Qui détruit ?

2 septembre 2026 –Décès de Gloria Steinem, l’icône du féminisme, de l’avortement et agente de la CIA

Figure emblématique du féminisme postmoderne, partisane de l’avortement, Gloria Steinem, la mère de la « liberté reproductive », est décédée le 2 septembre 2026. Elle était aussi, et surtout, une agente de la CIA, œuvrant à détruire la famille traditionnelle.

Gloria Steinem, la mère de la « liberté reproductive »

« Gloria Steinem s’est éteinte paisiblement hier à son domicile new-yorkais, entourée de ses nombreux proches », peut-on lire sur son compte Instagram officiel.
Figure emblématique du féminisme postmoderne, Gloria Steinem, la mère de la « liberté reproductive », né en 1934, est récemment décédée à l’âge de 92 ans. Elle fut une référence pour la nouvelle gauche (trotskiste) durant la Guerre froide et sous le Nouvel Ordre Mondial après 1989. Dès ses débuts, Steinem bénéficia du soutien et du financement non seulement des fondations de l’oligarchie mondialiste, mais aussi de la CIA.

L’animateur radio et influenceur de droite, mouvance MAGA, Alex Jones a posté sur X à l’annonce de son décès :

« Après la mort de la féministe de renom Gloria Steinem, il a été révélé qu’elle était une agente de la CIA travaillant pour la Fondation Rockefeller et Paul Ehrlich. Son rôle consistait à mettre en œuvre un plan visant à détruire la famille traditionnelle dans le cadre d’un vaste programme de dépopulation destiné à provoquer l’effondrement de la civilisation ! »

En effet, lorsqu’elle a été démasquée comme agente de la CIA en 1967, Steinem a confirmé son rôle au New York Times sans s’excuser, affirmant que la CIA était « libérale, non violente et honorable » et qu’elle recommencerait.

Agente de la CIA, chargée de mener le mouvement féministe vers la lutte pour l’’émancipation’ des femmes, l’avortement et le genre

Agente du féminisme radicale, Gloria Steinem était aussi une agente de la CIA, chargée de détourner le mouvement féministe, de matrice marxiste, axé sur la lutte des classes, vers la lutte pour l’’émancipation’ des femmes, l’avortement, l’identité de genre, œuvrant ainsi à détruire la famille traditionnelle.

Elle devint une des militantes américaines les plus virulentes pour l’obtention du droit à l’avortement : « De toute évidence, sans le droit des femmes et des hommes de décider de leur propre corps, il n’y a pas de démocratie », a-t-elle déclaré lors de l’annulation de l’arrêt Roe v. Wade en 2022.

Allant plus loin, elle considérait que la population était trop nombreuse sur terre : « Écoutez, ce qui cause le dérèglement climatique, c’est la surpopulation », déclarait-elle en 2017 :

« Si, pendant 500 ans de patriarcat, nous n’avions pas systématiquement forcé les femmes à avoir des enfants qu’elles ne désiraient pas ou dont elles ne pouvaient pas s’occuper, nous n’aurions pas les problèmes climatiques que nous connaissons. C’est la cause fondamentale du changement climatique. Même si le Vatican ne nous le dit pas. »

Elle considérait que la population était trop nombreuse sur terre

Parmi ses ‘sponsors, on retrouve donc les fondations Ford et Rockefeller, fondations qui militent pour réduire la population mondiale, ainsi que d’autres fondations étroitement liées à la CIA, qui commencèrent à octroyer des subventions au début des années 1970 pour étudier les concepts de race et de genre.

Pour atteindre ses buts de culture de mort, Gloria Steinem fonda l’Independent Research Service, lui-aussi financé par la CIA. Son travail au sein de cet organisme a été révélé au public en 1967, lorsque le magazine américain Ramparts a dénoncé l’Independent Research Service et la National Student Association comme des organisations écrans de la CIA.

Le magazine de Steinem, Ms. Magazine, était également financé par la CIA pour promouvoir le mouvement féministe de la « deuxième vague ».

Gloria Steinem, icône de la guerre culturelle et de genre menée par la CIA pour changer la société traditionnelle américaine

Life Site News rappelle que son premier livre « Ma vie sur la route (2015), était dédié au Dr John Sharpe, le médecin qui l’a aidée à avorter de son unique enfant en 1957, alors qu’elle avait 22 ans ».

« Steinem, écrit encore LSN, a été précédée dans la mort par les plus de 60 millions d’enfants à naître dont elle considérait le sacrifice comme essentiel pour une société libre et féministe. »

Cette figure emblématique du féminisme a déboussolé de nombreuses femmes qui ne trouvent plus leur juste place, celle qui les épanouit, dans la société.  Le numéro 6 de Caritas : Quelle place pour les femmes ?, consacré aux femmes, traitait d’ailleurs de ce féminisme exacerbé, révolution qui corrompt la nature féminine et détruit la famille.

Gloria Steinem devint ainsi une icône de la guerre culturelle et de genre menée par la CIA pour changer la société traditionnelle américaine. Toute la confusion des genres et les identités extravagantes, la culture de mort, les visées mondialistes de dépopulation, toutes ces folies arc-en-ciel dont nous souffrons aujourd’hui sont issues de ces cendres !

Qui détruit ?

Avanti : la ratatouille moderniste

Nouveau document approuvé par Léon XIV : Bouddha comparé à Saint François, évolutionnisme et mots en liberté sur le végétarisme. Je veux dire, tout est prévu.

Il s’agit d’une interminable salade de mots, parfois illisible par la lourdeur et l’inconséquence. Mais surtout à cause des erreurs qu’il contient. Nous parlons du document « Prendre soin de notre Maison commune » : Réponse responsable et fraternelle au Dieu trinitaire, qui, déjà dans le titre, donne envie de s’échapper.

Approuvé par Léon XIV, c’est une énième confirmation inutile de la pleine continuité avec les hétérodoxies vaticanodistes en général et bergogliennes en particulier. Rapidement : trois coups d’œil.

Bouddha

« On raconte que dans son éclairage, le Bouddha a en effet perçu l’interconnexion radicale de tous les phénomènes naturels : une expérience qui le rapproche en quelque sorte de la perception de la fraternité et de la sororité cosmique vécue par saint François d’Assise, rappelée et approfondie par Laudato si’. Dans la vision inspirée par le Bouddha, nos vies ne sont pas le résultat d’une cause unique et isolée : au contraire, elles sont issues de la confluence de multiples causes et conditions. En tant qu’êtres humains, nous devons apprendre à respecter toutes les formes de vie car tous les êtres vivants sont liés entre eux et forment une unité harmonieuse ».

C’est une étape qui ne nécessite aucun commentaire.

Évolutionnisme

« La structure en double hélice de l’ADN témoigne d’une formidable accumulation d’informations, qui explique le grand nombre de comportements orientés vers la conservation de la vie, des cellules les plus élémentaires avec noyau jusqu’aux êtres humains. Dans le domaine de l’évolution, il y a environ 2,5 millions d’années, il y a eu une augmentation significative de la capacité crânienne et une série de transformations cognitives au cours de l’évolution, qui ont donné naissance aux capacités cérébrales propres au genre Homo. Ce cerveau, capable de stocker, d’acquérir et de générer de nouvelles informations, a évolué pour devenir le cerveau de l’homo sapiens d’aujourd’hui, il y a 300 000 à 200 000 ans. On peut considérer que le cerveau humain est l’organe vivant et la structure la plus complexe que nous connaissions. À chacune des étapes de cette évolution continue, de nouveaux niveaux d’organisation apparaissent, qui peuvent être interprétés comme des « sauts qualitatifs » permettant d’atteindre un niveau supérieur de complexité. La lignée évolutionnaire commence par des molécules inorganiques et va jusqu’à des structures organiques très complexes. La continuité et la discontinuité constituent les phases évolutives qui engagent à approfondir les concepts traditionnels de vie, organisme vivant, êtres humains et leur relation réciproque ».

L’immatérialité de l’âme qui peut être déduite de ses opérations ? Les dons prénaturels des premiers humains ? Leur chute ? Détails (il y a une citation rapide sur le péché originel dans l’œuvre de Saint Bonaventure). Mais surtout pas un mot sur les critiques solides émises depuis longtemps à l’égard de l’évolutionnisme, ou même une réflexion sur son rapport de tension entre celui-ci et la doctrine (voir les précautions dans Humani generis de Pie XII).

Pour approfondir : Le Darwinisme : un mythe tenace démenti par la science, Dominique Tassot, traduction de Roberto Bonato ; L’homme et sa nature et L’origine et les destinées de l’homme, Père Angelo Zacchi O.P.

Végétarisme

« Cette gradation permet de comprendre comment Dieu a disposé que certains êtres vivants sont au service d’autres, sans que cela implique la méconnaissance de leur dignité de créatures. Dans la nature, cet échange a lieu en permanence. Les êtres humains ont besoin de se nourrir, y compris en sacrifiant la vie d’autres êtres vivants, pour se maintenir en vie. En Gn 1,29, la nourriture que Dieu met à la disposition des êtres humains, ce sont les herbes et les arbres fruitiers. La même chose est indiquée dans le deuxième récit de la création : où ne sont mentionnés que les arbres (cf. Gn 2,16). Le mouvement végétarien trouve ici un point d’appui indéniable. Plus tard, après le déluge, dans l’alliance avec Noé, l’être humain est autorisé à inclure les animaux dans sa nourriture, à condition que l’on reconnaisse le caractère sacré de la vie et que l’on ne consomme pas le sang (cf. Gn 9,3-4) ».

Veut-on vraiment confondre le mouvement végétarien avec les prémisses bibliques qu’il a instrumentalisées et déformées ? Ne comprend-on vraiment pas quel est le fondement philosophique de tout cela ?

Fermons-la ici.

Comme toujours, pour comprendre en profondeur et sans découragement la crise ecclésiale et sociale en cours, nous renvoyons à : Paroles claires sur l’Église, Coup d’État dans l’Église, Bonne philosophie et contre-histoire philosophique. De l’antiquité païenne à nos jours, La révolution est regardée dans les yeux. Enseignements pontificaux sur la politique pour l’établissement d’un ordre chrétien, L’illusion libérale.

