge ; et s’il était besoin encore d’offenser d’avantage Notre Mère du ciel, il mentionna publiquement dans une prédiction, la prière de Notre-Dame en ces termes : « Ô Jésus, c’est par amour pour Vous, pour la conversion des pécheurs, et en réparation des péchés ». Jusqu’à preuve du contraire, cette prière se termine ainsi : « … commis contre le Cœur Immaculé de Marie ». Hors, il ne mentionna pas cette fin de phrase. Détail direz-vous ? La religion new look instaurée par Vatican II peut bien évidement se passer de ce détail et de beaucoup d’autres d’ailleurs… !
Au soir du 13 mai, Jean-Paul II n’avait pas accompli la demande de Notre-Dame.

Neuf ans plus tard, il se rend de nouveau à Fatima. Il y rencontra seul à seule sœur Lucie pendant 22 minutes, mais aucune information ne filtra de cet entretien. D’après les comportements de Jean-Paul II et de la voyante, avant et après l’entretien ; il semble bien que le Vatican ne dévoilera jamais le dernier message que la Sainte Vierge fit connaître à Lucie en 1917, pas plus qu’il ne consacrera la Russie au Cœur Immaculé de Marie, en communion avec tous les évêques du monde.

Pourtant, le 13 mai 2000 au Portugal, à l’occasion de la béatification de Jacinta et Francisco Marto, le pape Jean-Paul II chargea le cardinal Angelo Sodano de lire un communiqué de la plus haute importance qui, selon le Vatican, « semble concerner ce qu’on appelle ‘la troisième partie’ du secret de Fatima ». Cet acte fut officialisé le 26 juin 2000 par la publication d’un document de la Congrégation pour la doctrine de la foi, présenté par le cardinal Ratzinger au cours d’une conférence de presse. L’analyse approfondie du document prouve en fait que le Saint-Siège a délivré au monde un FAUX SECRET !.

