La tentation de la compromission

Il est sûrement bien étrange qu’une Institution comme l’Eglise Catholique, d’origine divine, Arche de la Vérité révélée et du salut, ait quelque chose à apprendre d’une institution satanique qui, pendant 254 ans, a été anathématisée par la Hiérarchie catholique pas moins de 586 fois. (C’est le nombre des condamnations calculées par le Père Esposito, religieux paulin franc-maçon, qui a communiqué les données de ses recherches sur la revue “Jésus” d’octobre 1988.)

L’Église catholique a toujours condamné cette ‘secte maçonnique’, et également dénoncé ses ‘secrets’.

Paul VI condamne Paul VI

LE SERMENT LE JOUR DU COURONNEMENT DE PAUL VI

Paul VI, le jour de son Couronnement (30 juin 1963), prononça ce ‘serment’ adressé à Notre Seigneur Jésus-Christ :

« JE PROMETS :

– de ne pas diminuer ou rien changer de ce que j’ai trouvé conservé par mes très estimés prédécesseurs, et de ne pas admettre une quelconque nouveauté, mais de conserver et de vénérer avec ferveur, comme leur vrai disciple et successeur, de toutes mes forces et de tout mon soin, ce qui fut transmis ;

– de corriger tout ce qui émergera en contradiction avec la discipline canonique, et de garder les sacrés Canons et les Constitutions Apostoliques de nos Pontifes comme des commandements divins et célestes, étant conscient que je devrai rendre stricte raison devant votre jugement divin de tout ce que je professe, moi qui occupe votre place par divine condescendance et fais fonction de Vicaire, assisté de votre intercession.

Si je prétendais agir différemment ou permettre qu’un autre le fasse, Vous ne me serez pas propice en ce jour terrible du jugement divin… (p.43 ou 31).

C’est pourquoi nous nous soumettons au rigoureux interdit de l’anathème, si quelqu’un, ou nous-même, ou un autre, a la présomption d’introduire quelque nouveauté en opposition à la Tradition évangélique ou à l’intégrité de la foi et de la religion, en tentant de changer quelque chose à l’intégrité de notre foi, ou en acquiesçant à qui prétendrait le faire avec une sacrilège audace. »

(‘Liber Diurnus Romanorum Pontificum’ p.54 ou 44, P.L. 1 ou 5)

Pas de complot ?

« Le principal et ultime de ses buts (de la franc-maçonnerie) est de détruire à partir des fondations tout l’ordre religieux né de l’institution chrétienne, et de créer un nouvel ordre selon son gré, qui tire ses fondements et ses normes du naturalisme. » (“Bulletin Indépendant d’Information Catholique” n°112, Bruxelles 1974.)

LA RELIGION MAÇONNIQUE : le Naturalisme 

– « Pour que l’homme forme bien – selon les principes maçonniques – sa conduite, il ne doit pas chercher le commandement en-dehors ou au-dessus de sa raison (…) ; il ne doit pas envisager la loi morale comme un commandement venu d’en haut, d’une existence extra mondaine, surnaturelle à laquelle il devrait s’incliner. (…) Une fois le surnaturel éliminé, la morale maçonnique est purement naturaliste ; les droits et les devoirs humains, les fins et les luttes humaines sont liées à la terre… » (Le franc-maçon Tommaso Ventura).

– « La morale maçonnique n’est ni chrétienne, ni hébraïque, ni mahométane. La Franc-Maçonnerie proclame des principes déterminés sur lesquels les moralistes de tous les pays et de toutes les religions sont d’accord, et s’efforce d’harmoniser les opinions qui parfois sont en contraste seulement en apparence. » (Le franc-maçon Salvatore Farina).

– « On en arrive à se demander si la Franc-Maçonnerie n’est pas une religion ; je réponds nettement que la Franc-Maçonnerie est la religion. » (Le franc-maçon Gorel Porciatti).

Autodestruction ?

« (…) je ne peux pas nier que Rome est sous l’influence de la maçonnerie ! Rome est sous l’influence des maçons ! C’est sûr, voyez : réconcilier avec les principes de 89, les principes maçonniques ! C’est ce que disait le cardinal Ratzinger, il ne s’en cache pas ! Vatican II est un effort pour se réconcilier avec 89. Vous vous rendez compte ? C’est effrayant ! (…) C’est maçonnique, c’est vraiment une révolution à l’intérieur de l’Église. Le diable a fait son coup de maître : il s’est servi de l’Église pour détruire l’Église ! Il s’est servi des autorités de l’Église pour détruire l’Église)Cospec 118 B (20 mai 1986

Le pacte adultère

Or c’est ce que font les hommes d’Église actuellement. Nous le voyons sous nos yeux, c’est clair, partout. Depuis le Concile le libéralisme a investi les postes les plus importants de l’Église, depuis le pape jusqu’aux cardinaux de Rome, jusqu’à la Curie. Le libéralisme s’est implanté dans l’Église, donc la compromission des hommes d’Église avec les hommes de Satan, par un pacte ouvert (…) et ce pacte a été signé à l’occasion du Concile ouvertement, publiquement avec les francs-maçons, avec les protestants, avec les communistes. Nous assistons à ce mariage, à ce mariage adultère, abominable entre les hommes d’Église et la révolution et les idées qui vont contre Dieu et Notre- Seigneur Jésus-Christ, contre son règne. C’est abominable » Mgr Lefebvre

Les idéaux partagés

« l’Église du pape François est une Église qui promet d’être respectueuse de l’altérité et de partager l’idée que l’État laïc promeut la paix et la coexistence des diverses religions

