Le totalitarisme arc-en-ciel via l’entreprise

Darty et General Electrique acquis au lobby LGBT

Voici le mail reçu vendredi par les milliers d’employés de la branche Energie d’Alstom rachetée par Général Electrique :

GE LGBTA

Darty s’y met aussi :

Emmanuel Macron et le lobby LGBT

Samedi 25 juin, lors de la Gay Pride, « des manifestants de “Pride de nuit” se félicitent d’avoir bloqué le char de “LGBT En Marche!” et publie (sic) un communiqué très amer à l’encontre d’Emmanuel Macron », rapporte Le Parisien. Parmi les invectives de ces ultras LGBT, le parti du Président cautionnerait

« “les LGBT-phobies, aggrave le racisme d’État et renforce les violences policières et institutionnelles à l’égard des migrant-es”. De virulentes accusations qui contrastent avec l’entrain affiché sur les réseaux sociaux par le président de la République et plusieurs ministres présents dans le cortège. Par contre, ils ne se sont pas étalés sur leur hétérophobie ; on ne peut pas penser à tout ! »

Il faut savoir que, parmi les derniers transfuges LR passés au gouvernement, Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe, a été un opposant affirmé à la loi Taubira. D’abord sur Twitter, où le conseiller général de l’Yonne reprochait régulièrement à l’Assemblée nationale de « bâillonner » les députés de droite. Après l’entrée en vigueur de la loi, l’élu UMP s’est associé aux Veilleurs. En octobre 2014, soit plus d’un an après la promulgation de la loi, l’élu devenu sénateur a déclaré, lors d’un entretien sur KTO, qu’il fallait « largement réécrire les choses ». Quelques semaines plus tard, Jean-Baptiste Lemoyne est apparu dans une vidéo de soutien au mouvement Sens commun.

Parmi les autres opposants à la loi Taubira, devenus soutiens d’Emmanuel Macron, Gérald Darmanin regrette ses propos passés sur la question. Gérard Collomb déclarait en 2012, sur Europe 1, qu’il s’était « longtemps interrogé sur le mariage homosexuel »Durant la campagne, le futur Président demeura ambigu, tâchant, suivant son habitude, de ménager la chèvre et le chou :

« Emmanuel Macron, qui se veut ouvert à des évolutions de société, a pour sa part donné des gages au mouvement LGBT (lesbien, gay, bi et trans). Il ne reviendra pas sur la loi Taubira et propose d’ouvrir l’accès à la PMA aux couples de femmes et aux femmes célibataires. Mais, à la différence de Benoît Hamon ou de Jean-Luc Mélenchon, il a mis en avant durant la campagne son approche consensuelle. Évoquant “les voix qui se sont élevées” contre le mariage pour tous, il assurait dans La Croix, le 12 mars, qu’“il faut savoir les entendre”.

Néanmoins, samedi, le président a soutenu publiquement la Gay Pride :

Ceux qui avaient quelques doutes peuvent se rassurer : la grande casse sociétale n’a pas l’intention de s’arrêter. Surtout avec un président soutenu par Pierre Bergé et l’ensemble de la classe libertaire. Sylvain Maillard, député élu au premier tour dans la circonscription de Paris (1er, 2ème, 8ème et une grande partie du 9ème arrondissements de Paris), a fait allégeance par sa participation à la Marche des fiertés ! On pouvait aussi reconnaître Stanislas Guérini, député LREM élu dans la 3ème circonscription de Paris (une moitié du 17ème arrondissement de Paris et une petite partie du 18eme arrondissement).

Emmanuel Macron a certainement tiré les leçons du quinquennat de François Hollande : s’il veut être réélu, il évitera de provoquer frontalement les défenseurs de la famille. L’avis du CCNE sur la PMA étant attendue dans les jours prochains, il est à craindre que le gouvernement légalise cette pratique pour les paires de femmes, privant ces enfants du droit d’avoir un père, dans le courant de l’été, alors que les Français sont en vacances.