.
Chronologie du troisieme Secret 

1941 ●  Juillet-août : En rédigeant son 3ème MÉMOIRE, sœur Lucie mentionne pour la première fois la division du Secret de Fatima en trois parties distinctes : « Le Secret comprend trois choses distinctes, écrit-elle, et j’en dévoilerai deux. »
●  7 octobre : Au chanoine Galamba qui lui demande de rédiger le Secret, sœur Lucie répond qu’elle n’en a pas encore reçu la permission du Ciel.
●  Octobre-décembre : Dans le 4ème MÉMOIRE, soeur Lucie écrit la première phrase du Secret : « Em Portugal se conservará sempre o dogma da fé », qu’elle fait suivre d’un « etc. ».
1943 ●  Juin : Une pleurésie frappe sœur Lucie et fait craindre au chanoine Galamba et à Mgr da Silva qu’elle ne disparaisse avant d’avoir révélé l’ultime Secret.
●  Été : Une entrevue mémorable à Valença do Minho : Le chanoine Galamba suggère à Mgr. da Silva de demander à sœur Lucie d’écrire dès maintenant le texte du troisième Secret, puis qu’elle le place dans une enveloppe cachetée à la cire.
●  15 septembre : À Tuy, Mgr da Silva demande à la voyante de rédiger le Secret.
●  Mi-octobre : Mgr da Silva lui donne l’ordre formel d’en écrire le texte. sœur Lucie ressentit alors, pendant presque trois mois, une mystèrieuse et terrible agonie.
1944 ●  2 janvier : À l’infirmerie de Tuy, la TSV apparaît à sœur Lucie, la réconforte et lui confirme que c’est bien la volonté de Dieu qu’elle écrive les paroles de l’ultime Secret
●  9 janvier : Elle avertit Mgr da Silva que le Secret est rédigé.
●  Printemps : Elle confie à son directeur son désir de s’entretenir avec le Pape Pie XII.
●  Mai : le père belge jésuite Edouard Dhanis, publie une thèse qui met en doute l’authenticité du secret du 13 juillet 1917.
●  17 juin : L’enveloppe contenant le Secret est remise à Mgr da Silva, qui refuse de l’ouvrir.
●  Mgr da Silva propose au Saint-Office de transmettre le Secret à Rome qui refuse.
1945 ●  8 décembre : Mgr da Silva insère l’enveloppe de sœur Lucie dans une autre enveloppe, cachetée également à la cire, précisant qu’après sa mort le Secret devra être transmis au cardinal Cerejeira, patriarche de Lisbonne.
1946 ●  Jusqu’en 1960 : De nombreux témoignages affirment que le Secret devra être lu au monde en 1960, parce que la sainte Vierge le veut ainsi.
●  Mai : Elle se rend à Fátima. Il est question qu’elle aille à Rome pour faire connaître le Secret au Saint-Père.
1952 ●  2 septembre : Le P. Schweigl l’interroge notamment sur le Secret.
1955 ●  Mai : Le cardinal Ottaviani s’entretient avec elle et l’interroge sur le Secret.
1956 ●  Fin 1956 – début 1957 : Le Saint-Office réclame une copie de tous ses écrits ainsi que le manuscrit du Secret que Mgr da Silva n’a pas voulu lire.
1957 ●  Mi-mars : Mgr Venãncio porte au nonce apostolique à Lisbonne l’enveloppe scellée contenant le Secret.
●  16 avril : L’enveloppe parvient au Vatican. Elle fut sans doute placée presque aussitôt par le Pape Pie XII dans son bureau personnel, dans un petit coffre portant la mention « Secretum Sancti Officii ».
●  14 mai : Mère Pascalina confie à Robert Serrou que le Secret se trouve dans l’appartement du Saint-Père, dans le coffret des « secrets du Saint-Office ».
●  4 décembre : Mort de Mgr da Silva.
●  26 décembre : Elle dit au Père Fuentes au sujet du Secret : « Seuls le Saint-Père et Mgr l’évêque de Fátima pourraient le savoir, mais ils ne l’ont pas voulu ».
1958 ●  9 octobre : Pie XII meurt sans avoir lu le Secret.
●  Le Père Fuentes publie son entrevue avec Lucie. On la lit partout sans que son authenticité soit mise en doute.
1959 ●  2 juillet : Un rapport anonyme émanant de la chancellerie épis-copale de Coïmbre dénonce l’entrevue Lucie / Fuentes comme étant entachée de fraude. À ce jour, aucun officiel n’a pris ce rapport à son compte.
●  25 janvier : Jean XXIII annonce la convocation du IIème Concile du Vatican.
●  17 août : Jean XXIII, à Castelgandolfo, reçoit l’enveloppe du 3e Secret et le lit dans les jours suivants. Il prend la décision de ne pas publier le texte, alors que la Vierge Marie voulait cette publication en 1960 ; mais rien n’est encore annoncé.
●  Le monde catholique reste donc dans l’attente unanime et anxieuse de la divulgation du Secret.
1960 ●  Février (?) : Jean XXIII fait lire le Secret au cardinal Ottaviani.
●  8 février : En dépit du désir exprès de la Très Sainte Vierge, des promesses répétées de l’évêque de Fátima et du Patriarche de Lisbonne, un simple communiqué de l’agence de presse portugaise A.N.I. annonce : Le Vatican fait savoir que le Secret ne sera pas divulgué.
●  24 février : Jean XXIII jete publiquement la plus infamante suspicion sur la crédibilité du témoignage de sœur Lucie et sur l’ensemble du Message de Fatima. Selon Mgr. Capovilla, Jean XXIII aurait demandé conseil à plusieurs prélats de la Curie, mais le cardinal Cerejeira déclare : « J’affirme catégoriquement que je n’ai pas été consulté. »
●  17 mai : Mgr Venãncio adresse une lettre aux évêques du monde entier.
●  Mai-juin : Jean XXIII reçoit Mgr Venãncio.
●  18 juin : Un article mensonger du P. Caprile, sj, dans Civilta cattolica.
●  Septembre : On espère à Fátima un geste de Jean XXIII à l’occasion du 13 octobre.
●  13 octobre : Journée mondiale de prière et de pénitence, à l’initiative de Mgr. Venancio. Le Vatican fit la sourde oreille. Rien ne fut fait.
●  Sœur Lucie est officiellement bâillonnée en ce qui a trait au Secret.
1961 ●  Le Père Fuentes, sur la foi du rapport anonyme de Coïmbre, est démis de ses fonctions de postulateur de la Cause de béatification de François et de Jacinthe.
1963 ●  3 juin : Jean XXIII meurt sans avoir fait de déclaration publique au sujet du Secret.
●  Été : Paul VI, peu après son élection [21 juin], réclame le texte du Secret.
●  15 octobre : La revue allemande Neues Europa publie une fausse version du Secret.
