Prostituées et soumises la maçonnerie et à son Maître

Les féministes de “Ni putes ni soumises” chez les francs-maçons

Vous souvenez-vous de l’association “Ni putes ni soumises” ? Ce mouvement féministe fondé en 2003 par Fadela Amara prétendait défendre les femmes vivant dans les quartiers immigrés et victimes du harcèlement sexuel mais aussi du communautarisme. Fadela Amara avait fini par entrer dans le gouvernement de François Fillon. Et voilà que les actuelles dirigeantes de cette association, Stéphanie Rameau et Perle Schmidt-Morand, se retrouvent chez les francs-maçons.

Le 22 novembre, au temple maçonnique du Grand Orient, rue Cadet à Paris, elles interviendront pour les loges Jusqu’aux Trois Roses et Albert Camus sur le thème de la Défense et promotion des valeurs d’Egalité et de Laïcité dans les quartiers défavorisés.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’on trouve trace de collusion maçonnique au sein de cette association. Déjà en 2009, la présidente de “Ni putes ni soumises” de l’époque avait pris la parole au Grand Orient de France.

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Prostituées et soumises la maçonnerie et à son Maître

François pourrait-il être évêque ?

HOMÉLIE À SAINTE-MARTHE: L’ÉVÊQUE EST UN SERVITEUR ET NON UN PRINCE

Le Pape a esquissé le profil de l’évêque, qui doit être « humble et doux », dans son homélie prononcée ce lundi matin dans la chapelle de la résidence Sainte-Marthe, alors que l’Église fait mémoire de saint Josaphat, évêque et martyr.

Benedetta Capelli – Cité du Vatican

C’est la première lecture, la lettre de saint Paul apôtre à Tite, qui a guidé la réflexion du Pape qui a évoqué la figure de l’évêque dans ses moindres détails. Une manière selon lui, de définir les critères servant à mettre de l’ordre dans l’Église.

Au début fut le désordre

Car, l’Église catholique est née certes dans la « ferveur » mais également dans «le désordre». «Il existe toujours de la confusion, c’est la force de l’Esprit Saint. Il ne faut pas s’effrayer devant le désordre, car c’est un beau signe» a affirmé François qui souligne combien depuis les premiers temps de l’Église, des «choses admirables» ont été accomplies.

Mais si «l’Église n’est pas née bien ordonnée, bien organisée, sans problème, ni confusion», François admet qu’il faut mettre de l’ordre dans la confusion. «Les choses doivent être organisées». Il cite en particulier le premier Concile de Jérusalem organisé pour réfléchir et se positionner par rapport à la question en débat à l’époque sur le salut des non-juifs.

L’Évêque, administrateur de Dieu et non de biens.

Et parce que de l’ordre est nécessaire, Paul laisse Tite à Crète, en lui rappelant que «la première chose est la foi». Ce faisant, le saint donne des critères et des instructions sur la figure de l’évêque qui doit être un «administrateur de Dieu», et non des biens matériels et du pouvoir. «L’évêque doit toujours se corriger en se posant cette question : suis-je un administrateur de Dieu ou un homme d’affaires ?». En tant qu’administrateur de Dieu, il doit être «irréprochable»,[Donc pas homosexuel] poursuit François. C’est d’ailleurs cette parole même, «irréprochable», que Dieu a adressée à Abraham lorsqu’il lui a dit : «marche en ma présence et sois irréprochable» [Parfait]. C’est une parole fondamentale, celle d’un chef, estime le Pape.[Il suffit de le pratiquer]

Le profil de l’évêque

Le Saint-Père rappelle également les écueils à éviter pour l’évêque. Il ne doit se montrer ni arrogant, orgueilleux ou colérique. Il ne doit pas s’adonner à la boisson alcoolisée, un des vices les plus pratiqués à l’époque [et à la nôtre quel vice doit-il impérativement éviter ?] de saint Paul. Il lui faut aussi résister à la tentation de l’argent. Il ne doit pas y être attaché ou être un homme d’affaires. «Un évêque de ce genre, même s’il n’avait qu’un seuls de ces défauts  est une calamité pour l’Église» a affirmé François.

Le Pape oppose à ces vices une série de qualités selon lui nécessaires au serviteur de Dieu. Il doit être capable d’offrir son hospitalité, «être amoureux du bien», «raisonnable, juste, saint, patron de soi, fidèle à la Parole qui lui a été enseignée». C’est ainsi que doit être l’évêque.

Le Pape estime ainsi que «lorsque des enquêtes sont conduites afin de nommer un évêque, ces questions devraient être posées, dès le début, pour savoir si d’autres évaluations doivent être ensuite menées». Car, rappelle François, c’est la Parole de Dieu qui proclame que l’évêque doit être un serviteur humble et doux, non un prince. Et cela ne remonte pas au Concile Vatican II, mais à saint Paul : «ce n’est pas une nouveauté post-conciliaire, mais cela remonte aux débuts de l’Église quand celle-ci s’est rendue compte qu’elle devait s’organiser», précise le Pape.

«Dans l’Église, on ne peut mettre de l’ordre sans ce type d’évêques», estime François. Ce qui compte devant Dieu, ce n’est pas d’être sympathiques ou de bien prêcher, mais l’humilité et le service. Le Pape a enfin évoqué la mémoire de saint Josaphat, évêque et martyr, en demandant de prier pour les évêques afin qu’ils se montrent dignes du profil que dessinait déjà saint Paul.

CONTRA : LES FAITS

Lorsque j’ai écrit The Dictator Pope, j’ai souligné le fait que les cardinaux, en 2013, ont omis de s’informer du bilan du cardinal Jorge Bergoglio en tant qu’archevêque de Buenos Aires ; en effet, s’ils en avaient eu connaissance, même superficiellement, ils n’auraient pas voté pour lui. Plus on en apprend sur ce bilan, plus les choses deviennent claires. Il est de plus en plus évident que le cardinal Bergoglio n’était pas simplement en-deçà du standard qu’on attend normalement d’un candidat à la papauté ; mais dans ses contacts rapprochés, sinon dans sa conduite personnelle, il représentait un lien avec ce qu’il y a de plus corrompu dans l’Église sud-américaine. Les lignes qui suivent en fournissent plusieurs exemples.

