Un sermon toujours d’actualité

A Fatima, il y a trente ans……….

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

Mes bien chers confrères,

Mes bien chers amis,

Mes bien chers frères,

Rendons grâce au bon Dieu et à la très sainte Vierge Marie d’avoir pu nous réunir aujourd’hui, en cette fête de son Cœur Immaculé pour chanter ses louanges, pour essayer pendant quelques instants, pendant quelques jours, de vivre de notre foi. Car en effet, si la Vierge Marie a voulu venir sur cette terre du Portugal à Fatima, si elle a voulu apparaître à ces quelques enfants pour leur donner un message pour le monde, c’est bien parce qu’elle le désirait que nos âmes s’élèvent vers le ciel. Et alors essayons, mes bien chers frères, de nous remettre dans cette ambiance, cette ambiance dans laquelle ces petits pâtres, et également les personnes qui sont venues les entourer chaque 13 du mois en cette année 1917, jusqu’au mois d’octobre où a eu lieu ce miracle extraordinaire ici même, car dit-on ce miracle s’est vu à quarante kilomètres autour de Fatima, par conséquent si nous avions été présents ce jour du 13 octobre 1917, nous aurions vu ce phénomène extraordinaire du soleil tournoyant, lançant des feux de toutes les couleurs, inondant de ces couleurs magnifiques toute la région, et cela pendant trois fois dix minutes. Et puis enfin le soleil descendant, comme du ciel, pour se rapprocher des fidèles qui étaient présents, pour manifester la vérité de l’apparition de la très sainte Vierge Marie à ces enfants de Fatima.

Encore une fois cette apparition de la très sainte Vierge Marie, c’est pour que nos âmes soient sauvées, c’est pour que nos âmes aillent la rejoindre un jour au ciel, et en quelques tableaux extraordinaires, elle a manifesté à ces enfants de Fatima toute la réalité de notre foi, car en effet les enfants l’ont admirée, et l’ont admirée de telle sorte qu’ils étaient comme en extase, ravis, enlevés, ne sachant comment exprimer la beauté de la très sainte Vierge Marie. On avait beau essayer de leur donner des comparaisons, aucune comparaison ne pouvait être donnée devant la beauté de la Vierge Marie qu’ils avaient vue. Et puis, ce n’est pas seulement la Vierge Marie qui s’est manifestée, elle a voulu leur manifester quelque chose, saint Joseph portant Notre-Seigneur dans ses bras et bénissant le monde. Elle a voulu se présenter aussi sous l’image de Notre-Dame du Mont Carmel, de Notre-Dame des Douleurs et généralement elle se présentait comme Notre-Dame du Rosaire, c’est parce qu’elle a voulu inculquer aux enfants la nécessité du Rosaire, la nécessité de souffrir avec Notre-Seigneur Jésus-Christ, Notre-Dame des Douleurs. Ainsi elle a voulu manifester ses sentiments intérieurs afin de les communiquer à ces enfants, et que ces enfants, à leur tour, communiquent ces sentiments à tous ceux qui auront l’occasion d’écouter leurs messages. Et puis c’est l’Archange saint Michel qui s’est présenté à eux, et Notre-Dame leur a parlé également des âmes du purgatoire, lorsque Lucie l’interrogeait pour lui demander où est telle âme, où est telle personne qui est morte ? Est-elle au ciel ? Est-elle au purgatoire ? Elle leur disait quelquefois : « Non, cette âme n’est pas au ciel encore, elle est au purgatoire », et elle a voulu aussi leur montrer la réalité de l’enfer.

C’est donc ici même, dans ces régions, que la très sainte Vierge a voulu montrer ce qu’était l’enfer à ces enfants horrifiés afin de les encourager à faire pénitence, afin de les encourager à prier pour sauver les âmes, manifestant ainsi que le coeur de Marie, le Coeur Immaculé de Marie est tout entier tourné vers la gloire de son divin Fils, et vers le salut des âmes : sauver les âmes, sauver les âmes, les faire aller au ciel. C’est donc tout notre catéchisme en quelque sorte que ces enfants ont vu en images, et cela par la grâce de la très sainte Vierge Marie. Alors essayons de nous mettre dans cette ambiance, nous aussi, aujourd’hui, car ce qui s’est passé en 1917 est vrai encore aujourd’hui, et peut-être encore plus que de ce temps-là parce que la situation du monde est encore pire maintenant qu’elle ne l’était en 1917. La foi disparaît, l’athéisme fait des progrès partout, et la très sainte Vierge elle-même l’a annoncé, car si elle a voulu montrer une vision du ciel, elle a voulu aussi parler de la terre et elle a dit à ces enfants : « Il faut prier, il faut faire pénitence afin d’arrêter les effets néfastes de cette erreur épouvantable qu’est le communisme qui dominera le monde, si l’on ne fait pas pénitence et si l’on ne prie pas et si on ne réalise pas ma volonté », volonté qui était de diffuser les secrets que la très sainte Vierge Marie a donnés à Lucie. Et hélas, nous sommes bien obligés de constater que ces secrets n’ayant pas été accomplis, n’ayant pas été diffusés, et bien l’erreur du communisme se répand partout.

Alors efforçons-nous, mes bien chers frères, de nous mettre dans cette ambiance, dans ces dispositions pour partager les convictions de ces enfants, pour nous unir au coeur de Marie, pour que notre coeur brûle des désirs qui étaient dans le coeur de la très sainte Vierge Marie, qui y sont encore aujourd’hui. Désirs du règne de son Fils, que peut-elle vouloir d’autre que de voir régner son divin Fils sur le monde entier, sur les âmes, sur les familles, sur les sociétés, voilà son désir comme il règne au ciel, et c’est pourquoi elle vient sur la terre, pour nous supplier à nous, chacun d’entre nous, il faut que Jésus règne sur vous, elle le veut, elle le désire et alors elle nous donne les moyens : le premier moyen c’est la prière, il faut prier, elle ne cessait de répéter cela à Lucie. Quand Lucie lui posait la question chaque fois : « Madame, lui disait-elle, que voulez-vous de moi, qu’est-ce que vous voulez que je fasse ? » Belle question, comme saint Paul sur le chemin de Damas à Notre-Seigneur : « Que voulez-vous que je fasse ? » Il ne peut pas y avoir de meilleures dispositions, que ce soit aussi notre disposition : « Oh Marie que voulez-vous que nous fassions ? » Et alors Marie disait : « Il faut prier, prenez votre chapelet, récitez tous les jours votre chapelet, pour vous sanctifier et pour sauver les âmes, pour sauver les âmes des pécheurs » ; elle a répété ça à chaque fois qu’elle est venue. Et puis elle les a aussi encouragés à la sainte communion, à l’eucharistie. Elle a même permis que l’Ange vienne donner la communion à ces enfants. Marie peut-elle vouloir autre chose que de nous donner son Fils, de nous donner Jésus dans nos cœurs.

Et puis pourquoi ces secrets ? Eh bien la très sainte Vierge dans son amour pour nous, dans sa condescendance pour nous qui sommes de pauvres pécheurs, elle a voulu nous mettre en garde, elle a voulu nous annoncer les événements futurs, afin de nous préserver de garder notre foi, de garder la grâce dans nos âmes, voilà pourquoi elle est venue, voilà pourquoi elle a donné ses secrets. Et il faut le dire, nous ne pouvons pas le cacher malheureusement, la Vierge y a pensé. Si la très sainte Vierge a demandé à Lucie de diffuser le troisième secret à partir de 1960 et que ce secret soit diffusé par le pape, ce n’était pas sans raison, c’est parce qu’elle savait qu’après 1960 des événements très graves devaient traverser l’histoire de la sainte Église, et elle voulait nous mettre en garde, et elle voulait mettre en garde les autorités de l’Église afin d’éviter, d’éviter ces malheurs. Afin d’éviter que la foi ne se perde, et que les âmes ne se perdent. Alors nous sommes avertis, nous savons que, après 1960 des événements graves vont traverser l’histoire de l’Église, et particulièrement, eu égard aux responsables de l’Église, et c’est probablement pour cela malheureusement, que les responsables de la sainte Église n’ont pas voulu diffuser le secret, ils ont pensé que cette diffusion n’était pas opportune, grand mystère mes bien chers frères ! Grand mystère.