Le totalitarisme arc-en-ciel via l’entreprise

Un frémissement

MGR NICOLA BUX APPELLE LE PAPE FRANÇOIS À FAIRE UNE DÉCLARATION DE FOI

Dans le contexte de la demande des quatre cardinaux au pape François de répondre à leurs « Dubia » à propos de l’exhortation post-synodaleAmoris laetitia, restée désespérément sans réponse, une nouvelle interpellation vient d’être adressée au Saint-Père, cette fois par Mgr Nicola Bux, théologien et ancien conseiller de la Congrégation pour la Doctrine de la foi sous Benoît XVI. Il a choisi de lancer son appel publiquement, en répondant à un entretien avec Edward Pentin du National Catholic Register : le pape, a-t-il dit, doit faire une « déclaration », une « profession de foi ».

C’est un signe de la gravité de la situation actuelle : en venir à demander à un souverain pontife, en l’occurrence le pape François, de redire sa foi en la doctrine immuable de l’Église est une manière de souligner qu’il le fait ordinairement de manière insuffisante, laissant penser qu’il ne la partage pas en tout point.

Mgr Bux n’y va d’ailleurs pas par quatre chemins : il n’hésite pas à dire que nous sommes « en pleine crise de la foi ».
Plus fort que les « Quatre Cardinaux » ? Mgr Bux dénonce les actions et paroles ambiguës du pape

Ainsi Edward Pentin résume-t-il son entretien avec le prélat : « Pour résoudre la crise actuelle dans l’Église concernant l’enseignement et d’autorité du pape, celui-ci doit faire une déclaration de foi, affirmant ce qui est catholique et corrigeant ses propres paroles et actions « ambiguës et erronées » qui ont été interprétées d’une manière non catholique. »

Sa première question portait sur « l’anarchie doctrinale » en cours et ses conséquences pour les âmes des fidèles et des prêtres. Réponse de Mgr Bux, qui ne contredit pas le constat :

« La première chose qu’implique l’anarchie doctrinale pour l’Église est la division, causée par l’apostasie, définie comme l’abandon de la pensée catholique par saint Vincent de Leris : quod semper, quod ubique, quod ab omnibus creditur (« ce qui a été cru partout, toujours et par tous »). Saint Irénée de Lyon, qui appelle Jésus-Christ le « Maître de l’unité », a souligné à l’intention des hérétiques que tous professent les mêmes choses, mais que chacun ne veut pas dire la même chose. Tel est le rôle du magistère, fondé sur la vérité du Christ : ramener chacun à l’unité catholique.

Mgr Nicola Bux rappelle que le pape doit affermir ses frères dans la foi

« Saint-Paul a exhorté les chrétiens à être en accord et à parler d’une voix unanime. Que dirait-il aujourd’hui ? Lorsque des cardinaux sont silencieux ou accusent leurs confrères ; lorsque des évêques qui ont pensé, parlé et écrit – scripta manent ! – d’une manière catholique, mais disent ensuite le contraire pour une raison quelconque ; lorsque des prêtres contestent la tradition liturgique de l’Église, alors l’apostasie s’établit : le détachement d’avec la pensée catholique. Paul VI avait envisagé que « cette pensée non catholique à l’intérieur du catholicisme devienne demain la plus forte. Mais elle ne représentera jamais la pensée de l’Église. Il faut que subsiste un petit troupeau, même si c’est un troupeau tout petit » (Conversation avec Jean Guitton, 9-IX-1977). »

Edward Pentin réitère sa demande : « Quelles sont donc les implications de l’anarchie doctrinale pour les âmes des fidèles et des ecclésiastiques ? »

Nicola Bux répond sous forme de mise en garde, montrant combien la question est important pour le salut éternel :

« L’Apôtre nous exhorte à être fidèles à la doctrine pure, certaine, et sûre : celle qui est fondée sur Jésus-Christ et non sur les opinions du monde (cf. Tt 1:7-11 ; 2:1-8). La persévérance dans l’enseignement et l’obéissance à la doctrine conduit les âmes vers le salut éternel. L’Église ne peut pas changer la foi et en même temps demander aux croyants d’y rester fidèle. Elle est au contraire intimement obligée de s’orienter vers la Parole de Dieu et vers la Tradition.