L’arnaque contre la « Sociedad Militar Seguro de Vida »

Dans mon livre, j’ai évoqué un scandale financier à Buenos Aires, qui a éclaté peu de temps avant que Bergoglio ne devienne archevêque. Les révélations faites depuis lors sur la figure centrale de ce scandale, Mgr Roberto Toledo, lui donnent un aspect encore plus sinistre qu’il n’y paraissait à l’époque.

Voici l’histoire. En 1997, Jorge Bergoglio était depuis cinq ans évêque auxiliaire de Buenos Aires et s’était vu conférer, comme coadjuteur, le droit à la succession du cardinal Quarracino, qui était malade et devait mourir l’année suivante. Quarracino était lié à une banque, nommée « Banco de Crédito Provincial » (BCP) et qui appartenait à la famille Trusso, considérée comme un pilier de l’Église et amie proche du cardinal. Quarracino avait joué un rôle d’intermédiaire important pour obtenir, en faveur de la BCP, les comptes considérables de la caisse de retraite militaire argentine, la « Sociedad Militar Seguro de Vida ». Et en 1997, on demanda à cette caisse de retraite d’octroyer un prêt de dix millions de dollars à l’archidiocèse de Buenos Aires, souscrit par la BCP. La réunion où devait se rédiger le contrat se tint dans les bureaux de l’archidiocèse, mais le cardinal Quarracino, trop malade pour y assister, était représenté par son secrétaire général, Mgr Roberto Toledo. Lorsque vint le moment de signer le contrat, Mgr Toledo sortit le document de la pièce sous prétexte de le porter au cardinal et le ramena rapidement avec une signature dont il s’avéra plus tard qu’il l’avait contrefaite lui-même.

Mgr Toledo était un exemple caractéristique de ce clergé corrompu dont la présence importante dans l’Église est de plus en plus mise en évidence par le pontificat du pape François. Homosexuel et connu pour avoir un amant, professeur de gymnastique, il servait de courroie de transmission à l’influence financière de la famille Trusso au sein de l’archidiocèse. Quelques semaines après la conclusion du prêt, mais pour des raisons qui n’ont rien à voir avec cela, la BCP fit faillite. Il apparut qu’elle avait des dettes importantes qu’elle ne pouvait pas acquitter, et l’argent de la « Sociedad Militar », déposé à la banque, fut perdu. Lorsque la « Sociedad » tenta de récupérer son prêt de dix millions de dollars auprès de l’archidiocèse, le cardinal Quarracino affirma n’avoir jamais signé le contrat.

Le cardinal mourut peu de temps après et Bergoglio lui succéda comme archevêque. Dans sa biographie, The Great Reformer, Austen Ivereigh présente Bergoglio comme l’homme qui a introduit la probité financière dans la gestion de l’archidiocèse de Buenos Aires (1), mais il omet de signaler un certain nombre de détails cruciaux pour l’affaire dont il est question. Le premier est la manière dont Mgr Bergoglio traita la demande de la « Sociedad Militar » de se voir restituer ses dix millions de dollars. Il engagea, comme avocat de l’archidiocèse, l’une des figures les plus ténébreuses du monde judiciaire argentin, Roberto Dromi, un homme poursuivi pour de nombreux actes de corruption (2). Le simple fait que Mgr Bergoglio fasse appel à un tel homme devrait être une cause majeure de scandale. Dromi harcela tellement la « Sociedad » qu’elle fut finalement obligée de renoncer à la restitution de son prêt.
La famille Trusso fut ruinée par l’effondrement de sa banque et certains membres de la famille ont affirmé avoir été victimes d’injustice. En 2002, la journaliste Olga Wornat interviewa Francisco Trusso et lui demanda pourquoi il n’avait pas parlé à Bergoglio de la signature falsifiée. Il répondit : « J’ai demandé une audience. Ma femme a demandé une audience. Mon fils. Mon frère. Il ne nous recevra pas … Il se dérobe, il ne veut pas entendre. Ça doit être parce qu’il a des choses à se reprocher. Il doit avoir signé quelque chose » (3).

Ce qui est encore plus significatif, c’est le ménagement témoigné par l’archevêque Bergoglio à l’égard de Mgr Toledo. Celui-ci fut d’abord renvoyé dans sa ville natale sans aucune sanction. En 2005, il fut cité en justice pour fraude, mais aucune peine ne fut prononcée. Ce traitement s’inscrit, certes, dans l’inertie habituelle de Bergoglio face aux délits, mais il y a un détail particulier : c’est Mgr Toledo qui, en 1991, en tant que secrétaire du cardinal Quarracino, sauva le Père Bergoglio de l’exil intérieur auquel les jésuites l’avaient consigné et le fit nommer évêque auxiliaire de Buenos Aires. Depuis, Bergoglio s’est efforcé d’empêcher que la réputation du cardinal Quarracino ou de Mgr Toledo ne soit entachée par les scandales qui se sont accumulés autour d’eux (4).

Un post-scriptum macabre est venu s’ajouter à cette histoire en janvier 2017, lorsque Mgr Toledo, qui officiait depuis dix-huit ans comme curé dans sa ville natale, toujours impuni, fut accusé d’avoir assassiné un de ses amis de longue date dont il aurait falsifié le testament (5). Nous avons ici un aperçu des conséquences de la fameuse clémence de Bergoglio et nous commençons à avoir une idée des personnalités à qui il doit son ascension dans l’Église et avec lesquelles il s’est allié dans les charges qu’il occupait.

L’Université catholique d’Argentine et l’IOR

Un autre incident mentionné dans mon livre concerne l’Université catholique d’Argentine, dont Bergoglio, comme archevêque de Buenos Aires, était le chancelier d’office. Son agent dans cette affaire était Pablo Garrido, directeur financier de l’archidiocèse, que Bergoglio avait également nommé directeur financier de l’université (poste dont il a été démis en 2017). L’université, ayant obtenu une dotation considérable de 200 millions de dollars, fournit à l’archevêque Bergoglio les ressources financières dont celui-ci avait besoin pour gagner de l’influence au Vatican, où les activités illégales de Mgr Marcinkus et de son successeur, Mgr de Bonis, avaient laissé les finances dans un état désastreux.