La maçonnerie a honoré Jean-Paul II en lui discernant, par l’intermédiaire de la loge du Grand-Orient italien, sa plus grande distinction, l’Ordre de Galilée, car, expliquait-elle, le pape a promu « les valeurs de la franc-maçonnerie universelle : fraternité, respect de la dignité de l’homme, et l’esprit de tolérance, points centraux de la vie des vrais maçons

Le 22 mars 1984, le pape polonais reçut les Bnai’B’rith, puissante maçonnerie juive. Son allocution témoigne du changement opéré envers la maçonnerie : « Le simple fait de votre visite, dont je vous suis reconnaissant, est en lui-même une preuve du développement et de l’approfondissement constants de ces relations. » L’année précédente, le 18 avril, ce furent les membres de la Trilatétrale qui eurent l’honneur d’une audience publique avec Jean-Paul II, lequel leur adressa ses compliments : « C’est avec plaisir que je reçois les membres de la commission Trilatérale… Et que Dieu, le Créateur de la personne humaine et le Seigneur de vie rende efficace votre contribution à l’humanité. » On ne peut être plus explicite quant à l’estime que porte le pontife à l’action humaniste des maçons !

Benoît XVI ne négligea pas lui non plus d’accueillir et de féliciter les frères du Bnai’B’rith : le 18 décembre 2006, il recevait une délégation de la secte au Vatican avec ce message :

Je suis heureux de saluer votre délégation du B’nai B’rith International à l’occasion de sa visite au Vatican » et continue en souhaitant « à nos communautés non seulement d’entrer en dialogue, mais également d’être des partenaires en vue d’œuvrer ensemble au bien de la famille humaine (…) en promouvant les valeurs spirituelles et morales enracinées dans nos convictions religieuses.

Paul VI avec deux représentants du B’Naï B’Rith

Note de la rédaction : Tant que l’on ne parle pas du Dieu Rédempteur, de Jésus-Christ Roi et Sauveur, de la Vérité incarnée, de l’Immaculée Conception, tout va bien; mais il n’y a pas de ligne de crête entre la Vérité et le Mensonge, entre la Lumière et les Ténèbres………

La tentation de la compromission

Martyrs des Carmes

Les bienheureux martyrs de septembre 1792

Dans la foule des victimes des massacres de septembre 1792 à Paris, l’Église a retenu les noms de 3 évêques, 181 prêtres, 2 diacres, 1 clerc et 4 laïcs, dont elle a reconnu, en 1926, la mort par fidélité au Siège Apostolique.

Ces martyrs, mis à mort au couvent des Carmes, à l’abbaye Saint-Germain, au séminaire Saint-Firmin, aux 2 prisons de La Force, comprenaient 86 prêtres, 1 diacre et 1 clerc qui appartenaient au clergé diocésain.

Les bienheureux martyrs de Paris, dont saint Salomon Le Clercq canonisé en 2016.

Après le massacre de 115 prêtres le 2 septembre 1792, pendant la Révolution, le couvent fut vendu comme bien national. L’événement est aussi évoqué dans l’église Saint-Joseph des Carmes par la chapelle dite “des martyrs”.

Il fut racheté en 1797 par Madame de Soyécourt, carmélite, dont le père avait été emprisonné aux Carmes en 1794 avant d’être décapité. Elle y installa une communauté de Carmélites. En 1841, l’évêché y installa une école ecclésiastique. Ces lieux font partie de l’Institut catholique depuis 1875.

Lors des travaux de la rue de Rennes, en 1867, l’ancien jardin des Carmes a été exproprié, et la chapelle qu’il contenait détruite. L’autel fut sauvé. Des fouilles effectuées dans le puits de ce jardin permirent de mettre à jour les restes de plusieurs dizaines des prêtres victimes du massacre de septembre. Une partie de ces ossements reposent dans cet autel, au centre de la première crypte.

Dans une seconde crypte, qui ouvre au fond de celle-ci, figurent encore les pierres tombales de plusieurs carmélites et de divers personnages et bienfaiteurs. 

Seul les corps de 30 personnes avaient été transportés au cimetière de Vaugirard après le massacre. Les autres jetés dans le puits et recouvert de chaux, étaient impossible à identifier lorsqu’on les retrouva en 1867. Ils furent regroupés et exposés dans cette seconde crypte autour d’un autel central.

Plusieurs rangées de crânes sont disposées de chaque côté de la pièce. Certains portent encore la marque des coups de sabres des assassins. Les noms des défunts figurent en lettres d’or sur des plaques de marbre noir.

Les deux portes sur la gauche conduisent à une petite pièce où on a mis, au mur et au sol, les dalles tachées de sang de l’ancienne chapelle du jardin où plusieurs furent massacrés.

Une maquette de cette chapelle permet de s’imaginer la scène. On y voit représenté l’autel qui figure dans la première crypte.

Sur le côté droit, encadrant un nouvel ensemble de crânes rangés en vitrine, deux portes donnent accès à deux petites pièces où figurent encore de nombreux ossements.

Dans l’une sont évoqués, avec leurs portraits, les trois évêques qui furent massacrés : Jean Marie du Lau, archevêque d’Arles, F. I. de la Rochefoucault et P. L. de la Rochefoucault.

Dans l’autre, d’autres restes sont accompagnés de l’inscription : “Ayant préféré la mort à la violation de la sainte loi de Dieu, ils ont été massacrés”. En effet, les geôliers demandaient à chaque prêtre de prêter le serment à la Constitution, et comme tous refusaient, ils étaient envoyés dans le jardin où on les massacrait.

