Saints Abdon et Sennen

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Ce superbe tableau de Jaume Huguet (1460) est censé représenter les saints Abdon et Sennen. Ainsi voyait-on au XVIe siècle les deux princes persans martyrisés à Rome en 250. C’est la partie centrale d’un retable qui se trouve en l’église Saint-Pierre de Terrassa (province de Barcelone).

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La partie supérieure représente une crucifixion. La prédelle évoque curieusement, mais très manifestement, les saints Côme et Damien. De chaque côté, quatre scènes concernant Abdon et Sennen : ils sont condamnés, ils sont exposés aux lions et aux ours qui ne les touchent pas, ils sont décapités. Le quatrième tableau représente l’histoire d’Arnulphe ramenant de Rome à Arles-sur-Tech des reliques des martyrs. Histoire que raconte ainsi Prosper Mérimée (Notes d’un voyage dans le midi de la France, 1835) :

Il faut savoir qu’autrefois, je ne saurais dire précisément à quelle époque, le territoire d’Arles fut infesté d’une grande quantité de bêtes féroces, lions, dragons, ours, etc., qui mangeaient les bestiaux et les hommes. La peste vint encore ajouter aux maux qui affligeaient la contrée. Un saint homme nommé Arnulphe, résolut d’aller chercher des reliques à Rome pour guérir l’épidémie et chasser les animaux féroces. Pendant longtemps ce fut l’unique remède dans toutes les calamités. Arrivé à Rome, Arnulphe exposa au Saint-Père la misère de ses concitoyens et lui présenta sa requête. Le pape, touché de compassion, l’accueillit avec bonté, et lui permit de choisir parmi les reliques conservées à Rome, exceptant toutefois celles de saint Pierre et d ‘un certain nombre de saints, dont il eût été imprudent de se dessaisir.

Arnulphe était embarrassé pour se décider ; après avoir passé tout un jour en prières, il s’endormit et eut un songe dans lequel deux jeunes hommes lui apparurent: « Nous sommes, dirent-ils, Abdon et Sennen, saints tous deux. De notre vivant, nous étions princes. La Perse est notre patrie. Nous avons été martyrisés à Rome, et nos corps sont enterrés en tel lieu ; exhume-les et porte-les dans ton pays, ils feront cesser les maux qui l’affligent. »

Le lendemain, Arnulphe, accompagné d’une grande foule du peuple, et suivi de travailleurs pourvus d’instruments convenables, fit fouiller l’endroit indiqué. On trouva bientôt les corps des deux jeunes gens, parfaitement conservés, reconnaissables pour saints à l’odeur. Il les exhuma en grande pompe, et se disposa à les emporter. Arnulphe était un homme prudent ; il pensa que, pendant le long voyage qu’il avait à faire pour retourner dans son pays, il pouvait trouver bien des gens qui voudraient s’approprier le trésor qu’il portait, car on se faisait peu de scrupule alors de s’emparer, même par force, des reliques de vertus bien constatées. Pour détourner les soupçons, il mit ses saints dans un tonneau enfermé dans un autre beaucoup plus grand, qu’il remplit d’eau. Dès qu’il fut en mer, les matelots firent un trou au tonneau, croyant qu’il contenait du vin ; mais, s’étant aperçus qu’il n’y avait que de l’eau, ils ne poussèrent pas plus loin leurs recherches. Je passe rapidement sur les événements du voyage, tempêtes apaisées, vents favorables et le reste. Arnulphe, débarque à Reuss avec ses reliques en double futaille, entendit toutes les cloches sonner d’elles-mêmes et se garda bien d’expliquer la cause de la merveille.