Entre 2005 et 2011, quelque 40 millions de dollars furent transférés de l’Université catholique d’Argentine à l’IOR (la Banque du Vatican), une transaction qui devait être un dépôt mais que l’IOR a jusqu’ici considéré comme un don. (Nous apprenons que, justement cette année, on a commencé à corriger cette situation, mais seulement en partie). Pablo Garrido était le responsable de ce transfert, contre lequel protestèrent des membres de l’université, faisant remarquer que l’université, en tant que fondation à but éducatif, ne pouvait pas faire un don à une banque étrangère. Avec l’affaire de la « Sociedad Militar Seguro de Vida », il s’agit bien ici d’un autre épisode obscur de la gestion financière de l’archevêque Bergoglio, qui mériterait d’être examinée en profondeur par un enquêteur spécialisé.

Les évêques amis de Bergoglio

Tout aussi révélateur est un coup d’œil sur les proches confrères du cardinal Bergoglio à Buenos Aires. Le premier à considérer est Mgr Juan Carlos Maccarone, que Bergoglio a nommé évêque auxiliaire au début de son mandat, en 1999. En 2005, Mgr Maccarone fut limogé comme évêque par le pape Benoît pour avoir été filmé tandis qu’il avait un rapport homosexuel avec un prostitué dans la sacristie de la cathédrale. Pourtant, le cardinal Bergoglio le défendit publiquement, affirmant que le film visait à faire faire tomber l’évêque en raison de son engagement politique de gauche. Il convient de noter que Mgr Maccarone a déclaré que tout le monde était au courant de ses activités homosexuelles et qu’il avait été nommé évêque malgré elles.

Un autre ami et protégé du cardinal Bergoglio était Mgr Joaquín Mariano Sucunza, qu’il consacra évêque auxiliaire en 2000, alors qu’il savait que Mgr Sucunza avait été cité dans une affaire de divorce : il était en effet l’amant d’une femme mariée, dont le mari l’accusait d’avoir détruit son mariage (6). Mgr Sucunza a néanmoins poursuivi son ministère comme évêque auxiliaire et fut même désigné par le pape François comme administrateur diocésain de Buenos Aires en 2013, après l’élévation de Bergoglio à la papauté.

Protection des abuseurs sexuels

Ces dernières années, rien n’a fait plus de tort aux évêques que l’accusation de ne pas avoir agi avec diligence contre des prêtres soupçonnés d’avoir abusé sexuellement d’enfants. Plusieurs évêques ont vu leur carrière ruinée sur cette question, parfois même alors que leur culpabilité n’était pas évidente. Le pape François lui-même a annoncé une politique de « tolérance zéro » dans ce domaine et aurait inauguré, à ce qu’on dit, une nouvelle ère de transparence. Pourtant, si nous examinons cette question, nous constatons que sa propre carrière, dans le passé, est semée d’épisodes méritant autant d’attention que ceux qui ont entraîné la chute d’autres prélats.

Le premier cas à signaler est celui du prêtre Rubén Pardo, qui a été dénoncé à un évêque auxiliaire de Buenos Aires en 2002 pour avoir invité chez lui un garçon de quinze ans dont il a sexuellement abusé au lit. La mère du garçon a eu beaucoup de mal à convaincre les autorités ecclésiastiques de reconnaître le bien-fondé de l’affaire ; elle considérait que le cardinal Bergoglio protégeait le prêtre coupable et s’indignait de voir qu’il lui donnait un logement dans une résidence diocésaine. Elle s’est plainte d’avoir été éjectée par le personnel de sécurité lorsqu’elle tentait de parler au cardinal au palais archiépiscopal. Le prêtre est mort du sida en 2005 ; en 2013, un tribunal de Buenos Aires a obligé l’Église catholique à verser à la famille une indemnisation pour le préjudice subi. Voici l’opinion de la mère sur le traitement de l’affaire par les autorités religieuses : « L’engagement de Bergoglio, c’est juste des paroles » ( Ese es compromis de Bergoglio: de la boca para fuera) (7).

Un autre cas instructif est celui du Père Julio Grassi, condamné en 2009 pour avoir abusé sexuellement d’un adolescent (8). Ce qui surprend dans ce cas, ce sont les efforts exceptionnels déployés par la Conférence épiscopale argentine, sous la présidence du cardinal Bergoglio, pour l’acquittement du père Grassi : elle a fait rédiger à cet effet un document de 2 600 pages qui a été soumis aux juges après la condamnation de Grassi, mais avant que la peine ne fût fixée. L’avocat Juan Pablo Gallego a qualifié ce procédé de « cas scandaleux de lobbying et de pression sur la Cour ».

Loin de nous de nier l’importance de défendre des personnes innocentes contre de fausses accusations ; mais l’impression qui se dégage ici n’est pas celle d’un prélat qui aurait un bilan de « tolérance zéro » contre les abus sexuels. Plus significative peut-être est une remarque du cardinal Bergoglio au rabbin Abraham Skorka, publiée en 2010, un an après la condamnation du Père Grassi et selon laquelle des cas d’abus sexuels commis par des clercs « ne se sont jamais produits » dans son diocèse (9). Voilà un exemple de l’habitude caractéristique de Jorge Bergoglio de s’arranger de faits incommodes en niant leur existence.

Un autre exemple de ce travers est le cas du père d’un élève du collège jésuite de Buenos Aires, où le jeune Bergoglio avait enseigné dans les années 1960. Quarante ans plus tard, lorsque Bergoglio était cardinal-archevêque, ce père apprit de son fils que l’aumônier de l’école lui avait fait des propositions indécentes au confessionnal. Le père signala la chose au cardinal et fut choqué de constater que celui-ci n’entreprenait rien : la réponse de Bergoglio que nous retrouvons toujours face à des méconduites de toutes sortes. Peu de temps après, le père s’étonna d’entendre le cardinal Bergoglio déclarer, en réponse à une question lors d’une réunion de parents de l’école, que le problème des abus sexuels et du clergé homosexuel était virtuellement inexistant dans son diocèse.

À la lumière de ces faits, les récentes révélations sur la complicité du pape François dans la dissimulation d’abus sexuels aux États-Unis sont faciles à cadrer, – bien dans la ligne d’un homme qui, tout au long de sa carrière, s’est montré totalement indifférent aux accusations de corruption cléricale quand il en a pris connaissance. Quand on considère les promotions de Mgr Maccarone et de Mgr Sucunza, on n’est pas étonné de voir qu’il ait été un ami du cardinal McCarrick, qui, dans les années qui ont précédé l’élection de Bergoglio, avait déjà été sanctionné par le pape Benoît XVI pour ses agressions répétées de garçons et de jeunes hommes mais qui n’en a pas moins pu jouer un rôle influent dans l’élection de Bergoglio. Il est tout à fait conforme à la manière d’agir de Bergoglio, que celui-ci, devenu pape, ait pris, comme alliés principaux, des prélats comme le cardinal Danneels, connu pour avoir couvert des actes de pédophilie en Belgique, et le cardinal Wuerl, dont le rôle aux États-Unis s’avère tout aussi trouble.