D’autres pierres tombales figurent également dans cette crypte, en particulier celle de Mgr de la Luzerne, évêque de Langres avant la Révolution.

« Ici, ils sont tombés »

Leur souvenir est toujours présent. Devant les marches du perron par lesquelles sont passés les martyrs on peut lire l’inscription latine : Hic ceciderunt (Ici ils sont tombés). L’abbé Saurin, qui a échappé à la tuerie, a témoigné du courage des martyrs qui devinaient leur fin tragique et admirable : « Nous ne formions qu’un petit nombre, la plus grande partie des athlètes de Jésus-Christ, des pontifes, des prêtres, des lévites, avaient fini glorieusement leur carrière. Les autres y marchaient courageusement sur leurs traces. Je n’entendis jamais dans l’église des Carmes ni cris, ni gémissements, ni lamentations ; chacun se laissait mener au lieu fatal sans former la moindre plainte, sans opposer la moindre résistance ». Le couloir qui mène à la crypte des martyrs où sont recueillis leurs ossements contient également des phrases mémorielles de cet événement. Dans le jardin, une colonne et un crucifix font aussi mémoire des prêtres tués par les révolutionnaires. Parmi eux, l’on compte l’archevêque d’Arles, Mgr du Lau, mort près de l’autel de l’oratoire, les frères La Rochefoucauld, François-Joseph, évêque de Beauvais, et Pierre-Louis, évêque de Saintes. Mais aussi l’abbé Hébert, confesseur de Louis XVI, l’abbé Gaultier, qui aurait reçu la confession de Voltaire sur son lit de mort, et l’abbé de Pontbriand, grand-oncle de Charles de Foucauld.

Bienheureux martyrs de septembre priez pour nous

Martyrs des Carmes

Saint Loup

Évêque de Sens (+ 623)

Loup ou Leu (Lupus en latin), dit de Sens, né à Orléans vers 573 et mort à Brienon le 1er septembre 623, est un évêque de Sens

Sens fut une cité chrétienne dès les premiers siècles. Saint Leu en sera l’un des plus célèbres archevêques. Né à Orléans, il fit, dit-on, de bonnes études classiques. Deux de ses oncles étant évêques, l’un d’Orléans et l’autre d’Auxerre, la carrière cléricale s’ouvre tout naturellement pour lui. Il semble qu’il y eut du succès, puisqu’à la mort de leur archevêque Artème, en 609, les habitants de Sens le réclamèrent. Il fut un bon archevêque. En 614, il prit part au concile de Paris. Mais il eut à souffrir des calomnies de Madégésile, abbé de Saint Rémi de Reims qui, jaloux, le dénonça auprès des souverains. Saint Leu se trouva pris dans le conflit entre Brunehaut et Clotaire II. Il reprochait à ce dernier d’avoir annexé la Bourgogne. Madégésile œuvrait en coulisses. Le roi exila saint Leu à Ansenne dans la Somme. Mettant à profit cette opportunité, il fit merveille auprès des Francs païens de la région qu’il évangélisa. Les habitants de Sens finirent par obtenir le retour de leur archevêque bien-aimé.

Buste reliquaire de Saint Leu, archevêque de Sens, est représenté coiffé de la mitre et portant la chape. Décorée de motifs floraux, la chape est tenue par un fermail qui abrite la relique. Les orfrois sont ornés de rinceaux. Sous la chape, nous distinguons un surplis sur lequel se détache une croix pectorale. La mitre est ornée d’une croix sur fond de rayons. Ce buste aurait été offert à l’abbé Louis Antoine Gaudissart (1803-1863 ; curé de Saint-Leu de 1934 à 1863) par le chanoine Eglée de Notre-Dame de Paris

Saint Loup priez pour nous

Saint Loup

Le schisme capital

C’est dans cette étude qu’il a livré sa réflexion mûrie sur ces sujets décisifs et dont nous vous tirons les précieuses conclusions en trois parties :

I) La crise dans l’Église s’y trouve lumineusement éclairée par un seul principe : des papes contre la papauté.

II) La seule position prudente dans la crise, est tenue par Monseigneur Lefebvre et la Fraternité Saint-Pie X.

III) Le mystérieux passage de la deuxième épître aux Thessaloniciens où saint Paul évoque la puissance qui empêche la venue de l’Antéchrist[1] y reçoit son explication.

I – Des papes contre la papauté.

Paul VI en a-t-il eu lui-même l’intuition quand il a parlé de l’autodémolition[2] de l’Église ? Il n’avait malheureusement pas conscience de la si parfaite exactitude du mot qu’il avait utilisé. S’il l’avait eue, il aurait alors compris que les plus terribles des démolisseurs étaient les papes conciliaires eux-mêmes. Il en était lui-même le deuxième d’une série qui en compte sept aujourd’hui puisque Léon XIV est en effet le septième des papes à considérer Vatican II comme la boussole de l’Église et à continuer à pousser la logique des principes conciliaires subversifs dans le sein de l’Église catholique. On comprend l’efficacité de cette mise à sac de l’Église par celui qui possède sur elle la plus grande autorité sur la terre et qui lui assène ses coups au nom même du pouvoir qu’il a reçu du Christ.

Une telle situation n’a pas de précédent dans l’histoire de l’Église. On peut certes citer certains noms de papes qui, par faiblesse plus que par conviction, ont fléchi dans la défense de la vérité mais on ne trouve aucune période comparable à celle que nous vivons. Depuis plus de soixante ans, sept papes et la quasi-totalité des évêques du monde entier enseignent des chaires de vérité une doctrine d’apostasie.