Le chemin de Reuss à Arles était alors extrêmement mauvais et pratiquable seulement pour les mulets. Le tonneau est donc chargé sur un mulet, et le saint homme, avec un guide, se met en route. Dans un sentier dangereux, bordé d’affreux précipices, le muletier, homme grossier et brutal, crut qu’il fallait donner du courage à sa bête et lâche un gros juron. Soudain, le mulet tombe dans le précipice et disparaît. On juge du désespoir d’Arnulphe. Retrouver le mulet était impossible ; retourner à Rome en quête d’autres reliques ne l’était pas moins. Il prit le parti de poursuivre sa route et de rentrer dans sa ville natale. Quelle est sa surprise et sa joie en rentrant à Arles, d’entendre sonner les cloches et de voir, sur la place de l’église, tout le peuple à genoux entourant le mulet et son tonneau qui avait déjà opéré la guérison des pestiférés et fait déguerpir les lions et autres bêtes féroces.

Arnulphe tira d’abord les saints de leur tonneau et quant à l’eau, il la versa bonnement dans un tombeau vide pour s’en débarrasser, où un lépreux, qui vint s’y laver fut guéri dans l’instant. D’autres malades vinrent bientôt constater la vertu de cette eau miraculeuse. Avertis de sa propriété, les moines du lieu la renfermèrent avec soin et n’en donnèrent plus que pour de l’argent. Elle coûte encore vingt sous la fiole ; mais on n’en donne pas à tout le monde. Il faut en demander en catalan pour en obtenir, et pour avoir parlé gavache j’ai eu le chagrin d’être refusé.

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La « sainte tombe ». En 1910, l’abbé Craste, curé-doyen d’Arles, avait publié un ouvrage dans lequel il mettait au défi les « libres-penseurs » d’expliquer la présence de l’eau dans le sarcophage, leur promettant une récompense de mille francs si le mystère était éclairci. La somme avait été déposée chez maître de Noël, notaire à Arles-sur-Tech. Personne ne l’a jamais réclamée. Source Daoudal

Saints Abdon et Sennen

La nouvelle religion vaccinée

Dans une tribune datée du 22 juillet, la conférence épiscopale de France dénonce les réfractaires au passe sanitaire et leurs manifestations.

Les évêques reprochent en premier lieu aux manifestants d’avoir brandi l’étoile jaune, mais plus encore leur insoumission aux décisions jugées légitimes du gouvernement. Pour eux, ce passe est une chance, voire un sésame sacré : « Cette épidémie nous fait éprouver à tous combien nous sommes responsables les uns des autres. C’est comme une annonce de l’unité du genre humain et de l’union intime avec Dieu ». Le ton est donné, il sera celui de l’entière dhimmitude à la bien-pensance du moment. 

Quoi que l’on puisse penser du vaccin – c’est une chose – voici donc les évêques de France en faveur de la vaccination pour tous – ce qui est tout autre chose. 

Or l’idéologie est aujourd’hui à la vaccination pour tous : « Elle fait partie intégrante, dit le ministre de l’Éducation Nationale, du Contrat Social contemporain ». Quoi que l’on puisse penser du vaccin – c’est une chose – voici donc les évêques de France en faveur de la vaccination pour tous – ce qui est tout autre chose. 

Nouveaux chantres du passe sanitaire, nos évêques n’ont sans doute pas mesuré la portée des propos du ministre de l’Éducation Nationale, simple relai parmi tant d’autres de la volonté dominante. Pour qui raisonne encore un tant soit peu, une telle phrase signifie que, sous peu, le non-vacciné sera comme exclu de toute vie sociale ; des cafés et transports tout d’abord, mais bientôt des centres commerciaux, et déjà en certains cas de son travail. Le réfractaire sera même considéré comme une menace pour la paix sociale. Aussi ce passe informatisé n’est-il rien d’autre que la mise en place d’une « note sociale » à la chinoise, et l’on est surpris de voir la Conférence Épiscopale de France l’adouber. Quand Jésus proposait son salut à tout homme, y compris au lépreux ; quand pour saint Paul, il n’y a plus au regard du Christ ni grec ni juif, ni maître ni esclave (Ga 3, 28), voici qu’au regard de nos évêques, il y aura désormais les vaccinés et les non vaccinés. Est-ce symptomatique ? Lors du voyage que le Pape effectuera en Slovaquie du 13 au 15 septembre, seuls les vaccinés pourront assister aux cérémonies[1].   