1965 ●  Le Père Alonso est nommé archiviste de Fátima et se dit d’accord avec le rapport anonyme de Coïmbre concernant le Père Fuentes.
●  13 mai : Le cardinal Cento, légat de Paul VI, présente la Rose d’Or à NDF lui confiant l’Église entière. Dans son homélie, il résume en deux mots le message de Fátima : Prière et pénitence !.
1966 ●  15 novembre : Le nouveau Droit canonique permet à quiconque dans l’Église de parler ouvertement des apparitions sans qu’il soit nécessaire d’obtenir un imprimatur, mais sœur Lucie pour en parler doit avoir la permission directe du Vatican.
1967 ●  11 février : Déclaration du cardinal Ottaviani concernant le Secret.
●  13 mai : D’après un expert de Fátima, elle aurait insisté en vain auprès de Paul VI pour qu’il divulgue le Secret.
1975 ●  Après dix années d’étude des documents, le P. Alonso reconnaît que l’entrevue du P. Fuentes, en 1957, rapportait bien les vues de sœur Lucie.
1977 ●  7 juillet : Le cardinal Ottaviani répond à trois questions à propos du Secret.
1980 ●  Novembre : Problématiques déclarations de Jean-Paul II à Fulda (Allemagne).
1981 ●  13 septembre : L’évêque de Fátima se refuse à dire quoique ce soit du contenu du Secret ; il dément les faux secrets s’inspirant du texte de Neues Europa, et précise qu’il avait consulté sœur Lucie à ce sujet.
●  12 décembre : Le P. Alonso meurt, laissant 14 volumes inédits de documentation sur Fátima. Ses articles et opuscules expriment sa pensée, surtout concernant le 3ème Secret : il s’agirait de la crise de la foi et de la responsabilité de la Hiérarchie à cet égard.
1982 ●  Jean-Paul II, avant son pèlerinage du 13 mai à Fátima, consulte un prêtre portugais de la Curie et se fait traduire le Secret selon les nuances de la langue.
●  Mai : Sœur Lucie aurait dit au cardinal Oddi que de son entretien avec le Pape avait résulté la décision de Jean-Paul II de ne pas révéler le Secret, de peur qu’il soit mal interprété. ND voulait pourtant qu’il fut divulgué en 1960.
1984 ●  10 septembre : L’évêque de Fátima déclare à Vienne que le contenu du 3ème Secret ne concerne que notre foi, la perte de la foi.
●  Octobre 1984 – juin 1985 : Variations du card. Ratzinger au sujet du Secret.
1985 ●  Février : Le P. Messias Dias Coelho relaie la déclaration de l’évêque de Fátima à propos du Secret.
1986 ●  20 janvier : Mgr do Amaral, contraint (?), rétracte ses propos sur le contenu du Secret. Ceux qui savent la vérité ne doivent donc pas la faire connaître ou la laisser deviner…
●  Juin : Frère Paul Leonard signe l’article : The Plot to Silence Our Lady, in : The Fatima Crusader.
●  14-19 septembre : Laurentin fait allusion au symposium de Fátima à l’œuvre monumentale du frère Michel mais pour stigmatiser la secte fatimiste.
●  Le témoignage du cardinal Oddi sur le Secret et Jean XXIII confirme le fait que Jean XXIII a lu ce document en 1960 et qu’il le scella, parce qu’il n’aimait pas les « prophètes de malheurs ».
●  Laurentin édulcore la thèse du P. Alonso, publiée dès 1976, et de nouveau en 1981. L’annonce des déficiences de la hiérarchie et des papes eux-mêmes explique tout.
1987 ●  Avril : Fr. Leonard précise son précédent article par : The [USA] Blue Army Leadership Has Followed a Deliberate Policy of Falsifying the Fátima Message où il évente le faux du magazine Soul (1982) et la désinformation subséquente concernant la consécration que ND a demandée.
●  Le Messagem de Fátima rapporte plus vraisemblablement que, d’après le cardinal [Oddi], Jean-Paul II avait passé pratiquement les vingt minutes de l’entretien du 13 mai 1982 à tenter de convaincre Lucie qu’il n’était pas nécessaire, ni prudent de divulguer maintenant le contenu du Secret, vu que le monde ne le comprendrait pas.
1988 ●  Le cardinal Édouard Gagnon gronde Frère Nicholas Gruner pour avoir publié le rapport de l’Abbé Pierre Caillon. Le cardinal admet avoir parlé à l’Abbé Caillon, et dit que ce rapport n’était pas pour publication.
1989 ●  Février : Mgr Luciano Guerra écrit dans Voz da Fátima que tout est lié au secret de Fátima, dont l’étendue nous semble atteindre les dimensions de la planète.
●  Le Secret, selon le P. Freire, ne concernerait que le Portugal. Cette réaction ne viserait pas tant à contrer des esprits déséquilibrés [de la secte fatimiste !] qu’à faire barrage à la thèse du P. Alonso, gênante pour Rome.
●  Le cardinal Seper pousse le P. A.M. Martins, sj, à se rallier finalement à la thèse Freire.
●  Novembre : Fr. Gruner lance une campagne mondiale demandant la libération de sœur Lucie, et encourageant le Saint-Père à divulguer le Secret.
●  Le cardinal Oddi : La consécration de la Russie n’a pas encore été effectuée ; il ne sera possible d’exécuter la demande de Notre-Dame qu’après la révélation du Secret.
1990 ●  Août-septembre : René Laurentin annule pratiquement la thèse du Père Alonso, reprise par le frère Michel, en soutenant que le Secret ne vise qu’une époque révolue : 1960 à 1980. Il pousse l’audace jusqu’à publier dans Chrétiens-Magazine un article intitulé : « Le troisième secret de Fatima est enfin révélé », dans le but d’enterrer définitivement ce Secret.
2000 ●  13 mai : Jean-Paul II charge le cardinal Sodano de faire une annonce sur la troisième partie du Secret et charge la Congrégation pour la doctrine de la foi de rendre public le texte officiel.
●  15 juin : Report au 26 juin de la conférence de presse sur le troisième Secret.
●  19 juin : Pour enlever toute crédibilité au « vrai » troisième Secret, le cardinal Ratzinger n’hésite pas à traiter sœur Lucie d’affabulatrice dans un interview au quotidien « La Repubblica »
●  26 juin : Présentation à la presse du « Message de Fatima » dont l’authenticité semble pour le moins très douteux. Beaucoup parlent déjà d’un « vrai-faux » secret !