« Par conséquent, l’Église se souvient du jugement du Seigneur : « C’est pour un jugement que je suis venu dans ce monde, afin que ceux qui ne voient pas voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles » (Jn. 9, 39). N’oubliez pas que lorsqu’on est applaudi par le monde, cela signifie qu’on lui appartient. En réalité, le monde aime les siens et hait ce qui ne lui appartient pas (cf. Jn 15,19). Que l’Église catholique se souvienne toujours qu’elle n’est composée que de ceux qui se sont convertis au Christ sous la conduite du Saint Esprit ; tous les êtres humains lui sont ordonnés (cf. Lumen Gentium 13) mais ne font pas partie d’elle jusqu’à ce qu’ils sont convertis. »

Une interview de Mgr Nicola Bux par Edward Pentin

Edward Pentin demande, pour finir, comment ce problème peut être résolu.

Nicola Bux : « La question est celle-ci : quelle idée le pape a-t-il du ministère pétrinien, tel qu’il est décrit dans Lumen Gentium 18 et codifié dans le droit canonique ? Confronté à la confusion et à l’apostasie, le pape doit faire la distinction – comme l’avait faite Benoît XVI – entre ce qu’il pense et dit en tant que personne privée, érudite, et ce qu’il doit dire en tant que pape de l’Église catholique. Pour être clair : le pape peut exprimer ses idées en tant que personne privée érudite à propos des questions ouvertes qui ne sont pas définies par l’Église, mais il ne doit pas faire des affirmations hérétiques, même en privé. Autrement ce serait tout aussi hérétique.

« Je crois que le pape sait que tout croyant – qui connaît la regula fidei ou le dogme, qui fournit à chacun le critère pour savoir quelle est la foi de l’Église, ce que chacun doit croire et qui il faut écouter – peut voir s’il parle et œuvre de manière catholique, ou s’il est allé contre le sensus fidei de l’Église. Même un seul croyant peut l’appeler à prendre ses responsabilités. Ainsi, quiconque pense que le fait de présenter des dubia au pape n’est pas un signe d’obéissance, n’a pas compris, cinquante ans après Vatican II, la relation entre lui (le pape) et l’Église entière. L’obéissance au pape dépend seulement du fait qu’il est lié par la doctrine catholique, à la foi qu’il doit continûment professer devant l’Église.

« Le pape doit faire une déclaration ou une profession de foi »

« Nous sommes en pleine crise de la foi ! Par conséquent, afin d’arrêter les divisions en cours, le pape – tout comme Paul VI en 1967, confronté aux théories erronées qui circulaient peu après la conclusion du Concile – doit faire une déclaration ou une profession de foi, affirmant ce qui est catholique, et corrigeant les paroles et les actes ambigus et erronés – les siens et ceux des évêques – qui sont interprétés d’une manière non catholique.

 « Sans quoi, il serait grotesque que tout en cherchant l’unité avec des chrétiens non catholiques et même une forme d’entente avec les non chrétiens, l’apostasie et la division soient favorisées à l’intérieur de l’Église catholique. Pour de nombreux catholiques, il est incroyable que le pape demande aux évêques de dialoguer avec ceux qui pensent différemment, mais qu’il ne veuille pas d’abord affronter les cardinaux qui sont ses principaux conseillers. Si le pape ne sauvegarde pas la doctrine, il ne peut imposer la discipline. Comme le disait Jean-Paul II, le pape doit toujours être converti, afin de pouvoir fortifier ses frères [Ce qu’il faisait en embrassant le Coran, en priant avec le Vaudou….], selon les paroles du Christ à Pierre : « Et toi lorsque tu seras converti, affermis tes frères. » »  Source RéinformationTV Jeanne Smits

