Un discours réaliste

« Pour nous, c’est la Hongrie d’abord »

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Viktor Orbán a prononcé hier son traditionnel discours sur l’état de la nation. Extraits du discours et du résumé officiel :

« Nous, les Hongrois, aurons un avenir si nous restons hongrois, si nous cultivons la langue hongroise, si nous protégeons notre culture chrétienne et hongroise et si nous préservons notre indépendance et la liberté hongroise. »

De l’avis de M. Orbán, le modèle hongrois fonctionne et il réussit parce que des millions de Hongrois y croient. Il a souligné que la valorisation du travail, le soutien aux familles, le maintien de l’identité nationale et la préservation de l’indépendance sont les éléments de l’avenir, et cet avenir peut être celui de la Hongrie.

« Actuellement nous avons notre indépendance, mais ce n’est pas comme la confiture : elle ne se conserve pas indéfiniment sur l’étagère, et elle doit être défendue de temps en temps. » Il a exhorté son public à ne pas oublier que le sort du pays ne doit pas être confié à des internationalistes.

Le Premier ministre a attiré l’attention sur le fait que la Hongrie a gagné en prestige et que « notre réputation, notre visibilité et notre influence sont plus grandes que ce que justifierait la taille du pays ou notre économie ». Selon lui, cela est principalement dû au fait que, depuis huit ans, la coalition Fidesz-KDNP a « arrêté net le politiquement correct en Hongrie. L’Euroblabla, la grandiloquence libérale et les platitudes politiquement correctes ont été abandonnés. Nous avons renvoyé la muselière à Bruxelles et la laisse du chien au FMI. »

« Nous sommes ceux qui croient que le dernier espoir pour l’Europe est le christianisme. » Parlant sur un podium portant le slogan « Pour nous, c’est la Hongrie d’abord« , M. Orbán a déclaré que les « nuages noirs » que l’immigration a fait s’amasser sur l’Europe sont une indication montrant que le nombre d’immigrants dans les pays d’Europe occidentale va augmenter à un rythme accéléré.

D’après des rapports de l’OTAN, d’ici à 2020, soixante millions de personnes partiront pour l’Europe, a-t-il noté, ajoutant que la plupart de ces immigrants viendront de pays islamiques.

« Si les choses continuent comme ça, il y aura une nette majorité musulmane dans les grandes villes d’Europe, et Londres ne sera pas un cas particulier, mais une pionnière », a-t-il dit.

Le Premier ministre a également évoqué le différend entre l’Europe occidentale et l’Europe centrale, expliquant que l’Europe occidentale est devenue une zone d’immigration et un milieu métissé, tandis que l’Europe centrale se dirige vers un avenir totalement différent avec un développement nouveau.

M. Orbán a déclaré que la Hongrie avait défendu avec succès ses frontières méridionales grâce à la construction de la barrière, à la mise en œuvre de défenses physiques et juridiques, et à la fermeté exemplaire de la police des frontières. « Nous nous tenons sur des fondations solides », a-t-il déclaré, « mais aussi absurde que cela puisse paraître », la menace qui pèse actuellement sur la Hongrie vient de l’Occident.

Selon le Premier ministre, le danger vient des politiciens de Bruxelles, de Berlin et de Paris qui veulent que la Hongrie adopte leurs politiques : « les politiques qui ont fait d’eux des pays d’immigration et ont ouvert les portes au déclin de la culture chrétienne et à la propagation de l’Islam ».

Aujourd’hui, le « mantra à la mode » est que l’Europe centrale doit devenir comme eux, parce que cela constituerait une solidarité, a-t-il remarqué. En réponse, a déclaré M. Orbán, il doit être clairement indiqué que « la Hongrie est solidaire des peuples et des dirigeants d’Europe occidentale qui veulent sauver leur pays et leur culture chrétienne ».