D’où le raccourci saisissant de vérité de Monseigneur Viganò pour expliquer la crise dans l’Église dans sa terrifiante profondeur : « des papes contre la papauté ». Les sujets du plus haut pouvoir qui existe dans l’Église et qui sont les papes ont utilisé leur puissance papale contre l’institution de la papauté, arc-boutant leur force pour la dénaturer. C’est ce que Monseigneur Viganò nomme « le schisme capital » : « Dans ce schisme, l’autorité vicaire (par nature subordonnée et limitée) se révolte contre l’autorité divine (qui est première et suprême). »

Saluons la vérité et l’intérêt de ces expressions et de ces explications de la situation dans laquelle se trouve l’Église. Elles jettent une lumière nouvelle sur ce que nous voyons et sur ce que nous vivons. Elles contraignent à mieux prendre la mesure de la gravité de la crise.

II – La résistance traditionaliste.

Voilà maintenant des années que Monseigneur Viganò a découvert le monde traditionaliste et ses diverses composantes. Il s’est désormais fait son jugement à leur sujet et l’on est frappé de voir à quel point il rejoint celui de Monseigneur Lefebvre.

C’est d’abord avec une véritable sévérité qu’il stigmatise les ex-instituts Ecclesia Dei. Son reproche porte sur leur mutisme : si on vient de les voir monter puissamment au créneau pour dénoncer les consécrations épiscopales du 1er juillet 2026 au sein de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, on ne les entend pour ainsi dire jamais condamner les scandales les plus éhontés de la Rome et des évêques conciliaires. C’est en réalité qu’ils sont sous la pression permanente du chantage de ceux qui leur ont concédé leur situation canonique : on la leur accorde à la condition de leur silence.

Nous avons en réalité ici un cas nouveau de marranisme, de schizophrénie religieuse : le discours public ne reflète pas les convictions privées, voire les contredit. Le piège est habile car, dans le fond, la nasse est habilement conçue pour amener chez ceux qui l’ont choisie le désarmement intellectuel. Certains d’entre eux se sont d’ailleurs faits remarquer en devenant les ténors des positions qu’ils condamnaient à l’origine.

Sur l’autre bord, nous découvrons la sagesse et la prudence avec laquelle il laisse à l’Église, quand elle sera revenue à sa Tradition, le soin de porter un jugement sur la légitimité des papes conciliaires. Étaient-ils vraiment papes ? Voilà ce que répond l’archevêque italien :

« Reconnaître le schisme capital ne signifie pas nier l’existence d’un pape régnant ou déclarer le siège apostolique vacant, il s’agit plutôt de reconnaître que le titulaire actuel de la charge pétrinienne s’est objectivement posé en contradiction à l’essence même de la Papauté, et que par conséquent la fidélité à la Papauté exige, en ce moment historique, une résistance au pape à la fois filiale et ferme ».

Et il ajoute :

« Que Bergoglio et Prévost soient de mauvais papes ou ne soient pas papes, l’histoire le dira, et l’Église établira en temps voulu ou, à la fin des temps, lors du retour glorieux de Notre Seigneur, comme Roi et Pontife, quand Il viendra récapituler en Lui-même le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel ».

C’était bien là le jugement prudentiel que portait Monseigneur Lefebvre sur une question qu’il jugeait secondaire.

À la fréquente férocité des sédévacantistes munis de leurs ciseaux pour réduire le mystère d’iniquité en syllogismes, Monseigneur Viganò lance cet appel de bon sens :

« Quelle différence y a-t-il, je me demande, entre désobéir à un pape hérétique ou à un hérétique qui se présente comme Pape ? Tant que la désobéissance concerne ce que celui-ci ordonne d’illicite et d’inadmissible, c’est le résultat qui compte : c’est-à-dire ne pas ratifier l’erreur, ne pas consentir au mensonge, ne pas se complaire dans l’injustice. »

In fine, Monseigneur Viganò salue la position de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X comme étant celle de la ligne de crête à ne pas quitter. Et il souligne que c’est précisément l’absence d’un cadre canonique, un vide juridique, « qui a garanti à la Fraternité une certaine autonomie de gouvernement, qui s’est avérée nécessaire, compte tenu de l’état présent de l’Église, pour poursuivre l’œuvre entreprise par Monseigneur Lefebvre ».

On le voit donc, Monseigneur Viganò, au bout de son exploration du mouvement traditionaliste, arrive aux mêmes conclusions que Monseigneur Lefebvre :

les ralliés présentent une coquille sans contenu ;

les sédévacantistes réduisent leur religion à pratiquer l’escrime sur une unique question dont la résolution ne leur appartient pas ;

la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X continue le bon combat grâce à son refus d’un cadre canonique, tant que Rome n’a pas retrouvé sa Tradition.

Réjouissons-nous : deux grands esprits, deux éminents hommes d’Église, à quelques décades de différence se sont rencontrés et se sont rejoints. Le second vient de son autorité confirmer toutes les conclusions que nous avions reçues de celles du premier et lui rendre ainsi un hommage qui prélude à celui que l’Église entière lui rendra un jour. Deo gratias !

III – Le « κατέχον » de la seconde lettre aux Thessaloniciens.

Pour manifester la gravité de la crise dans l’Église que nous vivons, Monseigneur Viganò s’est servi du fameux passage de la deuxième épître aux Thessaloniciens qui laissa perplexe tant de commentateurs et amena même le grand saint Augustin à laisser échapper ce mot de découragement : « J’avoue ignorer complètement ce qu’il [saint Paul] a voulu dire »[3].

