En même temps…

Les Lumières et les ténèbres

Léon XIV à l’Élysée :

Je réaffirme « avec force que la protection du droit à la vie constitue le fondement incontournable de tout autre droit humain ». (…)

Je constate parfois avec préoccupation les dérives actuelles des sociétés qui risquent de détourner la science et la technologie en entreprises lucratives favorisant les manipulations génétiques, la gestation pour autrui, l’achat d’organes ou l’offre d’une mort programmée. (…)

Comment ne pas voir aussi dans un tel engagement l’expression de la juste laïcité de la Cité terrestre ? Le chrétien impliqué dans la vie publique, et agissant selon la lumière de sa conscience éclairée par la foi, ne peut être considéré comme un prosélyte ou une menace à l’unité de la patrie.

Fort bien. Mais auparavant il avait dit :

Aux célèbres penseurs de la Renaissance, puis du Grand Siècle, feront suite ceux des Lumières, la France apportant alors au monde de véritables conquêtes ; parmi elles, la reconnaissance des Droits de l’homme, inscrits dans la nature de la personne humaine, en particulier la liberté religieuse.

Les Lumières (qu’il souligne), ce sont les Lumières maçonniques. Et les Lumières maçonniques, c’est l’avortement, l’euthanasie, la GPA, les manipulations génétiques, et le laïcisme…

Avec Daoudal

Note de la rédaction ; Les martyrs des Carmes, l’UNESCO, le droit de perdition…….un savant mélange. Si un chrétien « agissant selon la lumière de sa conscience éclairée par la foi, ne peut être considéré comme un prosélyte ou une menace à l’unité de la patrie »un gouvernent sectaire et maçonnique est la promesse de la ruine et la perdition du plus grand nombre.

En même temps…

Quand les apparences l’emportent…

……..Chez ces fidèles, le lien à la figure du pape reste fort. Jacques-Régis l’explique : « On a l’impression d’une injustice et cela crée de la tristesse avec plus ou moins d’amertume, mais pas de résignation. Car le pape reste le pape. J’espère de sa part, comme pasteur, un signe de compréhension de ce que veut dire l’attachement à la tradition. Mais ce voyage en France sera-t-il le bon moment pour poser un tel signe ? » Ian évoque, lui, « le sentiment de vivre une épreuve surnaturelle dont nous ne comprenons pas tout ».

Que le pape fasse ou non un geste à leur égard, ils voient dans sa visite un soutien pour le catholicisme français. « On a l’impression d’avoir perdu tous les combats juridiques, on se sent un peu étouffés. Sa visite va redonner de l’oxygène aux catholiques », commente Benoît. « La solution à nos problèmes n’est pas plus de laïcité mais plus de foi en Dieu », résume Ian.

Ils sont particulièrement sensibles à sa venue à Notre-Dame de Paris. Jean y voit un symbole : « J’avais vécu l’incendie comme un signe de dévastation, de presque disparition de la « fille aînée de l’Église ». Que Notre-Dame ne soit pas tombée, qu’elle ait été reconstruite, je le vis comme un message d’espoir pour notre temps. Parmi mes connaissances, mes collègues, de nombreuses personnes sont sur un chemin de foi, reviennent au catholicisme. Le voyage du pape vient confirmer cela. »

La rupture avec l’Église catholique a beau être désormais actée et l’horizon incertain, ces fidèles accueillent la venue du pape comme une éclaircie. Ils partagent la joie du regain de vigueur du catholicisme ces dernières années. Mais quelle place auront-ils demain dans ce catholicisme français ? Le fossé avec l’Église catholique se creusera-t-il davantage ?

Message du district de France de la FSSPX à l’occasion de la Visite apostolique du pape Léon XIV :

La venue du Saint-Père représente un honneur particulier pour tous les catholiques de notre pays. Il est vrai que ce voyage du pape intervient dans un contexte particulier pour les fidèles de la FSSPX : après les sacres du 1er juillet à Ecône, suivis dès le lendemain des sanctions canoniques prononcées par le préfet du Dicastère pour la Doctrine de la Foi, la FSSPX a déposé un recours assorti d’un effet suspensif. Elle estime que ces sanctions ne sauraient être valides en raison de l’intention droite qui a motivé les sacres épiscopaux dans cette terrible crise que traverse l’Église. La FSSPX a écrit au Saint-Père pour l’assurer qu’elle ne recevait pas ces sanctions dans l’amertume ou la révolte.

C’est dans cet esprit de piété filiale envers le Vicaire du Christ, et envers l’Église catholique et romaine, que celle-ci envisage la venue du Saint-Père. C’est pourquoi le district de France a demandé à l’ensemble des prêtres de la FSSPX d’organiser, dans leurs chapelles, un temps de prière spécifique pour offrir aux fidèles l’opportunité de prier à toutes les intentions du Souverain Pontife à l’occasion de cette visite apostolique.

Puisse la France, à cette occasion, mériter la grâce de suivre généreusement l’enseignement de Notre Seigneur Jésus-Christ, unique Sauveur des âmes.

Note de la rédaction : Prions pour ces tristes personnages, promoteur de l’avortement, de l’euthanasie, en concubinage républicain adultère avec la femme d’autrui, pour la « première dame » qui aime les jeunes, mais pas les mantilles, pour le promoteur de l’indifférentisme et pas que, le persécuteur des catholiques fidèles…….Soyons en communion, avec celui qui nous excommunie, il porte une mozette……. »le pape reste le pape » non d’une pape…….Heureusement il y a la diplomatie et le diable peut porter pierre…

Notre Dame Reine de France, Médiatrice de toutes grâces, Mère de la Sainte Église priez pour nous

Quand les apparences l’emportent…

D’étranges nominations

SUIVI DES NOMINATIONS D’HOMOSEXUELS ET DE PROPAGANDISTES DE LA PERVERSION:
-Promotion de Jorge Carlos Patrón Wong à Puebla de los Ángeles (Mexique): Léon XIV nomme un évêque mexicain qui a …

-Promotion de Michele Di Tolve à Chioggia (Italie): Léon XIV a nommé Mgr Michele Di Tolve, …
-Promotion de Michael Saporito à Metuchen, New-Jersey (USA): Léon XIV a nommé Michael Saporito, militant …

-Promotion de Pedro Luis Fuentes Valencia comme « Ordinaire militaire » (Bolivie): Léon XIV nomme un évêque militaire qui souhaite …

-Nomination de Mario León Dorado à Rabat (Maroc): Léon XIV nomme un archevêque : « L’Église est …

-Promotion de Crispin Barrete Varquez à Tagbilaran (Philippines): Léon XIV nomme un évêque qui avait ordonné …

-Nomination de Christian Würtz à Eichstätt (Allemagne): Léon XIV nomme un évêque allemand favorable …

-Nomination de Patricio Larrosa Martos à Danlí (Honduras): Léon XIV nomme un évêque : « Les homosexuels ne …

-Promotion de Giampaolo Dianin à Gorizia (Italie): Léon XIV promeut un militant homosexuel comme …

-Nomination de Luis Tagle au dicastère pour la communication: Léon XIV remplit le dicastère des médias avec du …

-Nomination de Cristóbal López Romero de Raba (Maroc) au dicastère pour la communication: Léon XIV remplit le dicastère des médias avec du …

-Nomination de José Tolentino de Mendonça (Portugal) au dicastère pour la communication: Léon XIV remplit le dicastère des médias avec du …

-Nomination de Ryan P. Jimenez d’Agaña (Guam) au dicastère pour la communication: Léon XIV remplit le dicastère des médias avec du …

-Nomination de Roberto Pasolini, prédicateur de la maison pontificale, au dicastère pour la communication: Léon XIV remplit le dicastère des médias avec du …

-Promotion de Daniel Meagher à Rockhampton (Australie): Léon XIV nomme un évêque australien qui a …

-Promotion de Heiner Wilmer à Münster (Allemagne): Léon XIV promeut un évêque radicalement pro- …

-Promotion d’Anthony Randazzo entant que président du dicastère pour les textes législatifs: Léon XIV nomme un archevêque à la Curie : « Le …

-Nomination de Manuel de Jesus Rodriguez à Palm Beach, Floride (USA): Léon XIV promeut un fan de Fiducia Supplicans et …

-Promotion de Ramón Bejarano à Monterey, Californie (USA): Le pape Léon XIV nomme un évêque en Californie – …

-Promotion de Niall Col à Raphoe (Irlande): Léon XIV promeut un évêque irlandais pro- …

-Nomination d’Andrés Gabriel Ferrada Moreira à San Bartolomé de Chillán (Chili): Léon XIV nomme un disciple de l’homosexuel …

-Nomination de Jean-Pierre Tanoh Tiémélé à Abengourou (Côte d’Ivoire): Léon XIV nomme un évêque africain – en lien avec …

-Nomination de Nicholas Hudson à Plymouth (Angleterre): Le pape Léon XIV nomme un évêque anglais qui a …

-Nomination de Mark O’Connell à Albany, New-York (USA): Léon XIV nomme l’évêque d’Albany et se réjouit …

-Confirmation de Victor Fernández à Rome: Will Pope Leo retain Tucho as Prefect of the …
-Promotion de Bernard Longley, Birmingham (Angleterre): Léon XIV encourage le parrainage des …
-Nomination de James Checchio à La Nouvelle-Orléans, Louisiane (USA): Léon XIV nomme l’évêque James Checchio. Contexte …