Le Premier ministre a déclaré qu’à son avis, les pays du groupe de Visegrád (V4) sont fermes. Il a également souligné le fait que l’Autriche s’est également engagée dans une direction patriotique et chrétienne, et qu’une résistance intellectuelle et politique s’est développée en Bavière sous la direction de la CSU. Il attend également avec impatience les résultats de l’élection italienne et le tournant qui en résultera, par lequel « le sens commun, l’identité nationale et culturelle italienne et Silvio Berlusconi pourront une fois de plus revenir à une position de gouvernement: Forza Italia! »

Il a également mentionné les politiciens européens qui, ces dernières années, « ont planté leurs crocs sur nous, mais qui ont fini par se casser les dents ». Parmi ceux-ci, il a énuméré les anciens chanceliers autrichiens Werner Faymann et Christian Kern, le Premier ministre italien Matteo Renzi et le Premier ministre croate Zoran Milanović. Il a également mentionné le politicien allemand Martin Schulz, qui, selon M. Orbán, était obsédé par le fait de devenir tout, mais finalement n’est devenu rien. « La liste est loin d’être exhaustive, et je crois qu’il y a encore des places vacantes », a-t-il noté.

Le Premier ministre a critiqué l’un des principaux idéologues du réseau Soros, le commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, qui a « laissé échapper » qu’un programme secret avait été lancé il y a quelques années pour « engendrer une race de type Soros ». « De leur point de vue, nous, natifs de notre propre patrie, de notre propre patrie, de notre propre culture et de notre propre religion […] du point de vue de Soros, nous sommes des individus hors rédemption, qui ne peuvent être convertis », a souligné M. Orbán. Il a ajouté : « Nous ne resterons pas les bras croisés pendant que les gens complotent pour mettre en œuvre le plan Soros et, si nécessaire, nous déploierons un arsenal juridique de plus en plus fort. »

Dans un premier temps, le Premier ministre a cité le paquet législatif « Stop Soros », expliquant qu’il promulguerait les mesures suivantes : subordonner les activités liées à la migration et aux migrants à une licence ; réaffecter une partie du financement étranger reçu par les ONG pro-migrantes à la protection des frontières ; ordonner un examen financier complet de ces organisations ; et stipuler que ceux qui n’abandonnent pas leurs plans dangereux seront simplement bannis du pays – « peu importe leur puissance et leur richesse ».

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Un discours réaliste

Le combat spirituel

Selon un ancien « grand sorcier » sataniste :

« Nous devons combattre l’avortement avec des armes spirituelles »

Texte original de Liane LAURENCE, LifeSiteNews | 2018-11-01| Traduit par Campagne Québec-Vie

Zachary King, un ancien grand sorcier d’une église satanique, qui s’est converti par l’intervention miraculeuse de la Vierge Marie, proclame que l’avortement est une bataille spirituelle qui doit être menée avec des armes spirituelles.

« Je sais que l’avortement est un sacrifice satanique », déclara Z.King lors d’une conférence, sur la guerre spirituelle, organisée par Serviam Ministries à Toronto.

« Pourquoi le diable tente-t-il de tuer l’enfant à naître ? », demanda-t-il. « Satan a peur de certaines choses. L’innocence en est une. Vous ne pouvez atteindre plus innocent que le bébé dans le ventre de sa mère. »

Zachary King, qui est aveugle à cause du diabète, raconta à 800 personnes, lors d’une conférence le 28 octobre 2017, son remarquable cheminement vers l’Église catholique. Élevé dans une maison baptiste, Zachary King se passionna pour la magie à l’âge de 10 ans, agressé sexuellement par une enseignante à l’âge de 11 ans, il rejoint formellement un groupe satanique et « vendit son âme au diable » à l’âge de 13 ans. Trois mois avant ses 15 ans, il assista à son premier avortement rituel, où l’objectif était d’avoir du sang sur les mains.

