La dictature made in USA

NOUVELLES DES ILLUMINATIS

« La prétendante à la candidature démocrate aux prochaines élections américaines en 2016, Hillary Clinton, n’a pas craint de s’en prendre directement à la foi – et notamment à celle des catholiques américains – en affirmant lors d’une conférence à New York qu’il « faut changer » les « croyances religieuses » qui condamnent les « droits reproductifs », des mots qui renvoient dans le vocabulaire de leurs promoteurs à l’avortement et à la contraception. Il s’agit bien de redéfinir les dogmes traditionnels.

Hillary Clinton s’exprimait lors du sommet de l’ONG féministe Women in the World, jeudi dernier. « Oui, nous avons divisé le taux de mortalité maternelle par deux, mais bien trop de femmes se voient refuser l’accès – essentiel – à la santé reproductive », a-t-elle déclaré. Il y a un an, le président de la National Organization for Women américaine, Terry O’Neill, publiait une tribune dans le même sens, qualifiant l’avortement de « mesure essentielle pour prévenir le crève-cœur de la mortalité infantile » (sic).

C’est par la contrainte que Hillary Clinton veut voir les gouvernements agir en vue de redéfinir les dogmes religieux traditionnels, sous couvert de promouvoir une politique féministe : « C’est le grand chantier inachevé du XXIe siècle », dit-elle. Venant de la part d’une candidate à la présidence des États-Unis, ce n’est pas une déclaration à prendre à la légère.

« Les droits doivent exister dans la pratique, et pas seulement sur le papier. Les lois doivent être soutenues par des ressources et par une volonté politique. Il faut changer les codes culturels profondément enracinés, les croyances religieuses et les préjugés structurels », a-t-elle déclaré, sous les applaudissements enthousiastes.

Pour mieux marquer sa détermination, Hillary Clinton a dénoncé l’objection de conscience à l’égard de l’Obamacare qui rembourse la contraception, du financement du Planning familial et des politiques faites au nom des homosexuels et des « transgenres » : ce sont des obstacles que le gouvernement doit faire tomber, selon la candidate à la présidence. Elle a notamment dénoncé le jugement de la Cour suprême obtenu par la société Hobby Lobby lui permettant de ne pas financer la contraception pour ses employées : c’est aux femmes de choisir si elles veulent utiliser des pilules abortives et contraceptives, si elles veulent se faire stériliser, et les employeurs ne doivent pas obtenir le droit de ne pas financer ces choix, a-t-elle précisé. […] »http://reinformation.tv/hillary-clinton-changer-dogmes-religieux-traditionnels-avortement-droits-reproductifs/

 

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La dictature made in USA

MGR LEFEBVRE UNE « OPÉRATION SURVIE » PLUS PASTORALE QUE DOCTRINALE

Il n’y a nulle impiété, tout en ayant une immense gratitude envers un vaillant combattant, à relever certaines incohérences qui sont responsables du naufrage actuel. Les successeurs n’ayant ni le charisme, ni la formation, ni même chercher à étayer sérieusement leur position, ce qui, pour la mission confiée de continuer l’Église, est difficilement compréhensible.

« Il ne faut pas avoir peur d’affirmer que les autorités romaines actuelles depuis Jean XXIII et Paul VI se sont faites collaboratrices actives de la Franc-Maçonnerie juive internationale et du socialisme mondial. [Mais toujours papes ???]» (Itinéraire Spirituel p 10)

« Rome a perdu la Foi, mes chers amis. Rome est dans l’apostasie. Ce ne sont pas des paroles, ce ne sont pas des mots en l’air que je vous dis. C’est la vérité. Rome est dans l’apostasie. On ne peut plus avoir confiance dans ce monde-là, il a quitté l’Église. Ils ont quitté l’Église.[Mais demeure pape ?] Ils quittent l’Église. C’est sûr, sûr, sûr. » (Conférence de retraite aux prêtres, Écône, 4 septembre 1987)

« Maintenant, c’est fini ! Ils ne sont plus de notre religion. C’est terminé, ils ne sont plus catholiques[Mais toujours pape ?] » (Conférence, Ecône, 28 octobre 1985)

 