-Recrutement d’Art Smith comme chef restaurateur au sein du domaine pontifical de Castel Gandolfo: Léon XIV choisit un chef homosexuel pour Castel …

-Nomination de Cristina Perrella comme présidente de l’Académie pontificale des beaux-arts à Rome: Une pornocrate pro-LGBT nommée à la tête de …

-Confirmation d’Urban Federer à Einsiedeln (Suisse): Léon XIV confirme l’abbé suisse : « L’Église peut …

-Félicitations à Raúl Vera López: Recientemente, con ocasión del 50.º aniversario …

-Confirmation de Carlo Castillo à Lima (Pérou): Léon XIV confirme le cardinal qui est « bien pire …
-Nomination de Michael Pham à San Diego, Californie (USA): Un évêque nommé par Léon XIV « autorise » un …

-Nomination de Michel Guillaud à Constantine-Hippone (Algérie): Le pape Léon XIV nomme un évêque pro « Fiducia- …

-Nomination de Thomas Hennen à Baker, Oregon (USA): Léon XIV nomme un évêque américain  » transgenre …

-Promotion de Hector García Osorio à Santa Rosa de Copán (Honduras) : Léon XIV promeut un évêque ayant un lien …

-Promotion de Daniel Garcia à Austin, Texas (USA): Léon XIV promeut un évêque anticatholique : Son …

-Nomination de Beat Grögli à Saint Gall (Suisse): Un évêque de Léon XIV : En faveur des …

-Promotion de Statué Huerto à Malaga (Espagne): Léon XIV promeut un évêque pro-homosexuel -…
-Nomination de Shane McKinlay à Brisbane (Australie): Léon XIV nomme un archevêque favorable à …

-Nominations troublantes: Mgr Schneider : Les nominations de certains …

-Nomination d’un pro-inverti, Pourquoi: Monseigneur Strickland : Pourquoi Léon XIV a-t- …
-Nomination de Johannes Freitag à Graz (Autriche): Le nouvel évêque autrichien a un secrétaire …


FAITS NOTOIRES PAR LESQUELS PRÉVOST-LÉON 14 ENCOURAGE L’HOMOSEXUALITÉ:
-Prévost-Léon14 invite des militants homosexuels: Des militants homosexuels invités à la rencontre…

-Prévost-Léon14 poursuit la voie tracée par François envers les homosexuels: Fr. Bryan Massingale SJ, openly homosexual and …

-Prévost-Léon14 est passionné par la chanteuse immorale: Léon XIV est un « fan » de la chanteuse pro- …

-Prévost-Léon14 invite les invertis à déjeuner: Léon XIV a déjeuné avec 48 travestis et reçoit …
-Prévost-Léon14 reçoit avec enthousiasme les duos d’invertis: Léon XIV a reçu avec « chaleur » un couple …

-Prévost-Léon14 fait la promotion d’un homosexuel: Léon XIV fait à nouveau l’éloge d’un prêtre …
-Prévost-Léon14 contre la Sainte Ecriture: Léon XIV estime qu’un changement de cap sur les …
Prévost-Léon14 veut des pseudo-bénédictions d’invertis

« aucune modification ou annulation » de fiducia supplicans: Cardinal Fernández : Léon XIV veut des …

-Prévost-Léon14 soutient les « bénédictions » d’invertis: Les « bénédictions » homosexuelles allemandes sont …

-Prévost-Léon14 approuve la gay pride au Vatican: « pèlerinage » des invertis non repentants et fiers de l’être: Léon XIV a encouragé l’évêque à célébrer …

-Prévost-Léon14 encourage le « jésuite » James Martin à poursuivre son « ministère » pro-homosexuel: James Martin : « Léon XIV m’a encouragé à …

-Prévost-Léon14 accueille la « religieuse » Caram activiste en faveur des invertis: Le pape Léon XIV a reçu la célèbre sœur pro- …

-Bénédictions des duos d’invertis: Léon XIV maintient Fiducia Suplicans et les …

-Le réseau inverti du Vatican: Le réseau homosexuel du Vatican : Protégé par la …
-Encouragement de la perversité: « Bénir les homosexuels : L’évêque Strickland …
-L’anti-évangile sodomite « Fiducia supplicans », c’est la feuille de route de Prévost: Même scénario, nouveaux acteurs

-Pro-invertis, condition du recrutement par Prévost: Cette Mozetta a intérêt à être disponible en XXL
-Vêtement pour la 1ère messe (toujours invalide) de Prévost-Léon14: Léon XIV a demandé à un homosexuel de fournir …

-Références à ses amis l’invertis Joseph Bernardin et au pro-inverti Blase Cupich: Léon XIV : « On ne peut pas être contre Léon XIV : « On ne peut pas être contre …

Christe Eleison

D’étranges nominations

Saint Firmin

Premier évêque d’Amiens où il a subi le martyre. Le sénateur Firmus conduisait son fils, le futur saint Firmin, au temple de Jupiter à Pampelune en Espagne quand il rencontra le prêtre chrétien Honestus qui lui parla de Jésus et lui fit rencontrer une semaine plus tard son maître, saint Saturnin, l’un des soixante-dix disciples de Jésus. Saturnin, à Pampelune, convertit quarante mille personnes en quelques jours dont le jeune Firmin qui, avec l’âge, devint un fidèle prédicateur du Christ. Firmin à vingt-sept ans reçut le sacre épiscopal, évangélisa l’Aquitaine, l’Auvergne, le Beauvaisis et s’en fut à Amiens. C’est là qu’il fut arrêté et discrètement assassiné par le gouverneur païen qui craignait les trop nombreux chrétiens de la région.

Reliquaire de Saint Firmin – Église de San Lorenzo de Pampelune

Saint Firmin priez pour nous

Saint Firmin

Les origines

Liste des premières villes évangélisées AU PREMIER SIECLE :

Nous pourrions invoquer ici l’autorité des écrivains et des docteurs du moyen-âge. Ils sont presque unanimes à attester l’évangélisation des Gaules au premier siècle. Paschase Radbert, Hincmar, Flodoard, Abdon, Yves de Chartres, Pierre le Vénérable, Albert le Grand, Vincent de Beauvais, saint Bonaventure, saint Thomas d’Aquin, reconnaissent que les Gaules ont reçu la Foi chrétienne au premier et au second siècles. Les martyrologes de saint Adon et d’Usuard, qui sont considérés comme authentiques par les critiques les plus compétents, constatent les origines apostoliques des Eglises d’Arles, Vienne, Périgueux, Saintes, Trèves, Narbonne et autres.
Toutes les liturgies qui se sont succédé jusqu’au milieu du XVII° siècle sont unanimes dans leur croyance à l’évangélisation des Gaules aux temps apostoliques. Jusqu’alors, quarante Églises de France se sont glorifiées d’avoir été évangélisées par les disciples de Notre-Seigneur ou par ceux des Apôtres. Voici leurs noms et ceux de leurs missionnaires :
Arles (S. Trophime),
Aix (S. Maximin),
Apt (S. Auspice),
Bayeux (S. Exupère),
Beauvais (S. Lucien),
Béziers (S. Apbrodise),
Bourges (S. Ursin),
Châlons-sur-Marne (S. Memmie),
Chartres (S. Aventin),
Clermont-Ferrand (S. Austremoine),
Évreux (S. Taurin),
Le Mans. (S Julien),
la Limagne (S. Nectaire),
Limoges (S. Martial),
Lodève (S. Flour),
Marseille (S. Lazare),
Meaux (S. Sanctin),
Metz (S. Clément),
Nantes (S. Clair),
Narbonne (S. Paul Serge),
Orange (S. Eutrope),
Paris (S. Denis),
Périgueux (S. Front),
Reims et Soissons (S. Sixte et S. Sinice),
Rouen (S. Nicaise),
Saintes (S. Eutrope),
Séez (S. Latuin),
Senlis (S. Rieul),
Sens (S. Savinien),
Toul (S. Mansuet),
Toulouse (S. Saturnin),
Tours (S. Gatien),
Trèves (S. Valère),
le Velay (S. Georges),
Verdun (S. Sanctin),
Vienne (S. Crescent).
Tandis que les réformateurs des bréviaires français, souvent suspects de jansénisme, se laissèrent gagner par les innovations de Launoy, le bréviaire romain resta fidèle aux anciennes traditions. Quand la liturgie universelle fut introduite en France, chaque diocèse soumit son Propre des saints à l’approbation du Saint-Siège, et la Congrégation des Rites, après mûr examen, sanctionna beaucoup de Propres et de légendes qui font remonter au premier siècle l’origine de nos Églises : ainsi les Propres des diocèses de Limoges, Aix, Sens, Chartres, Auch, Beauvais, Le Puy, Bayeux, Autun, Tulle, et autres (1).

1. – Voir le chanoine Corblet, Origines de la Foi chrétienne dans les Gaules, dans Hagiographie du diocèse d’Amiens, t. II.

Les origines

Nature et grâce

Bref exposé :

La vraie dignité de l’homme

Capax Dei : Expression latine signifiant « capable de Dieu », originellement rattachée à saint Augustin. Elle désigne le fait que l’être humain, créé à l’image de Dieu, possède une ouverture intérieure — dans son intelligence et sa volonté — qui le rend apte à recevoir la grâce et à participer à la vie divine.

Puissance obédientielle (potentia obedientialis) : Notion développée par la scolastique (notamment saint Thomas d’Aquin). Il s’agit d’une capacité passive par laquelle toute créature est disposée à obéir à Dieu et à recevoir en elle tout ce que Dieu voudra opérer.