À l’âge de 21 ans, il était grand sorcier dans une église satanique, l’un des rares au monde, et à ce qu’on dit, ceux-ci seraient sélectionnés par Satan. Au moment de sa conversion, Zachary King avait participé à 146 avortements. « Pour tout sortilège, nous commettions un avortement », avoua-t-il pendant la conférence. « Plus vous demandez au diable, plus vous devez faire pour le diable afin de l’obtenir… Un sortilège requiert un bébé avorté. »

Une délivrance miraculeuse

Zachary King raconta comment une femme vint au kiosque de bijoux, où il travaillait, et lui dit que la Sainte Vierge le voulait dans son armée, et lui donna une médaille miraculeuse. Zachary pratiquait encore la magie, mais avait abandonné son rôle de grand sorcier et s’était enfui de l’église satanique trois ans auparavant parce qu’il ne voulait plus être dedans davantage. Il pouvait avoir tout ce qu’il voulait, mais rien ne le satisfaisait, et il croyait avoir vendu son âme au diable et qu’il se dirigeait vers enfer. Zachary raconta que quand son poing se referma sur la médaille miraculeuse, il se retrouva dans un vide sombre avec la femme en face de lui, qui lui raconta tout ce qu’il avait fait, et que ça venait « du diable ». Dès qu’il s’est rendu compte que « la Mère bénie » était la Mère de Dieu, il dit : « elle est apparue ». « Elle m’a souri. Je n’ai pas mérité ce sourire, » continua-t-il, et elle lui prit la main, lui dit de se retourner et il vit Jésus-Christ. « Je savais que je n’avais pas vendu mon âme quand j’avais 13 ans », dit King, parce qu’elle ne m’appartenait pas. « Je savais que Jésus était mon Seigneur et Sauveur. »

« Servez-vous de ce que vous connaissez » pour mettre fin à l’avortement

Zachary King a immédiatement commencé à aller à la messe, et « à la consécration, j’ai vu Jésus », a-t-il affirmé. Il pensait que tout le monde avait la même expérience que lui. De même, quand il a entendu parler de l’adoration perpétuelle du Saint Sacrement, où il « pouvait aller voir Jésus à tout moment », il était choqué de voir qu’il n’y eût « aucune file d’attente pour entrer ». Il a commencé à passer jusqu’à 18 heures d’adoration, a suivi des cours et a été reçu dans l’Église catholique en 2008. Mais quand elle lui est apparue, la Vierge lui a aussi dit : « ton travail est de m’aider à mettre fin à l’avortement. » Zachary n’avait aucune idée de la manière dont il fallait qu’il s’y prenne, et il demanda à Jésus pendant l’adoration : « Ta mère m’a demandé de l’aider à mettre fin à l’avortement, mais je ne sais pas comment faire. » Marie lui apparut et lui dit : « Sers-toi de ce que tu connais. » L’avortement est légal aux États-Unis depuis 1973, et « il semble que nous ne pouvons l’arrêter », a-t-il déclaré à la foule. En effet, si tout le monde sur Terre marchait contre l’avortement, le lendemain, les centres d’avortements seraient encore ouverts, affirma Zachary. Il savait que c’était une bataille spirituelle. « C’est une guerre spirituelle mais nous combattons physiquement », expliqua-t-il. « Vous ne pouvez pas vaincre un ennemi spirituel avec des armes physiques. » Aussi, Zachary King, qui dirige le All Saints Ministries, a fait un CD en décembre 2015 pour les prêtres et les évêques, intitulé L’avortement est un sacrifice satanique, et prévoit également de publier un livre. Dans le CD, il raconte son expérience et suggère des méthodes pour fermer les centres d’avortements.

