Oui, mais….

La laïcité colombienne : « Vive le Christ Roi ! »

Un juge a ordonné au nouveau président colombien Abelardo de la Espriella de présenter des excuses pour avoir « porté atteinte à la neutralité religieuse de l’État », parce que lors de son investiture, le 7 août dernier, un rabbin, un prêtre catholique et un pasteur évangélique étaient intervenus pendant la cérémonie, qui avait inclus des chants religieux et des prières.

Abelardo de la Espriella s’est exécuté. A la fin de son allocution de 25 minutes, hier soir, il a déclaré :

« Bien que je me considère comme croyant – je suis catholique – je respecte la séparation de l’Église et de l’État, et dans le cadre de mes fonctions je garantirai les libertés et les droits de tous les Colombiens sans distinction, y compris la liberté de professer n’importe quelle religion, ou de n’en professer aucune, tout comme la Constitution protège mon droit de professer librement ma foi, tant en public qu’en privé. Si cet acte a pu générer un malaise ou s’il a offensé quelqu’un, je tiens, en ma qualité de chef de l’État, à leur présenter mes excuses. Je tiens à dire au peuple colombien que son président, aujourd’hui plus que jamais, défend fermement la patrie. Et vive le Christ Roi, que Dieu bénisse la Colombie ! Bonne nuit ! »



Source Daoudal


Note de la rédaction : Le Christ-Roi c’est incompatible avec les fausses religions et l’athéisme, comme la Vérité avec les erreurs, on ne peut donc pas garantir la liberté de l’erreur, qui n’a aucun droit.

Oui, mais….

Il suffit d’ouvrir les yeux

Pour voir la continuité de la tradition :

Première messe beat en 1966

Le but : sacrifier l’unité, pour l’universalité…


7 mars 1965 dans la paroisse d’Ognissanti, Paul VI avait prononcé une homélie significative dans l’histoire de la réforme liturgique. Lors du premier dimanche de Carême, Paul VI avait, en effet, célébré une messe qui devait marquer l’application du premier texte mettant en œuvre la réforme liturgique, l’instruction Inter Œcumenici. À l’occasion de cette messe, le pape Paul VI avait ainsi justifié une moindre utilisation du latin : « l’Église a estimé nécessaire cette mesure pour rendre intelligible sa prière. Le bien du peuple exige ce souci de rendre possible la participation active des fidèles au culte public de l’Église. L’Église a fait un sacrifice en ce qui concerne sa langue propre, le latin, qui est une langue sacrée, grave, belle, extrêmement expressive et élégante. Elle a fait le sacrifice de traditions séculaires, et, surtout, de l’unité de langue entre ses divers peuples, pour le bien d’une plus grande universalité, pour arriver à tous».

Concile de Trente Session XXII CANON IX.–Si quelqu’un dit que le rite de l’Église romaine, selon lequel une partie du canon et les paroles de la consécration sont prononcées à voix basse, doit être condamné ; ou que la messe ne doit être célébrée qu’en langue vulgaire ; ou que l’eau ne doit pas être mélangée au vin qui doit être offert dans le calice, parce que cela est contraire à l’institution du Christ ; qu’il soit anathème.

L’ abus de pouvoir

Consistoire du 24 mai 1976 : « C’est au nom de la Tradition que nous demandons à tous nos fils, à toutes les communautés catholiques, de célébrer dans la dignité et la ferveur, la liturgie rénovée. L’adoption du nouvel Ordo Missæ n’est pas du tout laissée au libre arbitre des prêtres ou des fidèles […]. Le nouvel Ordo a été promulgué pour être substitué à l’ancien […]. Avec la même autorité suprême [que celle de saint Pie V] qui nous vient du Christ Jésus, nous exigeons la même disponibilité … »

À M. Jean Guitton qui lui suggérait d’autoriser la messe de saint Pie V pour apaiser les esprits, le pape répondit : « Cela jamais ! » Pourtant en 2007 dans son Motu proprio Summorum Pontificum, Benoît XVI reconnut que l’ancienne messe n’avait jamais été abrogée. Paul VI s’est donc rendu coupable d’un abus de pouvoir.

Il suffit d’ouvrir les yeux

Le « magistère en praxis »

Notre Seigneur Jésus-Christ n’a pas enseigné que par ses discours, mais aussi par ses actes, sa vie toute entière. Il prévient ses disciples de se méfier du levain des pharisiens, qui disent ; mais ne font pas : Observez donc, et faites tout ce qu’ils vous disent ; mais ne faites pas ce qu’ils font : car ils disent ce qu’il faut faire, et ne le font pas. Ils lient des fardeaux pesants et insupportables, et les mettent sur les épaules des hommes ; et ils ne veulent pas les remuer du bout du doigt. Mt 23, 3-4 ; qui sont dans la chaire de Moïse, mais ne suivent pas Moïse : Ne pensez pas que ce soit moi qui doive vous accuser devant le Père : vous avez un accusateur, qui est Moïse, en qui vous espérez. Car si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi ; parce que c’est de moi qu’il a écrit. Si vous ne croyez pas ce qu’il a écrit, comment croirez-vous ce que je vous dis ? Jn 5, 45-47.

Or, actuellement il convient, ni de faire ce qu’ils disent, ni, a fortiori, ce qu’ils font.