Nous en revenons au fait que, si les cardinaux avaient eu la moindre idée de la situation de l’Eglise du cardinal Bergoglio à Buenos Aires, ils n’auraient jamais voté pour lui. Il était peut-être difficile de prévoir l’attitude cavalière de Bergoglio à l’égard de la doctrine catholique ; mais ce qu’ils recherchaient, c’était un homme qui s’attaquerait aux problèmes épineux qui avaient fait échouer Benoît XVI : la réforme financière et morale du Vatican et le fléau endémique des abus sexuels commis par des clercs. S’ils avaient été conscients du manque d’intégrité morale des clercs dont Bergoglio s’était entouré à Buenos Aires, des scandales financiers dans son diocèse, de son inertie habituelle en cas d’actes répréhensibles, de la manière dont il a toujours renvoyé ceux qui venaient se plaindre à lui et de son refus systématique des critiques, il aurait été clair pour eux que Bergoglio était le dernier candidat qui correspondît au profil d’un réformateur
Source Henri Sire onepeterfive.com 11 septembre 2013

Notes de l’auteur

(1) Austen Ivereigh, The Great Reformer, 2014, p. 244.
(2) Voir les articles « Acusan a Dromi de cobrar sobornos. Guillermo Laura dice que el exministro recibió US$ 7 millones de firmas viales » (Dromi accusé d’avoir reçu des pots de vin. Guillermo Laura dit que l’ex-ministre a reçu 7 millions de dollars des entreprises de travaux publics), dans La Nación (9 septembre 1999) et « La Justicia un embargo millonario contra Menem y Dromi. Presunta venta irregular d’un terreno de 241 ha. a Radio Nacional », dans La Gaceta (Tucumán) (23 avril 2008).
(3) Olga Wornat, Nuestra Santa Madre , Buenos Aires, 2002.
(4) Voir Urgente24 (journal en ligne argentin), 23 mars 2013: « Una causa judicial que todavía le importa al papa » (un procès qui concerne malgré tout le pape). Dans cet article, publié juste après l’élection du pape Bergoglio, l’auteur rapporte également les propos rapportés par Mgr Justo Laguna, évêque de Morón : au moment du conclave, en 2005, le cardinal argentin Leonardo Sandri en 2005, en référence à Bergoglio: « Vous feriez bien de prier saint Joseph que cet homme ne devienne pas pape ».
(5) Voir https://www.infobae.com/sociedad/2017/01/29/una-muerte-dudosa-una-herencia-… («Une mort suspecte, un héritage de millions et un prêtre suspect »).
(6) Voir l’article de Marcelo González dans Panorama Católico Internacional, 20 septembre 2010: « Obispo Adúltero : Nombre y Pruebas » (Évêque adultère: nom et preuves).
(7) Voir l’article de Público du 3 mai 2013 : « Le papa encubrió al cura que abusó de mi hijo ».
(8) Voir BBC News, 24 septembre 2013, « Le prêtre argentin Julio Grassi a été incarcéré pour abus sexuel ».
(9)Sobre el cielo et la tierra, livre d’entretiens entre le cardinal Bergoglio et le rabbin Abraham Skorka, publié à Buenos Aires en 2010.

François pourrait-il être évêque ?

Une étrange canonisation

Le 14 octobre 2018 le pape François a officiellement « canonisé » son prédécesseur le pape Paul VI qui gouverna l’Église de 1963 à 1978.

Avec cette nouvelle canonisation, Paul VI rejoint Jean XXIII et Jean-Paul II pour porter Vatican II et sa nouvelle religion sur les autels : un vague humanisme né d’une volonté de se concilier le monde en adoptant son langage et ses valeurs. [Autrement dit l’apostasie]

Vatican II plus important que Nicée ?

Déjà, Paul VI avait affirmé, dans une lettre adressée à Mgr Marcel Lefebvre le 29 juin 1975, que ce Concile « ne fait pas moins autorité et est même sous certains aspects plus important que celui de Nicée ». On ignore quels sont ces aspects qui feraient de Vatican II un concile aussi important sinon plus que Nicée, le premier concile œcuménique de l’histoire de l’Église qui proclama la divinité du Christ, anathématisa l’hérésie d’Arius et fixa l’essentiel du Credo !

Cette attitude de Paul VI prétendant imposer de manière autoritaire un concile qui s’était voulu pastoral et non doctrinal parut abusive. Même le cardinal Jean-Marie Villot, alors Secrétaire d’État, qui avait pris connaissance de la lettre à Mgr Lefebvre avant son envoi, avait critiqué cette comparaison pour le moins osée. Mais Paul VI y tenait beaucoup et la maintint.

Car le pape Montini entendait obtenir la soumission de « l’évêque de fer » aux textes de Vatican II et à ses réformes, quelles que soient ses objections, pourtant graves et motivées. Paul VI, qui dès sa première encyclique s’était présenté comme le pape du dialogue avec le monde, n’entendait visiblement pas dialoguer avec l’un de ses frères dans l’épiscopat avant son entière soumission. L’ouverture au monde signifiait unilatéralement marcher dans le «sens [marxiste] de l’histoire» et du progressisme.