Saint Paul évoque, dans le deuxième chapitre de cette épître, l’Antéchrist qui doit venir. Mais il affirme que quelque chose s’oppose à sa manifestation immédiate. « Un pouvoir existe encore qui limite son action, mais son heure venue, il se montrera tout entier. »[4] Dom Delatte n’hésite pas à identifier cette puissance avec celle de l’Église, puissance de vérité et d’ordre qui empêche ou freine les forces du mal. Mais il écrit aussi que « le jour où cette puissance d’ordre et de paix, qui des mains de la Rome païenne a passé à la Rome chrétienne, après avoir été minée par des légistes, secouée par la prétendue Réforme et par la Révolution, aura été définitivement ruinée par l’assaut de tous les éléments du mal déchaînés, les routes seront ouvertes et les issues libres pour le mal. Rien ne les retiendra plus […]. Contre cette puissance tout s’étant coalisé, et les passions populaires qui sapent l’ordre, et les pouvoirs politiques eux-mêmes ardents à leurs propres ruines, plus rien ne tiendra en échec la puissance du mal, ce sera le règne de l’égoïsme forcené, d’une forme de barbarie non naïve mais savante, sur laquelle nul évangile n’aura de prise. Le frein aura été brisé : rien n’empêchera plus l’avènement de l’ennemi du Christ. C’est alors qu’apparaîtra l’impie, l’impie par excellence, celui dont les antéchrists semés par le temps n’auront été que les diminutifs et les précurseurs ».[5]

L’éminent abbé de Solesmes nous a laissé ce saisissant commentaire. Ce qu’il n’avait pas prévu, dans sa description de la ruine de l’Église, c’est le coup de maître final de Satan. Si l’ange déchu avait en vain ceinturé le Christ sur le mont de la Tentation, il n’a en revanche pas échoué en ceinturant la papauté dans la personne de ses sept derniers vicaires dont il a fait les précurseurs de son avènement.

Monseigneur Viganò, par ce rapprochement entre ce passage célèbre de saint Paul et la situation présente a le grand mérite de nous donner une indication eschatologique importante. Elle ne nous donne certes pas de renseignement chronologique concernant l’apparition de l’Antéchrist mais la pensée que plus rien sur terre ne s’oppose désormais à sa venue. La crise que nous vivons n’en est pas une parmi d’autres.

Cette perspective doit surtout nous convaincre de rester plus que jamais attachés à l’Église catholique, papistes contre les papes conciliaires et prêts à payer comme prix, pour rester catholiques, celui de notre bannissement canonique et de notre excommunication officielle.

Nous remercions la race de nos nouveaux Athanases qui nous ont montré l’exemple en comprenant que le sentier de l’honneur et de la Foi se confondait avec celui de l’opprobre.

Christain LASSALE

[1] II Thess. 2, 7.

[2] Discours de Paul VI au Collège Lombard du 7 décembre 1968.

[3] Saint Augustin, « In Civitate Dei », 20, 19.

[4] Dom Paul Delatte, « Les épîtres de saint Paul », Jouve 1986, p. 237.

[5] Ibidem, pp. 236-237.

Note de la rédaction : « désobéir à un pape hérétique ou à un hérétique qui se présente comme Pape ?  » La foi nous oblige à croire qu’un pape ne peut pas être hérétique. Nommer un chat, un chat, est le minimum pour conserver l’intelligence. La foi nous oblige à croire que le pape est infaillible dans le domaine de la foi et des mœurs…..

τὸ κατέχον
Quand on sait qu’au regard de ceux qui cherchent à dominer le monde, les communistes et les technocrates de la finance internationale, le seul véritable obstacle à l’asservissement de l’humanité est l’Église catholique et romaine, on ne sera pas surpris des efforts conjugués des communistes et des francs-maçons pour modifier et le magistère et la structure hiérarchique de l’Église.(Mgr Lefebvre Un évêque parle 1963-1974 T.1. p. 68)

« Les sédévacantistes réduisent leur religion à pratiquer l’escrime sur une unique question dont la résolution ne leur appartient pas « Nego. C’est dommage de tomber dans la caricature, force est de constater que le Siège est occupé par une/des personne/s, qui non seulement ne confirme/nt pas ses/leurs frères, mais en plus enseigne une autre religion, ce qu’avait bien vu Mgr Lefebvre. « La situation dans l’Église est plus grave que s’il s’agissait de la perte de la foi. C’est la mise en place d’une autre religion, avec d’autres principes qui ne sont pas catholiques.« (Conf. Aux séminaristes 11 févr.1991) Et seul un pape catholique pourra résoudre le problème, seul un pape soumis à son divin Maître pourra remettre de l’ordre.

La férocité n’est pas le fait des sédévacantistes, mais des usurpateurs modernistes et de leurs complices qui perdent les âmes avec les colonnes infernales de l’oecuménisme, maintenant LGTB et synodales.

Ce n’est pas l’Église ni le successeur de Pierre qui nous frappent, mais des hommes d’Église imbus des erreurs libérales qui occupent des postes élevés de l’Église et profitent de leur pouvoir pour faire disparaître le passé de l’Église et instaurer une nouvelle Église qui n’a plus rien de catholique (Mgr Lefebvre Un évêque parle T.2. p. 62)
.

Comment pourrait-on être en communion avec Arius, comment lui reconnaître une quelconque autorité ? Comment le citer au canon de la messe, pour ne pas être schismatique ? L’Église jugera, pour l’instant nous sommes en état de légitime défense, il n’est pas possible d’éluder la question, de suspendre son jugement……

Comment faire un recours d’une excommunication ipso facto ? Auprès d’une autorité, qui ne daigne pas même vous recevoir?