Une catéchèse intelligible à tous

Jean-Paul II lui-même, « l’évènement d’Assise peut ainsi être considéré comme une illustration visible, une leçon de choses, une catéchèse intelligible à tous de ce que présuppose et signifient l’engagement œcuménique et l’engagement pour le dialogue interreligieux, recommandé et promu par le concile Vatican II » (discours aux cardinaux, 22 décembre 1986).

Renonciation tacite à la profession de foi catholique

Canon 188 §4 du Code de Droit Canonique de 1917.

Ob tacitam renuntiationem ab ipso iure admissam quaelibet officia vacant ipso facto et sine ulla declaratione, si clericus: … 4° A fide catholica publice defecerit.

Par renonciation tacite admise par le droit lui-même, tout office devient vacant de plein droit et sans aucune déclaration si le clerc : … 4° A fait publiquement défection de la foi catholique.

Les contre-arguments qui nient cette perte automatique pour préserver leurs faux papes, sont réfutés : ils contredisent les Pères comme saint Cyprien et saint Jérôme, qui affirment que les hérétiques s’excluent eux-mêmes. En effet l’hérésie publique rompt l’unité de foi (saint Thomas, IIa-IIae, q. 39, a. 1). Saint Paul l’enseigne ;Évitez celui qui est hérétique, après l’avoir averti une et deux fois ; sachant que quiconque est en cet état, est perverti, et qu’il pèche comme un homme qui se condamne lui-même par son propre jugement. Tt 3, 10-11Le pape, comme membre de l’Église, doit professer la foi entière ; sinon il n’est plus dans l’Église et ne peut en être la tête. Selon le principe classique rappelé par saint Robert Bellarmin : Non potest esse caput qui non est membrum. (De Romano Pontifice, lib. II, cap. 30.) Ne peut être la tête celui qui n’est pas membre.

Apostasie liturgique : lex orandi lex credendi

PaulVI avec les « experts » calvinistes artisans du nouvel ordo missae

Établissement d’une liturgie ou d’un rite « nouveau » excluant les rites existants : Si le pape imposait un nouveau rite liturgique (une sorte de “novus ordo”) en prohibant la célébration du rite latin en vigueur pendant des siècles (comme Paul VI), il provoquerait la rupture de la communion liturgique avec ceux qui refusent ce changement.

Nostra Aetate paragraphe 4 déclare :

« Scrutant le mystère de l’Église, le saint Concile rappelle le lien qui relie spirituellement le peuple du Nouveau Testament à la lignée d’Abraham. […] L’Église a toujours devant les yeux les paroles de l’apôtre Paul sur ceux de sa race « à qui appartiennent l’adoption filiale, la gloire, les alliances, la législation, le culte, les promesses et les patriarches, et de qui est né, selon la chair, le Christ » (Rm 9, 4-5). […] Bien que l’Église soit le nouveau peuple de Dieu, les Juifs ne doivent pas être présentés comme réprouvés et maudits par Dieu, comme si ces positions pouvaient être tirées de l’Écriture Sainte. »

Benoit XVI avec ses frères aînés à la synagogue, on peut douter qu’il ait, comme saint Paul, prêché le vrai Messie Jésus-Christ, les laissant dans leurs ténèbres.

Ce texte valorise la tradition juive post-chrétienne sans condamner son rejet explicite du Christ, suggérant que le judaïsme conserve une valeur salvifique indépendante de la foi en Jésus. En outre, il inverse la mission évangélisatrice en demandant de « reconnaître, préserver et promouvoir les biens spirituels et moraux » des autres religions (Nostra Aetate paragraphe 2), trahissant Matthieu 28:19 : « Allez donc, enseignez toutes les nations. » et le texte sacré des Actes 2:36 « Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié. »

Donc, le judaïsme rabbinique postérieur à l’an 70 repose sur le refus explicite de Jésus comme Messie. Dès lors, toute valorisation religieuse de ce système implique indirectement une valorisation du rejet du Christ.

Apostasie et profanation de la Basilique Saint Pierre de Rome

Promotion de l’indifférentisme

…………

Le « magistère en praxis »

Saint Fiacre

Ermite près de Meaux (+ 670)

Fils d’un roi d’Écosse ou d’Irlande (on s’interroge sur ses origines), il émigra en France à l’époque mérovingienne. Il fut ermite dans la forêt de Brie, accueilli par saint Faron, évêque de Meaux. Son ermitage donna naissance à la localité de Saint Fiacre 77470. On lui prêta beaucoup de vertus guérisseuses après sa mort. Moine défricheur, son ermitage devint un hospice pour les pauvres qu’il nourrissait des fruits et légumes qu’il cultivait pour eux. C’est pourquoi il est spécialement honoré par les jardiniers et les maraîchers de l’Ile-de- France. 

Saint Fiacre sortait d’une illustre famille d’Irlande. Prévenu de la grâce dès sa jeunesse, il quitta sa patrie et la maison paternelle pour venir en France, au diocèse de Meaux. L’évêque, saint Faron, lui assigna pour demeure un lieu écarté dans une forêt qui lui appartenait. C’était Breuil, en Brie, qui depuis a pris le nom de saint Fiacre. Cet illustre solitaire se construisit une cellule et un oratoire sous l’invocation de la Mère de Dieu. 11 se fit aussi un jardin qu’il cultiva de ses mains, et c’est pour cela que les jardiniers l’invoquent comme leur patron. Sa vie se passait dans la prière, la contemplation et le travail manuel, dont il partageait les produits avec les indigents. Dieu lui communiqua le don des miracles : il s’en servait surtout pour les malheureux qu’il recueillait dans un hôpital construit par ses soins. Il mourut le 30 août, vers l’an 670, et fut enterré dans son oratoire. En 1568, ses reliques furent, en grande partie, transportées à Meaux, où elles sont encore, confondues et mêlées avec celles de saint Chilain. On en descend la châsse dans les temps de calamité publique, comme on l’a fait en 1832 et 1849, époque où le choléra exerçait ses ravages dans la ville de Meaux. On montre aussi, dans l’église du village de saint Fiacre, une pierre miraculeusement creusée en forme de chaise, au seul attouchement du corps du pieux anachorète.