Alors, voyez-vous, si la très sainte Vierge Marie veut que nous ayons dans nos âmes des dispositions toutes célestes, dispositions d’amour du bon Dieu, dispositions de prières, dispositions de nous unir à Notre-Seigneur dans la sainte eucharistie, dispositions de nous sacrifier pour les pécheurs de ce monde, eh bien demandons aujourd’hui, et je pense que c’est un des motifs importants de votre venue ici, à vous tous, mes bien chers frères, qui êtes venus de tous les coins du monde : des deux Amériques, de l’Australie, de l’Afrique du Sud, de toute l’Europe, vous voilà ici réunis auprès de la Vierge Marie de Fatima, ayant les dispositions dans vos cœurs de ces petits enfants qui ont reçu la très sainte Vierge Marie, et qui l’ont vue. Demandez et demandons à la très sainte Vierge Marie de dénouer ce mystère, qu’elle vienne à notre secours. Grand mystère de Rome, grand mystère de la situation de la papauté aujourd’hui.

On nous demande souvent : mais ne déchirez par l’Église, ne divisez pas l’Église, ne faites pas schisme mais, mes bien chers frères, dites-moi où est l’unité de l’Église ? Qu’est-ce qui fait l’unité de l’Église ? Ouvrez tous les livres de théologie, ouvrez tous les livres des saints, ouvrez tous les livres des docteurs et des théologiens, ce qui fait l’unité de l’Église, c’est l’unité de la foi. De la foi. On se sépare de l’Église dès lors qu’on n’a plus la foi catholique. Voilà. Et toute personne investie de pouvoirs dans l’Église depuis que Notre-Seigneur a fondé son Église, toute personne qui a quelques pouvoirs dans l’Église et particulièrement tous les clercs, et particulièrement les évêques, et spécialement le pape sont au service de cette unité, sont au service de cette foi : « Allez enseigner l’Évangile », pas un autre Évangile, pas n’importe quel Évangile : « Allez enseigner l’Évangile. » Soyez au service de ce message que je vous ai donné, mais il ne faut pas changer le message, alors pour nous qui gardons précieusement toute la foi, pour rien au monde nous voudrions enlever un iota, la moindre parcelle de notre foi, nous voulons la garder intacte, absolument intacte, et c’est parce que nous voulons garder cette unité de la foi, que ceux qui sont en train de la perdre nous persécutent…

Voilà la véritable situation actuelle dans laquelle nous nous trouvons. Situation mystérieuse, probablement annoncée par Notre-Dame de Fatima, vraisemblablement dans son troisième secret. Que ceux qui voudraient rester catholiques, seront persécutés par ceux qui, ayant l’autorité dans l’Église, s’écartent de la foi. S’écartant de la foi, ils voudraient nous entraîner avec eux, et parce que nous leur désobéissons en ne voulant pas perdre la foi avec eux, ils nous persécutent. Mais Notre-Seigneur l’a dit, il l’a prédit, qu’il y aurait des mauvais pasteurs, et que nous ne devons pas suivre les mauvais pasteurs, et que nous ne devons pas suivre les mauvais pasteurs, nous devons suivre les bons pasteurs. Voilà le mystère que nous vivons aujourd’hui.

Alors demandons à la très sainte Vierge de nous dénouer de ce mystère, c’est un martyre pour vous, pour nous, pour tous ceux qui vivent dans cette époque, c’est un vrai martyre moral, peut-être pire que le martyre du sang, de constater que ceux qui devraient prêcher la foi catholique, défendre la foi catholique, pour l’unité de l’Église, abandonnent cette foi catholique et cherchent à être bien avec le monde, avec les principes modernes, avec les principes de cette société qui est dirigée plus par Satan que par le bon Dieu.

Alors prenons la résolution ici, auprès de la très sainte Vierge Marie, et demandons-lui la grâce, mes bien chers frères, de garder la foi, de demeurer catholiques jusqu’à la fin de nos jours, d’avoir cette grâce de la persévérance finale dans la foi catholique. Pourquoi tous les martyrs ont-ils versé leur sang ? Pour garder la foi. Eh bien s’il nous faut être martyrs, si nous ne devons pas être des martyrs du sang mais des martyrs dans nos âmes, dans nos coeurs, dans nos esprits, et bien nous serons martyrs et nous serons les héritiers de ceux qui ont versé leur sang pour ne pas renier leur foi. Voilà ce que nous devons promettre à la très sainte Vierge Marie, et essayer de faire comprendre cela à tous ceux qui nous entourent afin qu’ils ne perdent pas la foi, que perdant la foi ils perdent leurs âmes.

Voilà, mes bien chers frères, des résolutions que nous devons prendre aujourd’hui, prier, nous sacrifier, faire le sacrifice de notre vie, offrir notre vie pour la rédemption du monde, pour le salut des âmes, pour le salut de nos âmes, le salut des âmes de nos familles, des membres de notre famille et demander enfin le renouveau de la sainte Église catholique. Que l’Église retrouve sa splendeur, que l’Église retrouve son unité dans la foi, que l’Église retrouve ces milliers et milliers de vocations religieuses, comme autrefois, que de nouveau les noviciats se remplissent, que les séminaires se remplissent pour garder la foi catholique, pour vivre la foi catholique, pour propager la foi catholique, c’est ce que nous nous efforçons de faire, mes bien chers frères, avec ceux que vous voyez ici présents, ces jeunes prêtres, ces jeunes séminaristes ; dès lors qu’on veut garder la foi, dès lors qu’on veut garder le sacrifice de la messe et la véritable eucharistie, dès lors qu’on est dévoué tout corps et âme à l’Église, eh bien il y a les vocations, les vocations viennent parce que nous sommes dans la vérité.

Demandons à la très sainte Vierge Marie de bénir nos séminaires, de bénir nos jeunes prêtres afin qu’ils soient des apôtres, de bénir nos religieuses, de bénir nos sœurs de la Fraternité, toutes les soeurs qui se dévouent dans la Tradition, les carmélites, les dominicaines, les bénédictines, que sais-je… toutes les religieuses qui veulent garder la foi catholique et qui veulent la répandre.

Et que la Vierge Marie daigne nous bénir afin que nous puissions continuer courageusement malgré les épreuves, à servir au règne de son divin Fils : Adveniat regnum tuum, Que votre règne arrive… Oui, oh Seigneur Jésus, que votre règne arrive sur les personnes, sur les familles et sur les sociétés afin que ce règne se continue dans l’éternité.

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

† Marcel Lefebvre, Fatima le 22 août 1987

 

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Un sermon toujours d’actualité

Ceux qui savent parler aux islamistes

Les Russes décapitent al-Nosra en Syrie

Analyse d’Antoine de Lacoste pour les lecteurs du Salon Beige :

Unknown-3Le Front al-Nosra a longtemps été le fer de lance de la mouvance islamiste en Syrie. A la pointe des combats dès 2012, il s’est imposé comme le plus puissant (et le plus cruel) des nombreux groupes de combattants islamistes qui se faisaient une concurrence féroce. Son affiliation à Al-Quaïda (la nébuleuse créée par Ben Laden) contribuait beaucoup à son prestige dans les milieux sunnites radicaux.

L’émergence de Daesh en 2013, et les succès initiaux de celui-ci, allaient l’affaiblir durablement. Plusieurs milliers d’hommes l’ont alors abandonné au profit de l’Etat islamique, attirés par la création du califat et…par une solde bien supérieure. Les méthodes de terreur et de barbarie différaient peu.

Son point d’ancrage territorial dans la Province d’Idleb (au nord-ouest de la Syrie) va lui permettre de passer ce cap difficile.

Il va d’abord se lancer dans une vaste opération de communication que les medias occidentaux relaieront complaisamment : il change de nom et devient Fatah al-Cham (Cham étant un nom antique désignant la Grande Syrie, englobant donc le Liban, la Palestine et la Jordanie). Parallèlement, il rompt avec Al-Quaïda et s’allie avec d’autres groupes islamistes. Il contribue enfin au recrutement des fameux Casques blancs, ces secouristes soi-disant neutres que l’Occident honorera avec une naïveté confondante.

Aujourd’hui, sous le nom de Tahrir el-Cham, c’est bien Al-Nosra qui règne sur la Province d’Idleb.