Source Stilum Curiae Maeco Tosatti

Avanti : la ratatouille moderniste

Avanti : Le naufrage

Le Saint-Siège légitime le panenthéisme : une hérésie contre le Créateur

The Remnant Gaetano Masciullo 5 septembre 2026

Un nouveau document du Vatican vante le panenthéisme, une hérésie qui brouille la distinction essentielle entre le Créateur et la création. Ce changement théologique, apparemment subtil, frappe en fait les fondements mêmes de la Création, du Péché Originel, de la Rédemption et de la nécessité de la Croix du Christ.

Panenthéisme : Quand Dieu et la Création ne sont plus distincts

Le 21 août, la Commission théologique internationale a publié un document intitulé « Prendre soin de notre maison commune : une réponse responsable et fraternelle au Dieu trinitaire ».

Ce document expose le contexte dans lequel les textes théologiques ont été produits au moins au cours des derniers mois. En son sein, cependant, de nombreux aspects extrêmement problématiques sont présentés. L’aspect le plus problématique est certainement la compensation pour l’acceptation du panthéisme dans sa variante douce, à savoir le panenthéisme.

Avant de nous attarder sur ce problème spécifique, nous allons toutefois énumérer brièvement les autres points problématiques du document.

Un document très dangereux

Tout d’abord, le document propose la structuration théologique de la catégorie du « péché contre la création et contre le Créateur », la définissant comme une désobéissance au mandat divin de prendre soin de la terre.

En réalité, la moralité catholique classique considère déjà la cruauté gratuite envers le monde non humain (plantes, animaux) comme un péché grave qui peut prendre diverses formes et peut impliquer différents types de péchés : par exemple, si un pyromane met le feu à une forêt, il commet une série de péchés mortels contre la tempérance et contre la justice : l’impiété envers Dieu le Créateur (cf. S.Th. II-II, q. 64-66), les dommages causés aux biens privés appartenant à autrui, le scandale par outrage à la loi. Et peut-être plus.

Par conséquent, la proposition d’un nouveau péché doit être comprise différemment, dans ce grand projet initié par Bergoglio de politiser et de séculariser la moralité catholique, déplaçant le centre de gravité du péché personnel et du salut éternel vers des questions de plus en plus socio-politiques.

En effet, le débat de la Commission sur ce « nouveau » péché s’accompagne de références constantes à des données scientifiques sur le climat, la pollution par les microplastiques et – surtout – aux objectifs écologiques de l’ONU.

Deuxièmement, au paragraphe 107, nous lisons : « L’être humain offre la création à Dieu en Christ et, en retour, implore la bénédiction de Dieu en Christ pour toutes choses. Le Christ est donc l’axe de la maturation du monde. » Dans la note 184 à la fin de ce texte, le document révèle la clé avec laquelle ces mots doivent être interprétés. On peut y lire : « Dans cette perspective, la contribution de P. Teilhard de Chardin doit être saluée. »

À savoir, la contribution de l’un des hérésiarques néomodernistes les plus cohérents du siècle dernier. L’idée de Teilhard sur la maturation et la récapitulation du monde en Christ est précisément l’une des thèses les plus hérétiques du théologien jésuite.

Teilhard de Chardin (1881-1955) tenta de réconcilier la doctrine catholique avec la science moderne, estimant que la distance entre les deux était alors devenue irréconciliable. Les auteurs de la Commission sont en effet du même avis : « Ces découvertes ont radicalement redéfini les notions de matière, d’énergie, de particules et d’antimatière. Elles remettent en cause nombre des postulats sur lesquels était fondée à la fois la compréhension religieuse et matérialiste de l’Univers » (p. 46).

Teilhard de Chardin a reformulé (et nié) des dogmes fondamentaux tels que la création ex nihilo, le monogénie, la perfection originelle des progéniteurs et l’historicité du péché originel. Au lieu de cela, il a proposé une cosmologie immanentiste et panthéiste dans laquelle Dieu est le même Univers dans l’Évolution, dirigé vers une unité totale, collective et auto-consciente de tout ce qui existe. Cette unité est appelée par le penseur jésuite le « Point Oméga ».

Le retour du Christ est donc interprété par Teilhard de Chardin comme la réalisation de cette conscience de soi collective la plus haute qui transformera l’homme en un être « Ultra-Humain ».

Par cette référence directe au jésuite néomoderniste, les auteurs de la Commission théologique internationale ont clairement voulu légitimer deux concepts précis. Premièrement, soutenir l’idée que l’homme, en agissant sur le monde matériel par le travail et la technologie, le transforme en « quelque chose qui est plus que son état naturel, le perfectionnant en continuant l’œuvre créatrice de Dieu ». Le travail humain est ainsi élevé à une continuation immanente de l’évolution cosmique.

Deuxièmement, en invoquant Teilhard, le document décrit la création comme un processus évolutif ouvert sur l’avenir. Cela justifie une « ontologie relationnelle » dans laquelle « tout est connecté » et dans laquelle l’univers est conçu comme un immanent « entrelacement de relations » et comme un « Eucharistie », c’est-à-dire un grand acte de gratitude. Cette normalisation de la théologie de Teilhard est évidemment fonctionnelle pour soutenir une « conversion écologique » de toute l’Église qui soit entièrement horizontale et politisée.

Panthéisme ou Pan(en)théisme ?

Le point culminant du document, cependant, est atteint au point où il libère ouvertement le panthéisme pour acceptation dans une version particulière qui va par le nom de panenthéisme.

La différence entre les deux visions de Dieu peut être énoncée simplement. Selon le panthéisme, Dieu et l’univers coïncident. Selon le panenthéisme, l’univers fait partie de Dieu, mais Dieu n’est pas épuisé par l’univers. Aussi bien les panthéistes que les panenthéistes affirment-ils que l’univers possède une nature divine ou, si l’on préfère, que Dieu n’est pas pur esprit – et n’est donc pas pur acte, comme le soutient la théologie classique.

Selon les auteurs du document, le panenthéisme « offre un cadre interprétatif pour comprendre comment Dieu peut être présent intimement dans chaque aspect de la réalité sans la déterminer de manière coercitive » (p. 52). Comme si cela ne suffisait pas, le document lui-même reconnaît explicitement que cette approche évolue « à la différence du théisme classique, qui souligne souvent la distinction entre Dieu et la création ».

Une stratégie pour normaliser l’hérésie

Le Concile Vatican Ier a infailliblement condamné le panthéisme et ses formes dérivées. Dans la Constitution dogmatique Dei Filius, on enseigne que Dieu est « éternel… infini en intellect, volonté et chaque perfection… substance spirituelle absolument simple et immuable… distincte du monde… ineffablement exaltée par-dessus tout ce qui est et qui peut être conçu en dehors de Lui… [B]y sa décision la plus libre, dès le début des temps, [Il] a produit de rien les deux créatures, le spirituel et le corporel, c’est-à-dire l’angélique et la terre, simultanément. »

Par conséquent, tant le panthéisme que ses variantes comme le panthéisme sont condamnés comme des formes de pensée erronées. Pour la théologie catholique, le théisme classique est le seul modèle théologique admissible. Présenter le panenthéisme sous un jour positif comme une alternative valable qui corrige ou complète les limites du théisme classique est une véritable capitulation doctrinale.

À ce stade, cependant, il est nécessaire de réfléchir à la stratégie adoptée par les néo-modernistes. La distinction entre panthéisme et panenthéisme est une construction artificielle, logiquement fallacieuse en soi, conçue pour rendre acceptable ce que la doctrine catholique a déjà condamné.On prétend que le panthéisme identifie Dieu au monde, alors que le panenthéisme l’inclut sans être épuisé par lui. Mais cette différence est simplement terminologique : au niveau ontologique, les deux visions nient la transcendance absolue de Dieu et dissolvent la création ex nihilo dans un processus évolutif immanent. Le panthéisme, en fait, ne corrige pas le panthéisme, mais le raffine.Elle préserve sa racine : l’idée que l’univers a une substance divine. L’ajout d’une « transcendance » formelle ne sauve pas la doctrine, simplement parce que la transcendance authentique n’est pas compatible avec une immanence substantielle.

La stratégie à l’œuvre est la même que celle utilisée par Bergoglio et ses associés pour normaliser le socialisme dans l’enseignement social catholique après la condamnation de la théologie de la libération. Au lieu de faire accepter ouvertement ce dernier, ils ont décidé d’adopter la théologie du peuple, cette variante de la théologie de la libération qui préserve la racine idéologique de la théologie de la libération tout en rejetant ses conséquences politiques extrêmes.

Ainsi, le panenthéisme préserve la prémisse panthéiste la divinité du cosmos et ajoute un langage relationnel qui crée l’illusion de préserver la distinction entre le Créateur et la créature. Dans les deux cas, l’erreur n’est pas corrigée : elle est absorbée et reformulée afin de la rendre compatible avec les sensibilités contemporaines.

Le lien cohérent entre le panthéisme, le socialisme et l’environnementalisme

Le panthéisme est la prémisse théologique la plus cohérente avec l’environnementalisme et le socialisme défendus par le nouvel enseignement social de l’Église tel qu’il a été façonné par Bergoglio. À son tour, le panthéisme et le socialisme sont deux pierres angulaires de la pensée gnostique dominante dans la modernité. En effet, Gnosis est fondé sur l’affirmation que l’homme peut se sauver par la connaissance, rejetant les « limites » de sa propre nature et de sa révélation.Ne croyant pas au péché originel et à la transcendance absolue de Dieu, l’homme gnostique réduit la science à la fin ultime de l’existence et finit par identifier la divinité au cosmos lui-même, glissant inévitablement dans le panthéisme. L’univers entier est ainsi divinisé et conçu comme un grand organisme unique dans l’évolution, la matière elle-même participe à la substance divine, et toute distinction réelle entre le Créateur et la créature est dissoute.