La pierre ronde et le tombeau à Saint Fiacre (Meaux).

Saint Fiacre priez pour nous

Saint Fiacre

La gangrène

Caroline LGBT au Vatican

Cette très pieuse femme en mantille qui remet ses lettres de créance au pape est Caroline Vermeulen, nouvelle ambassadrice de Belgique auprès du Saint-Siège.

Les gazettes (notamment catholiques) soulignent que c’est la première femme à occuper ce poste. Mais l’important n’est pas dans cet exemple de féminisation à marche forcée de toutes les institutions. C’est que Caroline Vermeulen est une militante LGBT de choc.

Auparavant elle était ambassadrice de Belgique à Vienne, pour l’Autriche, la Slovaquie et la Slovénie (sic : le royaume de Belgique ressuscite l’empire d’Autriche). Elle faisait la promotion de la gay pride de Vienne et y participait en tant que militante du lobby « Diplomats for equality ». On la voit ci-dessous au premier rang, et au milieu du premier rang, du cortège des « Diplomats for equality », avec son petit drapeau belge et ses boucles d’oreille arc-en-ciel, en 2023.

Elle y était aussi notamment cette année :

En 2024 elle avait promu, avec l’ambassadeur de l’Union européenne auprès des organisations internationales à Vienne, dans le cadre du « mois des fiertés », une projection du film belge Girl, qui raconte l’histoire d’un adolescent de 15 ans qui s’identifie comme femme et veut devenir danseuse.

Le service de presse du Vatican n’en dit pas un mot dans la bio officielle de la dame. Mais le pape ne peut pas ne pas le savoir.

Organisera-t-elle avec les autres « Diplomats for equality » du saint-Siège la première gay pride du Vatican ?

Source Daoudal

Note de la rédaction : Preuve qu’ils n’adorent pas le seul vrai Dieu, trois fois saint :

C’est pourquoi Dieu les a livrés aux désirs de leur cœur, aux vices de l’impureté ; en sorte qu’en s’y plongeant, ils ont déshonoré eux-mêmes leurs propres corps, eux qui avaient mis le mensonge en la place de la vérité de Dieu, et rendu à la créature l’adoration et le culte souverain, au lieu de le rendre au Créateur, qui est béni dans tous les siècles. Amen !

C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions honteuses  ; car les femmes parmi eux ont changé l’usage qui est selon la nature, en un autre qui est contre la nature. Les hommes de même, rejetant l’alliance des deux sexes, qui est selon la nature, ont été embrasés d’un désir brutal les uns envers les autres, l’homme commettant avec l’homme une infamie détestable, et recevant ainsi en eux-mêmes la juste peine qui était due à leur égarement.Et comme ils n’ont pas voulu reconnaître Dieu, Dieu aussi les a livrés à un sens dépravé ; en sorte qu’ils ont fait des actions indignes de l’homme ;……

Et après avoir connu la justice de Dieu, ils n’ont pas compris que ceux qui font ces choses sont dignes de mort, et non-seulement ceux qui les font, mais aussi ceux qui approuvent ceux qui les font. Rm 1, 24-28: 32

La gangrène

Saint Merry

Médéric (en latin : Medericus), aussi connu sous les formes courtes Merri ou Merry, est un moine ermite né dans le Morvan près d’Autun et décédé à Paris le 29 août 700.

Simon Vouet Saint Merri délivrant les prisonniers

Abbé (VIIe siècle)

St Merry fut offert à l’âge de treize ans au monastère de Saint André d’Autun où il reçut toute son éducation et où il se donna à Dieu pleinement. Les moines remarquèrent son intelligence et sa fidélité religieuse et l’obligèrent à devenir leur abbé avec l’accord de l’évêque. Craignant l’orgueil il alla se cacher dans une forêt près d’Autun. Lieu qui garde le nom de La Celle Saint Merry.
Les disciples se firent nombreux autour de lui et, toujours par recherche de la solitude, il se rendit à Champeaux en Brie près de Melun où il s’arrêta malade, mais, dès sa guérison, il reprit sa marche vers Paris, pour être proche de la tombe de saint Symphorien, fondateur de l’abbaye d’Autun qui se trouve dans l’église de Saint Germain des Prés.


Il vécut en reclus, hors des murs de la ville, pendant trois années et s’en fut vers le Seigneur, vers l’an 700.
La chapelle où il fut enterré devint paroisse sous le nom de Saint Merry ou Saint Merri.


L’église Saint-Merry est considérée comme l’une des « quatre filles » de la cathédrale Notre Dame de Paris. Construite de 1500 à 1565, en pleine période de la Renaissance, elle est cependant d’une architecture de style gothique flamboyant et en raison de son architecture similaire à celle de la cathédrale, elle porte également le surnom de « Notre-Dame la petite ». L’église possède l’un des orgues les plus prestigieux de Paris ainsi qu’une grande collection de peintures des XVIIe et XIXe siècles.