Hormis quelques bombardements syriens et quelques frappes ciblées des Américains ou des Russes, la région était relativement épargnée par les combats. L’armée syrienne et ses alliés chiites avaient certes d’autres priorités (Alep et maintenant Deir ez-Zor) mais surtout, les Russes en avaient fait le réceptacle des combattants islamistes de toutes tendances qui avaient accepté de se rendre.

Récemment encore, plusieurs centaines de combattants islamistes ont quitté sous bonne escorte des enclaves qu’ils contrôlaient le long de la frontière libanaise pour rejoindre Idleb, avec familles et armes légères. Le régime syrien n’a jamais vu d’un très bon œil ces transactions, mais les Russes considèrent que c’est la façon la plus économique de nettoyer définitivement des poches islamistes, toujours difficiles à éradiquer maison par maison.

Dans les zones de « désescalade » mises au point par les Russes, Idleb figure en quatrième position (les autres sont la Goutha, près de Damas, la frontière jordanienne et la région de Homs).

Bien sûr, les terroristes d’al-Nosra sont exclus de ces accords de désescalade qui ne concernent donc que les autres groupes, notamment ceux qui sont soutenus par les Turcs. L’idée des Russes est bien évidemment de créer des tensions entre islamistes et de sécuriser d’abord les villes stratégiques du pays.

Pour surveiller l’application de l’accord concernant Idleb, Turcs et Russes se sont mis d’accord lors de la conférence d’Astana il y a quelques mois : les groupes soutenus par Ankara au nord et une police militaire russe au sud.

Mais récemment, al-Nosra a tenté de percer les lignes russes et syriennes au sud, a repris quelques villages à l’armée syrienne et a menacé la ville d’Hama. Idleb ressemble de plus en plus à une nasse, et al-Nosra l’a bien compris.

L’aviation russe a mis bon ordre à cela mais une quarantaine de policiers russes se sont retrouvés encerclés et ont dû se défendre avec acharnement pendant plusieurs heures avant d’être dégagés par des hélicoptères. Pour l’armée russe, même si elle ne déplore que des blessés dans ses rangs, l’affront devait être lavé.

Une réunion au sommet entre les principaux chefs du groupe terroriste s’est tenue quelques jours plus tard. Les Russes l’ont su et al-Nosra l’a payé cher : douze dirigeants tués par un bombardement parfaitement dirigé. Le sort du numéro un, Abou Mohamed al-Joulani, reste incertain mais il serait soit mort, soit grièvement blessé. Cette opération, qui décapite provisoirement al-Nosra, en dit long sur le niveau d’infiltration des mouvements islamistes par les Russes.

Concluons sur cette dernière information intéressante : la majorité des policiers russes attaqués étaient musulmans, issus des républiques caucasiennes du sud, dont nombre de Tchétchènes fidèles à Moscou…Source Le salon veige

Ceux qui savent parler aux islamistes

Ceux qui ont compris

Plusieurs centaines de milliers de catholiques prient le chapelet aux frontières de la pologne

Plusieurs centaines de milliers de catholiques polonais ont prié le chapelet le long de toute la frontière du pays, suppliant Dieu et la Vierge Marie de sauver la Pologne et le monde à l’occasion d’un événement de dimension nationale que certains ont critiqué pour ses accents anti-islamiques.

La manifestation « Chapelet aux frontières » était organisé par des laïcs catholiques et était également soutenu par les autorités ecclésiastiques polonaises. Plus de 320 églises de 22 diocèses différents y ont pris part. Le premier ministre Beta Szydło a également fait la promotion de l’événement et soutenu les participants. (1)

Les prières, organisées samedi 7 octobre à 4000 endroits différents, ont commémoré le centenaire des apparitions de Fatima ainsi que la bataille historique de Lépante au XVI siècle, quand une alliance chrétienne soutenue par le Pape avait repoussé les forces ottomanes sur la mer Ionienne, « sauvant ainsi l’Europe de l’islamisation », affirment les organisateurs. Il s’agissait de réciter le chapelet « pour sauver la Pologne et le monde », à l’appel d’une fondation, Dios Solo Basta.

Même si les organisateurs ont insisté que les prières de ce samedi n’étaient dirigées contre aucun groupe en particulier, certains participants ont mentionné la peur de l’Islam parmi leurs raisons de prier aux frontières, d’autres ont affirmé venir prier pour la paix et pour la sécurité : « l’important c’est de créer un cercle de prière tout le long de la frontière, intense et passionné ».

La date du 7 octobre n’a pas été choisie au hasard. C’est celle de la fête de Notre-Dame du Rosaire, qui célèbre la victoire en 1571 de la chrétienté sur les Turcs lors de la bataille navale de Lépante.

L’islam est perçu comme une menace par bon nombre de Polonais, tandis que le gouvernement conservateur, soutenu par une partie importante de l’opinion, refuse d’accueillir des migrants sur le sol national.

Au total 22 diocèses jouxtant les frontières ont participé à l’événement. Les fidèles se sont rassemblés dans quelque 200 églises pour assister d’abord à une conférence et une messe avant de se rendre à la frontière même pour y réciter leur chapelet.

L’objectif était d’avoir des points de prière aussi nombreux que possible sur les 3.511 km des frontières polonaises avec l’Allemagne, la République tchèque, la Slovaquie, l’Ukraine, le Belarus, la Lituanie, la Russie et la mer Baltique.

En mer, des marins sur des bateaux de pêche s’y sont joints. Sur des rivières, des kayaks et des voiliers étaient censés former une chaîne. Des prières furent dites aussi dans les chapelles de quelques aéroports internationaux. Des paroisses polonaises à l’étranger, jusqu’en Nouvelle-Zélande, ont annoncé leur participation à distance.

Le but était de prier pour la paix dans le monde, a dit à l’AFP le porte-parole de la Conférence épiscopale polonaise, père Pawel Rytel Andrianik.

« L’initiative a reçu bien évidemment l’approbation de l’épiscopat polonais », souligne-t-il, et il serait incorrect de l’interpréter comme une réunion de prière pour protéger le pays contre l’arrivée de réfugiés musulmans.

Pour un militant catholique nationaliste, Marcin Dybowski, « l’Autriche et la Hongrie construisent des murs avec du fil barbelé contre les réfugiés. Nous, nous édifions un barrage spirituel par la prière contre le danger du terrorisme ». (2)

Sources: (1) Diakonos.be (2) Capital

Ceux qui ont compris

LA SYMPHONIE ROUGE

 – Première partie : les Rothschild mènent la « Symphonie Rouge »

Aussi incroyable et bizarre que cela puisse paraître, l’humanité est vraiment victime d’une conspiration diabolique.

Les guerres, les dépressions et les génocides du siècle passé n’étaient pas accidentels ou inévitables mais le résultat d’un dessein malveillant.

Une preuve choquante est un interrogatoire de 1938 mené par la police stalinienne (N.K.V.D.) de l’un des fondateurs de l’Internationale Communiste, Christian G. Rakovski, 65 ans, qui était menacé d’exécution pour un complot visant à renverser Staline.

La transcription des 50 pages de son interrogatoire, surnommée «La Symphonie Rouge», n’était pas destinée à devenir publique. Il confirme que les Rothschild-Illuminati avaient prévu d’utiliser le Communisme pour établir une dictature mondiale des super-riches.

C’est peut-être le document politique le plus explosif de l’histoire moderne. Il révèle pourquoi les Illuminati ont créé Hitler et ensuite cherché à le détruire, et pourquoi Staline fit un pacte avec Hitler en 1939.

Christian Rakovski était un ancien initié Communiste. Né Chaim Rakeover en 1873, il étudia la médecine en France avant de devenir un révolutionnaire. Il était le leader d’un groupe terroriste qui attaquait les officiels gouvernementaux.

En 1919, Lénine le mit en charge du gouvernement de l’Ukraine Soviétique. Il défendit avec succès la zone pour les bolchéviques pendant la guerre civile. Staline le nomma ambassadeur de Russie à Paris en 1925.

Rakovski appartenait à la puissante faction Trotskiste qui prenait ses ordres auprès des Rothschild. Beaucoup des membres de ce groupe ont été abattus par Staline en 1937 lors de la purge du Parti Communiste.