Le socialisme représente la traduction politique directe de cette vision théologique. Si l’univers est un « tout » divin et indistinct, alors l’individu perd toute centralité et dignité ontologique, en étant sacrifié au profit de la primauté absolue du collectif.L’État s’élève au statut de divinité terrestre et d’unique source de moralité, imposant d’en haut une égalité forcée qui vise à affaiblir ou à détruire les trois grands obstacles naturels à sa réalisation : la propriété privée, la famille naturelle et l’Église catholique, historiquement gardiennes de la liberté et de la vraie dignité des êtres humains.

Enfin, l’environnementalisme contemporain couronne ce système immanentiste, divinisant en fait la nature matérielle dans son ensemble, comme un système (précisément : un écosystème), et la présentant comme un absolu auquel l’être humain doit entièrement se soumettre. Le texte de la Commission propose en fait « l’homme comme… le serviteur de la création », renversant ainsi la vision Traditionnelle selon laquelle l’homme est le sommet et le seigneur de l’univers créé.

En outre, le texte définit l’interprétation traditionnelle du mandat de Genèse 1:26-28 comme étant « exagérée et déformée », affirmant d’une manière totalement idéologique qu’une telle interprétation aurait « conduit les gens à croire que les êtres humains ont reçu une domination despotique et illimitée sur toute la création. Nous ne pouvons ignorer, avec honte et repentance, le poids que cette déformation du sens profond du texte biblique a eu dans l’exploitation et le mauvais traitement de la création. »

Le lien cohérent entre pan(en)théisme et pélagianisme

Selon le document de la Commission, le panenthéisme explique que « le monde existe en Dieu, alors que Dieu, en même temps, le transcende ». Il faut faire attention aux mots. Selon ces théologiens, l’expression « en Dieu » ne prend donc plus le sens de la théologie classique. Pour ces derniers, en effet, cette expression désigne une relation de dépendance et de participation.

Lorsque Saint Paul déclare : « En lui nous vivons, nous bougeons et avons notre être » (Ac 17:28), il ne dit pas que l’humanité a une substance divine, mais que Dieu maintient continuellement chaque créature dans l’existence. La vie humaine dépend de cet acte continu de conservation divine, mais la créature reste ontologiquement distincte du Créateur. Dans ce verset, l’apôtre affirme la dépendance de toutes choses à Dieu tout en rejetant l’idée panthéiste – commune dans certaines philosophies grecques – que le monde et Dieu sont un seul et même.

Cependant, comme il ressort clairement de ce document de la Commission, lorsque ces théologiens au pouvoir utilisent l’expression « en Dieu », ils n’ont pas l’intention de se référer au sens classique de l’expression, mais à son sens panthéiste.

Or, il est intéressant de noter que, précisément au début de l’encyclique Magnifica Humanitas de Léon XIV, il y a une déclaration sérieusement erronée d’un point de vue théologique : « En Jésus-Christ, cette humanité dans sa grandeur devient le Chemin, la Vérité et la Vie, ouvrant le chemin pour chacun de nous de grandir vers la plénitude. »

Au-delà du grave problème selon lequel l’humanité – comprise comme un collectif humain, et non comme une nature humaine et certainement pas comme la nature humaine du Christ – ne peut être la Voie, la Vérité et la Vie pour chacun de nous, il est tout à fait clair que l’expression « en Jésus-Christ » est également utilisée dans un sens panthéiste. Ce document de la Commission indique clairement qu’il s’agit de l’interprétation authentique.

En effet, nulle part dans l’encyclique n’est abordée la réalité du péché originel (qui devrait pourtant être centrale au regard du sujet) ou la nécessité de la grâce pour le salut.

La grâce est plutôt une aide extérieure que Dieu nous envoie pour nous améliorer, précisément comme Pélage nous l’a enseigné : « Lorsque nous embrassons la possibilité de nous transcender par la grâce de Dieu, nous ne nions pas notre nature, et nous ne devenons pas moins humains » (p. 128) ; et plus loin nous lisons : « La mémoire des saints, des justes et des artisans de paix souvent oubliés, nous montre que la grâce n’élimine pas les conflits par magie, mais qu’elle inspire plutôt une résistance active au mal et une créativité étonnante dans l’action en faveur du bien » (p. 211).

Tôt ou tard, le Saint-Siège aurait inévitablement légitimé théologiquement le panthéisme, mais je ne pensais pas qu’il le ferait de manière aussi explicite. Cela confirme malheureusement définitivement ce que j’ai dit à l’époque à propos de la matrice néo-pélagienne de Magnifica Humanitas, qui, entre autres choses, défend explicitement (et de manière cohérente) une vision radicale de l’étatisme.

S’il existe un lien direct entre la gnose, le panthéisme, l’environnementalisme et le socialisme, il existe également un lien logique profond – bien qu’indirect – entre le panthéisme et le pélagianisme. Ce n’est évidemment pas la même chose, mais ils partagent une matrice anthropologique et théologique qui les rend compatibles et souvent convergents dans les déviations doctrinales contemporaines.

Pélage

Si l’univers est, en fait, ontologiquement divin, alors l’univers est déjà saint et ne nécessite pas une sanctification supplémentaire. Ainsi la doctrine du péché originel disparaît, l’homme n’a pas besoin de rédemption, et le Christ est réduit à un enseignant moral, le modèle par excellence. Ainsi, le but de l’Église doit également être reconsidéré, car il n’y a rien à sauver, car tout est déjà sanctifié par la nature. Tout cela est également cohérent avec le projet culturel poursuivi par certains secteurs du Vatican visant à « démythologiser » le récit biblique du péché originel.

Cela doit donc être clair : la légitimation du panenthéisme par le Saint-Siège ne représente pas une mise à jour pastorale anodine, mais plutôt l’aboutissement cohérent de cette dérive moderniste séculaire qui vise à dissoudre la Rédemption en panthéisme gnostique et la Grâce en autosuffisance pélagienne.

Si le cosmos est déclaré intrinsèquement divin et que l’humanité s’auto-rachète par le devenir de l’évolution collective, la Croix perd sa tragique nécessité et l’Église se réduit à une courtisane de l’histoire, une inutile agence de services sociaux consacrée aux agendas du monde.

Face à cette subtile parodie gnostique de la foi, qui défie la matière seulement pour dissimuler la plaie du péché originel et diminuer la Divine Majesté, les catholiques sont aujourd’hui plus que jamais appelés au devoir de résistance.

Il est nécessaire de s’éduquer et de réaffirmer fermement la transcendance absolue du Créateur, la réalité dramatique de la Chute et la suffisance parfaite du Sacrifice du Christ. De cette façon, chaque fidèle peut contribuer à surmonter la grave crise de l’autorité pétrine que l’Église connaît aujourd’hui, avec la certitude inébranlable que, malgré les trahisons temporaires de ses hiérarchies, les portes de l’Enfer ne prévaudront pas.

Avanti : Le naufrage

Enfin une bonne idée……

Fini de pipeauter ? Marine Tondelier souhaite une loi pour « interdire le mensonge en politique »

menteur menteur •La cheffe de file des Écologistes a dans son viseur les « mensonges factuels et délibérés », avec « intention de tromper ». Ils entraîneraient une inéligibilité.

Se dirige-t-on vers une pénurie de responsables politiques (mais celles et ceux qui resteront seront vraiment honnêtes) ? Marine Tondelier jette un pavé dans la mare ce vendredi en annonçant via son blog vouloir « interdire le mensonge en politique, sous peine d’inéligibilité ». La France doit se doter « d’un arsenal législatif solide pour protéger la qualité du débat public », dit la candidate écologiste à l’élection présidentielle de 2027. Dit plus simplement : elle souhaite « une loi qui, très clairement, vous sanctionne si vous mentez ».

Dans son viseur : « des mensonges factuels et délibérés » ; il faudrait que « l’auteur de la phrase soit bien conscient de cette fausseté », qu’il y ait une « intention de tromper. »

Pas obligé de connaître le prix d’une baguette

La candidate s’appuie sur le témoignage du sénateur Horizons Vincent Louault, qui, dans le « Complément d’Enquête » diffusé jeudi soir sur France 2, a assumé avoir « fait une fake news » lors des récents débats sur l’acétamipride. « Les gens comprennent des messages simples », s’est-il justifié.

Deux précisions accompagnent cette proposition de Marine Tondelier. Dans cette loi, « on ne vous sanctionnera pas si, comme tant de politiques, vous n’avez aucune idée du prix d’une baguette ou d’un pain au chocolat ». Pas ailleurs, « on ne vous sanctionnera pas non plus si vous changez d’avis, ou si vous essayez à tout prix de faire oublier, en tant que candidat à la présidentielle, que vous avez été Premier ministre des précédents gouvernements, ou tout simplement ministre. » Une attaque (pas) discrète à Edouard Philippe et Gabriel Attal.

Le cas gallois

Pour appuyer sa proposition, Marine Tondelier s’appuie sur l’exemple du Pays de Galles. Le Parlement y a adopté un texte visant à interdire les mensonges des candidats pendant les législatives. Il sera appliqué en 2030 et prévoit un système de révocation des élus.

Source 20 Minutes avec AFP

Note de la rédaction : Le plus grand menteur est déjà Édouard Philippe, qui annonce qu’il fera ce qu’il promet….Et les écologistes qui prétendent s’occuper d’écologie……On pourrait ajouter l’obligation de déclarer à quelle secte maçonnique on appartient.

Enfin une bonne idée……

L’impasse naturaliste

Léon XIV prouve la vérité aux « prophètes de malheur » : l’Église a-t-elle abandonné le règne du Christ ?

The » Remnant Robert Morrison 4 septembre 2026

Les « prophètes de malheur » étaient supposés avoir tort. Et s’ils voyaient exactement où Vatican II emmenait l’Église ? La dernière catéchèse de Léon XIV sur Gaudium et Spes révèle une Église de plus en plus préoccupée par l’eau, la pauvreté, la pollution et la paix dans le monde, tandis que l’ancienne proclamation catholique du Christ-Roi a discrètement disparu.