Processions eucharistiques, messe et exorcismes

Zachary King suggéra de tenir des processions eucharistiques à l’extérieur des centres d’avortements et d’apporter l’image de Notre-Dame de Guadalupe. « Imaginez que vous êtes dans un endroit où il y a des démons partout. Vous venez avec Jésus… C’est une mauvaise journée pour les démons », dit-il. Il conseilla également aux prêtres d’effectuer des exorcismes et de dire la messe devant les centres d’avortements, ce qui constituerait une « raclée majeure » pour le diable et ses serviteurs. « La prière la plus forte que je puisse dire est le chapelet », assura-t-il. La messe est la « prière la plus forte de l’Église ». Satan n’a aucune défense contre elle. Soit dit en passant, Zachary conseille à toute personne dont un ami a un problème de faire dire une messe pour cet ami ; pour beaucoup de « problèmes », il faut faire dire « des messes perpétuelles », souligne-t-il. « Que se passerait-il si les gens faisaient ces choses? » demanda-t-il. Les centres d’avortements seraient fermés, comme ils l’ont fait au Texas, en Louisiane et en Floride, fut sa réponse. King connaît un prêtre qui pratiquait des exorcismes et disait la messe dans une camionnette garée devant un centre d’avortements. Le centre qui était ouvert sept jours par semaine est passé à trois jours et le nombre d’avortements qui s’y pratiquaient est tombé de 70 à quelques-uns. Quand un prêtre tint des processions eucharistiques avec les 40 Jours pour la vie, le centre d’avortements ferma ses portes en trois ans, dit-il. Quand un évêque fit de même à un autre centre d’avortements, ses portes ont fermé en deux semaines. Les gens peuvent donner son CD aux prêtres et aux évêques, déclara-t-il également à LifeSiteNews. « Nous avons distribué des centaines de CD L’avortement est un sacrifice satanique cette année et l’année dernière, nous en avons vendu plusieurs. Nous avons eu un prêtre qui a acheté 100 exemplaires ». Et si les prêtres ne sont pas prêts, « ranimez le zèle des évêques » conseilla-t-il. Son propre évêque organisait une procession eucharistique, un exorcisme et une messe devant un centre d’avortements de Wichita, au Kansas, annonça-t-il à la conférence. Il ne s’attend pas à ce que ça reste ouvert longtemps. « J’espère que je rends la Vierge heureuse », dit-il à la foule, « parce que c’est ce que je connais. »

Le combat spirituel

Entre hétérodoxes

François/Bergoglio fait de la pub pour Anselm Grün

 

Le 15 février, le pape François a parlé aux prêtres de son diocèse dans la basilique romaine Saint Jean de Latran. Il leur a dit de lire un livre du père bénédictin allemand ultralibéral Anselm Grün. Le style d’écriture de Grün est caractérisé par un sentimentalisme et un relativisme marqués, similaires à la façon de penser de François.

Grün est influencé par le psychologue Carl Gustav Jung et les techniques de méditation asiatiques. Même les évangélistes protestants l’accusent de syncrétisme et de promotion du chamanisme.

Bien que toujours moine dans le monastère allemand de Münsterschwarzach, Grün est complètement sorti de la foi catholique. Il relativise l’importance des miracles ou de la mort du Christ. Selon lui, il n’y a pas de différence entre la Sainte Messe et la dernière Cène protestante. Pour lui, Notre Dame ne diffère en rien des autres chrétiens. Il voudrait se débarrasser de l’Immaculée Conception. Grün est un fervent défenseur du pape François.

Entre hétérodoxes

Le « modèle  » suédois

Les musulmans de Växjö, en Suède, ont demandé aux autorités le droit de diffuser l’appel à la prière, le vendredi, depuis la moquée.

Réaction du soi-disant « évêque » de Växjö :

Je me réjouis de cette demande et j’ai hâte d’entendre dans notre ville à la fois les cloches de l’église et l’appel à la prière.