Une réceptivité fondamentale : La puissance obédientielle n’est pas un droit ou une force active que l’homme posséderait par lui-même pour s’élever à Dieu. C’est une simple non-répugnance, une disposition passive qui fait que la nature humaine peut être saisie et transformée par le don gratuit de Dieu.

La gratuité de la grâce : L’homme est capax Dei (capable de Dieu) précisément en vertu de cette puissance obédientielle. Cependant, cette capacité ne contraint pas Dieu : la vision de Dieu et la communion divine restent des actes d’une pure gratuité, inaccessibles aux seules forces de la nature humaine sans l’intervention de la grâce

Surnaturel et nature : La grâce sanctifiante n’était pas exigée par la nature humaine, mais elle y était organiquement et harmonieusement conjointe, constituant un don de sainteté totale.

La doctrine de saint Thomas d’Aquin sur les rapports entre la nature et la grâce repose sur un principe théologique fondamental et célèbre : Gratia non tollit naturam, sed perficit. La grâce ne détruit pas la nature, mais elle la perfectionne.

Pour Thomas d’Aquin, il n’y a pas d’opposition radicale entre le monde créé (la nature) et le don divin gratuit (la grâce), mais une continuité harmonieuse et une élévation.

Les 4 piliers de la relation Nature-Grâce selon saint Thomas

L’autonomie de la nature : La nature humaine possède sa propre cohérence, ses propres capacités de raisonnement et ses vertus morales (dites naturelles ou cardinales). Elle est fondamentalement bonne, bien que blessée par le péché originel.

L’insuffisance de la nature seule : Bien que la nature soit bonne, elle est incapable d’atteindre par ses propres forces sa fin ultime. L’être humain est créé pour voir Dieu (la vision béatifique), ce qui dépasse totalement les capacités d’une nature purement humaine.

La grâce comme élévation : La grâce ne vient pas remplacer ou anéantir ce qui est humain. Elle pénètre la nature, la guérit de ses blessures et la surélève pour la rendre capable d’actes divins (par les vertus théologales : foi, espérance et charité).

Le désir naturel du surnaturel : Saint Thomas évoque un « désir naturel de voir Dieu ». La nature humaine est ainsi faite qu’elle possède une ouverture, une réceptivité passive (l’obédience) pour recevoir le don de la grâce (capax Dei)

Contra Gentiles, lib. 3 cap. 57 n. 4 Item. Supra probatum est quod omnis intellectus naturaliter desiderat divinae substantiae visionem. Naturale autem desiderium non potest esse inane. Quilibet igitur intellectus creatus potest pervenire ad divinae substantiae visionem, non impediente inferioritate naturae.

Comparaison des deux ordres

CaractéristiqueL’Ordre de la NatureL’Ordre de la Grâce
SourceDieu en tant que CréateurDieu en tant que Rédempteur
Moyen d’actionLa raison humaine et la volontéLa foi, l’espérance, la charité et les dons infusés par l’Esprit Saint
But / FinLe bonheur temporel et terrestreLa vie éternelle et la vision de Dieu
StatutCe qui est dû à la condition humaineDon totalement gratuit et surnaturel




Super Sent., lib. 4 d. 49 q. 2 a. 6 co. Respondeo dicendum, quod ad hoc quod intellectus Deum per essentiam videat, oportet quod essentia divina uniatur intellectui nostro quodammodo ut forma intelligibilis. Forma autem non conjungitur perfectibili nisi quando perfectibile habet dispositiones quibus efficitur susceptivum talis formae; sicut corpus non unitur animae nisi quando in corpore sunt dispositiones convenientes ad animam suscipiendam. Unde oportet ad hoc quod intellectus uniatur essentiae divinae modo praedicto, quod sit in eo aliquid per modum dispositionis , praeparans ipsum ad unionem praedictam; et hoc est lumen quo intellectus perficitur ad videndum Deum per essentiam divinam . Haec autem dispositio non potest esse naturalis alicui creato intellectui; ultima enim dispositio ad formam secundum eamdem rationem recipitur in perfectibili et forma ipsa; ita quod si unum est naturale, et aliud; quia perfectibile per ultimam dispositionem ad formam contingit ipsam formam. Forma autem quae est divina essentia, omnem facultatem et capacitatem naturalem excedit. Potentia enim et proprius ejus actus semper accipiuntur in eodem genere ; unde potentia et actus dividunt quodlibet genus entis, ut patet in 3 Physic.; et ideo facultas sive potentia creaturae non se extendit nisi ad sui generis formam: et sic essentia divina, quae est extra omne genus, excedit naturalem facultatem cujuslibet intellectus creati; et ideo dispositio ultima quae est ad unionem intellectus cum tali essentia, excedit omnem facultatem naturae; unde non potest esse naturalis, sed supra naturam
; et ista dispositio est lumen gloriae, de quo dicitur ibi, Ps. 35, 10: in lumine tuo videbimus lumen. Secundum autem naturalem facultatem potest intellectus creatus pervenire ad cognitionem Dei per formas creatas ei inditas vel acquisitas; sed haec cognitio non est visio ejus per essentiam, sicut ex dictis patet, nec per eam scitur quid est, sed solum quia est, et quid non est.


Iª-IIae q. 113 a. 9 ad 2 Ad secundum dicendum quod bonum universi est maius quam bonum particulare unius, si accipiatur utrumque in eodem genere. Sed bonum gratiae unius maius est quam bonum naturae totius universi.

Seul le Verbe incarné, vrai Dieu, et vrai homme, est le Médiateur entre les deux ordres. Seul, par son sacrifice, il nous réconcilie avec Dieu, et nous donne la vie éternelle.

Car Dieu a tellement aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique ; afin que tout homme qui croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. Jn 3, 16

Il est avant tous, et toutes choses subsistent en lui.Il est le chef et la tête du corps de l’Église. Il est comme les prémices, et le premier-né d’entre les morts, afin qu’il soit le premier en tout :parce qu’il a plu au Père que toute plénitude résidât en lui ; et de réconcilier toutes choses avec soi par lui, ayant pacifié, par le sang qu’il a répandu sur la croix, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans le ciel. Col 1, 17-20

Je suis la voie, la vérité et la vie : personne ne vient au Père que par moi. Jn 14, 6

La nouvelle religion reste dans l’ordre naturel et omet le seul Médiateur, la seule Voie qui conduit au salut; elle veut faire l’unité sans la Vérité pour la perte du plus grand nombre.

Nature et grâce

Une enquête biaisée

Réforme de la semaine sainte IV

Manipulation et suppression des données défavorables

L’essence du problème avec la réforme de la Veillée Pascale réside dans le fait qu’elle était basée sur une série de fantasmes, le premier étant l’inutilité supposée d’allumer le feu et la bougie pascales parce que le soleil brille. Malheureusement, ce n’était pas une plaisanterie : les rédacteurs de Maxima Redemptionis étaient très sérieux en stipulant que la Veillée devait se tenir dans l’obscurité, sous peine de perdre sa « clarté intrinsèque » et même son pouvoir sanctifiant.

Cette idée est née du Mouvement Liturgique. Nous analyserons la position du liturgiste anticonformiste Père Pius Parsch à ce sujet. Rappelons que, depuis 1936, il célébrait la Veillée Pascale à minuit, contre la pratique universelle du rite romain, et se réjouissait grandement que Pie XII ait officiellement avalisé sa dissidence :

« C’est une restauration qui est due en partie à nos efforts… Un des grands objectifs du Mouvement Liturgique est de rendre au monde catholique la célébration de la Veillée Pascale… L’esprit et la mentalité anti-liturgique des derniers siècles nous ont privés de la plus sainte des nuits ; l’esprit liturgique de nos jours corrigera cette erreur ».([1])

Dom Pius Parsch (1884-1954) : pionnier du Mouvement liturgiqueet des changements dans la Veillée Pascale

Il aurait difficilement pu y avoir une description plus claire de deux positions qui se développaient parallèlement dans l’Église : d’une part, la liturgie bimillénaire de l’Église catholique inspirée par l’Esprit Saint, et d’autre part, un univers parallèle en rapide expansion, d’origine très récente, peuplé par les membres du Mouvement liturgique en opposition déclarée.

La mise en œuvre agressive des réformes

Il est évident qu’en 1955, le Mouvement Liturgique avait outrepassé ses limites en essayant d’éclipser l’Esprit Saint et, à cause de son arrogance, était devenu une idéologie coercitive. Il ne faudrait pas longtemps avant que les efforts soient intensifiés contre les évêques qui tentaient de maintenir la ligne traditionnelle : ils sentiraient la « poigne de fer » de Monseigneur Montini dépouillée du gant de velours de Pie XII.

Maxima Redemptionis se solde ainsi par une reddition forcée et une victoire pour Bugnini et sa Commission liturgique. L’injustice réside dans le fait qu’il existait une Commission avec une conception extrêmement radicale et idéologique de son rôle dans l’Église, qui faisait pression sur Pie XII pour qu’il prenne des décisions préjudiciables aux intérêts et aux valeurs de la Tradition Catholique.

En effet, toute l’affaire de la célébration nocturne de la Veillée Pascale peut désormais être considérée comme un grand écran de fumée imposé aux évêques du monde par Pie XII à l’instigation des réformateurs, qui avaient d’autres plans plus révolutionnaires.