Le 2 septembre, Léon XIV a commencé sa série de cours de catéchisme sur la Constitution pastorale de Vatican II sur l’Église dans le monde moderne, Gaudium et Spes. Bizarrement, il a ouvert sa catéchèse en invoquant le renvoi par Jean XXIII des « prophètes de malheur » :

« Saint Jean XXIII, dès son discours inaugural du 11 octobre 1962, avait cherché à s’opposer aux « prophètes de malheur » qui, « brûlant de zèle pour la religion […], s’empressent de dire que notre époque, comparée aux siècles passés, est tout à fait pire et vont jusqu’à se comporter comme s’ils n’avaient rien à apprendre de l’histoire » (Exhortation Gaudet Mater Ecclesia, 11 octobre 1962, 4.2). D’où la tâche confiée aux Pères conciliaires : « Dans l’état actuel des événements humains, où l’humanité semble entrer dans un nouvel ordre des choses, il faut plutôt voir les plans mystérieux de la Divine Providence, qui se réalisent en temps voulu par le travail des hommes, et souvent au-delà de leurs attentes, et qui, avec sagesse, arrangent tout, même les affaires humaines défavorables, pour le bien de l’Église » (Gaudet Mater Ecclesia, 4.4). »

Au fil des décennies, le sens exact de Jean XXIII a fait l’objet de débats, certains suggérant qu’il rejetait les avertissements de Notre-Dame de Fatima. Quoi que Jean XXIII ait eu à l’esprit, cependant, le choix étrange de Léon de cette citation est évidemment dirigé contre les prophètes de malheur d’aujourd’hui : les catholiques traditionnels. En effet, ces mots de Jean XXIII sont beaucoup plus applicables aux catholiques traditionnels d’aujourd’hui qu’à n’importe lequel des « prophètes de malheur » avant le Concile, parce que notre époque est, en fait, « entièrement pire » que les siècles passés.

Léon a poursuivi en introduisant le concept selon lequel le partage de notre humanité par Notre Seigneur est l’inspiration derrière l’appel du Gaudium et Spes pour que l’Église partage les émotions de l’humanité, en particulier celles qui sont pauvres et affligées :

« Trois ans plus tard, la promulgation du Gaudium et Spes a reconnu dans ce discernement un élément essentiel de la nature de l’Église, décrivant son caractère pastoral comme constitutif ; d’où la définition de « Constitution pastorale ». Il ne s’agit pas d’un optimisme naïf, mais plutôt d’une fidélité renouvelée au Mystère du Christ qui, en s’incarnant, choisit de partager notre vie : Il s’est fait « comme ses frères en tout point » (Hé 2,17 ; cf. 4,15) et a pris sur Lui les conséquences du péché, mourant « en rançon pour tous » (1 Tm 2,6). Ce partage dans notre humanité est le chemin que le Christ appelle l’Église à suivre ; ainsi, la Constitution conciliaire Gaudium et Spes commence par déclarer que l’Église fait sienne « les joies et les espoirs, les chagrins et les angoisses des hommes de cet âge, en particulier ceux qui sont pauvres ou affligés d’une quelconque manière » (GS 1). »

Comme pour tant d’autres aspects de Vatican II, il y a une fausse implication que Jean XXIII et son Conseil avaient découvert quelque chose de nouveau et d’essentiel sur la foi, comme si les générations précédentes de catholiques n’avaient pas compris le chemin que le Christ appelle l’Église à suivre. On aurait l’impression que l’Église avait jusqu’ici ignoré la vie des humains, mais cette rhétorique est aussi fausse qu’offensante.

Léon a continué avec une critique de ceux qui sont passifs et indifférents face aux événements actuels :

« C’est un partage qui nous appelle à laisser derrière nous toute passivité et indifférence face aux événements actuels, à l’histoire et à la vie des gens, en particulier face aux changements rapides et profonds que nous connaissons aujourd’hui. Nous ne pouvons pas rester spectateurs désengagés ; nous devons plutôt écouter avec notre cœur, nous laisser interpeller et nous impliquer. Avec Christ et soutenu par la puissance de Son Esprit, les croyants sont appelés à assumer le fardeau de leurs frères et sœurs, en particulier ceux qui sont écrasés par l’injustice, la discrimination et la violence. En effet, ce n’est que par le partage et l’engagement qu’il est possible d’arriver à des réponses adéquates, toujours soutenues par la certitude que « les souffrances de ce temps présent ne valent pas la peine d’être comparées à la gloire qui doit nous être révélée » (Rm 8, 18). À cet égard, la proximité avec l’humanité ouvre la voie à une compréhension plus profonde des événements et de la Révélation elle-même ; et, dans le même esprit, Gaudium et Spes rappelle que :« l’Église a toujours eu le devoir de scruter les signes des temps et de les interpréter à la lumière de l’Évangile » (GS 4). »

Il y a une suggestion subtile que Gaudium et Spes contredit une certaine tendance pour les catholiques à oublier que l’Église devrait prêter attention aux soins de l’humanité. Mais cette critique est généralement motivée par la supposition que la prise en charge du salut éternel des âmes est moins importante ou pressante que la satisfaction des besoins matériels. Ainsi, lorsque Léon affirme que nous ne devons pas « rester spectateurs désengagés » face à « l’injustice, la discrimination et la violence », il signifie vraiment qu’il est plus important d’arrêter ces maux que de répandre la vérité catholique.

Cette approche s’écarte radicalement de la façon dont l’Église pense réellement aux maux sociétaux. Comme exemple de véritable enseignement catholique, nous pouvons nous tourner vers l’encyclique de Pie XI de 1937 sur le communisme athée, Divini Redemptoris. Après avoir déclaré que ce grand mal « vise à bouleverser l’ordre social et à saper les fondements mêmes de la civilisation chrétienne », Pie XI a exposé la réponse catholique :

« Face à une telle menace, l’Église catholique ne pouvait pas et ne peut pas se taire. Ce Siège apostolique, surtout, ne s’est pas abstenu de faire entendre sa voix, car il sait que sa mission propre et sociale est de défendre la vérité, la justice et toutes ces valeurs éternelles que le communisme ignore ou attaque. Depuis l’époque où des groupes d’« intellectuels » se sont formés dans une tentative arrogante de libérer la civilisation des liens de la morale et de la religion, nos prédécesseurs ont ouvertement et explicitement attiré l’attention du monde sur les conséquences de la déchristianisation de la société humaine. »

Ici, nous pouvons voir que l’Église doit combattre les maux de tous les âges en défendant la vérité et en s’opposant à la déchristianisation de la société. Si quelqu’un avait suggéré à Pie XI que la meilleure façon de s’attaquer aux maux de la société était simplement d’encourager les hommes à s’écouter les uns les autres, il nous aurait probablement rappelé qu’il serait extrêmement mauvais pour l’Église catholique d’offrir des remèdes purement naturels aux problèmes spirituels.

Qu’est-ce que Léon offre aujourd’hui ? Son intention de prier en septembre nous donne un aperçu de la profondeur de sa pensée et de sa bienveillance :

« Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen. Seigneur de la Vie, Tu nous as donné le don de l’eau, source de fécondité, de fraîcheur, et d’espoir. Il étanche la soif, nourrit la terre et guérit les blessures. Nous Te remercions, parce que c’est aussi un symbole de ta grâce et de ton amour qui nous renouvelle par le Baptême. Aujourd’hui, nous Vous demandons de nous apprendre à la protéger avec gratitude, justice et responsabilité. Pardonnez-nous d’en faire une marchandise, en oubliant que c’est un cadeau universel, un droit sans frontières, destiné à tous vos enfants. Nous voyons avec douleur tant de frères et sœurs qui manquent d’eau potable, qui marchent des kilomètres pour la trouver, qui tombent malades en raison de sa rareté. Que ton Esprit fasse de nous des pèlerins de l’essentiel, capables de vivre avec simplicité, dénonçant gaspillage et pollution, défendant le droit de chaque frère et sœur à boire sans crainte et sans inégalité. Que notre soin de l’eau soit un signe d’amour pour le Créateur et un engagement envers la vie des pauvres, en éduquant les nouvelles générations à la valeur et à la protection des ressources de la Terre. Amen. »

Et Christ le Roi ?

L’Église est confrontée à une apostasie de masse – qui conduit les âmes à l’enfer et offense Dieu de façon incommensurable – et le successeur apparent de Saint Pierre invite tous les catholiques à implorer la grâce de Dieu afin que nous puissions sauvegarder l’eau avec justice. Plutôt que de combattre les maux dans le monde, cette moquerie publique de l’autorité morale de l’Église ne fait qu’empirer les choses.

Pour en revenir à la catéchèse de Léon, nous devons reconnaître qu’il n’a pas laissé Dieu de côté. Cependant, comme nous pouvons le voir dans ses paroles ci-dessous, son message met l’Évangile au service de l’amélioration des maux matériels, plutôt que spirituels :« La solidarité chrétienne nous engage à nous engager dans la réalité et aussi à démasquer les contradictions qui caractérisent la vie personnelle et sociale dans le monde contemporain : par exemple, le progrès scientifique et technologique, qui offre constamment de nouvelles possibilités, mais seulement à certains, et que l’homme ne parvient pas toujours à « soumettre … à [son] propre bien-être » ; ou une compréhension plus claire des « lois de la société », accompagnée toutefois d’incertitudes « sur la direction à donner » ; ou, encore, une plus grande abondance de « richesses, de ressources et de pouvoir économique », qui, malheureusement, aujourd’hui comme à l’époque du Conseil, laisse « une énorme proportion des citoyens du monde … encore tourmentée par la faim et la pauvreté » (GS 4) ; ou une conscience partagée que l’avenir de la planète est en jeu, couplée à une incapacité à renoncer à l’autoconsommation et à l’illusion que la guerre est une guerre moyens efficaces de construire la paix.

À une époque marquée par de profonds changements, donnant lieu à des déséquilibres inquiétants, l’Église est appelée à servir la personne humaine, à écouter et à accueillir les questions les plus profondes de son cœur et les désirs qui y résident, en pointant le Christ comme « la clé, le point focal et le but de … toute l’histoire humaine » (GS 10). C’est pourquoi, dans l’Église, à tous les niveaux et à tous les âges, il est nécessaire d’atteindre la bienveillante cénose du Christ, qui « ne comptait pas l’égalité avec Dieu comme une chose à saisir, mais s’est vidé lui-même, prenant la forme d’un serviteur … et est devenu obéissant jusqu’à la mort, voire la mort sur une croix » (Ph 2, 6-8). »

L’idée générale est que les catholiques devraient imiter le sacrifice de Notre Seigneur afin de mieux protéger la planète et de construire une paix impie, le tout sans perdre de vue la nécessité de protéger la pureté de l’eau.