MGR LEFEBVRE N’ÉTAIT PAS PROPHÈTE

« ..Je vous confèrerai cette grâce, confiant que, sans tarder,[27 années plus tard cela ne c’est pas arrangé, François continue à démolir] le Siège de Pierre sera occupé par un successeur de Pierre parfaitement catholique [Il y a donc un pape imparfaitement catholique ?] en les mains duquel vous pourrez déposer la grâce de votre épiscopat pour qu’il la confirme. » (Lettre aux futurs Évêques, 29 août 1987)

MGR LEFEBVRE UNE « OPÉRATION SURVIE » PLUS PASTORALE QUE DOCTRINALE

Des instruments inadéquats

Un Concile d’Église peut délier le Pape, Mais le Christ le dépose, au salut de l’Église.

Les prêtres dominicains d’Avrillé en France nous ont rendu à tous un grand service en republiant les considérations sur le Siège vacant de Rome qu’a rédigées il y a quelque 400 ans [Comment aurait-il pu imaginer, un seul instant, un concile comme Vatican II ? Il ne connaissait, ni la franc-maçonnerie, ni le libéralisme, ni le modernisme….] un célèbre théologien thomiste d’Espagne, Jean de St Thomas (1589–1644). Étant un successeur fidèle de St Thomas d’Aquin, il a profité de cette sagesse plus haute du Moyen Age, où les théologiens savaient encore jauger l’homme selon Dieu au lieu de jauger Dieu selon l’homme, renversement qui a pu commencer comme une nécessité (les hommes étant devenus allergiques à la pénicilline médiévale, ils ont dû recourir à une médecine moins efficace), mais qui a abouti à Vatican II. Voici les idées principales de Jean de St Thomas, en forme excessivement résumée, sur la déposition d’un Pape :—

I Un Pape peut-il être déposé ?

Réponse, oui, parce que les Catholiques sont obligés de se séparer d’un hérétique, après qu’il ait été averti (Tt, III, 10). De plus, un Pape hérétique met l’Église tout entière dans un état de légitime auto-défense. Mais le Pape doit être averti, aussi officiellement que possible [Là, est le grand tord de Mgr Lefebvre et de ses fils, et de tous ceux qui prétendent conserver la foi intacte, ce manque de dénonciation officiel, seul l’abbé de Nantes avait en son temps essayé mais en demandant à l’intéressé lui-même de se condamner, ce qui est pour le moins curieux, voir absurde], au cas où il se rétracterait, et son hérésie doit être non seulement publique mais aussi déclarée aussi officiellement que possible, pour empêcher la confusion universelle des Catholiques, normalement unis par l’obéissance.

II Par qui doit-il être officiellement déclaré hérétique ?

Réponse, pas par les Cardinaux qui peuvent bien élire un Pape, mais pas en déposer un, parce que c’est l’Église Universelle qui est menacée par un Pape hérétique, et alors seule l’autorité de l’Église la plus universelle possible peut le déposer, à savoir un Concile de l’Église composée d’un quorum de tous les Cardinaux et évêques de l’Église. Ceux-ci ne seraient pas convoqués par voie d’autorité, ce que seul le Pape peut faire, mais entre eux.

III Par quelle autorité un Concile de l’Église déposerait-il le Pape ?

(Voici la difficulté principale, parce que le Christ donne au Pape un pouvoir suprême sur l’Église tout entière, sans exception, comme Vatican I l’a défini en 1870. Déjà Jean de St Thomas donnait des arguments d’autorité, de raison et de Droit Canon pour prouver ce pouvoir suprême du Pape. Alors comment un Concile, étant en-dessous du Pape, peut-il le déposer ? Jean de St Thomas adopte la solution présentée par un autre célèbre théologien dominicain, Thomas Cajetan (1469- 1534) : la déposition du Pape par l’Église ne tomberait pas sur le Pape en tant que Pape, mais sur le lien entre le Pape en tant qu’homme et sa papauté. [Mais le pape participant de façon pertinax à des faux cultes, abandonne officiellement la religion catholique, en ce cas il peut tout à fait être jugé. L’adoption par les derniers papes du principe du faux œcuménisme maçonnique, la promotion de cette nouvelle religion, qui ne distingue plus vraiment entre les religions est une apostasie officielle],On dirait, une distinction sans une différence ? Non, c’est une solution parfaitement logique.)