Prétextes créatifs pour le changement

Les autres justifications de la réforme de la Veillée Pascale n’étaient pas beaucoup plus crédibles et méritaient le même scepticisme. Maxima Redemptionis a affirmé que la fréquentation de tous les rites de la Semaine sainte avait diminué depuis le Moyen Âge, « d’autant plus que leur célébration avait été retardée jusqu’aux heures du matin, lorsque, en semaine, des cours et des cours étaient dispensés, des affaires étaient réalisées et toutes sortes d’activités publiques étaient menées ».

Il ajoutait : « En effet, l’expérience commune et quasi universelle montre que ces services liturgiques du saint Triduum sont souvent officiés par le clergé avec l’église pratiquement vide ».

Ces affirmations étaient extrêmement trompeuses et ne résistaient pas à une analyse rigoureuse. Nous les traiterons une par une. Ils étaient basés sur des rapports envoyés au Saint-Siège par des évêques et des chefs religieux du monde entier en réponse à une enquête internationale, dont l’objectif était de recueillir des opinions sur les réformes expérimentales de la Veillée Pascale de 1951.

Paul VI dans un autel spécial concélébrant en mai 1969

Biais de sélection dans l’interprétation des résultats

La première étape pour répondre à l’enquête est de comprendre comment le processus a été manipulé. Selon Maxima Redemptionis, l’enthousiasme s’est reflété au niveau mondial : « Cette expérience a connu un succès retentissant partout, comme de nombreux évêques l’ont rapporté au Saint-Siège ».

Mais à ce moment-là, le Mouvement Liturgique avait réussi à étendre son influence dans la plus grande partie du monde catholique, de sorte que dans presque tous les pays il y avait des évêques qui accueillaient favorablement une rupture avec la Tradition. C’était très différent d’avoir un consensus mondial. En ignorant cette distinction, ceux qui ont écrit Maxima Redemptionis ont surinterprété les données, considérant la variation aléatoire comme représentative de l’opinion générale parmi les évêques.

Changements progressifs à l’église Saint-Pierre dans le Maryland : d’une table devant l’autel en 1970 (en haut) à la réforme radicale de 2001 (en bas)

Les évêques partisans de la réforme auraient « généreusement loué le rite restauré, parlé des fruits spirituels qui en découlent et demandé que l’autorisation de le célébrer soit prolongée ». Bien sûr, ils le feraient, considérant qu’ils avaient fait pression sur Pie XII précisément pour qu’il mette en œuvre ces réformes. Nous pouvons déduire que le résultat attendu de l’enquête était une certitude pour les réformateurs qui comptaient sur l’influence du souverain pontife.

Si cette prophétie auto-accomplie doit être confirmée, les archives du diocèse de Brentwood au Royaume-Uni en 1951 enregistrent les réponses des prêtres qui ont choisi de célébrer la nouvelle Veillée. Tout le monde était en faveur du changement et certains se sont montrés très enthousiastes dans leurs éloges. Mais le fait qu’ils aient volontairement franchi cette étape suggère qu’ils avaient des tendances progressistes dès le début et étaient prédisposés à la nouvelle Veillée. Leurs commentaires révèlent qu’ils avaient leurs propres passions : ils étaient déjà engagés dans les rites simplifiés en langue vernaculaire et face au peuple (voir ici).

Ainsi, le sondage international a donné aux excentriques liturgiques, dissidents et radicaux du monde entier la possibilité de profiter de leur passe-temps préféré avec la permission du Saint-Siège. Mais plus immoral encore fut l’usage cynique des fidèles sans méfiance : ce furent les cobayes pour les changements radicaux de la Semaine Sainte qui leur seraient imposés quelques années plus tard.

Mais qu’en est-il des évêques qui ont envoyé des rapports négatifs ou qui ont protesté avec véhémence ? Ou avec ceux qui ont refusé de commenter ? Leur nombre n’a pas été indiqué, dont nous savons qu’il aurait dû être considérable selon les preuves disponibles.

Dans certains pays, la Veillée expérimentale n’a pas été adoptée par la majorité, par exemple aux États-Unis, où elle a clairement été l’exception. Cependant, les évêques traditionalistes n’ont reçu aucune reconnaissance ni considération : leurs points de vue ont été banalisés et rejetés d’un geste de la main et ils n’ont certainement pas été autorisés à avoir un impact sur Maxima Redemptionis. Ils étaient devenus l’équivalent des « non-personnes » d’Orwell, reconnus coupables du « crime de pensée » de s’opposer au projet Bugnini.

En ce qui concerne Maxima Redemptionis, c’était comme s’ils n’existaient pas. Et depuis lors, on leur a refusé une voix dans l’Église, en utilisant leur marginalisation pour créer un faux consensus.

Pie XII se rangea du côté de Bugnini contre les évêques traditionalistes

Pie XII a ordonné que la même Commission des liturgistes qui avait préparé le rite de la Veillée de 1951 analyse les rapports. Comme il n’y a pas eu d’examen indépendant de son travail, le résultat était prédéterminé en faveur des membres de la Commission, qui ont accompli leur tâche de la manière vraisemblablement biaisée que nous avons vue précédemment.

Bugnini a déclaré que le nouveau rite était un succès instantané et a décrit sa réception comme « une explosion de joie dans toute l’Église ».

Le principe général de l’enquête semblait être que la conclusion était primordiale et que les données étaient sélectionnées à la convenance pour appuyer et « expliquer » le résultat souhaité, c’est-à-dire que les évêques du monde étaient en faveur de la Veillée Pascale renouvelée. Ce processus, plus connu sous le nom de « manipulation » ou de déformation des faits pour les conformer à un préjugé, soulève les plus sérieux doutes quant à l’intégrité du travail de la Commission.

Dès la nomination de Bugnini à la tête de la Commission, si ce n’est avant, il était évident que rien ni personne, pas même le pape, ne devait se mettre en travers des réformes prévues. C’est pourquoi Bugnini s’est appuyé sur le biais, la manipulation officielle des statistiques et la suppression de faits gênants.

DR CAROL BYRNE : LA RÉFORME LITURGIQUE

Source Radio Christiandad

Une enquête biaisée

La voie large inclusive et polyédrique

SPES CONTRE SPEM

Et non est alio aliquo salus. Nec enim aliud nomen est sub caelo datum hominibus, in quo oporteat nos salvos fieri

[Et en aucun autre il n’y a de salut ; car il n’y a pas d’autre nom sous le ciel, donné aux hommes, dans lequel nous devons être sauvés] (He 4, 12)

Habere non potest Deum patrem qui Ecclesiam non habet matrem

[Il ne peut pas avoir Dieu pour Père qui n’a pas l’Église pour Mère] (S. Cyprien, L’unité de l’Église catholique, 6)

Prémisse : une citation qui accuse

La Note Un chemin d’espoir, écrite pour le soixantième anniversaire de Nostra Aetate, porte la signature des cardinaux Fernandez, Koch et Koovakad. Léon XIV l’approuve et ordonne sa publication. Elle est datée du 16 septembre, mémoire des saints Cornelius et Cyprien.

Je ne sais pas si les rédacteurs ont remarqué l’ironie : Saint Cyprien est le Père qui a donné à l’Église la formule salus extra Ecclesiam non est [Hors de l’Église il n’y a pas de salut]. Il a enseigné qu’il ne peut pas avoir Dieu comme Père qui n’a pas l’Église comme Mère. Sous sa protection est publié un document qui, tout au long de soixante paragraphes, prend soin de ne pas répéter cette vérité ; en fait, de bien des manières, il la contredit et la nie. Et il s’agit du Dicastère qui fut le Saint-Office. L’organisme institué pour sauvegarder la foi catholique signe maintenant sa liquidation.

J’ajoute que la Note est rendue publique quatre jours après la fête du Très Saint Nom de Marie. Le bienheureux Innocent XI l’étendit à l’Église universelle en reconnaissance de la libération de Vienne en 1683 qui était aux mains des Ottomans. C’est précisément à cette époque que le Saint-Siège nous explique que le véritable danger pour le christianisme s’appelle islamisme.

Examinons donc le document, non pas par ce qu’il dit vouloir être, mais par ce qu’il « enseigne ».

I. Une rupture avouée

La Note est présentée comme témoignant d’une « continuité enrichie ». Mais il suffit de la lire pour se rendre compte qu’elle dément elle-même cette affirmation, et plus d’une fois.

Déjà au début (n°1) il affirme que Nostra Aetate a signifié un changement profond dans la façon dont l’Église comprend sa relation avec les autres religions. La conclusion (n° 57) se félicite du fait que cette déclaration conciliaire a radicalement transformé le visage des relations interreligieuses. L’Église, lit-on, est passée d’une attitude souvent réservée ou distante à un chemin courageux de dialogue sincère, de rencontre respectueuse et de coopération fraternelle. Dans le numéro 51, il va jusqu’à dire que le dialogue transforme les personnes, les communautés et parfois même les structures ecclésiales.

Or, l’Église ne peut pas « comprendre autrement » sa propre relation avec l’erreur, car cette relation est fixée par la Révélation divine. Le Concile Vatican I l’a enseigné avec des mots qui ne peuvent être actualisés. La signification des dogmes sacrés une fois déclarés par l’Église doit être maintenue pour toujours : nec umquam ab eo sensu, altioris intelligentiæ specie et nomine, recedendum ; nous ne devons jamais nous écarter de cette signification [des dogmes] sous prétexte ou l’apparence d’une meilleure compréhension (Dei Filius, cap. 4). Et dans le serment antimoderniste de saint Pie X tout clerc, jusqu’en 1967, jura : pro sus rejicio hæreticum commentum evolutionis dogmatum, ab uno in alium sensum transeuntium diversum ab eo, quem prius habebat Ecclesia ; a absolument rejeté la fiction hérétique de l’évolution des dogmes, qui ils passeraient d’un sens à un autre que celui que l’Église professait auparavant.