L’INTERROGATOIRE NOCTURNE

Les circonstances de l’interrogatoire dans la nuit du 26 janvier 1938 furent très dramatiques.

Que pouvait bien dire Rakovski pour sauver sa vie?

Rakovski semble avoir utilisé la tactique de «tromper en disant la vérité.» Il gagne la confiance en révélant la vérité, mais il en omet suffisamment. Il essaye d’impressionner son interrogateur sur le fait que lui et Trotski représentent une puissance invincible qu’il appelle «Internationale Financière Capitaliste-Communiste.»

Il confirme que le « mouvement révolutionnaire » a été conçu pour gagner du soutien en prétendant servir les idéaux moraux et collectif de l’humanité. Le but réel est cependant de donner un pouvoir mondial total aux banquiers en divisant la société et en sapant l’autorité établie.

La « Révolution » signifiait vraiment le «renversement» de la Civilisation Occidentale.

«La chrétienté est notre seul véritable ennemie puisque les phénomènes politiques et économiques des états bourgeois n’en sont que ses conséquences», déclare Rakovski. (Griffin, 247)

La paix est «contre-révolutionnaire» puisque c’est la guerre qui ouvre la voie à la révolution.

Rakovski, dont la langue a été assouplie par une drogue douce mise dans son vin, se réfère aux Illuminati par «ils» ou «eux». Il en est membre bien qu’il ne fasse pas partie du cercle intérieur.

Il explique que les «Illuminati» sont une société secrète maçonnique vouée à l’accomplissement du Communisme. De manière significative, son fondateur Adam Weishaupt prit le nom de «la seconde conspiration anti-Chrétienne de cette ère, le gnosticisme.» (249)

COMMENT CE TÉMOIGNAGE CAPTIVANT NOUS EST PARVENU

L’interrogateur était un des plus habiles agents de Staline, Gavriil Kus’min connu sous le nom de « Gabriel ».

En dehors de lui et un technicien fiable caché, le docteur José Landowski était la seule autre personne présente.

Enrôlé par le N.K.V.D. pour l’aider «à délier les langues des détenus», le Dr. Landowski était écœuré par les nombreuses tortures dont il avait été témoin.

L’interrogatoire de Rakovski, cependant, fut cordial. Le Dr. Landowski doutait que le doux euphorisant qu’il avait versé dans le verre de Rakovski ait beaucoup d’effet.

L’interrogatoire, mené en français dura de minuit jusqu’à 7 heures du matin, Kus’min ordonna à Landowski de traduire l’entrevue en russe et d’en faire deux copies.

Le contenu était tellement ahurissant que Landowski en fit un carbone de plus pour lui-même. «Je ne suis pas fâché d’avoir eu le courage de faire ça», écrit-il. (279) (Les bolchéviques avaient tué le père de Landowski, un colonel tsariste, lors de la révolution de 1917.)

Un volontaire fasciste espagnol trouva plus tard le manuscrit sur le cadavre de Landowski dans une cabane sur le front de Petrograd pendant la Deuxième Guerre mondiale. Il le ramena en Espagne où il fut publié sous le titre «Sinfonia en Rojo Mayo» En 1949.

Peter Myers a mis le texte complet de «The Red Symphony» en ligne. http://users.cyberone.com.au/myers/red-symphony.html

La transcription a été publiée en anglais en 1968 sous le titre «The Red Symphony : X-Ray of Revolution» (La Symphonie Rouge : une radiographie de la Révolution). Vous pouvez la trouver dans l’ouvrage de Des Griffin «Fourth Reich of the Rich» (1988) (Le quatrième Reich des riches). Je recommande ce livre et tout ce que cet homme brillant a écrit.

LES RÉVÉLATIONS

Rakovski donne à son interrogateur une vision étonnante de l’histoire moderne afin de prouver que ses commanditaires contrôlent le monde.

«L’argent est la base du pouvoir», dit Rakovski et les Rothschild le fabriquent grâce au système bancaire.

Le «Mouvement Révolutionnaire» était une tentative de Mayer Rothschild et de ses alliés de protéger et d’étendre ce monopole en établissant un Nouvel Ordre Mondial totalitaire.

Selon Rakovski, «les Rothschild n’étaient pas les trésoriers mais les chefs secrets de ce premier Communisme… Marx et les plus hauts chefs de la Première Internationale… étaient contrôlés par le baron Lionel Rothschild [1808-1878] dont le portrait révolutionnaire fut réalisé par Disraeli le Premier Ministre anglais d’alors, qui était aussi sa créature, et nous fut transmis [dans le roman de Disraeli ‘Coningsby.’]» 250)

Nathaniel (1840-1915), le fils de Lionel, avait besoin de renverser la dynastie Chrétienne des Romanov. A travers ses agents Jacob Schiff et les frères Warburg, il finança les japonais dans la guerre russo-japonaise, et une insurrection infructueuse à Moscou en 1905. Puis il fut l’instigateur de la Première Guerre mondiale (Trotski était derrière l’assassinat de l’archiduc Ferdinand) et finança la Révolution Bolchévique de 1917. Rakovski dit qu’il fut personnellement impliqué dans le transfert de fonds à Stockholm. (251-252)

Le mouvement ouvrier juif ou «Bund» fut l’instrument de Rothschild. La «faction secrète» du Bund infiltra tous les partis socialistes en Russie et en assura la direction pour la Révolution Russe. Alexandre Kerenski, le Premier ministre menchévik en était un membre secret. (253)

Léon Trotski était censé devenir le leader de l’U.R.S.S. Trotski, un Juif, a épousé la fille de l’un des plus proches collaborateurs de Rothschild, le banquier Abram Zhivotovsky et était devenu un membre du «clan».

Malheureusement, les Communistes «nationaux» comme Lénine (un quart juif) croisèrent sa route. Lénine rejeta Trotski et fit la paix avec l’Allemagne (traité de Brest-Litovsk en 1918). Ce n’était pas le plan de Rothschild.

La Première Guerre mondiale était censée prendre fin de la façon dont la Seconde Guerre mondiale s’est terminée. La Russie était censée envahir l’Allemagne en 1918 et aider les révolutionnaires locaux à établir une «république populaire».

Trotski fut responsable d’une tentative d’assassinat de Lénine en 1918 mais Lénine survécut. Quand Lénine eut une attaque en 1922, Trotski chargea Levin, le médecin juif de Lénine, d’en finir avec lui.

À ce moment critique, l’inattendu se produisit. Trotski tomba malade et Staline fut en mesure de prendre le pouvoir. A ce moment crucial, les trotskistes prétendirent soutenir Staline et infiltrèrent son régime dans le but de le saboter.

Rakovski caractérise Staline comme un «bonapartiste», un nationaliste par opposition à un international Communiste comme Trotski.

«Il est un tueur de la révolution, il ne la sert pas, mais l’utilise à son service, il représente l’impérialisme russe le plus ancien, juste comme Napoléon s’identifiait avec les Gaulois… » (257)

CONTENIR STALINE

Afin de contrôler Staline, la finance internationale fut amenée à créer Hitler et le parti Nazi. Rakovski confirme que les financiers juifs soutinrent les Nazis alors même qu’Hitler n’était pas au courant de cela.

«L’ambassadeur Warburg [James Warburg] se présenta sous un faux nom et Hitler ne devina même pas sa race… Il mentit aussi sur qui il représentait… Notre but était de provoquer une guerre et Hitler était la guerre… [Les nazis] ont reçu… des millions de dollars envoyés par Wall Street, et des millions de marks par des financiers allemands par le biais de Schacht ; [subvenant] à l’entretien de la S.A. et des S.S. ainsi qu’au financement des élections…» (Pages 259-260)

Malheureusement pour les banquiers, Hitler s’est aussi montré rebelle. Il a commencé à imprimer sa propre monnaie!

«Il a pris pour lui-même le privilège de fabriquer la monnaie et non pas seulement la monnaie physique, mais aussi les outils financiers, il s’est approprié l’appareil de falsification encore intact pour le mettre à travailler pour le bénéfice de l’état… Etes-vous capable d’imaginer ce qu’il serait advenu… s’il avait gangrené un certain nombre d’autres Etats et conduit à la création d’une période d’autarcie [de règne indépendant absolu, remplaçant celui des banquiers]. Si vous le pouvez, imaginez alors ses fonctions contre-révolutionnaires … » (263)

Hitler était devenu une menace plus grande que Staline qui n’avait pas touché à l’argent. La mission actuelle de Rakovski était de convaincre Staline de signer un pacte avec Hitler et de retourner l’agression d’Hitler contre l’Occident. L’objectif était que l’Allemagne et les pays occidentaux s’épuisent les uns les autres avant qu’un autre front ne soit ouvert à l’Est.