Est-ce symptomatique ? Lors du voyage que le Pape effectuera en Slovaquie du 13 au 15 septembre, seuls les vaccinés pourront assister aux cérémonies.

Nouveaux chantres du passe sanitaire, nos évêques n’ont sans doute pas non plus mesuré tout l’égoïsme sous-jacent à la politique vaccinale actuelle. Celui-ci est souligné, entre autres, par le philosophe Martin Steffens : « Ce qu’il a de nouveau, c’est qu’on vaccine aujourd’hui les enfants, non pour leur survie, mais pour celle de leurs grands-parents. (…) Cela change tout. Un enfant qui attrape le tétanos meurt en quelques jours. Les enfants étaient les premières victimes de la polio. Mais un enfant qui attrape la Covid ne meurt pas. » Et le philosophe de s’interroger sur ce que l’Histoire retiendra de ces grands-parents qui auront livré leurs petits-enfants à un vaccin, toujours officiellement en voie d’expérimentation, et dont on ne découvrira que trop tard les effets. A titre d’exemple, aucune étude n’a été réalisée sur les risques d’infertilité que pourrait entraîner le vaccin, risques qui interrogent plusieurs spécialistes. Cela n’empêche en rien la vaccination massive des 12-17 ans, déjà largement éprouvés par les premiers confinements. Au confort des baby-boomers, on n’hésite pas à prendre le risque de sacrifier les générations à venir – si elles viennent. De cela, les évêques, semble-t-il, n’en ont cure, au contraire. Béats, ils concluent : « Cette épidémie nous fait éprouver à tous combien nous sommes responsables les uns des autres. C’est comme une annonce de l’unité du genre humain et de l’union intime avec Dieu. » 

Certains mots réclament d’être répétés : « C’est comme une annonce de l’unité du genre humain et de l’union intime avec Dieu ». Pour qui sait l’entendre, cette dernière phrase est terrible. Piquez-vous vaccinez-vous, disent-ils, et vous serez une annonce tant de l’unité du genre humain que de l’union intime avec Dieu ! Si un rieur se demandait qui est piqué, l’homme de foi ne peut que déplorer deux incompatibilités graves avec le domaine de la grâce.  

Au salut éternel que le Christ propose à ceux qui croient en lui, ils préfèrent l’unité temporelle du genre humain. Ce faisant, loin d’agir en serviteurs de Dieu, ils se posent de facto en vassaux du pouvoir temporel.

Tout d’abord, dans la ligne « pastorale » du concile Vatican II, nos hommes d’Église continuent à identifier artificiellement la recherche de l’unité du genre humain, supposément voulue par Dieu, et l’union intime avec Dieu. Rien pourtant ne justifie une telle identification, tout au contraire. Annoncé comme pierre d’achoppement (Is 8, 14) et posé en signe de contradiction (Lc 2, 34), le Christ est en effet l’incarnation même de l’inimitié originelle issue du premier péché : « Je poserai une inimitié entre toi et la Femme, entre ta descendance et sa descendance » (Ge 3, 15). Mais les évêques de Vatican II comme ceux d’aujourd’hui, épris de lendemains qui chantent, font fi de ces paroles divines. Au salut éternel que le Christ propose à ceux qui croient en lui, ils préfèrent l’unité temporelle du genre humain. Ce faisant, loin d’agir en serviteurs de Dieu, ils se posent de facto en vassaux du pouvoir temporel. Car c’est aux puissances politiques, et non aux hommes d’Église, qu’a été premièrement confié le soin de la paix temporelle. Apparaît alors le double crime inhérent à la nouvelle doctrine de la liberté religieuse : non seulement leurs tenants ont affranchi le pouvoir temporel de ses devoirs envers l’Église mais, en réduisant les droits de l’Église au droit commun, ils l’ont soumise au pouvoir politique. Et quand celui-ci prend ouvertement comme modèle la Chine communiste et sa « note sociale » contrôlée informatiquement, nos évêques bénissent, applaudissent et renchérissent. De quel dieu sont-ils donc les messagers ? 