D’une part, même un Concile de l’Église n’a aucune autorité sur le Pape. D’autre part l’Église est obligée de fuir les hérétiques et de protéger les brebis [Nego, cela c’est justement le rôle propre du Pape, des pasteurs ; et ceux qui ne dénoncent pas se font eux-mêmes complices pour la plus grande perdition des brebis]. Donc tout comme dans un Conclave les Cardinaux sont les ministres du Christ pour lier cet homme-ci à la papauté mais seul le Christ lui donne son autorité papale, de même le Concile de l’Église serait par sa déclaration solennelle le ministre du Christ pour délier cet hérétique de sa papauté mais seul le Christ, par son autorité divine sur le Pape [Mais comment peut-il être pape sans la foi ?], le déposerait autoritativement. Autrement dit, le Concile déposerait le Pape pas d’en haut, autoritativement, mais d’en bas, ministériellement. Jean de St Thomas confirme cette conclusion par le Droit Canon de l’Église, laquelle affirme en plusieurs endroits que seul Dieu peut déposer le Pape, mais l’Église peut bien statuer sur son hérésie.

Hélas, comme le signalent les Dominicains d’Avrillé, la presque totalité des Cardinaux et évêques de l’Église d’aujourd’hui sont à tel point infectés par le modernisme [Et ils sont toujours d’Église ??] qu’il n’y a aucun espoir humain d’un Concile qui verrait assez clair pour condamner le modernisme des Papes Conciliaires. Nous ne pouvons que prier et attendre la solution de Dieu, qui arrivera au moment choisi par Dieu [Cela, c’est une fausse conception de la Providence, Dieu se sert des causes secondes, non qu’Il en ait besoin, mais pour leur permettre de mériter, il est évident que quoi qu’il arrive cela se fera selon son dessein]. A suivre : la simple hérésie du Pape, ne suffit-elle pas pour le déposer automatiquement ? Kyrie eleison. Mgr Williamson – Initiative St Marcel – 18 avril 2015

Des instruments inadéquats

UN SIGNE DES TEMPS QUI NE TROMPE PAS

La reconnaissance de la FSSPX comme association de droit diocèsain, en Argentine, par le cardinal Poli, successeur du cardinal Bergoglio selon le code de droit canon de 1983, et entériné par le gouvernement :

EL SECRETARIO DE CULTO RESUELVE:

ARTÍCULO 1° — Reconócese como persona jurídica a la “FRATERNIDAD DE LOS APÓSTOLES DE JESÚS Y MARÍA” (FRATERNIDAD SACERDOTAL SAN PÍO X), Asociación de Derecho Diocesano, con sede legal y domicilio especial en la calle Venezuela N° 1318, CIUDAD AUTÓNOMA DE BUENOS AIRES, la que queda inscripta bajo el número TRESCIENTOS OCHENTA Y UNO (381) del Registro de Institutos de Vida Consagrada.

Nous montre que la FSSPX en Argentine est passée sous le contrôle du cardinal Poli, et certainement pas contre l’avis de François. Nous sommes donc, face à un ralliement en bonne et due forme, à l’église conciliaire libérale et œcuménique, prémices logiques du ralliement complet à la Rome occupée dans quelques temps.

Pour mémoire :

« Pas de ralliement, pas de ralliement aux libéraux; pas de ralliement aux ecclésiastiques qui commandent dans l’Église maintenant et qui sont libéraux, il ne peut y avoir de ralliement. QU’ILS NOUS RENDENT TOUT. Qu’ils quittent leur libéralisme [leur œcuménisme, leur philotalmudisme…], qu’ils reviennent à la vraie vérité de l’Église, à la foi de l’Église, aux principes fondamentaux de l’Église, de cette dépendance totale des sociétés, des familles et des individus de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Tant qu’on a affaire à des gens qui ont fait ce pacte avec le diable, avec les idées libérales, nous ne pouvons avoir aucune confiance. » Mgr Lefebvre Cor unum février 1984

UN SIGNE DES TEMPS QUI NE TROMPE PAS

L’ART DE LA RÉVOLUTION MADE IN USA

Nouvelles révolutions de couleur : vers plus de violence ?