[Selon Walter Kravitski, le chef du renseignement militaire soviétique en Europe qui fit défection à l’Ouest et fut plus tard assassiné en 1941, Staline était déterminé à faire un pacte avec Hitler dès 1934. Il n’avait aucun désir de combattre les Nazis. Est-il possible que Rakovski et ses commanditaires ne sachent pas cela? Kravitsky dans Au service secret de Staline (1939)]

Rakovski a exhorté les Russes à utiliser la tactique de «tromper en disant la vérité.» Les Russes devaient impressionner Hitler avec leur véritable désir de paix. Hitler ne devait pas soupçonner qu’il était en train d’être piégé et entrainé vers une guerre sur deux fronts.

Il fut donné un choix à Staline. S’il acceptait de partager la Pologne avec Hitler, l’Occident ne déclarerait la guerre qu’à un seul agresseur, l’Allemagne. S’il refusait, les banquiers aideraient Hitler à se débarrasser de lui.

Kus’min exigea quelque confirmation de haut niveau. Rakovski lui dit de voir Joseph Davies, l’ambassadeur américain à Moscou, un camarade franc-maçon et représentant de l’administration Internationale Communiste de Roosevelt.

Quelqu’un fut envoyé auprès de Davies qui confirma que «beaucoup serait à gagner» si Rakovski obtenait une amnistie. Le 2 mars 1938, un puissant message radio fut envoyé à Moscou par l’intermédiaire de son ambassade à Londres.

«Une amnistie ou le danger Nazi va grandir», disait-il. Davies assista au procès de Rakovski et lui fit un salut maçonnique. Le même jour le 12 mars 1938, Hitler marchait sur l’Autriche.

La condamnation à mort de Rakovski fut commuée. Certains croient qu’il vécu jusqu’à la fin de sa vie sous un faux nom. Une autre source indique qu’il fut tué en 1941.

Des négociations secrètes furent engagées avec Hitler. Le résultat fut le pacte Ribbentrop-Molotov signé en août 1939, juste une semaine avant l’invasion de la Pologne.

L’interrogatoire semble avoir créé un accord entre Staline et les Illuminati.

LA RUSSIE LUTTE ENTRE LES GRIFFES DE ROTHSCHILD

L’Europe et les États-Unis ont depuis longtemps succombé au contrôle Illuminati de Rothschild. En Russie, il y a encore quelques spasmes avant la mort.

En 2003, Vladimir Poutine a fait arrêter Mikhaïl Khodorkovski, à la tête de la plus importante compagnie pétrolière russe « Ioukos » et « l’homme le plus riche de Russie. »

Poutine a annoncé que la Russie allait saisir ses 12 milliards de dollars correspondant à 26% du capital de la compagnie pétrolière, l’un des nombreux actifs nationaux pillés au cours de la réorganisation du Communisme il y a 15 ans.

Ensuite, nous avons appris que les parts avaient déjà été transférées vers nul autre que Jacob Rothschild en vertu d’un «arrangement précédemment inconnu jusqu’alors» prévu pour une telle circonstance. Les deux compères se connaissaient depuis des années «par leur amour commun des arts.»

Rakovski avait dit à Kus’min que les Illuminati ne prennent jamais de positions politiques ou financières. Ils utilisent des «intermédiaires».

«Les banquiers et les politiciens ne sont que des hommes de paille… même s’ils occupent des places importantes et paraissent être les auteurs des plans qui sont menés… » (248-249)

Évidemment, Khodorkovski est un «intermédiaire» pour Rothschild. Tels sont aussi Richard Perle, Henry Kissinger et Ariel Sharon qui chacun s’exprimèrent contre l’action de Poutine. Perle, l’architecte de la guerre en Irak, a appelé à l’expulsion de la Russie du Groupe des Huit. Sharon exprima son inquiétude sur «la persécution des hommes d’affaires juifs». Khodorkovski est juif comme l’est Simon Kukës son successeur. Ainsi que Perle et tout comme Kissinger.

Beaucoup de juifs servent les Illuminati et c’est une des causes de l’antisémitisme. Mais Tony Blair et George W. Bush les servent aussi et ne sont pas juifs. La composition du groupe de Bilderberg et des Skull and Bones n’est la plupart du temps pas juive. Les Illuminati sont une alliance entre les Rothschild, et les super riches du monde unis par la franc-maçonnerie, dont le Dieu est Lucifer.

L’humanité, la magnifique expérience de Dieu, a été détournée et compromise. Du soldat américain en Irak, jusqu’au contribuable qui paie la dette nationale, nous sommes tous des pions. Source henrymakow

 

LA SYMPHONIE ROUGE

La potestas et l’auctoritas

Pour la doctrine chrétienne, à l’instar de la philosophie antique, le pouvoir était dans la nature des choses ; il était une nécessité de l’ordre naturel. Comme l’enseigna saint Paul, le chrétien a un devoir d’obéissance envers le pouvoir politique (même païen), c’est-à-dire qu’il doit se soumettre au principe du pouvoir pour ne pas se rebeller contre l’ordre de la création divine . Cependant, si le pouvoir politique est en droit d’avoir certaines exigences (comme le paiement de l’impôt), il est d’autres domaines qu’il n’a aucune vocation à régir . La distinction des domaines spirituel et temporel débouche, pour le chrétien, sur une double obéissance : à l’égard de l’Église et de l’État.

Or le devoir d’obéissance envers le pouvoir politique s’arrête quand les prescriptions du temporel blessent les principes chrétiens : la finalité spirituelle (le salut des âmes) l’emporte sur celle temporelle (le bien vivre), hiérarchie explicitement exposée par saint Pierre . Si le chrétien est sommé par le pouvoir politique de lui rendre ce qu’il ne doit qu’à Dieu, il doit s’y refuser. Si le principe in abstracto du pouvoir politique est d’origine divine, l’institution temporelle in concreto n’est légitime qu’en fonction de la réalisation de son objet : la justice (Rm 13, 3-5). Dans la doctrine chrétienne, l’ordre politique est distinct de celui de la morale. Mais ce dernier est supérieur au premier. La royauté du Christ n’a pas son origine, ne provient pas de ce monde, mais elle s’applique sur ce monde .

La surveillance du politique par le religieux

La politique est distincte de la morale, mais les actes immoraux commis par des responsables politiques chrétiens dans leur domaine de compétence peuvent être condamnés : c’est la doctrine de l’intervention ratione peccati, systématisée par saint Ambroise de Milan à la fin du IVe siècle (l’empereur chrétien est dans l’Église et non pas au-dessus de l’Église). L’autorité spirituelle exerce légitimement un contrôle sur les actes du détenteur du pouvoir temporel. Le pape Gélase reconnaissait, dans une lettre de 494 à l’empereur de Constantinople Anastase, l’autonomie du pouvoir temporel (la potestas) vis-à-vis de l’autorité spirituelle (l’auctoritas), tout en insistant sur la primauté de la seconde en raison de sa finalité supérieure. Il affirmait que dans l’ordre de la politique, les chrétiens, y compris les ecclésiastiques, devaient obéir aux prescriptions du pouvoir temporel, mais il mettait aussi en exergue l’autorité spirituelle relevant de l’ordre public, deux constitutions impériales de Valentinien III de 445 ayant expressément reconnu l’auctoritas publique du pape.