Un document célébrant la « transformation radicale » d’un enseignement ne décrit pas un développement homogène. Décrit une mutation. Et ceux de ces dicastères qui corrompent la foi, que Léon consent et promeut, trahissent et abusent de l’autorité qu’ils possèdent.

II. Indifférentiisme chez les religieux

Le cœur doctrinal de la Note est une thèse que l’Église a toujours condamnée : les fausses religions seraient, dans une certaine mesure, des voies d’accès à Dieu.

Il est répété (n. 1) que l’Église ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans les autres religions. Il fait sienne (n. 33) la catéchèse de Léon du 29 octobre 2025, pour laquelle toute recherche religieuse sincère devrait discerner un reflet du seul Mystère divin qui englobe toute la création. On affirme (n. 59) que l’Esprit Saint agit à l’intérieur des différentes religions des peuples et y allume la flamme de la sagesse. Et enfin (n. 51), le dialogue interreligieux est défini comme « un domaine théologique, où l’Esprit Saint veut se faire sentir ».

Jamais un catholique n’a nié qu’il y ait des fragments de vérité naturelle éparpillés dans les erreurs des païens. Le diable lui-même, pour tromper, mélange le vrai et le faux. Mais c’est une chose de reconnaître un fragment de vérité dans un système erroné, et c’en est une autre d’attribuer à ce système, en tant que tel, une valeur de salut, une présence de l’Esprit Saint, une fonction de « domaine théologique » Cette deuxième étape est précisément ce que le Magistère éternel a condamné.

Le Bienheureux Pie IX, dans le Syllabus, a condamné les propositions suivantes :

–Homines in cujusvis religionis cultu viam æternæ salutis reperire æternamque salutem assequi possunt. Les hommes peuvent trouver le chemin vers le salut éternel et l’atteindre dans le culte de toute religion (prop. 16).

– Saltem bene sperandum est de æterna illorum omnium salute, qui in vera Christi Ecclesia nequaquam versantur. Il faut au moins avoir une bonne espérance dans le salut éternel de tous ceux qui ne participent pas du tout à la véritable Église du Christ (prop. 17).

Pie XI, dans Mortalium Animos (1928), décrit avec précision prophétique les congrès interreligieux à venir. Il a condamné le principe de ces derniers : la fausse opinion de ceux qui considèrent toutes les religions comme moins bonnes à louer, plus ou moins bonnes et dignes de louanges. Et il a averti que ceux qui adhèrent à cette opinion s’éloignent totalement de la religion révélée par Dieu.

Saint Pie X, dans Pascendi, a démasqué la racine théologique de cette erreur : l’immanentisme moderniste. Si la religion naît de l’expérience du divin dans le sentiment de l’homme, toute religion, même celle des païens, devrait être considérée comme vraie. La Note ne fait qu’appliquer ce principe lorsqu’elle parle de « recherche religieuse sincère » et de « dialogue de l’expérience religieuse » (n. 39).

Le Saint-Esprit est Spiritus veritatis (Jn 16, 13), et il ne peut habiter là où la Divinité du Fils qui l’a envoyé est niée. Le psalmiste ne connaissait pas les nuances du dialogue : Quoniam omnes dii gentium dæmonia, car les dieux des païens sont des démons (Ps 95, 5). L’Apôtre ne les connaissait pas non plus : quæ immolant gentes, dæmoniis immolant, et non Deo, ce que les païens sacrifient, ils le sacrifient aux démons et non à Dieu (1Cor 10, 20).

III. Ancienne Alliance et Synagogue

La partie la plus grave du document concerne le judaïsme. Je veux être clair dès maintenant, parce que la mauvaise foi des néo-modernistes est prête à tergiverser. La haine des Juifs est un péché, et l’Église l’a toujours condamné ; la charité envers eux est un devoir. Mais la plus grande charité qui peut être utilisée pour eux est celle que l’Église a toujours pratiquée : prier pour sa conversion à Notre Seigneur Jésus-Christ, son Messie. C’est précisément cette charité que la Note supprime.

1. L’origine naturaliste du christianisme

Au n° 10, la Note expose une reconstruction qu’aucun Père de l’Église ne reconnaîtrait jamais. Le christianisme primitif serait né du « mouvement initié par Jésus ». Les premiers chrétiens auraient adopté des principes du judaïsme de l’époque, les adaptant à la nouvelle situation postpascale. Le judaïsme rabbinique et le christianisme apparaîtraient ainsi comme deux branches parallèles de la même racine.

C’est l’histoire des religions du rationalisme du XIXe siècle, pas la foi catholique. L’Église du Christ n’est pas une « adaptation » du judaïsme, mais c’est le véritable Israël, Israël Dei (Ga 6, 16), dans lequel les promesses sont tenues. Le judaïsme rabbinique, né après la destruction du Temple, n’est pas un frère jumeau de l’Église : il est la continuation de cette partie d’Israël qui n’a pas reconnu le temps de sa visite (Lc 19, 44).

Qu’un document de l’ancien Saint-Office fasse appel à l’autorité du théologien calviniste Karl Barth (no5), pour illustrer l’Incarnation comme « le Verbe [qui] s’est fait chair juive », dit tout sur son inspiration…

2. L’alliance « irrévocable » et la religiosité actuelle des Juifs

Au n° 13, la Note affirme que l’alliance avec le peuple juif est irrévocable et a une signification théologique. Il ajoute que la religiosité des Juifs d’aujourd’hui, pas seulement celle liée au Premier Testament, serait pertinente pour les chrétiens. Il va jusqu’à la présenter comme l’effet de la Parole révélée, une valeur actuelle et dynamique capable de nous enrichir. La Note se garde de nier les « deux voies du salut ». Mais c’est une négation de façade, parce que tout de suite après elle attribue une valeur salvifique et théologique précisément à ce qu’elle vient de dire de ne pas considérer comme un chemin parallèle. Tout le Magistère pérenne de l’Église s’oppose à cette doctrine.

L’apôtre saint Paul enseigne : En disant autem novum, veteravit prius. Quod autem antiquatur et senescit, prope interitum est ; en disant «nouvelle alliance», Dieu a déclaré que la première est ancienne ; et ce qui devient ancien et vieillit est sur le point de disparaître (He 8, 13).

Le Concile de Florence, dans la bulle Cantate Domino (1442), définit que les prescriptions légales de l’Ancien Testament cessent avec la venue du Christ. Après la promulgation de l’Évangile, ils ne peuvent être observés sans perdre le salut éternel. Et le Concile lui-même proclame qu’aucun de ceux qui existent en dehors de l’Église catholique – pas seulement les païens, mais aussi les juifs ou les hérétiques et les schismatiques – ne peut devenir participant à la vie éternelle Firmiter credit, profitetur et prædicat, nullos extra catholicam Ecclesiam existants, non solum paganos, sed nec Judæos aut hæreticos atque schismaticos, æternæ vitæ fieri posse participes.

Saint Thomas (S. Th. I-II, q. 103, a. 4) enseigne, avec les Pères, que les cérémonies de l’Ancienne Loi, après la Passion, sont morts et après la diffusion de l’Évangile sont mortifères.

Pie XII, dans Mystici Corporis (1943), enseigne qu’avec la mort du Rédempteur l’Ancienne Loi est abrogée et le Nouveau Testament a pris le contrôle.

L’Église catholique, depuis dix-neuf siècles, a prié le Vendredi Saint[1] pour que Dieu enlève le voile des cœurs du peuple juif, selon les mots de saint Paul : voilure positum est super cor eorum. Cum autem conversus fuerit ad Dominum, auferetur velamen ; jusqu’à aujourd’hui, quand on lit Moïse, un voile s’étend sur leurs cœurs ; mais quand on se convertit au Seigneur, le voile est retiré (2 Co 3, 15-16). La Note ne considère pas ce voile comme un obstacle à enlever, mais comme une richesse dont apprendre.

3. Un rendez-vous amputé

Il y a aussi un détail qui révèle la méthode. Au n° 14, la Note invoque le décret du Saint-Office du 25 mars 1928 (AAS 20 [1928], 103-104) comme précédent pour sa lutte contre l’antisémitisme. Ce décret, en effet, condamne la haine contre le peuple que Dieu a choisi une fois. Mais la Note réduit son objectif principal au silence. Le décret a supprimé l’association Amici Israël, dont les membres demandaient, entre autres, de modifier la liturgie du Vendredi Saint. Le Saint-Office a considéré que ses idées étaient contraires au sentiment de l’Église, à la doctrine des Pères et à la sainte Liturgie.

En conséquence, les fonctionnaires des Dicastères romains citent à leur appui un document qui condamne exactement ce qu’ils promeuvent aujourd’hui. Ce n’est pas un oubli : c’est la marque d’une opération trompeuse qui se nourrit de rendez-vous amputés et d’omissions calculées.