Note de la rédaction : Réaction intéressante mais qui ne tient pas compte du changement opéré au concile et par la nouvelle liturgie mise en place par Paul VI, c’est aussi en grande partie à cause de cette protestantisation de la Liturgie que les divisions se multiplient et Paul VI en fut l’instigateur avec les « experts » protestants et ceux de la nouvelle théologie anciennement condamnés?
Un frémissement

Un instrument de soft power

Philippe, Macron et Villani étaient de la promotion 2012 des Young Leaders

La French American Fondation est connue pour sa formation, les « Young Leaders », réservée à une dizaine de jeunes surdiplômés chaque année. La promo 2012 comptait dans ses rangs le Président de la République, le Premier ministre et le mathématicien-député Cédric Villani.

Quel point commun entre Emmanuel Macron, François Hollande, Cédric Villani, Nicolas Dupont-Aignan, Pierre Moscovici, Edouard Philippe ou Laurent Wauquiez ? Ils ont tous participé au programme américain de la French American Foundation des Young Leaders.

Cette fondation américaine née en 1976, officialisée par les présidents Valéry Giscard d’Estaing et Gérald Ford, a pour objectif « un dialogue actif » entre les deux pays. Le programme le plus connu reste celui des Young Leaders (les jeunes dirigeants) ou de jeunes français et américains issus de la politique, de la finance, de la presse « à fort potentiel de leadership et appelés à jouer un rôle important dans leur pays et dans les relations franco-américaines » fréquentent pendant deux ans les mêmes séminaires.

Comme dans tous les réseaux de ce genre, il s’agit avant tout de se bâtir un solide carnet d’adresse utile pour le reste de sa vie, de cultiver un certain entre-soi, et d’être certain de ne côtoyer que ceux qui acceptent les règles libérales du « business à l’américaine ».

Macron, Philippe et Villani promo 2012

C’est avant tout un outil du « soft power » ou pouvoir doux que les Etats-Unis entendent exercer sur les pays qu’ils considèrent comme alliés. Ce programme des Young Leaders est né dans les années 70 quand l’antiaméricanisme (lié à la guerre du Vietnam, aux mouvements étudiants de la fin des années 60, à la construction de l’Union Européenne) est à son comble en France. Les Etats-Unis s’inquiètent alors de leur perte d’influence et de la montée des idées de gauche en rupture avec leurs orientations.
Ils ont bien conscience que leur hard power (pouvoir dur) militaire, espionnage… ne pourra rien contre cette perte d’influence et ils mettent donc en place des alternatives pour reconquérir « les cœurs » des jeunes français prometteurs : valorisation, traitement à égalité avec les élites américaines, accès aux multinationales américaines, formations…
Réservé à une dizaine de surdiplômés français, choisi par un mystérieux jury à partir d’une liste de plusieurs centaines de noms, ils ont vocation à occuper une position dominante dans leur domaine.
Emmanuel Macron, président de la République, Edouard Philippe, Premier Ministre et Cédric Villani, mathématicien et député En Marche, font partie de la promotion 2012 des « Young Leaders ». Rêvaient-ils déjà à l’époque de faire ressembler le code du travail français à celui de leurs mentors américains ?

Soft power américain

L’expression anglaise soft power – ou puissance douce en français – désigne donc cette capacité d’influence et de persuasion d’un Etat auprès d’autres acteurs pour les conduire à penser de la même façon que lui ou à changer de comportement, de manière indirecte, en douceur, sans que ces autres acteurs aient l’impression d’y avoir été contraints.

Depuis ce concept a été élargi notamment aux entreprises multinationales. Celles qui financent si généreusement la French American Foundation.

La French-American Foundation – France remercie chaleureusement l’ensemble des entreprises et des particuliers* qui soutiennent son action.

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Nos partenaires

OCDE

La French-American Foundation – France s’associe à l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economique) dans le cadre de son Forum Annuel. En tant que Knowledge Partner, la French-American Foundation – France est présente lors du Forum et participe à certains ateliers sur le thème transatlantique. Ce Forum rassemble chaque année des centaines de participants, leaders de la vie économique et politique autour des thèmes majeurs de la Société.

www.ocde.org

Ambassade des Etats-Unis en France

Partenaires historiques, l’Ambassade des Etats-Unis et la French-American Foundation – France organisent ensemble de nombreux évènements et reçoivent conjointement un grand nombre de personnalités américaines de passage.