Depuis septembre 2021, et par décision de l’archevêque de Paris, Michel Aupetit, la paroisse Saint-Merry est confiée à la communauté de Sant’Egidio……..Christe Eleison.

Saint Merry priez pour nous

Saint Merry

La secte contre les peuples et contre Dieu

« Face à la montée des populismes, notre obédience a un rôle historique à jouer » : les nouvelles ambitions de Guillaume Trichard, de retour à la tête du Grand Orient de France

Déjà élu en 2023, le diplômé de l’Institut Mines-Télécom Business School a été choisi ce vendredi 28 août à Bordeaux par ses pairs pour reprendre ses fonctions de grand maître au sein de l’obédience maçonnique.

Le retour d’un ancien grand maître à la tête de l’obédience ne s’était pas produit depuis trente-sept ans. Vendredi 28 août, Guillaume Trichard a été élu à la tête du Grand Orient de France par les conseillers de l’ordre, réunis à Bordeaux. Des fonctions qu’il avait déjà occupées en 2023-2024. Diplômé de l’Institut Mines-Télécom Business School, Guillaume Trichard, 50 ans, a effectué toute sa carrière professionnelle dans de grands groupes industriels. Il dirige actuellement le département juridique national au sein de l’Unsa, l’Union nationale des syndicats autonomes.

LE FIGARO. – Il y a trois ans, vous aviez déjà été élu pour un an grand maître du Grand Orient de France. Pourquoi revenir à ces fonctions, et avec quels objectifs ?

GUILLAUME TRICHARD. – Le grand maître est élu pour un an. Au terme de mon mandat, j’ai donc dû quitter mes fonctions, avant de pouvoir éventuellement me présenter de nouveau à l’élection. J’ai pu, entre 2024 et 2026, prendre le temps de visiter les loges de…

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La secte contre les peuples et contre Dieu

DE LA SAINTE ÉGLISE

….. Après la Trinité vient la sainte Église. Dieu nous a été montré en lui-même et dans son temple. « Car le temple de Dieu est saint», dit l’Apôtre, «et c’est vous qui êtes ce temple (I Cor. III, 17) ». L’Église est sainte, une, véritable, catholique, toujours en lutte contre toutes les hérésies; elle peut combattre, mais elle ne saurait être vaincue. Toutes les hérésies sont sorties de l’Église comme les sarments inutiles que l’on retranche du cep de la vigne; quant à cette Église, elle demeure sur sa souche, sur son cep, dans sa charité. Les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle (Mt. XVI, 18). Saint Augustin DU SYMBOLE. Discours adressé aux Catéchumènes

DE LA SAINTE ÉGLISE

Rotary et Franc-Maçonnerie

Publié le 27 août 2026 par doncurtionitoglia

I

PROLOGUE

Le Rotary est né le 23 février 1905 à Chicago (Illinois, USA). Les fondateurs étaient au nombre de quatre : Gustave Loehr (1864-1918), ingénieur minier, Silvester Schiele (1870-1945), négociant en charbon, Hiram Shorey (1862-1944), tailleur, et Paul Percival Harrys (1868-1947), avocat 2 et franc-maçon 3. Le nom Rotary a été proposé par Harrys, car les quatre fondateurs se réunissaient « en rotation » dans leurs cabinets et ateliers professionnels. Lors de la Convention de Duluth en 1912, les Rotariens décidèrent d’assumer comme symbole une « roue bleue » avec « vingt-quatre dents » et « six rayons » 4. Elle symbolise la roue des chars des pionniers de l’aventure américaine, qui a commencé au Six-Cent, avec les « Pères pèlerins » qui, d’Angleterre et de Hollande, se sont rendus en Amérique du Nord pour vivre plus librement leur protestantisme puritain et calviniste. Les « dents » représentent un engrenage mécanique, qui signifie la révolution industrielle et une conception du monde ou « philosophie » nettement technologique et technocratique, avec un rappel de l’inter-activité et de l’inter-dépendance entre les membres du Rotary, semblables aux roulettes d’un grand engrenage 5.

Cependant, il existe également une symbolique plus cachée, secrète ou ésotérique de cet emblème. La « Roue » est « un symbole très ancien, présent dans toutes les cultures. L’assumer comme allégorie du progrès est à la fois correct et réducteur. La roue participe à la perfection suggérée par le cercle […]. Elle se réfère, en outre, au mouvement et au devenir […], tension vers des standards élevés (professionnels, éthiques, personnels) […] descendus dans la […] réalité d’une concrétisation opérationnelle […]. Mais la roue est aussi la « rota mundi », symbole du monde […] qui contient l’Univers dans sa circonférence » 6. La vocation rotarienne implique universalité et mondialisme planétaire. Le Rotary aspire à « embrasser dans sa circonférence l’universalité des nations, des races, des cultures » 7. Le nombre « 24 » est le double de 12 (comme les mois de l’année, les constellations du Zodiaque), ce qui en soi signifie plénitude et totalité, délibérément doublée et accentuée par les rotariens, qui voudraient s’étendre au-delà du monde entier. Les « vingt-quatre dents » signifient l’engrenage qui voudrait réaliser l’épaississement de toutes les nations de la Terre. Onde Claudio Widmann qualifie le Rotary de « mouvement supranational, supraculturel et supraracial » 8. La « couleur bleue » représente la tension cosmique, comme l’eau de la mer, la voûte du ciel (et de la Loge maçonnique), et signifie la volonté de réunir toutes les nations dans un Nouvel Ordre Mondial plus large (voir le drapeau de l’ONU) par un sentiment d’amitié philanthropique. Les « six rayons » de la roue bleue sont le symbole d’une émanation qui se propage du centre de la roue dentée vers tous les autres organismes, qui ne sont pas créés ex nihilo par Dieu, mais émanent de l’Indéterminé ou de l’Architecte de l’Univers. La couleur bleue est entourée du « jaune or », pour signifier l’excellence, qui est le quatrième concept de la philosophie rotarienne (technocratie, mondialisme, philanthropie et excellence), c’est-à-dire que le rotarien est un initié, pas n’importe lequel, il fait partie d’une élite traditionnelle et non des gens ordinaires, qui tend à une perfection toujours plus grande, à l’infini.