4. Le judaïsme rabbinique n’est pas la religion de l’Ancien Testament

Voici l’équivoque sur laquelle repose tout l’édifice de la Note — et de Nostra Aetate — qui parle du judaïsme comme si c’était la religion d’Abraham, de Moïse et des Prophètes, qui est arrivée intacte à nous par un autre chemin. Mais ce n’est pas le cas, et le Magistère l’a toujours su. La religion instituée par Dieu dans le Sinaï a été complètement ordonnée au Temple, au sacerdoce lévitique et au sacrifice rituel : quand le voile du Temple a été déchiré et le sacrifice de la Croix a complété et aboli les figures, cette économie a pris fin ; et la destruction du Temple en l’an 70, qu’aucun Juif observant n’a pu réparer, en a été la sanction visible. Ce qui est apparu par la suite – le judaïsme rabbinique et talmudique, codifié dans la Mišnah et dans le Talmud entre les IIe et VIe siècles et dans ses écoles postérieures – n’est pas la continuation de la religion mosaïque : c’est une construction post-chrétienne, élaborée en grande partie en opposition à l’Église et à la reconnaissance de Jésus comme le Messie venu en chair. Ce n’est pas la branche ancienne : c’est une branche nouvelle, née après le Calvaire et contre le Calvaire, née du Sanhédrin qui a condamné Notre Seigneur Jésus-Christ.

Ainsi, la formule des «frères aînés» (n. 20) et celle des «pères dans la foi» (n. 12) ne sont pas des expressions malheureuses : ce sont des erreurs théologiques. Loin d’être frères aînés ! Nos pères dans la foi sont les Patriarches et les Prophètes, qui ont attendu le Christ et que le Christ a libéré, étant descendu aux enfers. Marie la Très Sainte, les Apôtres, les premiers martyrs étaient juifs, et l’Ecclesia ex circumcisione est notre mère. Mais le rabbinisme postérieur n’est pas notre père en rien : il est né après nous et dans la polémique contre nous. Saint Paul, qui aimait aussi ses frères selon la chair au point de vouloir être lui-même anathème et séparé du Christ en sa faveur (Rm 9, 3), enseigne que les branches naturelles ont été coupées à cause de l’incrédulité, et que Dieu a le pouvoir de les greffer à nouveau si elles ne persistent pas dans l’incrédulité (Rm 11, 20 et 23). Toute l’espérance de l’Apôtre repose sur ce oui : et la Note, qui cite abondamment la Lettre aux Romains, ne mentionne jamais ce oui. J’ajoute un mot que je veux comprendre exactement par ce qu’il dit. Le critère donné par l’apôtre Saint Jean ne se réfère pas à un peuple, ni à un sang, ni à une nation : il se réfère à une doctrine : Quis est mendax, nisi is qui negat quoniam Jesús est Christus ? Hic est antichristus, qui negat Patrem et Filium. Qui est le menteur si ce n’est celui qui nie que Jésus est le Christ ? L’antéchrist est celui qui nie le Père et le Fils (1Jn 2, 22). Quiconque nie le Christ entre dans cette phrase : Grec ou Romain, Européen ou Américain, laïc ou clerc, et aujourd’hui avant tout un clerc… Mais une religion qui s’est constituée historiquement autour de la négation de la messianité de Notre Seigneur Jésus-Christ n’est pas une foi sœur avec quelques lacunes : c’est, en principe, l’antithèse du christianisme. Dire cela n’est mépris pour personne : c’est la raison même pour laquelle l’Église catholique a prié pour la conversion d’Israël chaque Vendredi Saint de son histoire. Ceux qui nous ont enlevé cette prière ne nous ont pas rendus plus charitables : ils nous ont rendus indifférents au salut éternel d’hommes que nous disons aimer.

5. Un catholicisme judaïsé

Ce que la Note prétend réaliser a un nom ancien, et se trouve dans la Lettre aux Galates : comment les gens prennent-ils judaïsme ? Pourquoi obligez-vous les Gentils à se judaïser ? (Ga 2, 14). Saint Paul a lutté toute sa vie contre ceux qui voulaient maintenir une économie parallèle à côté de la Croix, et il a utilisé des mots qu’aucun Dicastère n’oserait réimprimer aujourd’hui : si circoncidamini, Christus vobis nihil proderit ; si vous vous faites circoncire, le Christ ne vous bénéficiera de rien (Ga 5, 2). Le judaïsant ne renie pas le Christ : il le met de côté. Il ne dit pas que la Croix est inutile : il dit qu’elle n’est pas l’espérance unique. Et c’est précisément la structure du n° 13, où la doctrine des deux voies du salut est niée verbalement et réaffirmée en substance, en attribuant à l’ancienne alliance une signification théologique actuelle et à la « religiosité juive » actuelle une valeur qui nous enrichirait.

Ce judaïsme christianisé n’est pas une invention conciliaire : pendant près de deux siècles, le monde protestant anglo-saxon a cultivé la même théologie des deux alliances — le dispensationalisme de Darby et Scofield — avec les conséquences politiques désormais visibles dans toutes les nations occidentales, où les représentants du «christianisme sioniste» soumettent les nations à la mafia ashkénaze. L’église synodale n’a fait qu’en importer la substance, en la revêtant d’un lexique « catholique » : le catholicisme judaïsant actuel est l’équivalent synodal du sionisme protestant. Deux chemins différents à l’origine, en effet identiques, car les deux rendent la Croix partiellement superflue et réduisent l’Église catholique à l’un des chemins.

6. Le Noachisme, ou la religion universelle des Gentils

Si l’on refuse que les Juifs se convertissent au Christ, alors il faut se demander ce qui est offert aux Gentils. La tradition rabbinique a sur cette question une réponse ancienne et cohérente : les sept préceptes noachiques (Sanhédrin 56a), un code moral minimum réservé aux non-juifs, qui exclut toute prétention surnaturelle pour eux. Une religion universelle sans la Trinité, sans l’Incarnation, sans la Croix, sans la Prêtrise, sans l’Église, sans la Grâce et sans les Sacrements. Ce n’est pas une curiosité savante : en 1991, le Congrès des États-Unis, avec la Loi publique 102-14, a solennellement reconnu les « Sept Lois romanes » comme fondement de la civilisation.

Comparons maintenant ce projet avec ce que propose la Note. Au n° 58, les religions sont appelées à transformer le monde pour qu’il devienne une expression fraternelle de la volonté de Dieu, et au n° 53, on est pressé d’écarter la possibilité de fonder une religion mondiale. Mais le résultat est le même : un monothéisme générique, une morale commune, une fraternité sans le Fils de Dieu. Je n’ai pas besoin d’attribuer des intentions à qui que ce soit, et je prends garde à le faire : il suffit d’observer que l’Église synodale prêche aux Gentils plus ou moins ce que la Synagogue leur a toujours réservé, et qu’aucun des deux schémas ne laisse de place à Notre Seigneur Jésus-Christ. C’est cela, et non la fraternité évangélique, qui se cache derrière l’expression « frères aînés ».

IV. L’islam et la mémoire de Lépante

Au n° 43, la Note reprend de Nostra Aetate l’affirmation selon laquelle les musulmans adorent le seul Dieu. Et il se réjouit de la prise de conscience critique croissante de l’islamophobie.

Mais à quel Dieu adore-t-il celui qui nie expressément la Très Sainte Trinité, la Divinité de Notre Seigneur Jésus-Christ, sa mort sur la croix et sa Résurrection ? L’apôtre Saint Jean répond sans ambiguïté : Omnis qui negat Filium, nec Patrem habet ; qui nie le Fils n’a pas le Père (1Jn 2, 23). Et aussi : Omnis qui recedit, et non permanet in doctrina Christi, Deum non habet ; qui se retire et ne demeure pas dans la doctrine du Christ, n’a pas Dieu (2Jn 9). Un monothéisme qui rejette le Fils n’est pas une forme imparfaite de la vraie foi : c’est sa négation, et en plus consciente, parce que le Coran connaît le Christ et le rejette comme Dieu.

Ensuite, il y a la dimension pratique, que la Note aborde avec une prudence révélatrice. Dans le n° 45, il reprend Evangelii Gaudium pour demander aux chrétiens de recevoir avec affection les immigrés musulmans, tout en implorant les pays islamiques d’accorder la liberté de culte aux chrétiens. Notez l’asymétrie des verbes : d’un côté un devoir, de l’autre une supplication. La réciprocité est invoquée depuis soixante ans et n’est jamais arrivée, et personne n’ose en tirer la conclusion évidente.

Pendant ce temps, l’immigration de masse continue, promue par des pouvoirs politiques et financiers qui connaissent très bien ses effets, et bénie par une hiérarchie qui a trouvé sa dernière raison sociale (et une source commode de profit qui compense les pertes désastreuses de dons et offrandes de ses fidèles). Les conséquences sont visibles pour quiconque n’a pas été payé pour ne pas les voir : des périphéries européennes entières de facto coupées de la loi et de la coutume chrétiennes ; des églises vendues, fermées ou transformées alors que les mosquées se multiplient ; un remplacement ethnique et religieux planifié qui ne peut plus être nié et que l’on préfère appeler enrichissement. Au n° 47, la note admet la persécution de chrétiens par des groupes extrémistes, mais sans nommer le lieu, la cause et le remède : la seule réponse identifiée reste le dialogue. Un dialogue qui se dirige vers un autre endroit, presque agacé par le sang des martyrs catholiques au Nigeria, massacrés quotidiennement par ceux à qui Rome tend la main en souriant.