En 2012, l’Ambassade des Etats-Unis, l’AmCham, et la French-American Foundation – France lançaient le Prix Washburne pour l’égalité des chances.

www.french.france.usembassy.gov

HEC Paris

L’Ecole des Hautes études Commerciales et la French-American Foundation – France sont associées dans le cadre de l’American Week. Semaine de découverte de la culture américaine en présence de son excellence l’Ambassadeur des Etats-Unis en France, des étudiants de l’école, et de nombreuses personnalités économiques œuvrant dans les relations transatlantiques. Cet évènement se déroule directement sur le campus de la prestigieuse école française.

www.hec.fr

France-Amériques

Ensemble, la French-American Foundation – France et France-Amériques organisent tout au long de l’année des déjeuners ou dîners avec les ambassadeurs américains de passage à Paris.

www.france-ameriques.org

Mona Bismarck American Center (MBAC)

La French-American Foundation – France qui développe ses activités culturelles, s’est rapprochée du MBAC au sein duquel elle est hébergée depuis 2010.

www.monabismarck.org

American Chamber of Commerce in France (AmCham France)

Partenaires depuis de nombreuses années, la French-American Foundation et l’AmCham organisent ensemble des rencontres dont les thèmes portent sur le développement économique. Ce fut notamment le cas cette année avec un petit
déjeuner sur les enjeux du traité transatlantique.

www.amchamfrance.org

Institut Français des Relations Internationales (Ifri)

La French-American Foundation – France et l’Ifri développent, depuis de nombreuses années, une série de rencontres sur le thème de la politique américaine.

www.ifri.org

Un instrument de soft power

Où l’on reparle des aryens

INDE. LES NATIONALISTES VEULENT LE RETOUR DU BÉBÉ ARYEN

Les nationalistes au pouvoir souhaitent recréer le mythe aryen à l’aide d’un programme de naissances qui suscite la polémique.

L’histoire des bébés sur mesure. L’idée germe depuis plusieurs années en Inde, portée par l’Arogya Bharati, la branche médicale du puissant groupe nationaliste hindou Rashtriya Swayamsevak Sangh (RSS), proche de l’actuel Premier ministre, Narendra Modi.

Sa méthode ? Accompagner les couples pour qu’ils donnent naissance à des bébés « parfaits, grands et à la peau claire ». Le procédé tire ses fondements de pratiques astrologiques et ayurvédiques, une médecine spirituelle née dans le sud-est de l’Inde: « L’ayurvéda détient les clés de l’apparence physique et des qualités mentales du bébé. Si la mère suit un régime spécifique, l’enfant aura le QI désiré », prétend le Dr Narwani, en charge du programme.

Les couples doivent respecter trois mois de « purification » avant d’avoir des rapports intimes, dont les dates sont fonction de l’alignement des planètes et de leurs horoscopes. Le but : créer des enfants « sains » dans une optique racialiste et nationaliste. De quoi rappeler l’idéologie nazie.

« Notre premier objectif est de construire une Inde forte. Nous voulons des milliers de bébés d’ici à 2020 », détaille Narwani au quotidien The Indian Express. Il tire son inspiration de ce peuple mythique des régions himalayennes. L’objectif final de l’influent RSS est simple : renforcer la race hindoue dans un pays miné par les conflits ethnoreligieux.

L’arrivée du nationaliste Modi (qui fut membre du RSS) à la tête du gouvernement, en avril 2014, a relancé ce projet très controversé qui a déjà abouti à la naissance de 450 bébés. Un programme qui devrait être étendu avec l’ouverture d’annexes dans chaque État indien, d’ici à 2020. Source OuestFrance 23/06/2017

 

Où l’on reparle des aryens