II L’HISTOIRE

La vitalité des différents clubs rotariens dispersés dans le monde (27 000, avec 1 200 000 membres répartis dans 150 pays) tire son origine de l’esprit « américaniste », étant né à Chicago il y a cent quinze ans. Sa première origine le place dans le genre d’associations fondées sur la capacité de répondre au défi d’un environnement en rapide « croissance industrielle et capitaliste sauvage » 9. Au début du vingtième siècle, Chicago comptait déjà 2 millions d’habitants. Les « valeurs humanistes de la démocratie et de la solidarité sociale » y étaient très vivantes 10. C’est à cette époque que l’Amérique est devenue une superpuissance mondiale. En effet, après la guerre contre l’Espagne (1898), Cuba, Porto Rico et les Philippines passèrent sous l’orbite américaine. En 1907-1909, une équipe navale américaine avait effectué une tournée de reconnaissance à travers le Pacifique, accostant aux ports japonais, pour montrer qu’elle était une puissance mondiale et non plus limitée au seul continent américain du Nord et du Sud. Ce sentiment américain de s’imposer à l’attention du monde entier n’est pas étranger au désir rotarien d’expansion totale et supranationale 11. Le « Monde Nouveau » s’ouvrait sur la scène de l’orbe et il n’est pas « hasardeux de placer dans ce contexte historique le désir du « Rotary International » de construire et de diffuser un modèle de « nouvel homme » 12. Alors que naissaient en Amérique des associations d’inspiration protestante – comme « L’Armée du Salut » (1880), caractérisé par un certain moralisme puritain, par exemple la lutte caractérisé par un certain moralisme puritain, par exemple la lutte contre l’alcool, ou politico-social, comme l’« Association chrétienne des jeunes femmes » (1858), d’inspiration féministe – le Rotary « naît sans s’enflammer d’ardeurs politiques […], ni religieuses, il ne […] formula pas de plateformes électorales […], mais il identifia dans l’esprit d’une amitié solidaire le soutien d’un partenariat philanthropique » 13. Il faut dire que si la doctrine et la pratique publique du Rotary sont très semblables à celle de la Franc-Maçonnerie, il n’était toutefois pas riche « de ces connotations de secret et d’ésotérisme, de ces rituels initiatiques qui caractérisaient la Franc-Maçonnerie » 14. Bref, le Rotary apparaît comme une Franc-maçonnerie publique et comme l’antichambre de cette ésotérique et secrète, où les francs-maçons peuvent facilement pêcher des gens, qui y sont entrés par naïveté, pour en faire des « Frères à trois points ». D’une certaine manière, il est encore pire que la Franc-maçonnerie anglo-américaine, qui « pose comme exigence première la croyance dans le Grand Architecte de l’Univers […], alors que le Rotary est au-dessus et en dehors de toute conception religieuse » 15.

III LA DOCTRINE ROTARIENNE

La philosophie des quatre fondateurs du Rotary « est imprégnée de réalisme rationaliste, influencé par le pragmatisme américain de William James […]. Les États-Unis sont nés comme un pays « réformé » (luthérien), peuplé de personnes issues de la culture post-réforme protestante […]. L’américain n’impose pas la croyance protestante […]. En Amérique, il n’existe même pas une religion qui tolère et une religion qui est tolérée. On a une acceptation « tranquille » (ou peut-être indifférente) des différentes confessions […]. Le Rotary est en dehors, plus qu’au-dessus, de toute question religieuse, c’est-à-dire étrangère à toute discrimination concernant les croyances religieuses des membres […]. « L’indifférentisme religieux », comme l’a défini le jésuite Pietro Pirri, constitue l’un des principaux chefs d’accusation que l’Église romaine a imputés au Rotary » 16. Le Rotary s’étend d’abord dans les pays anglophones et protestants (Canada et Angleterre, 1911), puis en Europe occidentale et en Amérique latine (1920-1939), et enfin en Asie et en Afrique. En Italie et en Allemagne, en Espagne et au Portugal, le Rotary est supprimé dans les années 30 par les dictatures fascistes qui s’y sont installées et ne reprend qu’après leur chute. « Les Rotariens furent maintenus pendant de nombreuses années en grande suspicion (même après la fin de la guerre) par le Vatican. L’appartenance au Rotary était interdite aux religieux et fortement déconseillée aux croyants » 17.