De même, au XIIIe siècle, saint Thomas d’Aquin expliquait la distinction des domaines, tout en réaffirmant leur hiérarchie. Pour le Docteur angélique, celui qui avait la fonction d’œuvrer pour la fin supérieure devait commander à ceux qui avaient la charge des fins antécédentes (opérant les choses ordonnées à la fin dernière) . Or la fin ultime de l’homme étant la fruition de Dieu, y conduire ne relevait pas du gouvernement humain mais de celui, divin, du Christ. En attendant la parousie, cette fonction revenait au souverain pontife, et non aux gouvernements temporels, afin de respecter la distinction évangélique des domaines. L’office politique devait donc être soumis au ministère sacerdotal, en raison de la hiérarchie des finalités ; cela ne signifiait cependant pas l’absorption de l’État par l’Église, l’ordre de la grâce ne détruisant pas celui de la nature. L’office royal était de mener la société à sa fin propre, le bien vivre, selon qu’il convenait à l’obtention du bien supérieur, la béatitude céleste. C’était donc la hiérarchie des biens (choses extérieures à l’homme) qui entraînait une hiérarchie de pouvoirs (détenus par des personnes). Dans la doctrine catholique, la royauté du Christ dépasse l’ordre de la vie intérieure ; la morale s’applique aussi à l’extériorité : elle est un élément objectif de l’ordre social .

II- LA CONCURRENCE PRATIQUE DES INSTITUTIONS RELIGIEUSE ET POLITIQUE DANS L’ANCIENNE FRANCE

La distinction chrétienne des domaines ne conduisait pas à exclure le spirituel de l’ordre public. Cela explique non seulement la concurrence que l’Église et l’État se livrèrent au cours des siècles, mais aussi la conception classique de la tolérance telle qu’elle fut mise en œuvre dans l’ancienne France quand le protestantisme porta atteinte à l’unité politico-religieuse du royaume.

La tentative de domination du pouvoir politique : l’ambition du gallicanisme

La hiérarchie des domaines incluse dans le principe de la distinction n’aboutit pas à l’absorption de l’organe politique par l’institution religieuse. Même dans les formulations les plus fortes du sacerdotalisme, l’Église n’a jamais prétendu supprimer ou remplacer les pouvoirs politiques, même si elle entendait surveiller et juger l’exercice du pouvoir au nom de la hiérarchie des domaines. Dans son Dictatus papæ (1075), Grégoire VII considérait que le pape pouvait déposer les empereurs et délier les sujets de leur serment de fidélité. Il justifiait cette prétention par le pouvoir des clés, c’est-à-dire la capacité donnée par le Christ à saint Pierre de lier et de délier des péchés et donc de maintenir ou de rompre la communion du fidèle avec l’Église. Dans la Bulle Unam sanctam (1302), Boniface VIII affirmait que la société ne pouvait avoir qu’un pouvoir suprême unique parce que, dans l’ordre naturel, un corps (sain) n’a qu’une tête. Par conséquent, les deux glaives (spirituel et temporel) étaient dans la puissance de l’Église qui déléguait le second au pouvoir temporel : le glaive spirituel était tiré par l’Église, l’autre pour l’Église, selon sa volonté et avec sa permission. Le pouvoir des clés s’appliquait non seulement dans le domaine spirituel mais aussi temporel. La papauté pouvait juger le pouvoir politique. En résumé, la position sacerdotaliste ne rompt pas avec la distinction des domaines ni ne remet en cause l’origine divine du pouvoir (y compris politique), mais affirme, en raison de la hiérarchie des domaines, la médiatisation du pouvoir temporel par l’autorité spirituelle. Ce fut cette position que la Ligue devait défendre à la fin du XVIe siècle .

À l’inverse, l’histoire montre un certain nombre d’exemples où le pouvoir politique a tenté de s’affranchir de la hiérarchie des domaines et de contrôler l’institution spirituelle dans son État. Pour l’histoire de France, cette tendance fut l’œuvre de la doctrine gallicane. Cette dernière désigne un ensemble de principes et de règles tendant à assurer l’indépendance de l’Église de France face au Saint-Siège. Cette position se développa à partir du XIVe siècle. Mais ce fut surtout au XVIe siècle que s’établit une doctrine. Les libertés de l’Église de France étaient présentées comme des franchises naturelles à l’ancienneté notoire et qui n’avaient donc pas à être prouvées .

Pour la doctrine gallicane, si le roi de France était soumis au pape pour le spirituel, il était indépendant de lui pour le temporel : il ne tenait que de Dieu et de son épée. Le gallicanisme affirmait l’origine divine directe et immédiate de la potestas royale afin de le libérer de l’emprise juridictionnelle de l’auctoritas pontificale. Au nom de la distinction des domaines, le gallicanisme soutenait que les  » roys  » ne pouvaient  » estre excommuniez « , qu’ils n’avaient,  » pour le temporel […] point de supérieur  » et que, par conséquent,  » le pape  » n’y pouvait  » rien directement ou indirectement « . L’autorité spirituelle ne pouvait pas, d’une part, déposer le pouvoir temporel et, d’autre part, dispenser les sujets de leur obéissance. En outre, si le roi était un monarque sans supérieur au temporel, le pape n’était plus, avec la doctrine conciliariste que le gallicanisme n’hésitait pas à invoquer, que le chef élu d’un gouvernement aristocratique. L’affirmation du pouvoir politique, sans supérieur au temporel, ne pouvait par ce biais qu’être renforcée. Le développement du gallicanisme et de la souveraineté royale furent parallèles. Le roi, en raison de sa souveraineté, prétendait à deux emprises, même si elles n’étaient pas de même degré, sur l’Église et sur l’État.

L’Église de France était soumise au pape pour le spirituel, mais dépendait du roi pour le temporel puisqu’il était présenté comme le protecteur de ses libertés. Si le pape ne pouvait intervenir dans le domaine temporel du roi (puisqu’il n’avait reçu de puissance que dans le domaine exclusivement spirituel ), en revanche, ce dernier se voyait autorisé, au nom de l’ordre public, d’intervenir dans les affaires de l’Église, par la convocation de conciles desquels ils pouvaient tirer des règles, pour la discipline ecclésiastique, mises  » sous leur nom et authorité « . Le roi était présenté comme  » exécuteur et protecteur des saints Canons  » et comme ayant la  » puissance de faire des loix et ordonnances concernant la police extérieure de l’Église « . En effet, la doctrine gallicane invoquait la distinction entre la foi et la discipline. Elle considérait que si la première était universelle et non révisable, la seconde était relative et donc adaptable en fonction des lieux où elle s’appliquait. Cela permettait de doter le pouvoir politique de la capacité de sélectionner le droit canonique applicable dans le territoire soumis à sa juridiction. La doctrine gallicane considérait que le droit canonique (en matière de discipline) ne pouvait être reçu et donc appliqué dans le royaume que par l’intermédiaire des textes du pouvoir séculier. Cette réception devait être faite de façon sélective afin que le droit de l’Église ne portât pas atteinte au domaine temporel. En reprenant à son compte les dispositions du droit canonique, mais parfois en les déformant, le pouvoir séculier était en mesure de créer un droit profane dans des matières religieuses : le droit ecclésiastique.

Avec le gallicanisme, le pouvoir politique cherchait à assurer son indépendance (n’être jugé par aucune autorité supérieure) et le contrôle de l’ensemble des matières politico-juridiques (droit ecclésiastique), à l’exception des questions explicitement spirituelles. La distinction des domaines était respectée, mais la hiérarchie des institutions était battue en brèche. Cependant, le gallicanisme ne peut être assimilé à la laïcité car s’il manifestait la concurrence entre deux institutions, l’Église et l’État, la religion n’était pas exclue de l’ordre public. La question de la tolérance dans l’ancienne France en apporte une illustration.

L’indissociabilité des unités religieuse et politique : la pratique de la tolérance

Deux éléments principaux caractérisaient la tolérance dans l’ancienne France. Il y avait d’une part une hiérarchie des confessions dans l’ordre public, le catholicisme étant la seule religion publique, en raison de l’identité historico-ontologique de la France. Les autres cultes étaient admis dans l’ordre privé et parfois tolérés, c’est-à-dire acceptés temporairement, dans l’ordre public. D’autre part, le régime juridique de la tolérance était celui du privilège : le roi accordait une concession à une communauté religieuse, dans certaines limites géographiques, parce qu’il aurait été plus dommageable pour l’ordre public de ne pas l’accorder que de le faire . La tolérance profane était donc proche de la dissimulatio du droit canonique ; elle ne reposait pas sur le relativisme philosophique (toutes les croyances se valent) mais avait pour finalité la pacification, d’où la possibilité d’une pluralité temporaire des cultes dans l’ordre public (la liberté de conscience était, bien entendue, hors de la juridiction temporelle).