La charité envers l’individu étranger est un devoir, et personne ne le conteste ici. Mais la charité a un ordre – l’ordre caritatif que saint Thomas expose dans la Summa (II-II, q. 26, a. 6-8) – et la charité envers l’étranger n’oblige pas un peuple chrétien à donner à ses enfants une terre déchristianisée. Les pontifes qui organisèrent la Sainte Ligue aimaient tellement les Turcs qu’ils voulaient leur conversion, et ils aimaient leur peuple assez pour ne pas les livrer. Aujourd’hui, nous avons cessé de faire les deux, et ce double abandon lâche est hypocritement appelé bienvenue.

La Note évoque plusieurs fois Saint François d’Assise comme patron de la «fraternité universelle» (n. 30). Ces derniers jours, l’Église a célébré l’impression de ses stigmates sacrés. Eh bien, quand le Poverello est allé à Damieta pour voir le sultan al-Malik al-Kamil en 1219, il n’y est pas allé pour « construire une société fraternelle capable d’accepter les différences ». Il est allé là pour prêcher notre Seigneur et le convertir. Dans sa première Règle, il ordonna que les frères qui allaient parmi les Sarrasins proclament la Parole de Dieu, afin qu’ils puissent croire et être baptisés. C’est la fraternité franciscaine : la charité qui veut le salut éternel du frère, pas qu’il soit confirmé dans l’erreur.

Saint Pie V ne combattit pas l’islamophobie : il rassembla la Sainte Ligue, confia la flotte au Rosaire, vainquit Lépante et institua la fête de Sainte Marie de la Victoire. Le bienheureux Innocent XI, après Vienne, consacra le 12 septembre le Nom de Marie. Selon les critères de cette Note, les deux devront être comptés parmi les «modèles monolithiques» que le n° 54 déclare source de violence et de souffrance.

V. Liberté religieuse et religion de l’homme

La Note lie expressément Nostra Aetate à Dignitatis Humanæ (n. 2). Elle pose la liberté religieuse comme condition de toute relation respectueuse entre les religions et la pose comme fondement d’une « citoyenneté universelle ».

Ici aussi, le Magistère précédent est unanime.

–Grégoire XVI, dans Mirari vos (1832), appelle la liberté de conscience un jugement absurde et erroné, ou plutôt un délire, qui surgit de la source empoisonnée de l’indifférentisme : Ex hoc putidissimo indifferentismi fonte absurde illa fluit ac erronea sententia, seu potius deliramentum, asserendam esse ac vindicandam cuilibet libertatem conscientiæ ; de cette source si sale de l’indifférentisme découle cette sentence absurde et erronée, ou plutôt délire, selon laquelle la liberté de conscience doit être admise et garantie à tous.

–Le Bienheureux Pie IX, dans Quanta Cura (1864), fait sienne cette condamnation. Le Syllabus condamne la proposition selon laquelle chacun est libre d’embrasser la religion qu’il a considérée, à la lumière de la raison, comme vraie (prop. 15). Il condamne aussi celle pour laquelle il ne serait plus approprié que la religion catholique soit la seule religion de l’État (prop. 77).

–Léon XIII, dans Immortale Dei (1885) et Libertas præstantissimum (1888), enseigne que l’État ne peut traiter tous les cultes de la même manière sans tomber dans l’athéisme pratique. La liberté de culte, entendue comme le droit de professer n’importe quelle religion, contredit la vertu de la religion, qui est due au seul vrai Dieu.

– Pie XI, dans Quas Primas (1925), proclame la royauté sociale du Christ sur les individus, sur les familles et sur les États. Il dénonce la laïcité comme le fléau de notre temps.

– Le rêve de la « fraternité universelle » sans Christ a également été jugé. Saint Pie X le fit dans sa Lettre Notre charge apostolique (1910), dans laquelle il condamna le Sillon. Elle y dénonçait un grand mouvement d’apostasie, organisé dans tous les pays, pour l’établissement d’une Église universelle qui n’aura ni dogmes, ni hiérarchie, ni règle pour l’esprit, ni frein pour les passions, pour l’institutionnalisation d’une Église universelle qui n’aura ni dogmes, ni hiérarchies, ni règles pour l’esprit, ni frein aux passions. La Note, au n° 53, s’empresse de préciser qu’elle ne veut pas fonder une grande religion mondiale et, en même temps, affirme que les religions transforment le monde pour qu’il devienne expression fraternelle de la volonté de Dieu (n° 58). Une volonté de Dieu qui, évidemment, peut s’exprimer aussi bien dans une synagogue que dans une mosquée, une pagode ou dans la basilique Saint-Pierre.

Dans la même lettre, Saint Pie X a rappelé que les vrais amis du peuple ne sont ni révolutionnaires, ni novateurs, mais traditionalistes, ni révolutionnaires, ni innovateurs, ni traditionalistes. Cela explique pourquoi les traditionalistes sont aujourd’hui traités comme des ennemis.

VI. Abolition de la mission

Le point où la Note sort le masque est le n° 54. Il dit que « la défense intransigeante de sa propre position et le prosélytisme », comme forme de rencontre unique avec l’autre, n’ont plus de sens dans le « village mondial interconnecté ». Le n° 22 réprimande ceux qui sont « tentés » d’insister exclusivement sur l’obligation d’annoncer le Christ. Le n° 46 réaffirme qu’il n’y a pas de prosélytisme dans la dynamique de l’amour.

Avant de répondre, il est nécessaire de démasquer la tromperie lexicale, car c’est sur elle que repose toute l’opération.

Le prosélytisme, dans son usage habituel, a une connotation négative : il évoque la persuasion agressive, la pression psychologique, le recrutement, la conscience comparée au pain ou inclinée à la menace. Or, l’évangélisation n’est pas et n’a jamais été du prosélytisme. L’Église a toujours enseigné que l’acte de foi doit être libre et que les infidèles ne peuvent en aucune manière être contraints à croire (St. Th. II-II, q. 10, a. 8). Saint Grégoire le Grand interdit de baptiser les Juifs contre leur volonté, et cette interdiction fut incorporée dans la constitution Sicut Judæis, renouvelée par une longue série de pontifes. Aucun catholique digne de ce nom n’a jamais défendu les conversions forcées.

La tromperie consiste à faire coïncider les deux termes évangélisation et prosélytisme. Bergoglio, trompé, a joué avec cette identification, attribuant au mandat d’évangéliser les caractéristiques odieuses du prosélytisme : l’arrogance, la violence, le manque de respect de l’autre. Une fois le remplacement terminé, le jeu se termine : ceux qui prêchent la conversion deviennent des agresseurs, ceux qui restent silencieux en hommes de dialogue, et le missionnaire, qui pendant vingt siècles a été l’image la plus pure de la charité chrétienne, est considéré comme intolérant et clivant.

C’est un sophisme élémentaire, et c’est précisément pour cette raison qu’il est efficace. Mais il faut le dire clairement : aucun d’entre nous ne promeut le prosélytisme : c’est plutôt la prérogative des sectes, notamment d’origine protestante. Nous revendiquons le mandat de Notre Seigneur, qui est quelque chose de très différent et qu’aucun pape ni aucun dicastère n’a le pouvoir d’abroger. Dans l’Église conciliaire et synodale, le mandat de Notre Seigneur a été considéré comme une forme d’intolérance qui doit être bannie. Mais ce mandat ne peut être annulé : Euntes ergo docete omnes gentes, baptisantes eos in nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti (Mt 28, 19). Et il n’admet pas de dérogations : Qui crediderit et baptizatus fuerit, salvus erit ; qui vero non crediderit, condemnabitur (Mc 16, 16).

Benoît XV, dans Maximum illud (1919), a rappelé aux missionnaires que leur seul objectif est l’expansion du Royaume du Christ et le salut des âmes. Pie XI a enseigné la même chose dans Rerum Ecclesiæ (1926) et Pie XII dans Evangelii præcones (1951). L’Église qui renonce à convertir les infidèles n’est plus missionnaire et trahit sa propre raison d’être. Elle devient alors un agent de médiation culturelle au service de la « coexistence pacifique ».

La pratique que la Note salue a également été explicitement interdite par la loi de l’Église. Le n° 49 loue les «célébrations partagées»; can. 1258 § 1 du Code de droit canonique de 1917 en vigueur jusqu’en 1983 stipulait qu’il n’est pas permis aux fidèles d’assister activement ou de participer de quelque manière que ce soit aux fonctions sacrées des non-catholiques : Haud licitum est fidelibus quovis modo active assisting seu partem habere in sacris acatholicorum. Le n° 19 célèbre le panthéon de 1986 à Assise, avec les chefs des fausses religions réunis pour prier chacun à son propre dieu. Mortalium Animos avait interdit aux catholiques de participer à de telles assemblées.

Le n° 41 présente les « couples interreligieux » comme le fruit du dialogue. Le canon 1070 établit que la disparité de culte rend nul le mariage. Le canon 1060 déclare que l’Église interdit également les mariages mixtes avec des baptisés non catholiques.

Le n° 38 de la Note rappelle avec satisfaction que le Dicastère envoie des messages de bons vœux pour les fêtes des autres religions. Saint Jean avait ordonné de ne pas saluer même ceux qui ne portent pas la doctrine du Christ : Nec Ave ei dixeritis (2 Jn 10). Aujourd’hui, le Saint-Siège envoie ses salutations au culte des idoles. Mais quelle compréhension y a-t-il entre le Christ et Bélial ? Quel accord y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles ? Qu’est-ce qui a convaincu Christi ad Belial ? Qui est-ce qui autem consensus temple Dei cum idolis ? (2Cor 6, 15-16).