Comme nous l’avons vu plus haut, il s’agit d’une inversion complète des idées de Divini Redemptoris de Pie XI. Elle s’oppose aussi fondamentalement à l’encyclique de 1925 du même pape sur Christ le Roi, Quas Primas :

« Dans la première lettre encyclique que nous avons adressée au début de notre pontificat aux évêques de l’Église universelle, nous avons fait référence aux principales causes des difficultés dans lesquelles l’humanité vivait. Et nous nous souvenons avoir dit que ces maux multiples dans le monde étaient dus au fait que la majorité des hommes avaient chassé Jésus-Christ et sa sainte loi de leur vie ; que ceux-ci n’avaient pas leur place ni dans les affaires privées ni dans la politique ; et nous avons dit en outre, que tant que les individus et les États refusaient de se soumettre à la règle de notre Sauveur, il n’y aurait pas de véritable espoir d’une paix durable entre les nations. Les hommes doivent chercher la paix du Christ dans le Royaume du Christ ; et que Nous avons promis de faire aussi loin que nous le pouvions. Dans le Royaume du Christ, c’est-à-dire, il nous a semblé que la paix ne pouvait pas être restaurée plus efficacement ni fixée sur une base plus ferme que par la restauration de l’Empire de Notre Seigneur. Entre-temps, nous avons été amenés à nous livrer à l’espoir d’un avenir meilleur à la vue d’un intérêt plus vaste et plus vif manifesté à l’égard du Christ et de son Église, la Source unique du Salut, signe que les hommes qui avaient jadis renié la règle de notre Rédempteur et s’étaient exilés de son royaume se préparaient, et se hâtaient même, à revenir au devoir d’obéissance.

Si nous voulons la paix et la fin des maux réels, nous devons restaurer le règne du Christ Roi. En se concentrant plutôt sur la propreté et la disponibilité de l’eau, Léon nous dit très clairement qu’il n’a aucun intérêt dans le règne du Christ Roi.

Les « prophètes de malheur » avaient raison

Mais ce serait une erreur de blâmer Léon pour tout cela, car il est un fils loyal de la révolution du Vatican II. Pour comprendre cela, il suffit de considérer la manière dont le Père Yves Congar a décrit le Concile, y compris Gaudium et Spes :

« Par la Déclaration sur la liberté de religion, par la Constitution pastorale Gaudium et spes, Sur l’Église dans le monde moderne – un titre important, ceci ! – l’Église de Vatican II s’est ouvertement placée dans le monde pluraliste d’aujourd’hui et, sans rien désavouer de grand, a coupé les cordes qui l’amarraient aux rives du Moyen Âge. On ne peut pas rester coincé à un moment particulier de l’histoire. Mgr Lefebvre parle du « règne de Notre Seigneur Jésus-Christ sur les personnes, sur les familles et sur les sociétés civiles ». On aurait cru que c’était Pie X ou Pie XI qui parlait. » (Congar, Défi à l’Église : le cas de l’archevêque Lefebvre)

Congar a écrit ces mots en opposition à l’archevêque Marcel Lefebvre, qui a bien sûr insisté pour suivre les idées des papes pré-Vatican II, comme Pie XI. En effet, avec la dernière phrase, Congar se moquait de l’archevêque Lefebvre pour la façon dont il faisait écho à Saint Pie X et Pie XI.

Cela nous ramène à l’idée avec laquelle Léon a commencé sa catéchèse. Il n’y avait pas de véritable raison pour qu’il cite les paroles de Jean XXIII sur les « prophètes de malheur » dans un message sur Gaudium et Spes. Apparemment, tout l’objectif était de nous rappeler la même idée que Congar soulignait il y a cinq décennies : « sans renier quoi que ce soit de grand qu’il ait pu y avoir, [l’Église] a coupé les cordes qui l’amarraient aux rives du Moyen Âge. » Aux yeux de Léon, il est préférable que l’Église soit détachée de la tradition catholique, s’éloignant de plus en plus de ce que les catholiques doivent croire selon Saint Pie X et Pie XI. C’est pourquoi Léon n’a que de la bonté pour les hérétiques et une censure pour la Société de Saint-Pie X de l’archevêque Lefebvre. Les « prophètes de malheur » avaient raison, mais dans Sa miséricorde aimante, Dieu nous a donné des hommes comme l’archevêque Lefebvre, qui a refusé de rompre les liens avec la Tradition catholique. Cœur Immaculé de Marie, priez pour nous !

Note de la rédaction : Nous sommes face à un tenant du naturalisme maçonnique, qui nous démontre quel est son père, son inspirateur : »saint » Jean XXIII, exclut de l’enseignement pour modernisme, et rappelant comme experts au concile, tous les théologiens de la Nouvelle théologie condamnés par Pie XII.

PAUL, serviteur de Jésus-Christ, apôtre par la vocation divine, choisi et destiné pour annoncer l’Évangile de Dieu, qu’il avait promis auparavant par ses prophètes, dans les Écritures saintes,touchant son Fils, qui lui est né, selon la chair, du sang et de la race de David ;qui a été prédestiné pour être Fils de Dieu dans une souveraine puissance, selon l’Esprit de sainteté, par sa résurrection d’entre les morts ; touchant, dis-je, Jésus-Christ notre Seigneur ;par qui nous avons reçu la grâce et l’apostolat, pour faire obéir à la foi toutes les nations, par la vertu de son nom Rm 1, 1-5

L’impasse naturaliste

Dhimmis cocos

L’abandon du catholicisme au maoïsme : Pékin choisit les évêques communistes. Rome Dit Oui.

The Remnant Gaetano Masciullo 4 septembre 2026

Pékin a choisi un nouvel évêque catholique qui a promu l’idéologie communiste, a participé à la « rééducation » politique maoïste et a rejeté les rapports de persécution contre les catholiques dans son propre diocèse. Rome l’a approuvé de toute façon. La consécration de Paul Liu Honggang, affirme Gaetano Masciullo, est un exemple choquant de ce que l’accord sino-vatican a produit : le régime communiste choisit, et Rome l’accompagne.

La farce diplomatique de l’Ostpolitik du Vatican a atteint un nouveau pic désolant. Le 31 août dernier, Paul Liu Honggang a été sacré évêque de Datong. La nomination avait été officialisée par le pape Léon XIV le 10 août, plusieurs mois après que l’Association patriotique catholique chinoise l’ait « élu » unilatéralement le 28 avril. Comme c’est désormais une pratique établie : Pékin choisit, Rome ratifie et consacre.

La figure de Liu Honggang incarne parfaitement le drame de la « sinicialisation » du catholicisme : un processus qui n’explique pas la foi à la culture locale, comme le voudraient les défenseurs du mécanisme sino-vatican mis en place sous la direction de Bergoglio et Parolin ces dernières années, mais qui subordonne la doctrine de l’Évangile à l’idéologie marxiste.

L’évêque qui a qualifié les rapports de persécution de « fabriqués de toutes pièces »

Le programme du nouvel évêque de Datong parle de lui-même. En octobre 2018, Liu a personnellement dirigé des cérémonies de levée de drapeau pour promouvoir les « valeurs socialistes fondamentales ». Lorsque, en novembre 2018, huit fidèles de son diocèse ont signé et publié sur AsiaNews une lettre désespérée, dénonçant la destruction d’une croix, d’une église et la saisie des Bibles, Liu n’a pas agi comme un berger, mais s’est transformé en un négateur de la persécution, publiant une lettre dans laquelle les accusations de ses propres fidèles ont été rejetées comme des fabrications.

« La lettre est entièrement fabriquée », peut-on lire. « Après avoir mené une enquête, nous avons constaté qu’aucune église ou lieu de réunion de prière dans mon diocèse n’a été fermé ou suspendu, et qu’aucune croix ou icône n’a été détruite. »

Comme si cela ne suffisait pas, Liu a cherché à renverser l’accusation : « Ces huit personnes ne sont pas des paroissiens de notre diocèse, mais elles ont utilisé à tort les noms de nos paroissiens pour signer conjointement la déclaration. […] Notre diocèse demande instamment à votre association [Asia News] de supprimer cet article et de déclarer publiquement l’affaire. »

Asia News a répondu indirectement le 31 août dernier à l’accusation de Liu, en déclarant :

« Après deux ordinations épiscopales à Chifeng et Bameng en juillet, une nouvelle ordination a eu lieu en Chine dans le cadre de l’accord entre le Saint-Siège et le gouvernement chinois. […] Comme c’est le cas lors de telles cérémonies, le site Internet de l’Association patriotique catholique chinoise a rapporté que « le père Yang Yu, secrétaire général du Conseil des évêques catholiques chinois, a lu le décret d’approbation du Conseil [c’est-à-dire celui de l’Association patriotique] », sans citer la nomination du nouvel évêque par le pape Léon XIV. […] Depuis 20 ans, comme de nombreux autres diocèses en Chine, Shanxi [c’est-à-dire la province dans laquelle se trouve le diocèse de Datong] endure des restrictions de plus en plus strictes imposées par le Parti communiste. En février 2023, un bâtiment historique appartenant à la communauté catholique locale, situé dans une zone de ​ ​ grande valeur urbaine, a été démoli. »

En juin 2021, Liu a même emmené ses collègues prêtres en voyage de « rééducation politique » au Musée de Dongfanghong pour étudier et vénérer les reliques de Mao Zedong, couronnant l’effort avec la composition d’un véritable hymne lyrique célébrant le centenaire du Parti communiste chinois.

L’accord sino-vatican : la puissance de Pékin grandit

Avec cette nomination, le Saint-Siège a apposé son sceau sur un homme qui a formé ses prêtres dans la mythologie de Mao plutôt que dans la doctrine de Jésus-Christ. Alors que le Vatican se retranche derrière un silence embarrassant et scandaleux pour ne pas compromettre les canaux bilatéraux avec Pékin, les catholiques chinois fidèles à Rome se retrouvent doublement trahis, écrasés par la violence de l’État et abandonnés par celui qui devrait agir comme vicaire du Christ et successeur de Saint Pierre.