Le 24 mai 1976, devant les cardinaux réunis en consistoire, Paul VI se faisait plus précis en dénonçant nommément l’attitude de Mgr Lefebvre et des groupes traditionalistes. En particulier il exigeait que la nouvelle messe soit partout célébrée : « C’est au nom de la Tradition que nous demandons à tous nos fils, à toutes les communautés catholiques, de célébrer, dans la dignité et la ferveur, la liturgie rénovée [protestantisée]. L’adoption du nouvel Ordo Missae n’est pas du tout laissée au libre arbitre des prêtres ou des fidèles ». La raison en est que « le nouvel Ordo a été promulgué pour être substitué à l’ancien, [contrairement au mensonge implicite de Benoit XVI Paul VI avait bien l’intention dans les faits d’abroger la Sainte Messe] après une mûre réflexion, et à la suite des instances du concile Vatican II. Ce n’est pas autrement que notre saint prédécesseur Pie V avait rendu obligatoire le missel réformé sous son autorité,[Et là, il aggrave son cas en se comparant à Saint Pie V qui n’a fait lui, que réformer et non inventer un  nouveau rite] à la suite du concile de Trente. Avec la même autorité suprême [Il n’avait aucune autorité pour modifier les rites des sacrements, ni celui de la Sainte Messe, là est l’usurpation mensongère] qui nous vient du Christ Jésus, nous exigeons la même disponibilité à toutes les autres réformes liturgiques, disciplinaires, pastorales, mûries ces dernières années en application des décrets conciliaires ». 1

Un an après avoir affirmé que Vatican II ne faisait pas moins autorité que celui de Nicée – et même davantage «sous certains aspects» [Qu’il se garde évidemment de préciser] –, le pape invoquait le concile de Trente et la réforme de saint Pie V dans le sillage duquel il prétendait s’inscrire.

La nouvelle messe dans le sillage de la réforme tridentine ?

Le concile de Trente (1545-1563) fut un concile dogmatique et disciplinaire qui réalisa la réforme que toute la Chrétienté attendait. Sa mise en œuvre fut couronnée de succès puisqu’elle déboucha sur un renouveau profond et une reconquête durable de la vie catholique, tant spirituelle que sociale. [À l’inverse nous pouvons voir les fruits mortifères de l’apostasie officielle du clergé au cours du concile « pastoral »]

La réforme tridentine est tout entière illustrée par la messe dite de saint Pie V. Loin d’être une invention, elle est une codification, qui débarrasse la liturgie d’ajouts étrangers pour restaurer le rite dans son authenticité et sa sainteté. [Et non, à l’inverse, retirer tout ce qui pourrait gêner les protestants]

Les fruits qui en découlent pour l’Église sont innombrables. La formation des prêtres s’en trouve galvanisée, les séminaires voient le jour et les sciences sacrées connaissent un ample renouveau. Les noms de saint Charles Borromée et de saint Robert Bellarmin sont indissociables de ce nouvel élan, à côté de ceux de saint Pie V ou Sixte-Quint.

Parallèlement, dans la vie chrétienne, le renouveau de la vie sacerdotale et religieuse est assuré par saint Ignace, saint Pierre d’Alcantara, sainte Thérèse d’Avila, saint Jean de la Croix, mais encore saint Jean de Dieu, saint Camille de Lellis, saint François Borgia, saint Philippe Néri, puis saint François de Sales ou saint Vincent de Paul au siècle suivant…

Prétendre que le rite réformé que Paul VI promulgua en 1969, malgré les sages et graves mises en garde des cardinaux Ottaviani et Bacci, [Rédigées par le Père Guérard des Lauriers] par exemple, s’inscrit dans une démarche semblable à celle d’un saint Pie V, voilà qui ne manque pas de sel. [De culot et de cynisme]

1. Quarante ans plus tard, il revenait au pape Benoît XVI, le 7 juillet 2007, de proclamer que la loi liturgique de 1962 – donc la messe de saint Pie V – n’avait jamais été abrogée,[comme rite extraordinaire, premier mensonge, auquel il ajoute le deuxième : celui de l’équivalence des deux formes d’un soi-disant même rit] , d’un reconnaissant indirectement l’abus de pouvoir dont avaient été victimes Mgr Lefebvre et tous ceux qui étaient restés indéfectiblement attachés à la messe de toujours. Nonobstant la promulgation à perpétuité du rite tridentin par la bulle Quo primum tempore du 14 juillet 1570…

Paul VI nouveau saint Pie V des temps modernes ?

Cette attitude est pourtant significative. Elle ressemble à une folle course en avant, un refus de voir la réalité en face [propre à l’utopisme révolutionnaire] et les fruits que la nouvelle messe répand partout : crise des vocations, crise des prêtres qui abandonnent le sacerdoce par milliers, crise de la foi et du catéchisme, effondrement de la pratique religieuse qui voit les églises se vider au gré des expériences liturgiques, des abus en tous genres, de la créativité et de la vulgarité envahissant le temple de Dieu.

De même que Paul VI avait invoqué l’autorité de Nicée, la référence à Trente et à saint Pie V pour la liturgie indique qu’il sera, spécialement en cette matière, intraitable et inflexible. Quand son ami Jean Guitton lui suggère des mesures d’apaisement, et d’autoriser au moins temporairement que la messe traditionnelle soit célébrée en France, il s’écrie : « Cela, jamais ! » [Cri satanique, qui eut réjouit Luther]. La seule évocation du nom de Mgr Lefebvre semble le faire enrager : « C’est un soldat perdu. Il relève de l’hôpital psychiatrique. C’est la plaie de mon pontificat », confie-t-il à l’Académicien français. 2

Lorsque le pape François, dans son homélie du 14 octobre, a présenté Paul VI comme le « prophète d’une Église ouverte qui regarde ceux qui sont loin et prend soin des pauvres », il a omis de préciser que cette ouverture ne s’étendait pas aux catholiques fidèles ni à leur principal défenseur.

Même Hans Küng regrettait l’attitude inflexible de Paul VI à l’égard de Mgr Lefebvre, alors que lui-même jouissait de sa protection, en dépit de ses positions hétérodoxes. Jean Guitton, qui visita encore Paul VI en septembre 1977, rencontra un pape triste et inquiet, presque torturé.[Cf. Le discernement des esprits] Il a porté ce jugement sur son ami : « Paul VI n’était pas fait pour être pape. Il était fait pour être le secrétaire, le collaborateur d’un grand pape. Il n’avait pas ce qui fait le propre du pape, la décision, l’énergie de la décision ».  

Une conclusion logique

Finalement, la canonisation de Paul VI voudrait faire accroire qu’il fut le saint pape de la sainte messe d’un saint concile. [Canoniser la nouvelle religion]

Pour étayer cette thèse, Paul VI prétendit comparer “son” concile à Nicée et “sa” réforme liturgique à Trente. Or Vatican II, concile pastoral, ne saurait de ce fait se prévaloir de la même autorité que le saint concile de Nicée et donc lui être comparé. Quant à la réforme liturgique d’Annibale Bugnini, elle n’a rien à voir avec la messe de saint Pie V [Il faudrait quand même étudier sérieusement la validité de tous ses nouveaux sacrements] qui éleva, à la suite du saint concile de Trente, un rempart inexpugnable contre l’hérésie protestante et toute atteinte à la sainteté du rite catholique.