William James

IV LE ROTARY EN ITALIE

Le 20 novembre 1923, au restaurant exclusif Cova de Milan, le premier club Rotary d’Italie est officiellement inauguré. Milan a été choisie comme siège parce qu’elle se préparait à devenir la capitale économique de la Péninsule. L’inspirateur de cette fondation n’était pas un milanais, ni un lombard, ni encore moins un padano-italien mais un anglais, Sir James Henderson, rejoint par son ami Leo Giulio Culletton. Ce dernier aurait souhaité que le club rotarien italien soit tout à fait semblable à ceux des États-Unis, c’est-à-dire ultra-démocrate, tandis qu’Henderson penchait pour un Rotary italien élitaire et aristocratique 18, avec des membres influents de la haute bourgeoisie et de l’entrepreneuriat (parmi eux figurent Motta, Falk, Pirelli, Borletti). Après Milan, le Rotary s’étend vers Trieste, Gênes et le Piémont (avec Vittorio Emanuele III comme associé), pour atteindre Florence, Rome (avec Arnaldo Mussolini, jusqu’à ce que le régime tolère tacitement le club), Naples et Palerme. Les noms des vip augmentent : Giovanni Agnelli, Marzotto, Giovanni Treccani, Guglielmo Marconi. En 1925, le fascisme entre en collision avec le club en raison de ses origines « démo-ploutocratiques », de son pacifisme et de son mondialisme 19. En 1928, l’Église catholique attaque le Rotary (avec l’article du Père Pietro Pirri s.j. dans l’Osservatore Romano du 15 février 1928) en l’accusant de para-franc-maçonnerie, car « sa morale n’est qu’un déguisement de la maçonnerie » 20. Le 4 février 1929, le Saint-Office publie un Décret interdisant en Italie aux prêtres de s’inscrire à l’Association rotarienne, tandis qu’en Espagne le primat Cardinal Pedro Segura y Saenz (1880-1957), Archevêque de Tolède, le 23 janvier 1929, étendait la prohibition aux simples laïcs baptisés, car l‘Association était fondée sur une morale autonome et laïque, une conception mondialiste, une conception de fraternité philanthropique en opposition avec la vertu théologique de subjectivité. Le Caudillo Francisco Franco (1892-1975) le dissout et ne fut rétabli qu’en 1983. La Civiltà Cattolica s’est également occupée de la question maçonico-rotarienne dans trois articles (16 juin 1928, 21 juillet 1928 et 16 février 1929), dans lesquels l’association rotarienne était définie comme « une émanation maçonnique, une nouvelle espèce de franc-maçonnerie qui opère en plein jour ». Mais, en Italie, le club a été supprimé officiellement En réalité, du côté rotarien, « il n’a jamais été démenti que parmi les membres du Rotary figuraient également des personnes appartenant à la Franc-Maçonnerie, précisément parce que le statut de l’Association ne prévoyait pas de discrimination en ce qui concerne les convictions religieuses, philosophiques et politiques » 21. Le 11 janvier 1951, L’Osservatore Romano publia un décret du Saint-Office qui mettait en garde les prêtres de s’inscrire aux associations secrètes, en référence implicite au Rotary. Ce décret a été expliqué par le Père jésuite Francesco Pellegrino le 14 janvier 1951, dans l’église du Jésus de Rome. Enfin, il y a eu un article clarificateur paru dans L’Osservatore Romano le 27 janvier 1951, dans lequel on refusait aux Évêques ayant des Diocèses de permettre aux ecclésiastiques de s’inscrire au Rotary, mais on leur permettait de participer aux réunions rotariennes à caractère public ou à finalité caritative. Quant aux laïcs, aucune mention de prohibition. Le Cardinal Angelo Roncalli, pendant son patriarcat à Venise (1953-1958), eut de nombreux contacts avec les Rotariens 22, et une fois devenu Jean XXIII (1881-1963), il reçut une première fois les Rotariens d’Italie le 20 avril 1959, suivie d’une seconde fois le 20 mars 1963. Le 13 novembre 1957, Giovanni Battista Montini, Archevêque de Milan, avait déjà assisté à la réunion du club rotarien milanais et avait déclaré qu’il avait, dans le passé, émis de nombreuses réserves sur le Rotary, «fruit de l’ignorance et de l’erreur» 23. Le 28 septembre 1963, Paul VI (1897-1978) reçut toute une représentation rotarienne. Puis, le 20 mars 1965, puis le 14 novembre 1970 et le 16 février 1974. Et enfin, Jean-Paul II (1920-2005) adressa aux rotariens de la LXX Convention un message de vive sympathie le 14 juin 1979, puis le 13 février 1984, puis le 25 février 1989 24.