De plus, la disparité de traitement entre les évêques de l’Église patriotique chinoise et ceux de la Société Saint Pie X devient de plus en plus indéfendable.

La consécration de Liu en tant qu’évêque de Datong n’est rien d’autre que le résultat extrême, déjà prévu par beaucoup, de l’accord désastreux et pharisaïque sino-vatican signé sous François et déjà renouvelé à plusieurs reprises.

Les premières étapes importantes sur la voie diplomatique complexe qui a conduit à la signature des pactes remontent – pour autant que nous sachions – au début des années 2000, lorsque Monseigneur Pietro Parolin a établi les premiers contacts avec les autorités chinoises pour élucider une « question asiatique » délicate et confidentielle.

À l’époque, Jean-Paul II régnait encore, mais le Secrétariat d’État agissait déjà en parallèle et de manière presque autonome, cherchant à poursuivre une politique différente de dialogue avec le bloc communiste. Le pape Wojtyla, en fait, poursuivait un projet de Realpolitik. Pour cette raison aussi, il était détesté par de vastes secteurs au Vatican (principalement les francs-maçons et les jésuites) qui, pour des raisons qui parfois divergeaient, préféraient agir en affinité et non en opposition ouverte avec l’Union soviétique.

La Realpolitik, plus tard défendue également par Benoît XVI, est une politique pragmatique basée sur une réalité concrète et non sur des principes idéologiques abstraits, qui reconnaît l’existence de blocs géopolitiques mais agit pour protéger sa propre sphère d’intérêt, en exerçant une pression sur l’adversaire par le biais de la puissance douce de la culture.

Selon Jean-Paul II, le régime communiste soviétique était intrinsèquement destiné à s’effondrer, dans la mesure où il a agi en niant la nature spirituelle de l’homme ; l’objectif du pontife polonais n’était donc pas de coexister avec lui ou de le « gérer », mais de le surmonter en accélérant, si possible, son effondrement.

En revanche, l’Ostpolitik, historiquement développée par le Secrétariat d’État du cardinal Agostino Casaroli et appliquée plus tard par Pietro Parolin et son nouveau protégé, Paolo Rudelli (actuel substitut du Secrétariat d’État), poursuit la « politique des petits pas » par un dialogue bilatéral constant et des accords dans une tentative d’obtenir des marges progressives de liberté pour les communautés catholiques locales. Cette approche considère le régime totalitaire comme un interlocuteur nécessaire avec lequel coexister, un interlocuteur à « gérer », acceptant des compromis et imposant au Saint-Siège une diplomatie stricte du silence médiatique concernant les persécutions internes afin de préserver les fragiles canaux de négociation avec les autorités.

C’est dans ce cadre que s’est déroulée la visite privée à Pékin, en août 2003, du cardinal controversé Theodore McCarrick. Deux ans plus tard, en 2005, le Vatican a officiellement reconnu l’évêque patriotique Aloysius Jin Luxian. Le pape Benoît XVI régnait encore.

Le Pontife allemand a lui-même cherché à freiner cette dérive en réaffirmant fermement, en 2007, la ligne officielle du Saint-Siège. Dans sa lettre bien connue aux catholiques de Chine, le Pape a rappelé la nécessité indispensable d’une pleine communion avec Pierre, excluant la possibilité que la diplomatie puisse un jour prévaloir sur la cohérence de la foi catholique ou sur le droit pontifical de nommer des évêques.

Malgré cela, avec l’élection de François, l’Ostpolitik de Casaroli l’a emporté, mais le véritable tournant institutionnel est venu le 22 septembre 2018, avec la signature à Pékin du premier accord provisoire secret sur la nomination des évêques, fortement souhaité par François et négocié par le secrétaire d’État Parolin. L’accord, théoriquement destiné à favoriser la réconciliation entre le clergé officiel et le clergé clandestin, a immédiatement provoqué la ferme opposition du cardinal Joseph Zen.

Les accords secrets sino-vaticains doivent être compris non seulement à la lumière de la doctrine de l’Ostpolitik poursuivie par Parolin, mais aussi et surtout à la lumière de la pensée politico-économique de Bergoglio.

Il y avait en fait une profonde affinité de vision, de priorités et de sensibilités géopolitiques entre François et Xi Jinping. Cette convergence idéologique a été le facteur clé qui a conduit la Curie du Vatican à considérer les accords secrets de 2018 non seulement diplomatiquement utiles, mais également doctrinalement cohérents.

Les principales affinités portaient sur l’anti-américanisme compris comme l’anti-capitalisme, l’approche multilatérale des tensions géopolitiques et une forte empreinte tierce-mondiste. Déjà en 2016, le cardinal Theodore McCarrick décrivait l’harmonie entre les deux dirigeants comme une opportunité historique, en soulignant que les questions cruciales pour Pékin – telles que le souci des pauvres et en particulier l’écologie – étaient précisément les mêmes sensibilités proches du cœur de François.

Un autre point d’affinité est la conception de l’État. Xi Jinping et Francis (et aujourd’hui Léon XIV) reconnaissent un droit quasi absolu de contrôle de l’État sur la vie des citoyens, compris par eux comme une solution décisive à la pauvreté, prétendument causée par le capitalisme occidental.Les affinités s’étendent également aux aspects liturgiques et ecclésiologiques, tels que l’inculturation de la liturgie et du synodalisme. Des personnalités de l’Église officielle soumises au régime, comme l’évêque Aloysius Jin Luxian, ont justifié l’ingérence du régime communiste dans la nomination des évêques en faisant valoir qu‘au début, les pasteurs de l’Église étaient élus par le « peuple » (un concept largement instrumentalisé par les dirigeants communistes) et en préconisant une contamination culturelle des rites eucharistiques tout à fait analogue à celle promue par divers théologiens néomodernistes sous François.

Enfin, la propre formation théologique de François était liée – comme cela est maintenant largement connu et documenté – à la théologie argentine du peuple, une doctrine sociale axée sur les classes populaires, une conséquence de la théologie de la libération (condamnée par Jean-Paul II) caractérisée par des nuances « moins nettement rouges », mais qui a néanmoins préparé la ligne de gouvernement du Vatican au dialogue et au compromis avec les régimes socialistes.

Le Cardinal Zen a prévenu Rome. Rome n’a pas écouté.

Les protestations et la tentative du cardinal Zen de rencontrer Bergoglio à Rome pour le persuader de reconsidérer les accords se sont avérées vaines. Dans le même temps, l’emprise du régime s’est renforcée sur le plan civil et religieux : le 30 juin 2020, Pékin a imposé à Hong Kong la loi restrictive sur la sécurité nationale, qui a conduit à l’arrestation du célèbre éditeur catholique Jimmy Lai, le 10 août 2020.

Malgré cette intensification de la persécution des chrétiens, en octobre 2022, le deuxième renouvellement de deux ans de l’accord secret a été conclu, dans un contexte de tension croissante, dont témoigne également l’arrestation du cardinal Zen lui-même, en mai de la même année.

L’équilibre fragile a montré de profondes fissures le 4 avril 2023, lorsque Pékin a ordonné unilatéralement le transfert de Joseph Shen Bin à la prestigieuse direction du diocèse de Shanghai, informant indirectement le Saint-Siège peu de temps avant l’installation par le biais des médias et violant de manière flagrante l’esprit des pactes.

À cette occasion, tout le monde a compris que les accords secrets étaient une farce et un signe de la capitulation totale du Vatican devant la volonté du régime communiste chinois.

Malgré cela, la diplomatie du Vatican a maintenu la ligne du silence et est donc allée jusqu’à décider, le 22 octobre 2024, d’un renouvellement non plus pour deux ans mais pour quatre ans de l’accord, prolongeant sa validité jusqu’en octobre 2028.

Un mois plus tard seulement, en novembre 2024, Shen Bin a personnellement animé un séminaire à Shanghai exhortant le clergé à étudier l’idéologie du Parti communiste et la « sinisation des religions » théorisée par Xi Jinping, révélant la dérive idéologique imposée à l’Église officielle.

La sinisation est la stratégie politique et culturelle promue par Xi Jinping pour subordonner pleinement toutes les expressions religieuses, et la foi catholique en particulier, à l’idéologie marxiste-léniniste et aux valeurs fondamentales du socialisme. Plutôt qu’une authentique adaptation culturelle, elle prend la forme d’un processus d’assimilation forcée dans lequel la doctrine chrétienne est dépouillée de son identité surnaturelle pour être habillée de propagande, allant jusqu’à imposer au clergé l’étude de la pensée de Xi Jinping au lieu du magistère du pape.

Le Pape Léon XIV et la Continuation de l’Ostpolitik du Vatican

L’élection du nouveau pontife, Léon XIV, semblait ouvrir un premier et très bref semblant de tournant : le 5 juin 2025, Léon a nommé Joseph Lin Yuntuan, membre du clergé clandestin, comme évêque auxiliaire de Fuzhou, une nomination officiellement acceptée par le gouvernement chinois le 11 juin de la même année. Il semblait donc que l’ordre ait été inversé : Rome nomme, Pékin approuve. Mais ce n’était qu’une apparence.

En effet, la pression de Pékin a regagné en vigueur en exploitant la période précédente du siège vacant suite à la mort de François, au cours de laquelle l’Association patriotique a sélectionné des personnalités favorisées par le régime. Le 11 août 2025, le Saint-Siège a approuvé secrètement l’ordination d’Ignatius Wu Jianlin en tant qu’auxiliaire de Shanghai (sacré ensuite le 15 octobre 2025), cédant à la décision unilatérale prise précédemment par les responsables communistes.