Alors que les États-Unis, et l’OTAN à leur suite, créent une sorte de point de fixation intellectuel avec le concept de guerre hybride, Alexandre Latsa rappelle opportunément leur stratégie tout aussi hybride de « révolution de couleur« . N’hésitez pas à activer les liens, qui mènent vers des articles tout aussi intéressants. Au sujet des manipulations US lors des épisodes dits « printemps arabe« , on peut se référer à l’excellent « arabesque américaine » de l’universitaire canadien Ahmed Bensaada.

« Au cours de la décennie qui a suivi l’effondrement de l’Union soviétique, les stratèges américains ont élaboré des méthodes de renversement d’un pouvoir politique ne nécessitant pas d’intervention militaire et limitant au maximum le nombre de victimes collatérales.

Longtemps restées secrètes et cachées au grand public, c’est après les opérations de manipulation réussies en Serbie que des blogueurs et analystes ont commencé à dévoiler les rouages de ces phénomènes pour le moins surprenant qui ne ciblaient qu’un type similaire d’États. Les révolutions de couleur sont basées sur des stratagèmes extrêmement subtils, modernes et subversifs, fondés sur la non-violence et conçus par un politologue américain du nom de Gene Sharp.

Au cours des 20 dernières années, ces méthodes de résistance non violentes ont été structurées puis appliquées via des ONG soit disant neutres et axées sur la société civile, qui étaient en réalité financées plus ou moins directement par diverses ONG ou Fonds en lien direct avec le département d’État américain. La CIA va même dispenser des formations aux leaders de ces « pôles de résistance », manifestant l’implication directe du département d’État dans ces mouvements soi-disant spontanés. Ceux qui auraient des doutes sur la véracité d’un tel fait peuvent se référer à l’interview donnée par un des principaux activistes non-violents en Serbie, membre d’Otpor, à la revue Politique internationale.

Non-violence 2.0

Ces techniques pratiques visant à réaliser des révolutions non violentes vont être adaptées au monde moderne et fusionnées avec les nouvelles technologies, trouvant dans les réseaux sociaux un formidable vecteur de propagation. Dans la foulée, les initiateurs et militants d’Otpor et du coup d’État en Serbie ont créé à Belgrade le centre CANVAS, qui promeut les stratégies des révolutions non violentes partout dans le monde et se targue d’être « intervenu » dans plus d’une quarantaine de pays. La liste des partenaires et sponsors annoncés sur le site témoigne de la mainmise du département d’État sur cette « usine à révolutions », implication du reste confirmée par Wikileaks.

Le virus des révolutions de couleur s’est propagé au cours de la première décennie du siècle au monde eurasiatique, et au cours de la seconde au sein du monde musulman, 24 révolutions de couleurs ayant eu lieu ces 25 dernières années. CANVAS est en effet intervenu dès le début du printemps arabe en Égypte mais aussi dans la grande majorité des pays arabes concernés par le soi-disant « printemps révolutionnaire ».

Guerre de l’information et échec des processus « colorés »

La réalité va cependant rapidement reprendre ses droits, et les régimes issus des quelques révolutions de couleur s’effondrer aussi rapidement qu’ils avaient éclos. En Serbie, ce sont les ex-partenaires de Milosevic qui sont au pouvoir, l’opposition a repris le pouvoir en Géorgie et en Ukraine, les dernières élections présidentielles et législatives organisées dans un cadre légal (impliquant tous les partis, et pas en temps de guerre) ont vu la victoire systématique de Viktor Ianoukovitch et du Parti des régions.

Ce point est fondamental : il implique que si le mode opératoire (la révolution en elle-même) est rôdé, la gouvernance n’est pas au point, mettant les nouvelles élites « colorées » face au risque du suffrage universel qu’il n’est pas (encore ?) possible de supprimer.

Le point crucial de la guerre de l’information prend à cet instant présent toute son importance, puisque la révolution s’est systématiquement accompagnée d’une campagne de désinformation massive axée sur l’émotionnel visant à intensifier la manipulation des masses, transformées en agents inconscients, tandis que la minorité active (les agents conscients) peut continuer son travail avec une majorité acquise à sa cause.

Dans l’ex-espace soviétique, la manipulation des foules a cessé dès qu’elle n’est plus parvenue à masquer les réalités économiques et politiques, et la mauvaise gestion des nouvelles élites « colorées ». Dans le même temps, en Russie, la communication anti-orange, connaissait de lourds succès.

La violence, nouveau mode opératoire ?