Piquez-vous, disent-ils donc en substance, et vous serez ainsi l’annonce vivante tant de l’unité du genre humain que de l’union intime avec Dieu. Dans le galimatias de leur nouvelle théologie, ils auraient tout autant pu dire, tellement les deux mots sont proches : Piquez-vous, et vous serez le sacrement de l’unité du genre humain. Apparaît alors le second fossé qui nous sépare de l’assertion épiscopale. Pfeizer ou Moderna sacralisés, le vaccin pour tous établi comme moyen actuel du salut voulu par Dieu ; l’homme de foi ne peut que s’interroger : quel est donc leur dieu ? 

Si l’emploi de l’étoile jaune n’était pas forcément approprié, celui du carton rouge s’impose à l’endroit du communiqué de la Conférence Épiscopale de France.  


« Un acte de charité. VACCINER. Ce que vous devez savoir ». Un iconoclasme qui peut se réclamer des évêques.

Abbé de la Rocque FSSPX source La Porte Latine

La nouvelle religion vaccinée

Une bonne idée portugaise

Une loi portugaise va obliger les politiques à déclarer leur appartenance à la franc-maçonnerie

Une loi portugaise va obliger les politiques à déclarer leur appartenance à la franc-maçonnerie

Au Portugal, la Commission sur la transparence et le statut des députés a approuvé une loi qui établit que les titulaires de postes politiques et de hautes fonctions publiques devront déclarer qu’ils appartiennent à des associations telles que la franc-maçonnerie ou bien l’Opus Dei. La loi doit encore être validée par le Conseil Constitutionnel. Le Parti socialiste portugais a voté contre.

La déclaration d’appartenance à la franc-maçonnerie ou autre sera faite en utilisant le formulaire que les politiciens et les hauts fonctionnaires ont déjà à faire concernant les déclarations des intérêts, des revenus et des actifs. Ces informations ne seront pas rendues publiques et ne seront consultables que par certaines personnes.

La franc-maçonnerie portugaise a déjà déclaré son rejet de cette loi parle le biais de son Grand Maître de la Grande Loge Légale du Portugal – Grande Loge Régulière du Portugal (GLLP/GLRP). Source Le Salon Beige

Une bonne idée portugaise

Gardien du brigandage

LETTRES AUX EVÊQUES SUR LE MOTU PROPRIO « TRADITIONIS CUSTODES »

Traduction non officielle de l’Agence Zenit

Chers frères dans l’épiscopat,

Comme mon prédécesseur Benoît XVI l’a fait avec Summorum Pontificum, j’ai moi aussi l’intention d’accompagner le Motu proprio Traditionis custodes d’une lettre, pour illustrer les raisons qui m’ont conduit à cette décision. Je m’adresse à vous avec confiance et franchise (parrhesia, en grec dans le texte, ndlr), au nom de ce partage du « souci de toute l’Église, qui contribue par excellence au bien de l’Église universelle », comme le rappelle le Concile Vatican II[6].

Les raisons qui ont poussé saint Jean-Paul II et Benoît XVI à accorder la possibilité d’utiliser le Missel romain promulgué par saint Pie V, publié par saint Jean XXIII en 1962, pour la célébration du sacrifice eucharistique sont évidentes pour tous. La faculté, accordée par indult de la Congrégation pour le culte divin en 1984[7] et confirmée par saint Jean-Paul II dans le Motu proprio Ecclesia Dei de 1988[8], était avant tout motivée par la volonté de favoriser la recomposition du schisme avec le mouvement guidé de Mgr Lefebvre. La demande, adressée aux Évêques, d’accueillir généreusement les « justes aspirations » des fidèles qui demandaient l’usage de ce Missel, avait donc une raison ecclésiale pour recomposer l’unité de l’Église.