Pour mémoire : pendant vingt quatre ans la FSSPX a cherché le « coup de tampon », et disait accepter quatre vingt quinze pour cent du brigandage……

Le schisme capital

Oui, mais….

La laïcité colombienne : « Vive le Christ Roi ! »

Un juge a ordonné au nouveau président colombien Abelardo de la Espriella de présenter des excuses pour avoir « porté atteinte à la neutralité religieuse de l’État », parce que lors de son investiture, le 7 août dernier, un rabbin, un prêtre catholique et un pasteur évangélique étaient intervenus pendant la cérémonie, qui avait inclus des chants religieux et des prières.

Abelardo de la Espriella s’est exécuté. A la fin de son allocution de 25 minutes, hier soir, il a déclaré :

« Bien que je me considère comme croyant – je suis catholique – je respecte la séparation de l’Église et de l’État, et dans le cadre de mes fonctions je garantirai les libertés et les droits de tous les Colombiens sans distinction, y compris la liberté de professer n’importe quelle religion, ou de n’en professer aucune, tout comme la Constitution protège mon droit de professer librement ma foi, tant en public qu’en privé. Si cet acte a pu générer un malaise ou s’il a offensé quelqu’un, je tiens, en ma qualité de chef de l’État, à leur présenter mes excuses. Je tiens à dire au peuple colombien que son président, aujourd’hui plus que jamais, défend fermement la patrie. Et vive le Christ Roi, que Dieu bénisse la Colombie ! Bonne nuit ! »



Source Daoudal


Note de la rédaction : Le Christ-Roi c’est incompatible avec les fausses religions et l’athéisme, comme la Vérité avec les erreurs, on ne peut donc pas garantir la liberté de l’erreur, qui n’a aucun droit.

Oui, mais….

Il suffit d’ouvrir les yeux

Pour voir la continuité de la tradition :

Première messe beat en 1966

Le but : sacrifier l’unité, pour l’universalité…


7 mars 1965 dans la paroisse d’Ognissanti, Paul VI avait prononcé une homélie significative dans l’histoire de la réforme liturgique. Lors du premier dimanche de Carême, Paul VI avait, en effet, célébré une messe qui devait marquer l’application du premier texte mettant en œuvre la réforme liturgique, l’instruction Inter Œcumenici. À l’occasion de cette messe, le pape Paul VI avait ainsi justifié une moindre utilisation du latin : « l’Église a estimé nécessaire cette mesure pour rendre intelligible sa prière. Le bien du peuple exige ce souci de rendre possible la participation active des fidèles au culte public de l’Église. L’Église a fait un sacrifice en ce qui concerne sa langue propre, le latin, qui est une langue sacrée, grave, belle, extrêmement expressive et élégante. Elle a fait le sacrifice de traditions séculaires, et, surtout, de l’unité de langue entre ses divers peuples, pour le bien d’une plus grande universalité, pour arriver à tous».

Concile de Trente Session XXII CANON IX.–Si quelqu’un dit que le rite de l’Église romaine, selon lequel une partie du canon et les paroles de la consécration sont prononcées à voix basse, doit être condamné ; ou que la messe ne doit être célébrée qu’en langue vulgaire ; ou que l’eau ne doit pas être mélangée au vin qui doit être offert dans le calice, parce que cela est contraire à l’institution du Christ ; qu’il soit anathème.

L’ abus de pouvoir

Consistoire du 24 mai 1976 : « C’est au nom de la Tradition que nous demandons à tous nos fils, à toutes les communautés catholiques, de célébrer dans la dignité et la ferveur, la liturgie rénovée. L’adoption du nouvel Ordo Missæ n’est pas du tout laissée au libre arbitre des prêtres ou des fidèles […]. Le nouvel Ordo a été promulgué pour être substitué à l’ancien […]. Avec la même autorité suprême [que celle de saint Pie V] qui nous vient du Christ Jésus, nous exigeons la même disponibilité … »

À M. Jean Guitton qui lui suggérait d’autoriser la messe de saint Pie V pour apaiser les esprits, le pape répondit : « Cela jamais ! » Pourtant en 2007 dans son Motu proprio Summorum Pontificum, Benoît XVI reconnut que l’ancienne messe n’avait jamais été abrogée. Paul VI s’est donc rendu coupable d’un abus de pouvoir.

Il suffit d’ouvrir les yeux

Le « magistère en praxis »

Notre Seigneur Jésus-Christ n’a pas enseigné que par ses discours, mais aussi par ses actes, sa vie toute entière. Il prévient ses disciples de se méfier du levain des pharisiens, qui disent ; mais ne font pas : Observez donc, et faites tout ce qu’ils vous disent ; mais ne faites pas ce qu’ils font : car ils disent ce qu’il faut faire, et ne le font pas. Ils lient des fardeaux pesants et insupportables, et les mettent sur les épaules des hommes ; et ils ne veulent pas les remuer du bout du doigt. Mt 23, 3-4 ; qui sont dans la chaire de Moïse, mais ne suivent pas Moïse : Ne pensez pas que ce soit moi qui doive vous accuser devant le Père : vous avez un accusateur, qui est Moïse, en qui vous espérez. Car si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi ; parce que c’est de moi qu’il a écrit. Si vous ne croyez pas ce qu’il a écrit, comment croirez-vous ce que je vous dis ? Jn 5, 45-47.

Or, actuellement il convient, ni de faire ce qu’ils disent, ni, a fortiori, ce qu’ils font.