Quant au pape lui-même, qu’il ait souffert et qu’il fut écrasé par la charge qui pesa sur les épaules ne saurait faire oublier qu’il fit souffrir les catholiques en démolissant l’Église, [Un pape peut-il démolir l’Église ? C’est absurde] emporté par le courant dévastateur du Concile et sa frénésie de nouveautés. Ses propres paroles sur l’auto-démolition [ce qui est un blasphème] de l’Église et les fumées de Satan répandues dans le sanctuaire n’auront pas suffi à stopper le désastre.

La conclusion suit logiquement. 

Abbé Christian Thouvenot

Quelques questions restent cependant sans réponse : La Sainte Eglise peut-elle « s’auto-démolir » ? Un Pape peut-il démolir la Sainte Eglise ? Un Pape a-t-il l’autorité pour modifier tous les rites des sacrements institués par Jésus-Christ, la Sainte Messe y compris ? Un Pape peut-il mentir ? Un Pape peut-il promouvoir une nouvelle religion avec l’autorité de Vicaire de Jésus-Christ ?

Une étrange canonisation

11 novembre 1918 : Augustin Trébuchon, dernier tué de la Grande Guerre

Il y a les hommages solennels et la tragique ironie du destin qui fait qu’une vie a été fauchée d’une balle dans la tête dix minutes avant l’armistice.

Le Lozérien Augustin Trébuchon est mort à quarante ans. Agent de liaison, il apportait de la soupe à ses camarades. Et il est la dernière victime française disparue au combat.

Au combat parce que la soupe était bien plus que de la soupe : l’occasion d’un dernier sursaut, la chance d’une ultime vigueur, un peu de quotidien familier dans l’enfer.

Augustin Trébuchon.

Sans la remarquable émission dominicale de France Inter « Interception », le nom de ce brave me serait demeuré inconnu.

Aujourd’hui, il m’apparaît si loin – cent ans – mais si près.

Savoir que sa famille a subi le désespoir de le perdre alors que tout, enfin, allait finir et l’horreur s’interrompre, et le bonheur revenir, est déchirant. Il est présent, là, et mes songes n’ont aucun mal à le ressusciter, ce vaillant héros de quarante ans accomplissant l’une des tâches les plus banales de l’existence mais dans un contexte effrayant.

Il va vite autant qu’il le peut, il se protège, soucieux surtout de ses frères d’armes qui l’attendent et l’espèrent.

Augustin Trébuchon.

Ce serait très démagogique et d’une émotion facile de se contenter de déplorer et d’admirer. Ce qu’il a accompli, aurais-je eu le courage de le faire ? Je sais bien que, parfois, les circonstances font le héros, mais rien ne m’exaspère plus que les audacieux rétrospectifs et les intrépides du café du commerce.

Augustin Trébuchon tué de cette balle dans sa tête rend évidemment dérisoires toutes les joutes intellectuelles et médiatiques dans lesquelles je suis impliqué, les aigreurs et les vulgarités des uns, les désaccords et les oppositions des autres. Quelle importance que cette écume qui n’a pour but que de nous faire oublier que nous sommes mortels, quand la mort est survenue pour lui si injustement, comme une sale voleuse, dix minutes avant un terme qui allait tout changer…

Augustin Trébuchon, oui, si loin et si près.

Son visage est sérieux, attentif, concentré. Il nous regarde du profond des âges. Surtout, il donne une leçon. Le tragique, l’horreur, la mémoire, le respect devraient peser si lourd à cause du passé qu’ils devraient nous faire oublier nous-mêmes aujourd’hui…

11 novembre 1918 : Augustin Trébuchon, dernier tué de la Grande Guerre

LA CAUSE DE LA RUINE

L’abbé Nicolas Cadiet est professeur au séminaire de Zaitzkofen où il enseigne la théologie dogmatique et la philosophie. Après son étude sur la collégialité, il présente aux lecteurs de FSSPX.Actualités une analyse de cette autre nouveauté de Vatican II : la liberté religieuse.

L’un des textes les plus problématiques du concile Vatican II est la célèbre déclaration sur la liberté religieuse Dignitatis humanae, du 7 décembre 1965. Sa partie essentielle dit ceci (n°2) :

« Le Concile du Vatican déclare que la personne humaine a droit à la liberté religieuse. Cette liberté consiste en ce que tous les hommes doivent être soustraits à toute contrainte de la part soit des individus, soit des groupes sociaux et de quelque pouvoir humain que ce soit, de telle sorte qu’en matière religieuse nul ne soit forcé d’agir contre sa conscience, ni empêché d’agir, dans de justes limites, selon sa conscience, en privé comme en public, seul ou associé à d’autres. Il déclare, en outre, que le droit à la liberté religieuse a son fondement dans la dignité même de la personne humaine telle que l’a fait connaître la Parole de Dieu et la raison elle-même. Ce droit de la personne humaine à la liberté religieuse dans l’ordre juridique de la société doit être reconnu de telle manière qu’il constitue un droit civil ».

Cette liberté consiste donc en un droit inviolable, lié à la nature humaine elle-même, à être exempt de toute contrainte quelle qu’elle soit en matière religieuse. Cette déclaration entend donner une ligne de conduite pour les gouvernants dans le cadre du pluralisme religieux contemporain. Elle visait également à donner un signal aux pays communistes où la religion catholique était persécutée. Mais pour en comprendre la portée, il est bon de se représenter ce que doit être la société civile idéale, compte tenu de la nature humaine telle que nous la connaissons au moyen de la raison naturelle, et de ce que la Révélation chrétienne nous enseigne.

L’ordre juste de la société 

La nature humaine comporte la capacité de connaître l’existence de Dieu créateur, et de ce fait le devoir de lui rendre un culte, non seulement individuel, mais collectif, dans les familles comme dans toutes les sociétés, puisqu’aussi bien elles sont toutes créatures de Dieu.

Mais la Révélation indique en outre qui est Dieu, comment l’homme s’est séparé de Lui, comment la Rédemption a été opérée, comment ses effets sont dispensés aux hommes, et comment ces derniers doivent lui rendre un culte public : c’est là l’œuvre confiée par Jésus-Christ à son Église, qui n’est autre que l’Église catholique.