V CONCLUSION

L’idéologie du Rotary présente de graves carences philosophico-dogmatiques et une inconciliabilité de fond avec la doctrine catholique. En effet, elle est le fruit – comme nous l’avons vu dans l’article grâce aux citations des rotariens eux-mêmes – du néo-protestantisme libéral américain, encore plus latitudinariste que le luthérien classique. L’américanisme ou modernisme pratique, condamné par le Pape Léon XIII (1810-1903) dans Testem benevolentiæ (1895), en est le cœur, avec le pragmatisme rationaliste du psychologue et philosophe américain William James (1842-1910). Le mondialisme régnant aujourd’hui, avec le concept de société multi-ethnique, multi-religieuse et multi-culturelle, représente l’un des piliers de la philosophie et de la pratique rotarienne. L’« initiation » tout à fait laïque et bourgeoise, élitaire-technocratique, tendant au progrès à l’infini, est présente au Rotary, même si ce n’est pas de manière secrète ou ésotérique comme dans la Franc-Maçonnerie. Le philanthropisme, qui cherche à saper la vertu théologique et surnaturelle de la charité pure. L’exclusion de toute conception religieuse propre au Rotary dépasse également le vague déisme maçonnique, qui exige au moins la croyance en le Grand Architecte de l’Univers et exclut l’athéisme grossier. Elle conduit donc à une forme extrême d’indifférentisme agnostique, étrangère même à la Franc-maçonnerie anglo-américaine. La morale rotarienne est autonome, subjective ou kantienne, donc essentiellement opposée à celle objective, naturelle et divine du catholicisme et de la droite philosophie. La laïcité politique, avec la séparation absolue de l’Église et de l’État, est une pierre angulaire du rotarisme et est contraire au Droit Public Ecclésiastique traditionnel. Le tout est encadré par un subjectivisme substantiel et un relativisme philosophique, « religieux » et social, qui pollue et détruit l’ensemble de la doctrine et de la pratique rotarienne.

Ce qui laisse perplexe, c’est le changement ou renversement de jugement à l’égard du Rotary, intervenu avec Jean XXIII (1962) et Paul VI (1963), après quarante ans environ de condamnations ecclésiastiques (1928-1951), de Pie XI (1857-1939) à Pie XII (1876-1958). Mais étant donné le tournant anthropocentrique de la théologie du Concile Vatican II (1962-1965) 25, on ne s’étonne pas plus que , et il est tout à fait normal qu’une théologie de la primauté de l’homme sur Dieu soit suivie d’une pastorale de la prééminence de l’unitarisme sur la vérité, laquelle a finalement abouti à la supériorité de la diplomatie ou de la philanthropie sur la religion positive et révélée. Le changement à 360 degrés du jugement clérical sur le Rotary est une confirmation de l’inexistence de l’herméneutique de la continuité entre Vatican II et Tradition divino-apostolique 26, et même la preuve prouvée de la rupture et de la contradiction entre Tradition et conciliarisme : théocentrisme/anthropocentrisme ; philosophie/syncrétisme droit ; religion/philanthropisme. Ce n’est qu’en remettant de l’ordre aux idées et aux faits – moyens disposés à la fin, créature au Créateur, union à la Vérité, politique à la religion – que l’on pourra retrouver la tranquillité et la stabilité théorico-pratique dans les domaines philosophique, théologique et spirituel, sinon on reste dans le chaos actuel de la post-modernité nihiliste du néo-modernisme condamné par Pie XII (dans Humani generis, du 12 août 1950), qui met l’homme contre Dieu, la mondialisation contre la Vérité et la politique contre la religion. Alors que la modernité et le modernisme classique condamné par Saint Pie X (dans Pascendi Dominici gregis, du 8 septembre 1907) se « limitaient » à se passer de l’Être objectivement réel et transcendant ou à séparer l’homme de Dieu, comme il n’existait pas ; à vouloir l’union sans la Vérité et la politique sans religion. C’est la « tragédie conciliaire », l’homme à la place de Dieu, qui a fait de l’environnement catholique une bougie et du monde une sorte d’enfer.

NOTES

1 Article paru dans la revue Sodalitium (nº 38, juin-juillet 1994), et disponible sur la page web

http://www.doncurzionitoglia.com/rotary_e_massoneria.htm

2 Voir P. P. Harrys, Mon chemin vers le Rotary, Éditions du District 2070, 1993.

3 Voir A. Mellor, Dictionnaire de la Franc-maçonnerie et des Francs-maçons, Paris, Belfond, 1989, p. 196.

4 Voir C. Widmann, Le Rotary, une idée, une histoire. Chicago 1905-Ravenne 1995, Ravenne, Longo Editrice, 1996, p. 9. Sur la symbolique rotarienne, voir M. Chevalier, Society, Manners and Politics in the United States, New York, Anchor Books, 1961 ; du même auteur, Chronicle of the Pilgrim Fathers, London & New York, J. M. Dent, 1910 ; M. Novak, L’esprit du capitalisme démocratique et le christianisme, Rome, Armando, 1987.

5 Voir C. Widmann, op. cit., p. 9.

6 Ibid., p. 10.

7 Ibid., p. 11.

8 Ibid., p. 12. Claudio Widmann est psychologue-psychothérapeute et analyste jungien.

9 Voir C. Widmann, op. cit., p. 18.

10 Ibid.

11 Ibid., p. 19.

12 Ibid., p. 20.

13 Ibid., p. 21.

14 Ibid., p. 22.

15 Voir L. Troisi, Dictionnaire maçonnique, Foggia, Bastogi, s. d., p. 347.

16 Voir C. Widmann, op. cit., p. 23. L’Auteur se réfère à un article paru dans L’Osservatore Romano, du 15 février 1928, intitulé «Qu’est-ce que le Rotary» ?

17 Voir C. Widmann, op. cit., p. 26.

18 Voir A. Blé, Naissance et renaissance du Rotary en Italie, Milan, Rotary Club de Milan, 1975, p. 19. Voir aussi A. Belloni Sonzogni, Rotary de Milan : interprétation historique d’un projet civil, Milan, Rotary Club de Milan, 1993.

19 Voir C. Widmann, op. cit., p. 44-46.

20 Voir E. Cianci, Le Rotary et l’Église catholique, Congrès 207, District Arezzo, 10-12 mai 1985 ; O. Ranelletti, Le Rotary et l’Église catholique, Milan, Institut Culturel Rotarien, 3ème éd., 1991.