À la lumière de ces considérations, le scénario ukrainien est extrêmement intéressant. Le Maïdan n’est pas une révolution de couleur de plus, mais un nouveau modèle de révolution de couleur qui a cessé d’être non-violent. L’échec du projet de couleur de 2004 a donné naissance au projet 2015 qui inclut désormais la violence dans son mode opératoire (coup d’État de Pravy Sektor, assassinat de représentants des forces de l’ordre, snipers qui tirent sur la foule…). Autre macabre innovation: l’élimination totale de l’élite politique à renverser, pour éviter que celle-ci ne puisse revenir au pouvoir par volonté populaire via des élections libres.

Alors que la bataille de la communication semble en passe d’être perdue par la puissance instigatrice de des coups d’États déguisés, il est plausible que l’humanité connaisse un nouveau cycle de révolutions de couleurs.

Après la révolution de couleur 1.0 (non violente), la révolution de couleur 2.0 (non-violente et via l’aide d’internet), nous assistons actuellement à l’éclosion de la version 3.0: des révolutions de couleurs ultra-violentes, réalisées à l’aide des nouvelles technologies.

Tome 4, chapitre 8, page 161 à 168.

 

 

 

L’ART DE LA RÉVOLUTION MADE IN USA

7MILLIONS DE MUSULMANS EN FRANCE 2200 MOSQUÉES ET ……

En s’appuyant sur de larges extraits du sermon de Mgr Marcel Lefebvre lors de la cérémonie du 30 juin 1988, l’abbé Jean-Michel Gleize, professeur d’ecclésiologie au séminaire d’Ecône, rappelle pourquoi et comment le fondateur de la Fraternité Saint-Pie X a posé cet acte important.

Dans une lettre datée du 8 juillet 1987, Mgr Lefebvre écrivait au cardinal Ratzinger : « Une volonté permanente d’anéantissement de la Tradition est une volonté suicidaire qui autorise, par le fait même, les vrais et fidèles catholiques à prendre toutes les initiatives nécessaires à la survie et au salut des âmes » [1]. Et le jour des sacres, 30 juin 1988, Monseigneur revenait sur ce constat, pour conclure à la légitimité des consécrations épiscopales : « Il est nécessaire que vous le compreniez bien, que nous ne voulons pour rien au monde que cette cérémonie soit un schisme. […] Bien au contraire, c’est pour manifester notre attachement à Rome que nous faisons cette cérémonie. C’est pour manifester notre attachement à l’Église de toujours, au pape et à tous ceux qui ont précédé ces papes qui, malheureusement, depuis le concile Vatican II ont cru devoir adhérer à des erreurs, des erreurs graves qui sont en train de démolir l’Église et de détruire le sacerdoce catholique. […] Nous nous trouvons dans un cas de nécessité. » [2]. [Si ces « papes » ont adhéré à des erreurs graves qui détruisent l’Église et le sacerdoce, c’est qu’ils sont hérétiques, qu’ils ont perdu la foi et ne remplissent pas la mission à eux confiée par Notre Seigneur Jésus-Christ et donc qu’ils cessent évidemment d’être papes]