Cette dernière, unique et universelle, avec un gouvernement unique sous la direction du Pape, a donc droit à une place tout à fait spéciale dans tous les pays. Sa compétence concerne le culte divin, le gouvernement de la vie religieuse des fidèles et l’évangélisation. De son côté, l’Etat s’occupe dans chaque pays du bien commun temporel, de sorte que chacune de ces deux sociétés garde ses compétences bien distinctes.

La société civile idéale est par conséquent celle où l’État reconnaît la vraie religion et aide l’Église à accomplir sa mission. La religion catholique fait partie intégrante d’une véritable cité, l’État chrétien. Cela suppose de réprimer les violateurs publics de la religion catholique en raison du mauvais exemple qu’ils donnent, et de l’outrage qu’ils infligent à Dieu. Mais aussi d’empêcher l’introduction et la propagation de fausses religions, puisque celles-ci ne peuvent que nuire, non seulement à la vie religieuse privée des âmes, mais encore au cadre chrétien dans lequel s’épanouit la société. En outre l’introduction d’autres religions ne peut être que source de divisions et de troubles civils – qu’on songe aux guerres de religion provoquées par la Réforme luthérienne et, actuellement dans les pays occidentaux, des conséquences de l’implantation et du développement de l’Islam.

Tout cela est clair, mais paraît aujourd’hui irréaliste, tant le pluralisme religieux semble définitivement ancré dans les sociétés modernes. Désormais, il n’y a pour ainsi dire plus aucun État officiellement catholique. Dans ces conditions, on peut comprendre que l’Église, dans sa communication publique, tâche de faire connaître au moins quelques exigences de droit naturel auprès de ceux qui n’admettent pas la Révélation. Parmi ces principes, on doit reconnaître qu’il n’est pas légitime de contraindre une personne à embrasser la vraie religion (encore moins une fausse religion), qu’il n’est pas permis d’empêcher la recherche et l’exercice de la vraie religion, et que la compétence de l’État regarde le bien commun temporel, non la vie privée comme telle, ni directement les affaires religieuses.

Défauts de la Déclaration 

Ces principes, la déclaration Dignitatis humanae les étend démesurément (« tous les hommes », « toute contrainte », de « quelque pouvoir humain que ce soit »), et en premier lieu au fait qu’on ne puisse exercer de contrainte en matière religieuse. Bien sûr il serait inadmissible de menacer un incroyant de mort s’il ne se convertit pas.[comme le fait l’islam] Mais une prédication sur l’enfer comme châtiment des incroyants (« celui qui ne croira pas sera condamné », dit le Sauveur), la présence de calvaires, d’églises, de crucifix, de crèches dans les lieux publics, les habits ou insignes religieux, peuvent facilement être – et de fait sont souvent, non sans mauvaise foi – présentés comme d’insoutenables contraintes psychologiques.

De plus on ne peut toujours admettre l’objection de conscience opposée pour des raisons religieuses : est-il légitime qu’un jeune homme réquisitionné pour défendre son pays déclare qu’il n’en fera rien parce que sa religion lui interdit le port des armes ? Il devrait avoir suffisamment de bon sens pour éclairer sa conscience et comprendre qu’un tel comportement conduit au suicide de la société, que cette religion n’est pas raisonnable, et donc n’est pas la vraie.

En outre, quant à l’incompétence de l’Etat en matière religieuse, il faut là encore distinguer : que le Président de la République ne détermine pas les règles liturgiques, c’est entendu. Mais la propagande islamique n’est pas indifférente au bien commun. Ni le fait que toutes les religions sauf la religion catholique admettent divorce, contraception, avortement et autres immoralités. Toutes ces doctrines, opinions ou postions lèsent aussi le bien commun temporel. 

En fait, les timides ajustements de la Déclaration en termes d’« ordre social juste » ne parviennent pas à dissiper l’impression d’un vaste indifférentisme de la société, dans lequel toute religion est, comme telle, considérée comme légitime. De la liberté de la recherche religieuse que doit mener l’homme encore incroyant, l’interprétation vulgaire du principe affirmera le droit positif de professer toute erreur, de la mettre en pratique et d’en faire la propagande, ce qui est inadmissible. 

Cette compréhension en faveur de l’indifférentisme est renforcée par l’enseignement des papes modernes. Que l’on songe à cette affirmation de Benoît XVI, le 1er janvier 2011 : « Toute personne doit pouvoir exercer librement le droit de professer et de manifester individuellement ou de manière communautaire, sa religion ou sa foi, aussi bien en public qu’en privé, dans l’enseignement et dans la pratique, dans les publications, dans le culte et dans l’observance des rites. Elle ne devrait pas rencontrer d’obstacles si elle désire, éventuellement, adhérer à une autre religion ou n’en professer aucune. » Que reste-t-il des enseignements constants des papes, de Mirari vos de Grégoire XVI, du Syllabus ou de Quanta Cura de Pie IX, d’Immortale Dei ou Satis cognitum de Léon XIII ? [Là est le problème, le Magistère ne peut pas se contredire]

Car la Déclaration Dignitatis humanae ne parle pas des seuls droits de la vraie religion, mais du droit des personnes à pratiquer leur religion, sans considération de la valeur de cette dernière. 

Origines de l’erreur 

Les formulations de la Déclaration conciliaire, en faisant la part belle aux notions de dignité de la personne, de liberté, d’autonomie, connotent la notion moderne du droit, selon laquelle l’homme du simple fait de sa nature humaine, est sujet absolu de droits, c’est-à-dire d’exigences de prestations de la part de l’État, sans aucune référence à ses devoirs à l’égard de la vérité, de Dieu, et de sa destinée éternelle. Le devoir de l’Etat se réduit à faire respecter ces droits. Et la vie de l’homme semble plus consister, au mieux, dans une honnête recherche philosophique, pleine de dialogues paisibles et forcément enrichissants, d’expériences et de rencontres, que dans la paisible possession de la vérité pour la faire partager.

A vrai dire il ne s’agit pas seulement de fausse notion du droit, mais de rêve éveillé. Les religions apparaissent dans Dignitatis humanae comme toutes bonnes, certes plus ou moins proches de la vérité, mais toutes désireuses de contribuer à la recherche commune en proposant leurs modèles de vie sociale dans le respect des différences… Un coup d’œil sur l’actualité dégrisera rapidement le rêveur, à l’heure de la persécution antichrétienne généralisée dans les pays musulmans, ou encore en Inde, etc.