 

Document officiel
de la Congrégation
Analyse approfondie
du document officiel

CONTENU PROBABLE DE
L’AUTHENTIQUE TROISIÈME SECRET
 

Le secret toujours secret

Ma fille, pourquoi me persécutes-tu ?

Saint Pie X prononcés lors de l’imposition de la barrette aux cardinaux de Cabrières, Dillot, Dubillard et Amette, le 29 novembre 1911 :

«Le peuple qui a fait alliance avec Dieu aux fonts baptismaux de Reims se repentira et retournera à sa première vocation. Les mérites de tant de ses fils qui prêchent la vérité de l’Évangile dans le monde presque entier et dont beaucoup l’ont scellée de leur sang, les prières de tant de saints qui désirent ardemment avoir pour compagnons dans la gloire céleste les frères bien aimés de leur patrie, la piété généreuse de tant de ses fils qui, sans s’arrêter à aucun sacrifice pourvoient à la dignité du clergé et à la splendeur du culte catholique, et, par-dessus tout, les gémissements de tant de petits enfants qui, devant les tabernacles, répandent leur âme, dans les expressions que Dieu même met sur leurs lèvres, appelleront certainement sur cette nation les miséricordes divines. Les fautes ne resteront pas impunies, mais elle ne périra jamais la fille de tant de mérites, de tant de soupirs et de tant de larmes » […] 