Une catéchèse intelligible à tous

Jean-Paul II lui-même, « l’évènement d’Assise peut ainsi être considéré comme une illustration visible, une leçon de choses, une catéchèse intelligible à tous de ce que présuppose et signifient l’engagement œcuménique et l’engagement pour le dialogue interreligieux, recommandé et promu par le concile Vatican II » (discours aux cardinaux, 22 décembre 1986).

Renonciation tacite à la profession de foi catholique

Canon 188 §4 du Code de Droit Canonique de 1917.

Ob tacitam renuntiationem ab ipso iure admissam quaelibet officia vacant ipso facto et sine ulla declaratione, si clericus: … 4° A fide catholica publice defecerit.

Par renonciation tacite admise par le droit lui-même, tout office devient vacant de plein droit et sans aucune déclaration si le clerc : … 4° A fait publiquement défection de la foi catholique.

Les contre-arguments qui nient cette perte automatique pour préserver leurs faux papes, sont réfutés : ils contredisent les Pères comme saint Cyprien et saint Jérôme, qui affirment que les hérétiques s’excluent eux-mêmes. En effet l’hérésie publique rompt l’unité de foi (saint Thomas, IIa-IIae, q. 39, a. 1). Saint Paul l’enseigne ;Évitez celui qui est hérétique, après l’avoir averti une et deux fois ; sachant que quiconque est en cet état, est perverti, et qu’il pèche comme un homme qui se condamne lui-même par son propre jugement. Tt 3, 10-11Le pape, comme membre de l’Église, doit professer la foi entière ; sinon il n’est plus dans l’Église et ne peut en être la tête. Selon le principe classique rappelé par saint Robert Bellarmin : Non potest esse caput qui non est membrum. (De Romano Pontifice, lib. II, cap. 30.) Ne peut être la tête celui qui n’est pas membre.

Apostasie liturgique : lex orandi lex credendi

PaulVI avec les « experts » calvinistes artisans du nouvel ordo missae

Établissement d’une liturgie ou d’un rite « nouveau » excluant les rites existants : Si le pape imposait un nouveau rite liturgique (une sorte de “novus ordo”) en prohibant la célébration du rite latin en vigueur pendant des siècles (comme Paul VI), il provoquerait la rupture de la communion liturgique avec ceux qui refusent ce changement.

Nostra Aetate paragraphe 4 déclare :

« Scrutant le mystère de l’Église, le saint Concile rappelle le lien qui relie spirituellement le peuple du Nouveau Testament à la lignée d’Abraham. […] L’Église a toujours devant les yeux les paroles de l’apôtre Paul sur ceux de sa race « à qui appartiennent l’adoption filiale, la gloire, les alliances, la législation, le culte, les promesses et les patriarches, et de qui est né, selon la chair, le Christ » (Rm 9, 4-5). […] Bien que l’Église soit le nouveau peuple de Dieu, les Juifs ne doivent pas être présentés comme réprouvés et maudits par Dieu, comme si ces positions pouvaient être tirées de l’Écriture Sainte. »

Benoit XVI avec ses frères aînés à la synagogue, on peut douter qu’il ait, comme saint Paul, prêché le vrai Messie Jésus-Christ, les laissant dans leurs ténèbres.

Ce texte valorise la tradition juive post-chrétienne sans condamner son rejet explicite du Christ, suggérant que le judaïsme conserve une valeur salvifique indépendante de la foi en Jésus. En outre, il inverse la mission évangélisatrice en demandant de « reconnaître, préserver et promouvoir les biens spirituels et moraux » des autres religions (Nostra Aetate paragraphe 2), trahissant Matthieu 28:19 : « Allez donc, enseignez toutes les nations. » et le texte sacré des Actes 2:36 « Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié. »

Donc, le judaïsme rabbinique postérieur à l’an 70 repose sur le refus explicite de Jésus comme Messie. Dès lors, toute valorisation religieuse de ce système implique indirectement une valorisation du rejet du Christ.

Apostasie et profanation de la Basilique Saint Pierre de Rome

Promotion de l’indifférentisme

…………

Le « magistère en praxis »

Saint Fiacre

Ermite près de Meaux (+ 670)

Fils d’un roi d’Écosse ou d’Irlande (on s’interroge sur ses origines), il émigra en France à l’époque mérovingienne. Il fut ermite dans la forêt de Brie, accueilli par saint Faron, évêque de Meaux. Son ermitage donna naissance à la localité de Saint Fiacre 77470. On lui prêta beaucoup de vertus guérisseuses après sa mort. Moine défricheur, son ermitage devint un hospice pour les pauvres qu’il nourrissait des fruits et légumes qu’il cultivait pour eux. C’est pourquoi il est spécialement honoré par les jardiniers et les maraîchers de l’Ile-de- France. 

Saint Fiacre sortait d’une illustre famille d’Irlande. Prévenu de la grâce dès sa jeunesse, il quitta sa patrie et la maison paternelle pour venir en France, au diocèse de Meaux. L’évêque, saint Faron, lui assigna pour demeure un lieu écarté dans une forêt qui lui appartenait. C’était Breuil, en Brie, qui depuis a pris le nom de saint Fiacre. Cet illustre solitaire se construisit une cellule et un oratoire sous l’invocation de la Mère de Dieu. 11 se fit aussi un jardin qu’il cultiva de ses mains, et c’est pour cela que les jardiniers l’invoquent comme leur patron. Sa vie se passait dans la prière, la contemplation et le travail manuel, dont il partageait les produits avec les indigents. Dieu lui communiqua le don des miracles : il s’en servait surtout pour les malheureux qu’il recueillait dans un hôpital construit par ses soins. Il mourut le 30 août, vers l’an 670, et fut enterré dans son oratoire. En 1568, ses reliques furent, en grande partie, transportées à Meaux, où elles sont encore, confondues et mêlées avec celles de saint Chilain. On en descend la châsse dans les temps de calamité publique, comme on l’a fait en 1832 et 1849, époque où le choléra exerçait ses ravages dans la ville de Meaux. On montre aussi, dans l’église du village de saint Fiacre, une pierre miraculeusement creusée en forme de chaise, au seul attouchement du corps du pieux anachorète.