Cette faculté a été interprétée par beaucoup au sein de l’Église comme la possibilité d’utiliser librement le Missel Romain promulgué par saint Pie V, déterminant une utilisation parallèle au Missel Romain promulgué par saint Paul VI. Pour régler cette situation, Benoît XVI est intervenu sur la question bien des années plus tard, régulant un fait interne à l’Église, du fait que de nombreux prêtres et de nombreuses communautés avaient « avec reconnaissance utilisé la possibilité offerte par le Motu proprio » de saint Jean-Paul II. Soulignant combien cette évolution n’était pas prévisible en 1988, le Motu proprio Summorum Pontificum de 2007 entendait introduire « une réglementation juridique plus claire »[9]. Pour faciliter l’accès à ceux – même aux jeunes -, « qui découvrent cette forme liturgique, se sentent attirés par elle et y trouvent une forme particulièrement appropriée pour eux, de rencontre avec le Mystère de la Très Sainte Eucharistie »[10], a déclaré Benoît XVI  » le Missel promulgué par saint Pie V et de nouveau publié par le bienheureux Jean XXIII comme une expression extraordinaire de la même lex orandi« , accordant une « possibilité plus large d’utiliser le Missel de 1962 »[11].

A l’appui de son choix se trouvait la conviction que cette disposition ne remettrait pas en cause l’une des décisions essentielles du Concile Vatican II, en en minant ainsi l’autorité : le Motu proprio reconnaissait pleinement que « le Missel promulgué par Paul VI est l’expression ordinaire de la lex orandi de l’Église catholique de rite latin »[12]. La reconnaissance du Missel promulguée par saint Pie V « comme une expression extraordinaire de la lex orandi elle-même » ne voulait en aucun cas méconnaître la réforme liturgique, mais était dictée par le désir de répondre aux « prières insistantes de ces fidèles » , leur permettant de « célébrer le Sacrifice de la Messe selon l’édition typique du Missel Romain promulgué par le bienheureux Jean XXIII en 1962 et jamais abrogé, comme forme extraordinaire de la Liturgie de l’Église »[13]. Il était réconforté dans son discernement par le fait que ceux qui souhaitaient « retrouver la forme, qui leur est chère, de la sainte Liturgie », « acceptaient clairement le caractère contraignant du Concile Vatican II et étaient fidèles au Pape et aux évêques »[14]. Il a également déclaré infondée la crainte de scissions dans les communautés paroissiales, car « les deux formes d’usage du rite romain auraient pu s’enrichir mutuellement »[15]. C’est pourquoi il a invité les évêques à surmonter les doutes et les peurs et à recevoir les normes, « en veillant à ce que tout se passe dans la paix et la sérénité », avec la promesse que « des moyens pourraient être recherchés pour trouver un remède », si « de graves difficultés se révélaient » dans l’application de la législation après « l’entrée en vigueur du Motu proprio »[16].

Treize ans plus tard, j’ai chargé la Congrégation pour la doctrine de la foi de vous adresser un questionnaire sur l’application du Motu proprio Summorum Pontificum. Les réponses reçues ont révélé une situation douloureuse qui m’inquiète, me confirmant la nécessité d’intervenir. Malheureusement, l’intention pastorale de mes prédécesseurs, qui avaient entendu « tout mettre en œuvre pour que tous ceux qui désirent vraiment l’unité puissent rester dans cette unité ou la retrouver »[17], a souvent été gravement négligée. Une possibilité offerte par saint Jean-Paul II et avec encore plus de magnanimité par Benoît XVI pour recomposer l’unité du corps ecclésial dans le respect des diverses sensibilités liturgiques a été utilisée pour augmenter les distances, durcir les différences, construire des contrastes qui blessent l’Église et ils entraver sa progression, l’exposant au risque de divisions.