La paix négociée en 1598 comprenait l’édit de Nantes (13 avril) proprement dit (95 articles qui accordaient aux protestants la liberté de culte en des lieux précis mais nombreux et l’accès à différentes charges publiques), mais aussi deux brevets (13 et 30 avril) et cinquante-trois articles secrets (2 mai). Ces derniers textes laissaient aux protestants leur organisation politico-militaire et leur octroyaient cent cinquante et une places de sûreté avec gouverneurs et garnisons. Ces dispositions érigeaient les calvinistes en une communauté quasiment indépendante au sein du royaume. Mais le protestantisme n’était pas mis sur un pied d’égalité avec le catholicisme. Il était toléré en attendant sa réunion à l’Église romaine. Si les deux cultes devaient cohabiter pacifiquement, la religion du royaume, le catholicisme, jouissait seul d’une liberté générale, l’édit étant d’ailleurs nécessaire pour le rétablir dans les provinces d’où les protestants l’avaient chassé. Par la suite, les privilèges accordés aux protestants furent peu à peu supprimés. L’édit de Nîmes (juillet 1629) leur laissa la liberté de culte, mais leur enleva toutes garanties politico-militaires. Enfin, en 1685, Louis XIV révoqua ce qu’il restait de l’édit de 1598. L’édit de Fontainebleau reconnaissait aux protestants la liberté de conscience dans un ordre strictement privé ; les charges publiques leur étaient, par conséquent, inaccessibles.

Le roi de France ne pouvait accorder la liberté du culte public aux protestants que de façon circonscrite et temporaire. La tolérance autorisait une acceptation passagère mais non l’adhésion définitive. Elle n’engageait en rien la création d’une société multiconfessionnelle. L’objectif de la politique royale était de maintenir l’unité publique de religion dans le royaume. La révocation de l’édit de Nantes, comme par la suite la lutte contre le jansénisme, soulignait l’identité religieuse de la France ; s’il pouvait y avoir plusieurs religions en France dans l’ordre privé, il n’y a qu’une religion publique de France. En effet, l’ancienne France reposait sur le principe de la sociabilité naturelle : l’existence et le contenu de l’ordre public ne dépendaient en rien de la volonté des individus. Distincte de la politique, la religion faisait partie intégrante de l’ordre public et l’unité politique dépendait du maintien de l’unité religieuse qui était à son fondement.

Cette conception classique de la tolérance devait être bouleversée par l’école du droit naturel moderne. Désormais, le droit n’était plus une attribution à la persona en fonction de ses mérites dans l’ordre social, mais un attribut de chaque homme en raison de sa nature. Dans cette vision moderne, l’homme est naturellement libre et doit pouvoir exercer ses droits subjectifs comme penser, écrire ou croire. Tous les hommes étant égaux par nature, leurs croyances le sont aussi. Cette tolérance moderne commande une égalité des religions en raison de l’égalité des croyants. L’ordre public moderne repose sur le principe de la sociabilité artificielle ; il est le résultat de la rencontre des volontés individuelles. Aussi, alors que l’Ancien Régime discriminait entre les religions selon qu’elles étaient ou non admises à demeurer dans l’ordre public, la pensée moderne ne peut envisager que deux solutions pour préserver le principe d’égalité entre les hommes : la religion est soit entièrement incluse dans l’ordre politique soit totalement exclue de l’ordre public. Ces deux solutions caractérisent l’époque contemporaine.

III- LA DOMINATION DU SPIRITUEL PAR LE TEMPOREL DANS L’ORDRE RÉPUBLICAIN

Si un célèbre juriste a pu écrire que l’anticléricalisme moderne n’était  » souvent qu’une forme dégénérée du césaro-papisme « , il ne faut pas oublier que ce dernier, contrairement au premier, n’excluait pas la religion de l’ordre public. Deux formes de confusion du spirituel et du temporel peuvent être dégagées dans l’histoire de la France contemporaine : d’un côté, l’absorption entière du domaine et de l’institution spirituels par le pouvoir politique et de l’autre, même si cela peut apparaître étonnant, la séparation de l’Église et de l’État.

L’absorption du religieux par le politique : le culte civique

Le gallicanisme avait amené le chancelier Henri-François d’Aguesseau à soutenir que  » l’Église  » était  » dans l’État et non l’État dans l’Église « . Ce principe fut repris par la Révolution. La constitution civile du clergé (décret des 12 juillet-24 août 1790 ) certes prolongea le gallicanisme d’Ancien Régime, mais d’une façon bien plus prégnante. En effet, constitution civile du clergé et culte de l’Être suprême convergeaient pour faire de la religion non seulement un instrument au service du pouvoir politique, mais pour permettre la mise en place d’une religion d’État .

Cette solution avait été préconisée par Jean-Jacques Rousseau lui-même. Considérant que tolérance civile et intolérance religieuse étaient incompatibles – l’intolérance civile allant de pair avec l’intolérance religieuse, ce qui suppose qu’il avait intégré le principe de la prédestination – l’auteur du Contrat social entendit résoudre le problème de la relation du spirituel et du temporel en s’opposant au  » gouvernement théocratique  » et en lui substituant une religion civile qui aboutissait à la confusion du spirituel et du temporel, mais le premier étant intégré au second . Puisque le philosophe s’opposait à la subordination de l’État à l’Église , il revenait au premier d’imposer une religion réunissant tous les citoyens. Parmi les trois types de religion déterminés par Rousseau, le catholicisme romain était classé parmi les religions sacerdotales ( » religion du prêtre « ) et devait être rejeté parce que rompant l’unité de l’État. En revanche, l’État devait admettre tous les cultes qui ne remettaient pas en cause les principes de la société et de la religion civile, ce qui semble converger avec la distinction antique entre religio (culte public) et superstitio (comportements extérieurs à l’espace de la religion, relevant de la sphère privée et poursuivis s’ils troublaient l’ordre public) .

Les dogmes de la religion civile devaient régler les opinions des citoyens au bénéfice de l’ordre public : ceux qui n’y croyaient pas devaient être bannis et ceux qui les démentaient dans leur conduite devaient être punis de mort . Le seul dogme négatif devait être l’intolérance : toutes les religions qui ne toléraient pas les autres devaient être bannies de l’État. C’était l’intolérance prônée au nom de la tolérance, position que Voltaire avait déjà exposée. Pour ce dernier, il n’était pas question qu’une société pût fonctionner sans religion . Cependant, le clergé devait être soumis à l’État car il ne devait pas y avoir deux puissances dans une même société. En outre, cette religion devait avoir  » moins de dogmes  » ou, plus précisément, être débarrassée des  » superstitions monacales ultramontaines  » .

Ainsi, Rousseau renouait avec un aspect de la religion antique gréco-romaine qui était conçue comme une participation sociale, l’espace religieux se confondant avec le politique et étant à son service . Dans l’Antiquité, les ordres religieux et politique étaient indissociables : ils se soutenaient l’un l’autre. La religion antique reposait sur le principe que chaque dieu protégeait exclusivement un groupe social. La liberté individuelle était inconnue car chaque homme était attaché au groupe politique aussi bien par son corps et ses biens que par son âme. Le culte avait une fonction autant politique que religieuse. En affirmant la distinction des domaines, le christianisme avait abandonné  » l’empire  » que les cultes païens  » avaient exercé sur la société civile  » mais que le culte civique moderne reprenait à son compte.

En doctrine, le domaine de compétence du pouvoir politique contemporain dépasse largement celui de l’ancienne France. Cependant, après les premiers bouleversements révolutionnaires, le pouvoir politique revint à une attitude plus conciliante avec l’Église : ce fut le concordat de 1801, complété unilatéralement par les articles organiques de 1802 . Alors que le concordat de 1516, qui s’était appliqué jusqu’à sa rupture par le pouvoir politique en 1790, avait manifesté une convergence d’intérêts entre l’absolutisme royal et l’ultramontanisme romain, le système de 1801-1802 marqua un net retour au gallicanisme. Il fut de nouveau rompu unilatéralement par le pouvoir politique qui, en votant la loi de séparation de 1905, renouait, malgré les apparences, avec l’ambition rousseauiste de monopoliser la totalité de l’ordre public.