Ci-dessous le soi-disant évêque, avec la grande archevêquesse de la soi-disant église de Suède qui l’a soi-disant consacré, en 2015 :

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Le grand argument de la pensée unique suédoise (comme partout) est évidemment que si les chrétiens ont le droit de sonner les cloches les musulmans ont le droit de faire l’appel à la prière. Toujours ce faux parallèle, comme si l’islam était, ou était d’abord, une religion. Cela dit, puisque les Suédois ont accepté ce minaret, manifestement prévu pour le soi-disant appel à la prière (qui est un appel au jihad : « les minarets sont nos baïonnettes »)…

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Source YDaoudal

Le « modèle  » suédois

Nationalisme, identité et remigration

La ministre de la Justice israélienne : « Maintenir une majorité juive, même au prix de la violation des droits »

Voilà qui change de Christiane Taubira ! La ministre de la justice israélienne, Ayelet Shaked, s’exprimait lundi à propos du projet de loi visant à définir Israël comme « le foyer national du peuple juif ». Cette volonté d’imposer la préférence civilisationnelle au sein de l’état israélien a été saluée par la ministre qui n’a pas hésité à exprimer des idées bien arrêtées sur la défense de l’identité juive.

La défense de l’identité avant la légalité

Ayelet Shaked, 41 ans, est ministre de la Justice dans le gouvernement de Netanyahou depuis 2015. Issue du parti nationaliste Le Foyer Juif, elle est une fervente défenseur de l’identité juive.

« Il faut maintenir une majorité juive, même au prix de la violation des droits » a-t-elle déclaré. Avant d’ajouter que ce maintien de la majorité juive en Israël devait être équilibré avec le respect de l’action démocratique.

Se battant pour que le terme « égalité » ne soit pas présent dans le projet de loi, Ayelet Shaked n’a pas mâché ses mots : « Israël est un état juif. Ce n’est pas un état de toutes ses nations. » La ministre a également déclaré que le mot « égalité » était très général et que les tribunaux pouvaient aller « très loin » en interprétant cette notion d’égalité. Avant d’enfoncer définitivement le clou : « Il y a des lieux où le caractère de l’État d’Israël comme État juif doit être maintenu et cela implique parfois que cela se fasse aux dépens de l’égalité. »

Entre défense de l’identité juive et mise en cause de la tyrannie des juges, la ministre de la Justice israélienne ne s’est pas arrêtée là.

Un projet de loi identitaire

Ce projet de loi défendu par la ministre de la Justice israélienne vise à définir Israël comme « le foyer national du peuple juif », enlevant dès lors à la langue arabe son statut de langue officielle, seul réservé à l’hébreu.
Le projet de loi dispose également que le droit à l’autodétermination au sein d’Israël est uniquement réservé au peuple juif.

Ce projet de loi ayant une valeur constitutionnelle, des associations de défense des droits des Palestiniens en Israël se sont inquiétées des risques de discriminations contre les non-juifs.

Ayman Odeh, membre arabe du Parlement israélien cité par Al Jazeera, estime que ce projet de loi « transformerait [les non-juifs] en citoyens de seconde classe. »

Validé par le gouvernement, ce projet de loi doit encore être discuté et présenté devant la Knesset.

Critique violente de l’immigration

Ayelet Shaked a également pointé du doigt les bénéfices des frontières physiques d’Israël. Sans les murs érigés à la frontière égyptienne, « nous aurions vu ici une conquête africaine insidieuse » a-t-elle affirmé, faisant référence aux murs ayant empêché les migrants du Soudan ou d’Érythrée d’entrer dans le pays.

C’est dans cet esprit de préservation de l’identité ethnique d’Israël qu’Ayelet Shaked a critiqué la position, trop timorée selon, elle de son propre gouvernement : « J’ai été gênée à la fois par la position de l’État et par le raisonnement des juges. L’État n’a pas défendu cette loi pour des raisons de démographie nationale mais pour des raisons sécuritaires. » Avant d’ajouter : « L’État devrait dire qu’il faut maintenir la majorité juive même si cela viole les droits. »

Cette préoccupation quant à la préservation de l’identité juive n’est pas nouvelle.