Le 8 juillet 2025, Léon XIV avait même procédé à la suppression des diocèses historiques « souterrains » de Xuanhua et Xiwanzi afin d’établir le diocèse de Zhangjiakou, redessinant les frontières diocésaines établies par l’État. Pour ce nouveau siège, le Pape a confirmé l’évêque patriotique Wang Zhengui, consacré le 10 septembre 2025 et connu pour avoir fait appliquer, en 2019, les décrets d’État stricts interdisant l’accès des mineurs aux sacrements.Afin de consolider le contrôle idéologique, le 15 septembre 2025, le département des Affaires religieuses de Pékin a publié le strict « Code de conduite du clergé sur Internet » pour censurer systématiquement les prêches et la formation en ligne.

La trajectoire dramatique des accords et le silence du Saint-Siège se sont poursuivis en 2026. Le 8 février, le tribunal de Hong Kong a condamné l’éditeur catholique Jimmy Lai à vingt ans de prison, une peine sévère que le Saint-Siège a rencontrée avec un silence diplomatique embarrassant. Le pape Léon a explicitement déclaré : « Je ne peux pas commenter cela. »

Entre le 14 et le 15 mai, le sommet bilatéral entre Donald Trump et Xi Jinping s’est tenu à Pékin, une occasion où c’est le président américain, et non la diplomatie papale, qui a publiquement dénoncé la violation des droits humains et a expressément appelé à la libération de Jimmy Lai.

Quand l’autel cède au trône

Il ne faut pas oublier que la quasi « dogmatisation » de cette Ostpolitik a eu lieu sous Léon XIV, lorsqu’il a publié le 15 mai sa première encyclique, Magnifica Humanitas. Dans ce document, le Pape élève la pratique diplomatique du dialogue et du compromis multilatéral au rang de véritable nécessité doctrinale, identifiant la « crise du système multilatéral » comme la cause principale des guerres d’aujourd’hui et condamnant le « faux réalisme » politique – à savoir la Realpolitik – fondé, selon lui, uniquement sur la force militaire et la dissuasion.

Le Vatican n’utilise évidemment pas le terme Ostpolitik pour faire référence à sa doctrine. Elle préfère utiliser l’expression « multipolarisme » (ou « multilatéralisme » géopolitique) : un arrangement mondial dans lequel le pouvoir n’est plus polarisé entre seulement deux blocs opposés, comme c’était le cas pendant la Guerre froide, mais est réparti entre une pluralité de nations émergentes et de grandes institutions supranationales telles que l’ONU et l’UE.

Dans ce scénario, le Saint-Siège choisit d’agir comme un simple médiateur au sein du système afin de préserver la coexistence globale, même au prix de l’atténuation de sa liberté prophétique et du silence face à la persécution religieuse systématique.

La consécration de Liu Honggang n’est pas seulement une erreur diplomatique, mais le symbole d’une Église qui a perdu sa transcendance. Lorsque l’Évangile devient un instrument d’équilibre géopolitique, l’Autel cède aux exigences du Trône. Il est clair que la sinisation n’est pas un dialogue culturel, mais un abandon spirituel : le catholicisme réduit au catéchisme d’état. Et tandis que Rome reste silencieuse, Pékin évangélise non seulement la Chine, mais le monde entier, avec son nouveau « maoïsme rituel ».

Note de la rédaction : « Le catholicisme réduit au catéchisme d’État » comme sous Bonaparte…..et tous les césaropapismes. Quand César refuse de rendre à Dieu les honneurs, et le culte, qui lui sont dus.

Dhimmis cocos

Le précurseur…

Rappelons-nous le rôle de Jean XXIII dans la Révolution dans l’Église.

Dans le livre “Grandi incicliche sociali” (edizioni domenicane italiane, Napoli 1972), dans la “presentazione storica”(Présentation historique) de “Pacem in terris”, on exalte l’optimisme et la “bonhomie” de Jean XXIII, sa manière de vouloir faire du nouveau, du différent par rapport à ses prédécesseurs, et dans l’encyclique on remarque la trahison consciente, lucide, précise de la Royauté Sociale de Notre Seigneur Jésus-Christ : on ne parle pas du tout des droits de Dieu sur l’homme et sur la société. C’est le pape qui fut le premier à enseigner l’unité au-dessus de la vérité objective. Pour la première fois et de manière très lucide, tout est fondé sur les droits de l’homme et exclusivement sur la nature humaine, comme si le pape avait le droit de brader les Droits de Dieu.

Rappelons-nous que le Magistère a toujours dénoncé le naturalisme comme étant l’essence de la maçonnerie. Alors on comprend pourquoi le vaticaniste italien, parmi les plus compétents, Giancarlo Zizzola, progressiste, a pu écrire que : «Les développements doctrinaux successifs ne semblent pas atteindre la hauteur et le prophétisme de la position johannique.»(«La restaurazione di papa Wojtyla», ed. Laterza, Bari 1985 p.139), en effet le plus difficile était de rompre ouvertement, pour la première fois, avec la Royauté Sociale de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Voici quelques passages de“Pacem in terris” : “n° 2 : Les lois doivent êtres cherchées… dans la nature humaine… il y a urgence de créer une Communauté mondiale… n° 3 : Droits qui jaillissent de la nature humaine… n° 6 : chacun a le droit d’honorer Dieu selon sa conscience en privé et en public.»

Source : Doc. sur la Révolution dans l’Église n°26 année 2025

Le précurseur…

Recyclage intelligent

Un Colombien n’avait pas les moyens de construire sa maison : il a inventé des briques en plastique recyclé qui s’emboîtent comme des Lego

Ce Colombien n’avait pas les moyens de construire sa maison : il a inventé des briques en plastique recyclé qui s’emboîtent comme des Lego

Un Colombien n’avait pas les moyens de construire sa maison : il a inventé des briques en plastique recyclé qui s’emboîtent comme des Lego © RSE Magazine

Une entreprise colombienne, Conceptos Plásticos, a mis au point des briques en plastique recyclé qui permettent de construire des maisons de 40 m² en cinq jours seulement. Les blocs s’assemblent entre eux comme des pièces de Lego, par simple pression, sans ciment ni mortier. Une unité type, deux chambres, un salon, une cuisine et une salle de bain, coûte environ 6 800 dollars US.

Une idée née d’un problème de transport

L’entreprise a été fondée en 2011 par l’homme d’affaires Fernando Llanos et l’architecte Óscar Méndez. Les deux hommes ont déposé un brevet la même année pour leur système de blocs, pensé au départ pour valoriser les déchets plastiques qui s’accumulaient dans les décharges et les cours d’eau colombiens. Plutôt que de concurrencer les briques d’argile ou les blocs de béton, Conceptos Plásticos a choisi un format d’assemblage qui ne demande aucune main-d’œuvre spécialisée.

Chaque bloc pèse environ 3 kilogrammes. Il est fabriqué à partir de plastique fondu, moulé par extrusion, et arrive prêt à l’emploi sur le chantier. Méndez explique, dans un entretien relayé par Times of India, que chaque type de plastique confère au produit des propriétés différentes, certains apportant de la flexibilité, d’autres de la rigidité, et ainsi de suite. Une fois le design de la maison défini, l’équipe mélange plusieurs types de plastique selon les besoins.

Travailler avec du plastique usagé n’a rien d’évident. L’architecte précise que travailler avec du plastique vierge est simple car il existe des paramètres définis, mais que le plastique usagé nécessite davantage d’expérimentation. Les briques reçoivent aussi des additifs ignifuges qui réduisent le risque d’incendie, et leurs dimensions respectent les normes colombiennes de construction en zone sismique.

Cinq jours pour monter, trois pour démonter

Quatre personnes suffisent pour assembler une maison de 40 m² en cinq jours ouvrables, sans colle, sans ciment et sans eau. Un simple marteau et une clé font l’affaire. La même maison peut être démontée en trois jours et déplacée ailleurs, ce qui en fait une solution aussi bien pour du logement permanent que pour des abris temporaires.

Cette rapidité tient à l’absence d’étapes humides : pas de séchage du béton, pas d’attente pour le durcissement du mortier, pas de nivelage de surface. Le processus, entièrement sec, limite le gaspillage de matériaux et réduit les débris à évacuer.

Le plus grand chantier réalisé par l’entreprise se trouve à Guapi, dans le département de Cauca, dans le sud de la Colombie. En partenariat avec le Conseil norvégien pour les réfugiés, des abris ont été construits en 2015 pour 42 familles déplacées par le conflit armé interne colombien. Ce projet a consommé plus de 200 tonnes de plastique recyclé et a été achevé en 28 jours.

La technologie a aussi été exportée en Côte d’Ivoire, où elle sert, en partenariat avec l’Unicef, à construire des écoles dans des communautés vulnérables. Le magazine Forbes a présenté ce projet comme l’une des solutions les plus créatives pour répondre au déficit de logement sans aggraver la pression environnementale.

Chaque maison construite avec ces briques consomme environ six tonnes de déchets plastiques, emballages, sacs et contenants confondus. Or le plastique conventionnel peut mettre entre 300 et 500 ans à se décomposer dans la nature, selon des données largement citées dans les études environnementales.

Conceptos Plásticos intègre des ramasseurs de déchets et des coopératives dans sa chaîne d’approvisionnement. Une partie des matières premières provient directement de ces collecteurs, ce qui génère des revenus dans des communautés à faibles revenus. Le cycle part des déchets ménagers, passe par les mains des ramasseurs, et finit sous forme de mur dans une maison habitée.

Les briques offrent, selon l’entreprise, une isolation thermique et acoustique : elles empêcheraient la chaleur extérieure de pénétrer et atténueraient le bruit.

Recyclage intelligent

Sortir de l’ambiguïté et du déni

Mgr Schneider : La catéchèse liturgique de Léon XIV ne reflète ni la réalité ni l’histoire

Mgr Athanasius Schneider a critiqué la présentation, le 26 août, par le pape Léon XIV, de la réforme liturgique postconciliaire. Il a fait valoir que le Novus Ordo ne correspondait pas à ce que les Pères du Concile Vatican II avaient prévu.

S’exprimant sur AdVaticanum.com le 2 septembre, Mgr Schneider a également fait valoir que les enseignements non définitifs de Vatican II peuvent être modifiés ou corrigés.

Les formulations conciliaires peuvent être corrigées

Mgr Schneider a évoqué le concile de Florence (1431 à 1449), citant deux déclarations doctrinales qui ont par la suite fait l’objet de discussions et ont été corrigées par l’Église.