« Un jour viendra, et nous espérons qu’il n’est pas très éloigné, où la France, comme Saül sur le chemin de Damas, sera enveloppée d’une lumière céleste et entendra une voix qui lui répètera : « Ma fille, pourquoi me persécutes-tu ? » Et sur la réponse : « Qui es-tu Seigneur ? », la voix répliquera : « Je suis Jésus que tu persécutes. Il t’est dur de regimber contre l’aiguillon, parce que dans ton obstination, tu te ruines toi-même. » Et elle, tremblante et étonnée, dira : « Seigneur, que voulez-vous que je fasse ? » Et lui : « Lève-toi, lave tes souillures qui t’ont défigurée, réveille dans ton sein tes sentiments assoupis et le pacte de notre alliance, et va, fille aînée de l’Église, nation prédestinée, vase d’élection, va porter, comme par le passé, mon nom devant tous les peuples et tous les rois de la terre. » 

Ma fille, pourquoi me persécutes-tu ?

Luther patron de l’unité des chrétiens

lutherbergoglioLa semaine de prière pour l’unité des chrétiens a été célébrée sous le patronage de Martin Luther. Une célébration avait été préparée par le Conseil pontifical pour l’Unité des chrétiens conjointement avec la Commission Foi et Constitution du Conseil œcuménique des Églises et plus précisément avec le Conseil des Églises en Allemagne (ACK). Elle avait pour slogan les mots du Pape François : “Luther est un témoin de l’Évangile”.
Si parler d’“Église catholique” ne pose pas de problème, parler d’“église” pour qualifier les groupes et mouvements issus de la Réforme est une erreur, comme l’a enseigné le Cardinal Ratzinger lorsqu’il était Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi : « Il existe une unique Église du Christ, qui subsiste dans l’Église catholique, gouvernée par le successeur de Pierre et les Évêques en communion avec lui. Les églises qui, quoique sans communion parfaite avec l’Église catholique, lui restent cependant unies par des liens très étroits comme la succession apostolique et l’Eucharistie valide, sont de véritables églises particulières. (…) En revanche, les Communautés ecclésiales qui n’ont pas conservé l’épiscopat valide et la substance authentique et intégrale du mystère eucharistique, ne sont pas des églises au sens propre (…). Aussi n’est-il pas permis aux fidèles d’imaginer que l’Église du Christ soit simplement un ensemble – divisé certes, mais conservant encore quelque unité – d’églises et de Communautés ecclésiales ; et ils n’ont pas le droit de tenir que cette Église du Christ ne subsiste plus nulle part aujourd’hui de sorte qu’il faille la tenir seulement pour une fin à rechercher par toutes les églises en commun. » (Cf. Déclaration “Dominus Jesus”.)

La célébration imaginée pour marquer la semaine de l’unité des chrétiens catholiques et réformés a commencé par une demande de pardon “pour les péchés de division” commis “après la réforme”. Pas une seule mention de celui ou de ceux qui furent responsables de la division... Puis est venu le clou de la cérémonie : la construction d’un mur en boîtes à chaussures portant chacune le nom d’un de ces péchés : manque d’amour, discrimination, intolérance, division, abus de pouvoir, orgueil… Une fois le catalogue des “péchés” refermé, les participants ont été invités à démanteler du mur et à récupérer les boîtes pour les disposer de façon à former une croix.

S’il y a bien une chose qui pourrait susciter un désir d’unité entre chrétiens, c’est le refus commun de jouer bêtement avec des boîtes à chaussures. Source ProLiturgia Mercredi, 25 janvier 2017.

Note de la rédaction : Le cardinal Ratzinger reprend la définition fautive conciliaire de l’Église du Christ « subsistant » dans l’Église catholique.

Luther patron de l’unité des chrétiens