21 Voir C. Widmann, op. cit., p. 50.

22 Voir O. Ranelletti, op. cit., p. 91.

23 Voir E. Cianci, Il Rotary, société italienne, Mursia, Milan 1983, p. 176.

24 Ibid., p. 178. Voir aussi R. Esposito, Les grandes concordances entre l’Eglise catholique et la Franc-Maçonnerie, Nardi, Florence 1987 ; G. B. Buzzetti, entrée « Rotary », dans Encyclopédie Catholique, Cité du Vatican, 1952, vol. X, col. 1398 s.

25 Voir Gaudium et spes, n. ° 22 ; Paul VI, 7 décembre 1965, Homélie dans la IX session du Concile Vatican II ; K. Wojtyla, Signe de contradiction, Milan, Vie et Pensée, 1977 ; Jean Paul II, Redemptor hominis (1979) ; Dives in misericordia (1980), Dominum et vivificantem (1986).

26 Cf. Mgr B. Gherardini, Concile œcuménique Vatican II. Un discours à faire, Frigento, 2009 ; Tradidi quod et accepi. La Tradition Vie et Jeunesse de l’Église, Frigento, 2010.

Rotary et Franc-Maçonnerie

Saint Julien de Brioude

Martyr (+ v. 304)

Julien était originaire de Vienne sur le Rhône et, pour ne pas s’exposer inutilement à la persécution de Dèce, il s’enfuit. Mais il fut rattrapé près du village de Brioude en Auvergne. Les soldats le décapitèrent. Son culte fut si grand que près de quatre-vingt dix localités et communes portent son nom en France.
« Les chrétiens du Puy en Velay ont versé leur tribut au témoignage de la Foi jusqu’au don de la vie. Dans les premiers siècles, à l’époque des persécutions de l’Empire Romain ont été tué en haine de la foi Saint Julien à Brioude, Saint Ferréol, Saint Ilpize… » (diocèse du Puy)
– La présence de chrétiens dans l’armée romaine provoque, entre 287 et 290, une réaction qui se manifeste par des mesures ponctuelles, plutôt qu’une persécution généralisée. Tel est le cas pour Julien, Viennois de naissance, soldat légionnaire et pour Ferréol, centurion de la même légion. La communauté de religion rapproche ces 2 légionnaires. Lorsque Ferréol, qui sait se montrer discret dans les manifestations de sa foi, apprend les mesures qui se préparent contre les chrétiens, il avertit Julien qui, lui, affiche volontiers sa foi. Il l’invite à fuir en Auvergne, mais Julien est rejoint à Brioude où il est tué et décapité. Les soldats ramènent sa tête à Vienne en témoignage de l’accomplissement de leur mission. Quant à Ferréol, dénoncé, il s’enfuit; mais rejoint, il est arrêté, jugé, condamné et exécuté. Le corps de Ferréol et la tête de Julien étaient vénérés dans la basilique Saint-Ferréol-en-Gal, construite par saint Mamert, mais aujourd’hui entièrement détruite.

« Soldat romain, il a subi le martyre à Brioude en 304. Parti de la ville de Vienne, prés de Lyon, il alla se réfugier en Auvergne où finalement il fut saisi par Crispinus, le chef de la garnison locale, et décapité sur le champ. On raconte encore que deux vieillards, Arcons et Elpize, se chargèrent d’ensevelir son corps et retrouvèrent aussitôt la vigueur de leur jeunesse. Un premier martyrium s’éleva à l’emplacement de sa sépulture dès le quatrième siècle, qui est à l’origine même de l’église de Brioude. Julien témoigna donc de sa foi par le supplice et, par son exemple, convertit beaucoup de paysans de la région, alors encore largement païenne. Saint thaumaturge, son culte se répandit rapidement à travers toute la Gaule, comme l’attestent encore de nombreux toponymes et lieux de culte, dont bon nombre sont situés sur les routes de Saint-Jacques-de-Compostelle. » (Église Saint Julien le Pauvre à Paris – les saintes reliques de notre paroisse)


« Qui était Saint-Julien? Il s’agit de Saint-Julien de Brioude, l’un des plus fameux martyrs de la Gaule. Tribun romain, il tenait garnison à Vienne dans le Dauphiné. En l’année 304, au temps de la persécution de Dioclétien, il fut décapité prés de la ville de Brioude en Auvergne où il s’était réfugié. Il s’était livré à ses bourreaux pour éviter que ceux qui le cachaient soient victimes de représailles. Trois siècles plus tard sa tête fut retrouvée par Grégoire de Tours et Saint Mamert. Le tombeau du martyr devint à Brioude un lieu de culte. Les miracles qui s’y faisaient tiennent une grande place dans la légende dorée du Moyen-Age. Aux XIe et XIIe siècles fut bâtie à Brioude une imposante basilique romane, la plus belle d’Auvergne, et c’est un haut-lieu des pèlerinages anciens où les rois de France s’arrêtaient quand ils se rendaient au Puy. Le culte de Saint-Julien se répandit dans toute la France et de nos jours, prés de 300 églises portent encore son nom… » (église de Saint Julien de Royaucourt – site des Amis de l’église)

Crypte de la basilique de Brioude : reliquaire du XIXe siècle et icône du XXIe siècle représentant saint Julien.

Saint Julien priez pour nous

Saint Julien de Brioude