L’attitude de l’État d’Israël face à la crise migratoire est ainsi très différente de celle des pays européens comme la France ou l’Allemagne. Outre la présence de frontières physiques dures à infiltrer, la politique de remigration pratiquée par l’État d’Israël est exemplaire. Tous les demandeurs d’asile africains déboutés – qui sont donc illégaux – ont ainsi vocation à retourner en Afrique.

Les Érythréens sont 27 000 en Israël. Les Soudanais environ 7 500. Il y a également 2 500 Africains d’autres nations et 5 000 nouveaux-nés issus de parents africains. Selon Haaretz, en décembre dernier Netanyahou attendait que « beaucoup de ces gens quittent Israël sous peu. »

Et pour cela, la méthode est simple : renvoi par avion de tous les déboutés du droit d’asile.

En France, seul 4 % des déboutés du droit d’asile sont effectivement éloignés du territoire national.

Crédit photo : ניצן חרמוני (ניצן חרמוני) [CC BY-SA 2.0], via Wikimedia Commons
[cc] Breizh-info.com, 2018, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

Nationalisme, identité et remigration

Il y a des solutions

Oui il faut changer de « république »

(Sous Charlemagne) La loi est « intangible » parce qu’elle « appartient au peuple », le roi ne peut y « toucher quant au fond ». Jean Favier, Charlemagne, Texto, Le Goût de l’histoire, Lonrai 2013, p. 334-335

Oui il faut changer de « république », oui il faut changer les institutions et de constitution. Oui, la forme républicaine du gouvernement peut faire l’objet d’une révision (contrairement à ce que prétend faussement l’article 89 de la constitution de la Ve république selon lequel « La forme républicaine du Gouvernement ne peut faire l’objet d’une révision » [1]).

Non, critiquer la manière non-démocratique dont fonctionne le parlement n’est pas « réactionnaire ». Non, expliquer l’abstention et la défiance croissante des Français envers les institutions n’est pas « fasciste »… Ceux qui disent cela sont des professionnels de la politique qui ont passé leur vie à vivre sur le dos des Français, veulent que rien ne change dans leur république, et ne souhaitent en réalité que conserver leurs privilèges.

Oui, sous l’Ancien Régime, il y avait plus de démocratie qu’aujourd’hui. Oui « la modernité est une époque qui est moins démocratique que celle d’avant » (Francis Dupuis-Déri). Oui au « Moyen Âge », le peuple était plus souverain qu’aujourd’hui, parce que la loi lui appartenait et que le peuple n’attendait pas que le souverain lui parle à l’oreille pour se déterminer lui-même. Les Français veulent un État mais pas d’un État tatillon oppresseur qui lui confisque ses droits. « Dans certaines provinces, les sujets du roi pouvaient naître, vivre et mourir sans avoir directement affaire à l’Etat. » [2] Tandis que dans la modernité, « la politique est l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde » (Citations, Paul Valéry – 1871-1945, Tel Quel, 1941), sous Charlemagne, la loi est « intangible » parce qu’elle « appartient au peuple », le roi ne peut y « toucher quant au fond ». [3] Sous « l’Ancien Régime », « le principe des libertés nationales était posé dans cette maxime fondamentale de l’Etat français : Lex fit consensu populi et constitutione regis, « consentement de la nation et décret du prince« , voilà l’antique formule du pouvoir législatif en France, depuis l’établissement de la monarchie. » [4] Roi et peuple ne faisait qu’un. La souveraineté populaire était indivisible.