Distinction est ici faite entre le principe même de l’autorité dans l’Église [Qui adhère à des erreurs graves] et son exercice dans des circonstances particulières [la démolition de l’Église et du sacerdoce catholique par la volonté permanente d’anéantissement de la Tradition]. Par définition, le pape a pour mission de donner aux âmes les moyens de se sauver, c’est-à-dire des évêques et des prêtres qui prêchent la vraie foi catholique et administrent les vrais sacrements selon le rite de l’Église. Mais par malheur [et par volonté, par modernisme, par libéralisme, par œcuménisme maçonnique], depuis le concile Vatican II, les papes qui ont succédé à Pie XII rendent sinon impossible du moins difficile le recours normal à ces moyens ordinaires du salut [ERGO ?]. Et l’on peut légitimement craindre [sauf pour Mgr Williamson et Mgr Faure ? ] que, faute de réagir, les fidèles de l’Église catholique ne puissent plus bénéficier de la prédication de la vraie doctrine ni recevoir la grâce des vrais sacrements. Il y a donc état de nécessité, qui non seulement rend légitime mais réclame [exige] la consécration épiscopale du 30 juin 1988, comme le moyen nécessaire au salut des âmes.[Et en 2015, tout va bien ? Trois évêques valides pour le monde entier cela suffit ?] Mgr Lefebvre l’explique fort bien : « Il me semble entendre, mes bien chers frères, il me semble entendre la voix de tous ces papes depuis Grégoire XVI, Pie IX, Léon XIII, saint Pie X, Benoît XV, Pie XI, Pie XII, [il me semble que cela peut être un peu subjectif ? Et après Pie XII la voix des papes n’est plus entendue ? Les voix se taisent ?] nous dire : Mais de grâce, de grâce, qu’allez-vous faire de nos enseignements, de notre prédication, de la foi catholique, allez-vous l’abandonner, allez-vous la laisser disparaître de cette terre ? De grâce continuez à garder ce trésor que nous vous avons donné. N’abandonnez pas les fidèles, n’abandonnez pas l’Église, continuez l’Église. […][Il me semble que cela est la mission du Pape ?] Si vous ne faites pas quelque chose pour continuer cette tradition de l’Église que nous avons donnée, tout disparaîtra, l’Église disparaîtra [Il me semble que Notre Seigneur a dit que les portes de l’Enfer ne prévaudront pas ? Qu’Il serait avec nous jusqu’à la fin des siècles ? Il me semble alors qu’il fallait dénoncer ces intrus et ces démolisseurs pour ce qu’ils étaient et leur dénier l’autorité qu’ils avaient perdue et utilisaient pour la démolition]; les âmes seront toutes perdues » [3].

En effet, dans l’Église, toute la loi ecclésiastique est ordonnée au salut des âmes [Et le sacre de Mgr Faure n’y est pas ordonné ? Que cela soit clair, je n’ai pas de sympathie particulière pour Mgr Williamson, qui à mon avis ridiculise l’épiscopat catholique, mais je pense au besoin des fidèles, au salut des âmes qui est soi-disant la préoccupation première]. Si l’application habituelle de cette loi rend difficile, voire impossible, ce but essentiel de la loi, nous avons affaire à ce que le droit de l’Église appelle un état de nécessité. Celui-ci autorise tout membre de l’Église à agir pour le salut des âmes, selon ses capacités et selon les grâces qu’il reçoit, même en dépit de l’obstacle que représente l’application injuste de la loi ecclésiastique, faite par l’autorité. En effet, dit le Code de Droit Canonique, « les fidèles ont le droit de recevoir de la part des pasteurs sacrés l’aide provenant des biens spirituels de l’Église, surtout de la parole de Dieu et des sacrements »[certainement valides] [4]. Cela signifie en particulier que tout évêque est tenu d’user de son épiscopat en vue du salut des âmes et du bien commun de l’Église, ce qui peut impliquer la transmission du sacerdoce et de l’épiscopat, quand bien même l’autorité suprême de l’Église s’y opposerait de manière injuste.