Conséquences de la Déclaration 

Pourtant le Saint-Siège et les évêques n’ont pas manqué de promouvoir l’application de la Déclaration Dignitatis humanae : interventions auprès des Etats pour retirer de leur Constitution la mention d’une religion d’Etat (Italie en 1984, Colombie en 1973, Valais en 1974) ; exhortations à la liberté religieuse dans des Etats presque entièrement catholiques, comme le pape François s’y est employé auprès de la présidente du gouvernement slovène (cf. Zenit, 13 juin 2013), encouragement et aide positifs à l’érection de mosquées… [Apostasie implicite]

En contrepartie de ces abandons depuis plus de cinquante ans, le communisme n’a rien relâché de sa hargne antichrétienne tant qu’il a duré, et la laïcité agressive n’a pas désarmé. La foi, quant à elle, cessant d’être protégée là où le pouvoir civil y veillait encore, a considérablement reculé, et ceux qui auraient pu songer à embrasser la foi catholique en sont dissuadés par une prédication qui ne croit plus à sa propre vérité. Il n’en faut pas tant pour demander que cette déclaration soit abandonnée.

Abbé Nicolas Cadiet, fsspx – FSSPX Actualités – 7 novembre 2018

Bibliographie:

Note de la rédaction : Il semble bien difficile quand on enseigne cela d’être en communion avec le « pape » François, mais la praxis sans doute prévaut.

LA CAUSE DE LA RUINE

Le protestantisme conduit à la folie

Des pastoresses protestantes vont “bénir” un centre d’avortement

États-Unis – Susan K. Smith, ex-pasteur de l’Église Unie du Christ, l’une des multiples sectes protestantes, a déclaré que l’avortement était une «décision pieuse».

Comme LifeNews l’a signalé cette semaine, dans la soirée du 9 novembre prochain, la soi-disant Coalition religieuse “pro-choix” se prépare à «bénir» le centre d’avortement d’un planning familial de Planned Parenthood. Qui dirige “l’événement” ? Susan K. Smith, ex-pasteur de l’Église Unie du Christ.

«J’ai été pasteur de l’Église adventiste unie du Christ à Columbus, dans l’Ohio pendant 22 ans, mais j’ai maintenant lancé Crazy Faith Ministries, un organisme à but non lucratif, dédié au travail sur les questions de justice sociale.”, déclare-t-elle.

L’annonce de cette soirée est tout simplement hallucinante et sacrilège :

Au cours de la bénédiction de la clinique, les participants se réuniront avec les chefs religieux locaux et des invités pour demander la bénédiction de Dieu sur le centre chirurgical East Columbus Surgical de Planned Parenthood of Greater Ohio, les prestataires et le personnel de l’avortement, ainsi que tous ceux qui passent par le centre.

Pour célébrer la conscience et prendre des décisions morales, cet événement inclura des bénédictions interconfessionnelles, des prières et des témoignages sur la manière de recevoir et de fournir des soins d’avortement. Cette bénédiction dispensée dans les cliniques offrira aux voix de foi progressistes un espace leur permettant de parler avec audace en faveur de soins de santé complets en matière de reproduction, en particulier de l’avortement.

Dans l’annonce de cette soirée, Susan K. Smith a le culot d’affirmer que l’abandon d’un bébé est une décision biblique.

«Les avocats anti-avortement n’ont pas le monopole de la foi ou de Dieu. Beaucoup de leaders religieux et de croyants estiment qu’avoir accès à l’avortement et l’avoir fait est une décision bonne et pieuse », écrit-elle.

Shaun Carney de la campagne de prière pro-vie 40 Days for Life a condamné cette affirmation :

«Chaque avortement – à chaque étape – est barbare et ne peut jamais être justifié. C’est pourquoi ceux qui défendent l’avortement font appel à tout pour le justifier… y compris Dieu »

Source

Le protestantisme conduit à la folie

Ce ne sont pas des migrants mais des envahisseurs

Croatie. 20 000 migrants armés veulent entrer dans l’UE ! [Vidéo]

20 000 migrants regroupés en Bosnie-Herzégovine le long de la frontière avec la Croatie font craindre une entrée en force dans l’UE.

Devant la Croatie

La situation devient de plus en plus inquiétante en Bosnie-Herzégovine où près de 20 000 migrants se trouvent à proximité de la frontière avec la Croatie. Mais c’est le ministère de l’Intérieur de l’Autriche qui a tiré la sonnette d’alarme quant au risque que font peser ces migrants sur les frontières de l’UE.

Ainsi, le quotidien autrichien Kronen Zeitung s’est fait l’écho de ces inquiétudes alors que ces migrants se trouvent à Velika-Kladusa, ville de Bosnie-Herzégovine frontalière de la Croatie et distante de 220 kilomètres des frontières sud de l’Autriche. Sur ces 20 000 migrants, la grande majorité serait d’origine pakistanaise, iranienne, algérienne mais aussi marocaine.

Migrants armés

Toutefois, la préoccupation des autorités autrichiennes ne réside pas dans la seule présence de ces candidats à l’entrée dans l’UE mais surtout dans le fait que ces derniers seraient très nombreux à disposer d’armes, en l’occurrence des couteaux. Des incidents ont déjà eu lieu sur cette frontière bosno-croate avec différentes attaques menées par des migrants. Un policier aurait ainsi été blessé par une lame au cours de l’un de ces épisodes.

À savoir que sur les 20 000 individus cherchant à entrer en force en Croatie, 95 % d’entre eux seraient des hommes jeunes et le nombre de femmes et d’enfants serait très faible. Tandis que le gouvernement croate compte, pour l’instant, tenir seul sa frontière sans aide extérieure, l’ouverture d’une « brèche » sur cette zone qui fait office de porte d’entrée dans l’UE pourrait créer un apple d’air migratoire.

Quant aux migrants en question, ils chercheraient à atteindre l’Allemagne et les pays scandinaves alors que l’Autriche et la Hongrie font désormais office de repoussoir. Et ce, grâce au chancelier autrichien Sebastian Kurz et au Premier ministre hongrois Viktor Orbán. Ils ont effectivement eu la bonne idée de vouloir protéger leurs populations avec la mise en place de politiques dissuasives face à cette immigration extra-européenne massive. Et les dernières évolutions relatées ci-dessus ne vont probablement pas contribuer à les faire changer d’avis.

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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Ce ne sont pas des migrants mais des envahisseurs