Le monopole politique sur l’ordre public : la laïcité

La laïcité à la française, incarnée par la loi du 9 décembre 1905, concerne les relations de l’État, d’un côté avec les individus et de l’autre avec les institutions religieuses. Dans le premier cas, il assure un droit-liberté (et non un droit-créance ) : l’article premier énonce que la  » République assure la liberté de conscience  » et garantit  » le libre exercice des cultes « . Dans le second cas, au nom de la neutralité de l’espace public, il affirme son monopole sur celui-ci par deux principes : d’une part, la privatisation de la religion et, d’autre part, l’autonomie morale du pouvoir politique.

Le premier principe est contenu dans l’article 2 qui affirme que  » la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte « . Si l’État affirme sa neutralité religieuse, c’est surtout la religion qui est privatisée. La laïcité ne peut donc être assimilée au gallicanisme qui, certes, envisageait un contrôle de l’institution religieuse par l’organe politique mais ne reléguait pas la religion dans l’ordre privé. Cette emprise monopolistique de l’ordre public par le pouvoir politique avait été amorcée avec la loi de 1901 sur les associations. En effet, le titre III disposait que contrairement aux associations profanes, une autorisation préalable du Parlement était nécessaire pour les congrégations religieuses .

Le second principe est contenu dans l’article 35 qui prévoit la possibilité d’engager des poursuites contre ceux qui,  » dans des lieux où s’exerce le culte « , inciteraient  » à résister à l’exécution des lois ou aux actes légaux de l’autorité publique  » . Outre qu’il confisque ses biens, l’État entend s’affranchir du contrôle spirituel de l’Église et renverse la hiérarchie de l’auctoritas et de la potestas. Cela explique que l’Église, qui a toujours défendu le principe de la distinction des domaines, a toutefois condamné la séparation de l’Église et de l’État . Avec la laïcité, le spirituel et le temporel sont présentés comme deux domaines séparés, ce qui conduit à l’autonomie du pouvoir politique et à son monopole sur l’ordre public.

Deux schémas d’articulation des organes religieux et politique semblent donc pouvoir être distingués. Si la distinction du spirituel et du temporel est établie en doctrine, on a dans la pratique une domination soit de l’institution religieuse (le sacerdotalisme) soit du pouvoir politique (le césaro-papisme qui remet en cause sinon la distinction des domaines du moins leur hiérarchie).

En revanche, si la distinction du spirituel et du temporel est laissée de côté, il y a soit une absorption du religieux par le politique (le culte civique) soit un monopole du politique sur l’ordre public (le régime de la séparation). La distinction du spirituel et du temporel n’équivaut pas à la séparation de l’Église et de l’État car, d’une part, elle permet la hiérarchie des pouvoirs en fonction de leurs fins et, d’autre part, elle maintient le religieux dans l’ordre public. Si le christianisme établit une double allégeance dans l’ordre public, la laïcité réclame quant à elle une exclusivité.

Telle est l’alternative que l’histoire du droit français semble permettre de dégager. Quant à la formule de l’absorption du politique par le religieux, elle est théoriquement possible mais étrangère à la civilisation occidentale. Source Liberté Politique

 

La potestas et l’auctoritas

Faites des coeurs vicieux vous n’aurez plus de catholiques….

Les hommes esclaves de leurs vices sont plus faciles à gouverner, à manipuler

 La subversion sexuelle

Judith Reisman,  essayiste et conférencière américaine, professeur invité à la faculté de droit de la Liberty University de Virginie, après avoir été professeur titulaire à l’American University, en charge d’enquêter sur le rôle du professeur Kinsey dans des crimes sexuels contre des enfants et sur l’exploitation sexuelle des enfants dans les médias, est l’auteur de nombreux ouvrages consacrés à différents éléments de la révolution sexuelle.

Ce livre dénonce la perversion sexuelle organisée à l’échelle mondiale par la Rockefeller Foundation et ses filiales. Car s’il est principalement question dans cette étude d’examiner l’action maléfique d’Alfred Kinsey, il faut prendre en compte que, dès 1938, la Rockefeller Foundation se mit à financer les travaux de Kinsey en matière de  » recherche  » sexuelle. Or, ce Kinsey était un psychopathe sexuel des plus pervers et ses rapports, sous un vernis universitaire, avaient pour principal but la corruption des mœurs. Au fil des années, ce personnage abject a sali et perverti les relations humaines par des études présentées abusivement comme scientifiques visant tour à tour à affaiblir le mariage, à banaliser l’adultère, à promouvoir le divorce, à propager la prostitution et la pornographie, à légitimer l’homosexualité, le sado-masochisme, la zoophilie, l’inceste et la pédophilie.

L’ouvrage contient un chapitre dans lequel il est aussi question des liens entre Alfred Kinsey et… Hugh Hefner, le fondateur de Playboy dont la presse vient précisément d’annoncer le décès. Hugh Hefner se percevait comme le héraut de Kinsey dont le magazine PlayBoy se ferait le porte-parole. Judith Reisman souligne comment dans les années 70 les dessins et les articles publiés par Playboy faisaient la part belle au viol et à l’inceste. En 1988, l’avocat de Playboy a reconnu que ce magazine publiait bel et bien des dessins montrant des abus sexuels d’enfants, mais a prétendu qu’il s’agissait de dessins humoristiques. En fait, Playboy a toujours recouru à des moyens subliminaux pour salir le cerveau de ses lecteurs avec des allusions aux pires perversions sexuelles.

Judith Reisman dévoile également comment le Kinsey Institute, en lien avec Planned Parenthood, bénéficie encore de millions de dollars de subventions annuelles du gouvernement fédéral américain. Les successeurs d’Alfred Kinsey ont pris le relais et poursuivent sa révolution sexuelle.

A lire pour mesurer l’hydre diabolique qui commande cette révolution sexuelle.

La subversion sexuelle, Judith Reisman, préface de Marion Sigaut, éditions Saint-Remi, 455 pages, 20 euros

Faites des coeurs vicieux vous n’aurez plus de catholiques….

Encore un « nouveau » plan

Ou qui gouverne la France ?

Édouard Philippe annonce un «nouveau plan de lutte contre l’antisémitisme»

Invité, ce lundi soir à la synagogue Buffault à Paris, le premier ministre a précisé que le texte, qui visera notamment à «combattre l’antisémitisme sur internet», sera rédigé «avec» la communauté juive française.

Le premier ministre Édouard Philippe était l’invité, ce lundi soir, de la communauté juive française à la synagogue Buffault, à Paris, pour la fête de la nouvelle année juive, l’an 5778. Dans le contexte du procès Merah, il a annoncé un «nouveau plan de lutte contre l’antisémitisme» qui sera rédigé «avec» la communauté. Ce texte visera notamment à «combattre l’antisémitisme sur internet» et son «déferlement inacceptable qui ne doit pas demeurer impuni». «Nous ne laisserons rien passer», a-t-il prévenu.

Malgré «la refonte de l’opération Sentinelle», Édouard Philippe a aussi confirmé «le très haut niveau» de protection sécuritaire des différents édifices de la communauté. Il a davantage insisté sur la dimension «culturelle» d’une «lutte durable» contre l’antisémitisme qui lui parait tout aussi importante que la lutte contre «l’ultraviolence de la barbarie islamiste» car «le réveil de l’antisémitisme est le symptôme d’une crise de la démocratie».

«Discernement» et «équilibre»

Plus largement, le premier ministre, qui s’est dit profondément marqué ses lectures d’auteurs juifs – dont Marc Bloch et son livre L’étrange défaite qui l’a «forgé» -, a développé une vision de la laïcité guidée par la «neutralité» en vue d’«une juste liberté de conscience»: sans «favoriser» ou «ne pas favoriser» un culte mais sans être «ni une défiance, ni une offense, et encore moins une indifférence». Le tout reposant sur un «discernement» et un «équilibre» dans l’application pour ne pas confondre «neutralité et tracasserie».

Accueilli par Joël Mergui, président du Consistoire et Haïm Korsia, grand rabbin de France, Édouard Philippe a été chaleureusement applaudi. Tout comme un ancien premier ministre, présent et publiquement remercié dans les trois discours pour sa fermeté contre l’antisémtisme et l’islamisme violent: Manuel Valls. Source Figaro

Encore un « nouveau » plan