L’une concernait les ordres sacrés. Florence avait identifié la remise des instruments sacrés comme l’élément constitutif de l’ordination sacerdotale plutôt que l’imposition des mains, bien que cette dernière ait été pratiquée au cours du premier millénaire. Mgr Schneider a noté que le pape Pie XII avait par la suite enseigné de manière définitive que l’élément constitutif de l’ordination est l’imposition des mains, corrigeant ainsi formellement la position de Florence.

M. Schneider a également évoqué l’enseignement de Florence selon lequel toute personne non baptisée qui mourait allait « directement en enfer ». Il a déclaré que le pape Pie IX avait par la suite corrigé cet enseignement, affirmant que ceux qui meurent dans l’ignorance invincible pouvaient être sauvés par des moyens connus de Dieu.

Pour Mgr Schneider, de tels précédents démontrent que les formulations conciliaires non définitives peuvent être réexaminées.

« Nous ne pouvons pas continuer avec les textes ambigus de Vatican II », a déclaré Mgr Schneider. « Nous devons les corriger afin qu’ils soient d’une clarté absolue en matière d’œcuménisme et de liberté religieuse. »

Le Novus Ordo doit être corrigé

Mgr Schneider a appliqué le même raisonnement à la liturgie postconciliaire, affirmant que l’étude de ses textes et des témoignages historiques l’avait conduit à une évaluation plus critique.

« Nous ne pouvons pas affirmer que le Novus Ordo — c’est-à-dire sa légitimité — n’a pas besoin d’être corrigé. Nous ne pouvons pas continuer avec un rite liturgique aussi ambigu, qui sape la clarté du caractère sacrificiel de la messe. »

« Léon XIV n’avait pas saisi la réalité du Novus Ordo »

Interrogé au sujet de l’audience du mercredi 26 août donnée par Léon XIV sur la réforme liturgique, Mgr Schneider a déclaré que la catéchèse du pape « n’avait pas saisi la véritable réalité de ce qu’est le Novus Ordo et de la manière dont il est célébré de manière écrasante partout dans le monde ».

Et : « Il ne s’agit tout simplement pas d’énoncer, d’accepter ou de voir la réalité. Il s’agit davantage d’un discours théorique qui ne correspond pas à la pratique telle qu’elle est réellement. »

Mgr Schneider a fait valoir que la liturgie postconciliaire allait au-delà de ce qu’avaient envisagé les Pères du Concile.

« Le Novus Ordo, tel qu’il est, ne correspond pas à l’intention des Pères conciliaires », a-t-il déclaré.

Il a décrit la catéchèse de Léon XIV en des termes très forts : « Il m’a semblé qu’il s’agissait simplement de fermer les yeux et de continuer à répéter des phrases rhétoriques, qui peuvent être vraies en elles-mêmes, mais qui ne correspondent ni à la réalité ni à l’histoire. »

« Surpris que Léon XIV ne s’en soit pas rendu compte »

M. Schneider a également contesté l’approche de Léon XIV concernant le latin, faisant valoir que Sacrosanctum Concilium exigeait explicitement sa préservation.

« Même dans *Sacrosanctum Concilium* – et je suis surpris que le pape Léon ne s’en soit pas rendu compte –, il y a deux paragraphes qui stipulent que la langue latine doit être conservée : non seulement elle pourrait l’être, mais elle doit l’être dans le rite latin. C’est un « doit » ».

Or, « dans plus de 90 % des cas concrets du Novus Ordo, cela n’est absolument pas appliqué », ce qui rend la pratique actuelle « contraire à un mandat explicite du Concile ».

Les Pères conciliaires se sont moqués d’un évêque critique

Mgr Schneider a rappelé un épisode tiré des débats liturgiques du Concile, au cours duquel un évêque avait averti que l’extension de la langue vernaculaire aboutirait à terme à ce que la messe soit célébrée entièrement dans cette langue.

« Et alors, la quasi-totalité du Concile s’est mise à rire, car cela n’était pas possible », a déclaré Mgr Schneider.

Selon Mgr Schneider, le président de la commission a répondu : « Votre Excellence, nous vous assurons que cela n’est pas possible. Il n’arrivera jamais que la messe soit célébrée entièrement en langue vernaculaire. »

Pour Mgr Schneider, cela illustre bien le climat qui régnait au sein du Concile : « La majorité des Pères conciliaires n’imaginaient pas que la messe puisse être entièrement célébrée en langue vernaculaire. »

Mgr Schneider a conclu : « J’aurais souhaité que le pape Léon XIV se soit renseigné sur ce sujet avant de prononcer son discours à ce sujet : qu’il ait étudié tous ces éléments historiques et ces faits, qu’il ait lu les débats et écouté les témoins. »

La CEF à Lourdes

Sortir de l’ambiguïté et du déni

La dynamique de l’apostasie

Léon XIV nomme un archevêque œcuménique : « Je ne prie jamais pour qu’un chrétien réformé devienne catholique »

Aujourd’hui, Léon XIV a nommé Mgr Ferenc Palánki, âgé de 62 ans, au poste de nouvel archevêque métropolitain de Kalocsa-Kecskemét, en Hongrie.

M. Palánki dirige le diocèse de Debrecen-Nyíregyháza depuis 2015.

Spécialiste du droit canonique, il a été nommé évêque auxiliaire d’Eger en 2010 et ordonné évêque en 2011.

2015 : en faveur de l’accueil des migrants, contre le cardinal hongrois

Lors de la crise migratoire de 2015, on a demandé à Mgr Palánki s’il se rangeait du côté du cardinal Erdő et de Mgr Kiss-Rigó (qui avaient tous deux adopté une position anti-migrants) ou s’il suivait l’appel du pape en faveur de l’accueil des migrants. Il a choisi François : « Nous disons ce que dit le pape : accueillons les réfugiés, quelle que soit leur religion. »

Il a invoqué la Grande Mission : « Allez et faites de toutes les nations des disciples… Aujourd’hui, nous n’avons plus besoin d’aller vers eux, car de nombreuses personnes viennent ici. »

En tant que prêtre, il jouait de la guitare lors des eucharisties

Dans une interview accordée en 2020, Palánki a fait valoir que la musique contemporaine avait sa place au sein de la liturgie, et pas seulement lors des rencontres de jeunes. Il a déclaré : « Je considère la musique dans la liturgie comme une forme. L’accent n’est jamais mis sur la forme, mais sur le contenu. »

Palánki a placé la musique chrétienne de style pop au même rang que le chant grégorien en tant que musique « sacrée » légitime. Il a évoqué le groupe évangélique Hillsong en termes élogieux et a soutenu qu’une « musique à la guitare » de grande qualité peut trouver sa place dans la liturgie.

Il ne s’agissait pas là d’une réflexion théorique. Lorsqu’il était curé de la paroisse de Püspökszilágy (2000-2005), il jouait lui-même de la guitare lors des eucharisties pour les jeunes. Il a évoqué en termes très élogieux une messe de Pâques intégrant des chants à la guitare.

M. Palánki concède que le heavy metal serait un peu trop pour lui dans le cadre du Novus Ordo.

Prêcher dans les églises protestantes

Dans une interview accordée en 2021, il a déclaré : « Je ne prie pas pour qu’un chrétien réformé devienne catholique, mais pour qu’il mène sa vie en bon chrétien réformé. »

« Il n’y a pas de paradis catholique et de paradis réformé : il n’y en a qu’un, et il est pour tous, pour l’éternité. »

Et : « On m’a encore enseigné, quand j’étais à l’école primaire, que si nous entrions dans l’église luthérienne du village, nous commettions par là même un péché mortel. Mais aujourd’hui, nous célébrons ensemble des mariages, nous prêchons dans les églises les uns des autres, nous nous réunissons régulièrement et nous discutons ensemble. »

Dans une interview accordée en 2024, M. Palánki a réitéré la même formulation : « Je ne prie jamais pour que les réformés deviennent catholiques, mais plutôt pour qu’ils soient de bons chrétiens réformés. »

Palánki a déclaré que l’œcuménisme s’était considérablement développé au cours des dernières décennies. Il a cité les réformés, les luthériens, les baptistes, les orthodoxes et les méthodistes, et a affirmé : « Nous sommes tous des croyants en Christ. »

En janvier 2026, Palánki a prêché dans une maison de prière baptiste, tandis qu’un pasteur réformé présidait les prières communes.

Ce même mois, M. Palánki et l’évêque laïc réformé Fekete ont prêché conjointement dans l’église réformée restaurée de Szatmárcseke et ont béni l’édifice restauré.

Lors de la semaine oecuménique de Debrecen en 2026, des « membres du clergé » catholiques, réformés, grecs-catholiques, orthodoxes, luthériens et baptistes se sont délibérément relayés dans les églises les uns des autres. M. Palánki a prêché lors du culte baptiste et a également participé à la Grande Église réformée.

Participation au camp « Juventutem »

En juillet 2017, « Juventutem » a organisé son camp d’été hongrois à Egyek, au sein du diocèse de Palánki, où a été célébrée la messe traditionnelle en latin.

Mgr Palánki a accepté l’invitation à y participer, a donné une catéchèse sur la vocation et a béni une croix de pierre ainsi que l’orgue nouvellement installé.

Le « ministère pétrinien dynamique » de François

Après la visite de François en Hongrie en 2023, Mgr Palánki s’est exprimé en termes très chaleureux à son sujet, soulignant les thèmes caractéristiques de François que sont la « proximité » et la « tendresse ».

Après le décès de François, Mgr Palánki a salué sa « foi vivante et exemplaire » ainsi que son « ministère pétrinien dynamique ». François a transmis « une nouvelle conscience et une nouvelle pratique de la miséricorde ».

Et : « Il s’est révélé être un bâtisseur de ponts dans le dialogue œcuménique et interreligieux, ainsi que dans le dialogue recherché et mené avec toutes les personnes de bonne volonté. »

Note de la rédaction : Autrement dit la dynamique de la grande ratatouille, le relativisme absolu sur le dos de la Vérité Incarnée.

La dynamique de l’apostasie