 Ce qui explique l’attitude de Mgr Lefebvre et de la Fraternité Saint-Pie X n’est donc pas un attachement personnel au bien particulier d’une œuvre personnelle. C’est le souci du salut des âmes, de l’unité de la foi et du culte, qui correspondent au bien commun de l’Église [Et qui est du ressort du Souverain Pontife, d’où le problème de reconnaître, dans le même temps, Bergoglio, comme pape]. Il appartient normalement au successeur de Pierre d’assurer, avec les évêques, la sauvegarde ordinaire de ce bien commun. L’initiative du 30 juin 1988, pour être nécessaire au plus haut point, en assure seulement la survie extraordinaire [Et Benoit XVI va nous dire qu’il y a une « survie ordinaire » qui, en fait, est la même, dans l’unique sujet-Église ?] dans un contexte très particulier, où le successeur de Pierre n’agit plus en véritable successeur de Pierre [Or agere sequitur esse, ou non agere sequitur non esse]. Cela explique pourquoi, tout en accomplissant cet acte des consécrations épiscopales, apparemment contraire à la volonté du pape [apparemment pape], Mgr Lefebvre n’a jamais refusé de continuer à entrer en contact avec les représentants de la hiérarchie,[qui démolie l’Église ? ] afin de faire entendre à Rome la voix pure et intègre de la Tradition catholique [Cela est du ressort du pape], et pour que celle-ci puisse ainsi retrouver ses droits dans toute l’Église. « C’est pourquoi, j’ai envoyé une lettre au pape en lui disant très clairement : Nous ne pouvons pas, malgré tout le désir que nous avons d’être en pleine union avec vous,[mais sans faire schisme et pas en communion] étant donné cet esprit qui règne maintenant à Rome et que vous voulez nous communiquer. Nous préférons continuer dans la Tradition, [mais sans faire schisme] garder la Tradition en attendant que cette Tradition retrouve sa place à Rome, en attendant que cette Tradition retrouve sa place dans l’esprit des autorités romaines.[En attendant que les autorités romaines redeviennent catholiques et retournent à la Tradition, mais en attendant que sont elles ?] Cela durera ce que le Bon Dieu voudra. Ce n’est pas à moi de savoir quand la Tradition retrouvera ses droits à Rome. Mais je pense que c’est mon devoir de donner les moyens de faire ce que j’appellerai cette opération survie, opération survie de la Tradition. […][mais sans faire schisme] Dans quelques années, je ne sais pas, le Bon Dieu seul connaît le nombre des années qu’il faudra pour que le jour où la Tradition retrouvera ses droits à Rome, nous serons embrassés par les autorités romaines qui nous remercieront d’avoir maintenu la foi dans les séminaires, dans les familles, dans les cités et dans nos pays, dans nos couvents, dans nos maisons religieuses, pour la plus grande gloire du Bon Dieu et pour le salut des âmes » [5].

La consécration du 30 juin 1988 est donc un acte de prudence, un acte inspiré à la fois par la droite raison [la foi ?]et par le Saint Esprit. Refaire cet acte, en arguant du fait que la Fraternité Saint-Pie X a failli à son rôle providentiel suppose que cette dernière ne donne plus aux âmes les moyens de se sauver, en particulier parce qu’elle ne prêche plus la véritable doctrine, du simple fait qu’elle ne s’oppose plus aux non moins véritables erreurs du Concile. Concrètement, cela suppose que la Fraternité n’offre plus l’unique Sacrifice dans son rite inchangé, qu’elle a adopté la prédication moderniste et ne s’oppose plus aux réunions interreligieuses inspirées par un faux œcuménisme, qu’elle a adopté les nouveaux catéchismes, la nouvelle ecclésiologie et toutes les nouveautés conciliaires, qu’elle œuvre dans les faits – des faits avérés et non des faits supposés – à l’autodestruction de l’Église [L’acceptation de 95% du concile, le NOM légitimement promut, le GREC, « la prélature personnelle cela ne changera rien pour vous… », les bouquets spirituels, le remerciement pour la levée des « excommunications » ne concernant pas même le Fondateur…arrêtons là, une longue liste cruelle des errances de celui qui se veut le continuateur de l’Église]. Or pour ne pas être un procès d’intention, un tel raisonnement doit s’appuyer sur des preuves d’autant plus solides que le fait allégué est plus grave. Ce qui signifie que le simple doute et encore moins le soupçon ne sauraient suffire. Le simple doute ne peut motiver qu’une folle précipitation, et non une réelle prudence. Comme le disait Mgr Lefebvre, «si un argument est douteux, on n’a pas le droit d’en tirer de conséquences énormes!» [6]

(DICI n°313 du 03/04/15)

 [1] Mgr Lefebvre, « L’état de nécessité » dans Vu de haut n°13 (automne 2006), p. 62.

[2] Mgr Lefebvre, « Homélie à Ecône le 30 juin 1988 à l’occasion des consécrations épiscopales » dans Vu de haut n°13 (automne 2006), p. 64.

[3] Mgr Lefebvre, « Homélie à Ecône le 30 juin 1988 à l’occasion des consécrations épiscopales » dans Vu de haut n°13 (automne 2006), p. 64.

[4] Code de Droit canonique de 1917, canon 682 et Nouveau Code de 1983, canon 213.

[5] Mgr Lefebvre, « Homélie à Ecône le 30 juin 1988 à l’occasion des consécrations épiscopales » dans Vu de haut n°13 (automne 2006), p. 65.

[6] Mgr Lefebvre, Conférence à Ecône le 16 janvier 1979.

7MILLIONS DE MUSULMANS EN FRANCE 2200 MOSQUÉES ET ……