La « république » a vu naître la ploutocratie ou régime de quelques riches (Les 1 % les plus riches du monde possèdent plus que les 99 % restants !). Sous l’Ancien régime, il était interdit à la noblesse de s’enrichir indéfiniment (suspect de moyens malhonnêtes ou de corruption). La bourgeoisie calquant ses valeurs sur celles de la noblesse, des richesses individuelles dépassant des PIB de nations étaient impossibles. Le 1% des plus riches qui possèdent les 99% restants était inimaginable du fait des valeurs de la société de l’époque (le Christ Roi à la place de l’argent-roi). Les valeurs de cette société étaient précisément ce qui gênait la bourgeoisie d’affaires qui a pris le pouvoir en 1789.  « À l’ancienne aristocratie se substitue l’aristocratie des riches. C’est une chose qui n’a pas été assez vue. On a dit : la Révolution de 1789 a donné le pouvoir à la bourgeoisie. C’est vrai, mais dans la bourgeoisie elle l’a donné à l’Argent ». [5] « Étrange conclusion: la Révolution, faite au nom de l’égalité, a enrichi les riches et appauvri les pauvres… C’est un résultat qu’on retrouvera sur d’autres terrains. » [6] « Le vieil instrument de ‘progrès’, le parlementarisme, est en ruine. Il n’est plus qu’un trompe-l’œil, et devient un mensonge. Face aux barons, il faut un roi ». [7]

La dérive connue de la démocratie depuis l’Antiquité est l’oligarchie (le pouvoir de quelques-uns). Cette dérive oligarchique, la privatisation du pouvoir, la prétention des élites « démocratiques » de parler au nom du peuple et à la place du peuple (peuple jugé inculte ou plongé dans les ténèbres, incapable de se déterminer), l’impression pour les Français que le système est irréformable, que rien ne changera, le sentiment que l’avenir sera moins radieux qu’hier, le sentiment d’un pouvoir lointain qui ne cherche qu’à diviser pour mieux régner (partis politiques, exacerbations des différences, principe du moteur de la Révolution), sont les vrais vraies raisons de la défiance croissante et de l’organisation des Français en dehors des institutions de la république. Dans ces conditions, doter les députés, comme sous l’Ancien Régime, de mandats impératifs, instaurer un mécanisme de contrôle de l’élu en cours de mandat, établir une déclaration nationale d’appartenance à une société secrète [Il faut interdire tout mandat aux sectaires], serait une manière de redonner aux Français le pouvoir qui leur a été confisqué. Sans ces mesures radicales, il est prévisible que la tendance naturelle à se désolidariser d’institutions jugées hostiles et étrangères n’augmente encore.

L’autorité en haut, les libertés en basEn France, la monarchie a trois millénaires. Les Gaulois connaissaient déjà ce régime politique comme moyen de prise de décision au niveau national et comme meilleur gardien du Bien commun. Depuis toujours, la vraie chose de tous, la vraie république dans notre pays, c’est la monarchie.

« Ce qu’il faudrait à ce pays, c’est un Roi« , a pu dire Charles de Gaulle… [8]

Notes

[1] « Les Constitutions de la France depuis 1789« , édition mise à jour au 1er septembre 1995, GF Flammarion, p. 450

[2] Michel Antoine, Louis XV, Fayard, 1989

[3] Jean Favier, Charlemagne, Texto, Le Goût de l’histoire, Lonrai 2013, p. 334-335

[4] Mgr Freppel, La Révolution française, Autour du centenaire de 1789, Paris: A. Roger et F. Chernoviz, 1889, p. 33

[5] Jacques Ploncard d’Assac, Les jeunes ont droit à la vérité, Société de philosophie politique, Lisbonne 1970, p. 105

[6] René Sédillot, Le coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin Mesnil-sur-l’Estrée 1987, p. 173

[7] J.-J. Servan-Schreiber, L’Express du 26.10.64 cité in Jacques Ploncard d’Assac, Critique nationaliste, La Librairie Française, Paris, p. 31

[8] Georgette Elgey, La République des Illusions 1945-1951 ou la Vie secrète de la IVe république, Les Grandes Etudes contemporaines, Fayard, Rennes 1965, p. 92.

Note de la rédaction : Il faut surtout que la France se soumette à nouveau au Roi des rois, dans ses lois naturelle et surnaturelle; le Christ Roi des Francs doit régner, en dehors de cela ruines et perdition pour le plus grand nombre

Il y a des solutions