VII. Le néolanguage du faux-irénisme

Reste à parler du langage, qui n’est pas un accessoire mais le véhicule de l’erreur.

La Note nous offre la « culture de la complexité, de la flexibilité et de l’amitié » (n. 55) et le modèle du polyèdre (n. 56). Il nous parle de «maison commune», de «village global» et de «martyrs du dialogue» (n. 33). Aucun de ces termes n’appartient au lexique de la Foi. Tous appartiennent au lexique de l’idéologie mondialiste. Les martyrs de l’Église moururent parce qu’ils n’avaient pas dialogué avec l’idolâtrie et qu’ils avaient refusé un grain d’encens à Jupiter. La Note a inventé une nouvelle catégorie : les martyrs du compromis.

Pie XII, dans Humani Generis (1950), décrit ce phénomène avec précision. Il déplorait le faux irénisme de ceux qui, pour promouvoir l’union, sont prêts à vider les dogmes de leur signification et à remplacer la terminologie scolastique par des formules vagues et adaptables. On ne nie pas ouvertement la vérité : on la rend indescriptible, parce qu’on a aboli les mots pour la dire.

Une Église qui ne sait plus prononcer les mots infidèle, hérésie, conversion ou enfer n’a pas besoin de nier formellement la foi. Il l’a déjà fait dans la langue.

VIII. Conclusion : La voie large

La note s’intitule Un chemin d’espoir, et son dernier paragraphe invite chacun à le parcourir ensemble. Mais notre Seigneur nous a avertis qu’il y a deux voies. La voie étroite et qui conduit à la vie. L’autre est large et spacieuse, et multi sunt qui intrant per eam (Mt 7, 13). Le chemin proposé par Léon et par les Dicastères romains a toutes les caractéristiques du second. Il est large, parce que n’importe qui sans conversion y entre. Il est spacieux, car tout y est admis sauf l’affirmation de la Vérité. Il est rempli de dignitaires de toutes les religions, et il ne manque que celui qui a dit : Ego sum via, et veritas, et vita. Nemo venit ad Patrem nisi for me (Jn 14, 6). Abraham, dont la Note revendique la paternité commune, contra spem in spem credidit (Rm 4, 18) : Il a attendu contre toute espérance humaine, parce qu’il croyait en la promesse de Dieu, qui est notre Seigneur Jésus-Christ. L’espérance que la Note nous propose est exactement le contraire : une espérance totalement humaine, qui a cessé de croire en la Promesse.

Ce n’est pas l’espérance théologale, qui a pour but la vie éternelle et les mérites de Notre Seigneur comme fondement. C’est l’espoir mondain d’une paix sans le Prince de la Paix, d’une fraternité sans le Père, d’une cohabitation sans la Croix. C’est la religion de l’homme que la franc-maçonnerie a théorisée pendant trois siècles et que l’Église conciliaire, il y a soixante ans, a commencé à prêcher depuis ses chaires. À ceux qui me demandent s’il est permis de rejeter un document approuvé par le pape, je réponds avec saint Paul : Licet nous aut angelus de cælo evangelizet vobis præterquam quod evangelizavimus vobis, anathema sit (Ga 1, 8). J’ai cité Grégoire XVI, Pie IX, Léon XIII, Saint Pie X, Benoît XV, Pie XI, Pie XII, le Concile de Florence et le Concile Vatican I. Qui parmi eux et cette Note contredit la Foi de tous les temps ? Certainement pas ces Pontifes.

Je dis aux fidèles : ne vous laissez pas troubler. Ce qui a été vrai pendant dix-neuf siècles n’est pas devenu faux le 28 octobre 1965 avec la promulgation de Nostra Aetate, ni le 16 septembre 2026 avec la publication de cette Note. Continuez à prier pour la conversion des infidèles, des hérétiques et des juifs, comme l’Église l’a toujours fait. Continuez à professer qu’en dehors de l’Église il n’y a pas de salut. Continuez à aimer les âmes suffisamment pour que vous désiriez le Baptême.

Et revenons à celle dont l’Église chante : Gaude, Marie-Vierge, cunctas hæreses solo interemisti in univers mundo. Elle, qui à Vienne et à Lépante a sauvé le christianisme par l’épée, le sauvera aussi de cette tromperie si subtile. Il le fera lorsqu’un pape recommencera ce qu’ont fait Saint Pie V et Saint Pie X : confirmer ses frères dans la Foi, condamner l’erreur et rendre à l’Église sa mission. Ou notre Seigneur le fera, le jour de sa seconde venue, lorsqu’il reprendra en lui-même la royauté universelle et le pontificat suprême.

+ Carlo Maria Viganò, Archevêque

21 septembre MMXXVI

S. Matthæi Apostoli et Evangelistæ

Source Exsurge Domine

La voie large inclusive et polyédrique

La Main cachée

Le livre oublié qui a averti le monde de ce qui allait arriver…

Il y a presque un siècle, à la suite de la révolution russe, un ancien général nommé Arthur Cherep-Spiridovich a publié un livre intitulé :

« Le gouvernement mondial secret, ou La Main cachée ».

Écrivant depuis l’exil après la révolution bolchevique, il affirmait que les événements mondiaux, les révolutions, les guerres et la lente destruction de la civilisation chrétienne n’étaient pas spontanés, mais guidés par un petit cercle interne qu’il appelait la « Main cachée ».

Selon lui, ce réseau d’environ 300 hommes, dirigé par Edouard Rothschild à Paris, gouvernait les nations par le biais de la finance, de la propagande et de la révolution. Il les décrivait comme des « Juido-Mongols », un terme que nous reconnaîtrions aujourd’hui comme désignant les convertis khazars au judaïsme.

Il a écrit :

« Presque personne ne sait que toutes les forces dites sataniques sont dirigées de manière autocratique par le pan-judaïsme, dirigé aujourd’hui par Édouard Rothschild V à Paris… lui et 300 autres composent le gouvernement mondial, la « Main cachée ».

Et ailleurs :

« L’agitation mondiale est causée par la soif de meurtre des Juido-Mongols et par leur ferme désir de détruire les Aryens et de renverser tout ce qui est chrétien. »

Pour Cherep-Spiridovich, le schéma était clair : derrière chaque révolution, derrière la presse, les banques et les nouvelles idéologies politiques, se cachait la même intelligence dirigeante dont le but était d’effacer le christianisme et de le remplacer par un ordre mondial matérialiste, basé sur la dette.

Il voyait le pouvoir se déplacer des monarques et des gouvernements vers les créanciers, les industriels et les financiers invisibles ; une classe mondiale dont la loyauté n’était pas envers les nations, mais envers sa propre continuité. Il les décrivait comme des maîtres de trois instruments :

•⁠ ⁠La finance, car la dette est la forme de domination la plus subtile.
•⁠ ⁠La révolution, car le chaos permet de réinitialiser les sociétés et d’effacer la mémoire.
•⁠ ⁠L’information, car l’esprit public est le véritable champ de bataille.

Il a averti que cette « Main cachée » utiliserait ses outils pour démanteler la civilisation chrétienne et la remplacer par un monde régi par le matérialisme, la dette et les conflits perpétuels ; un système dans lequel les gouvernements serviraient d’administrateurs d’un programme plus profond.

Lorsque nous observons aujourd’hui l’alignement des institutions mondiales, des entreprises et des agences de renseignement ; l’inversion morale des médias et de l’éducation ; les guerres qui ne finissent jamais, et ceux qui tirent les ficelles du pouvoir, il est choquant de lire ses paroles. Il nous a avertis de tout ce qui s’est produit.

Cherep-Spiridovich a peut-être écrit en 1926, mais il décrivait l’architecture de notre propre époque.

Vous pouvez lire le livre ici :
https://dn790007.ca.archive.org/0/items/secret-world-government/secret-world-government.pdf

Source :
https://t.me/LauraAbolichannel

La Main cachée

Notre Dame de la Merci

La dévotion à Notre-Dame de la Merci (au sens de miséricorde) a surtout fleuri en Espagne où les chrétiens eurent à subir pendant quatre siècles la domination des Maures. Beaucoup d’entre eux furent des prisonniers et dans leur détresse, ils imploraient la Vierge Marie, « Mère de miséricorde » de leur procurer la libération. Leur situation était dramatique : ils étaient souvent vendus comme esclaves aux Musulmans d’Afrique ; de toutes façons, on ne pouvait les racheter que moyennant de très fortes rançons.


Au 13ème siècle, st. Pierre Nolasque fut inspiré par la Vierge Marie de secourir de toutes ses forces ces malheureux prisonniers. Il fonde l’Ordre de la Merci (de la Miséricorde et du rachat). Aux trois voeux religieux d’obéissance, de pauvreté et de chasteté, les « Mercédaires », les membres de cette Congrégation, en ajoutaient un quatrième : être prêts à se livrer en otage quand c’était le seul moyen d’accomplir leur engagement. Cette mission, grâce à leur héroïsme, fut féconde en nombreux résultats de libération. Cette tâche se poursuivit jusqu’à la disparition de la piraterie. La fête de Notre-Dame de la Merci, de la Miséricorde pour la libération des captifs fut étendue à toute l’Église par le Pape Innocent XII en 1696.

Notre Dame de la Merci libérez nous

Notre Dame de la Merci