La pierre ronde et le tombeau à Saint Fiacre (Meaux).

Saint Fiacre priez pour nous

Saint Fiacre

La gangrène

Caroline LGBT au Vatican

Cette très pieuse femme en mantille qui remet ses lettres de créance au pape est Caroline Vermeulen, nouvelle ambassadrice de Belgique auprès du Saint-Siège.

Les gazettes (notamment catholiques) soulignent que c’est la première femme à occuper ce poste. Mais l’important n’est pas dans cet exemple de féminisation à marche forcée de toutes les institutions. C’est que Caroline Vermeulen est une militante LGBT de choc.

Auparavant elle était ambassadrice de Belgique à Vienne, pour l’Autriche, la Slovaquie et la Slovénie (sic : le royaume de Belgique ressuscite l’empire d’Autriche). Elle faisait la promotion de la gay pride de Vienne et y participait en tant que militante du lobby « Diplomats for equality ». On la voit ci-dessous au premier rang, et au milieu du premier rang, du cortège des « Diplomats for equality », avec son petit drapeau belge et ses boucles d’oreille arc-en-ciel, en 2023.

Elle y était aussi notamment cette année :

En 2024 elle avait promu, avec l’ambassadeur de l’Union européenne auprès des organisations internationales à Vienne, dans le cadre du « mois des fiertés », une projection du film belge Girl, qui raconte l’histoire d’un adolescent de 15 ans qui s’identifie comme femme et veut devenir danseuse.

Le service de presse du Vatican n’en dit pas un mot dans la bio officielle de la dame. Mais le pape ne peut pas ne pas le savoir.

Organisera-t-elle avec les autres « Diplomats for equality » du saint-Siège la première gay pride du Vatican ?

Source Daoudal

Note de la rédaction : Preuve qu’ils n’adorent pas le seul vrai Dieu, trois fois saint :

C’est pourquoi Dieu les a livrés aux désirs de leur cœur, aux vices de l’impureté ; en sorte qu’en s’y plongeant, ils ont déshonoré eux-mêmes leurs propres corps, eux qui avaient mis le mensonge en la place de la vérité de Dieu, et rendu à la créature l’adoration et le culte souverain, au lieu de le rendre au Créateur, qui est béni dans tous les siècles. Amen !

C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions honteuses  ; car les femmes parmi eux ont changé l’usage qui est selon la nature, en un autre qui est contre la nature. Les hommes de même, rejetant l’alliance des deux sexes, qui est selon la nature, ont été embrasés d’un désir brutal les uns envers les autres, l’homme commettant avec l’homme une infamie détestable, et recevant ainsi en eux-mêmes la juste peine qui était due à leur égarement.Et comme ils n’ont pas voulu reconnaître Dieu, Dieu aussi les a livrés à un sens dépravé ; en sorte qu’ils ont fait des actions indignes de l’homme ;……

Et après avoir connu la justice de Dieu, ils n’ont pas compris que ceux qui font ces choses sont dignes de mort, et non-seulement ceux qui les font, mais aussi ceux qui approuvent ceux qui les font. Rm 1, 24-28: 32

La gangrène

Saint Merry

Médéric (en latin : Medericus), aussi connu sous les formes courtes Merri ou Merry, est un moine ermite né dans le Morvan près d’Autun et décédé à Paris le 29 août 700.

Simon Vouet Saint Merri délivrant les prisonniers

Abbé (VIIe siècle)

St Merry fut offert à l’âge de treize ans au monastère de Saint André d’Autun où il reçut toute son éducation et où il se donna à Dieu pleinement. Les moines remarquèrent son intelligence et sa fidélité religieuse et l’obligèrent à devenir leur abbé avec l’accord de l’évêque. Craignant l’orgueil il alla se cacher dans une forêt près d’Autun. Lieu qui garde le nom de La Celle Saint Merry.
Les disciples se firent nombreux autour de lui et, toujours par recherche de la solitude, il se rendit à Champeaux en Brie près de Melun où il s’arrêta malade, mais, dès sa guérison, il reprit sa marche vers Paris, pour être proche de la tombe de saint Symphorien, fondateur de l’abbaye d’Autun qui se trouve dans l’église de Saint Germain des Prés.


Il vécut en reclus, hors des murs de la ville, pendant trois années et s’en fut vers le Seigneur, vers l’an 700.
La chapelle où il fut enterré devint paroisse sous le nom de Saint Merry ou Saint Merri.


L’église Saint-Merry est considérée comme l’une des « quatre filles » de la cathédrale Notre Dame de Paris. Construite de 1500 à 1565, en pleine période de la Renaissance, elle est cependant d’une architecture de style gothique flamboyant et en raison de son architecture similaire à celle de la cathédrale, elle porte également le surnom de « Notre-Dame la petite ». L’église possède l’un des orgues les plus prestigieux de Paris ainsi qu’une grande collection de peintures des XVIIe et XIXe siècles.

Depuis septembre 2021, et par décision de l’archevêque de Paris, Michel Aupetit, la paroisse Saint-Merry est confiée à la communauté de Sant’Egidio……..Christe Eleison.

Saint Merry priez pour nous

Saint Merry