Je suis également attristé par les abus de part et d’autre dans la célébration de la liturgie. Comme Benoît XVI, je stigmatise moi aussi que « dans de nombreux endroits on ne célèbre pas de façon fidèle aux prescriptions du nouveau Missel, mais qu’il soit même compris comme une autorisation voire une obligation à la créativité, qui conduit souvent à des déformations à la limite de ce qui est supportable »[18]Mais je ne suis pas moins attristé par une utilisation instrumentale du Missale Romanum de 1962, de plus en plus caractérisée par un rejet croissant non seulement de la réforme liturgique, mais du Concile Vatican II, avec l’affirmation infondée et insoutenable qu’il a trahi la Tradition et la « vraie Église ». S’il est vrai que le chemin de l’Église doit être compris dans le dynamisme de la Tradition, « qui tire son origine des Apôtres et qui progresse dans l’Église avec l’assistance de l’Esprit Saint » (DV 8), il constitue l’étape la plus récente de ce dynamisme, le Concile Vatican II  au cours duquel l’épiscopat catholique s’est mis à l’écoute pour discerner le chemin que l’Esprit indiquait à l’Église. Douter du Concile, c’est douter des intentions mêmes des Pères, qui exerçaient de façon solennelle leur pouvoir collégial cum Petro et sub Petro au concile œcuménique[19], et, finalement, c’est douter de l’Esprit-Saint lui-même qui guide l’Église.

Le Concile Vatican II lui-même éclaire le sens du choix de revoir la concession permise par mes prédécesseurs. Parmi les vœux que les Évêques ont indiqué avec le plus d’insistance, émerge celui de la participation pleine, consciente et active de tout le Peuple de Dieu à la liturgie[20], dans la ligne de ce qui a déjà été affirmé par Pie XII dans l’encyclique Mediator Dei sur la renouveau de la liturgie[21]. La constitution Sacrosanctum Concilium a confirmé cette demande, en délibérant sur « la réforme et la croissance de la liturgie »[22], en indiquant les principes qui devraient guider la réforme[23]. En particulier, il a établi que ces principes concernaient le Rite Romain, tandis que pour les autres rites légitimement reconnus, il demandaient qu’ils soient « prudemment révisés de manière intégrale dans l’esprit de la saine tradition et qu’on les dote d’une vigueur nouvelle selon les circonstances et les besoins de le temps »[24]. C’est sur la base de ces principes, que la réforme liturgique s’est faite, sa plus haute expression étant le Missel romain, publié in editio typica par saint Paul VI[25] et révisé par saint Jean-Paul II[26]. Force est donc de constater que le Rite Romain, adapté plusieurs fois au cours des siècles aux nécessités des époques, a non seulement été conservé, mais renouvelé « dans le fidèle respect de la Tradition »[27]. Quiconque désire célébrer avec dévotion selon la forme liturgique antécédente n’aura aucune difficulté à trouver dans le Missel Romain réformé selon l’esprit du Concile Vatican II, tous les éléments du Rite Romain, en particulier le canon romain, qui constitue un des éléments les plus caractéristiques.

Il y a une dernière raison que je veux ajouter au fondement de mon choix : elle est toujours plus évidente dans les paroles et dans les attitudes de beaucoup la relation étroite entre le choix des célébrations selon les livres liturgiques précédant le Concile Vatican II et le rejet de l’Église et de ses institutions au nom de ce qu’ils considèrent comme la « vraie Église ». Il s’agit d’un comportement qui contredit la communion, nourrissant cette incitation à la division – « Je suis à Paul ; Moi, par contre, à Apollos ; Je suis de Céphas ; Je suis du Christ » – contre laquelle l’apôtre Paul a réagi fermement[28]. C’est pour défendre l’unité du Corps du Christ que je suis contraint de révoquer la faculté accordée par mes prédécesseurs. L’usage déformé qui en a été fait est contraire aux raisons qui les ont conduits à leur laisser la liberté de célébrer la messe avec le Missale Romanum de 1962. Puisque « les célébrations liturgiques ne sont pas des actions privées, mais des célébrations de l’Église, qui est » sacrement de l’unité »[29], elles doivent se faire en communion avec l’Église. Le Concile Vatican II, tout en réaffirmant les liens extérieurs d’incorporation à l’Église – la profession de la foi, des sacrements, de la communion – affirmait avec saint Augustin que c’est une condition pour que le salut que de demeurer dans l’Église non seulement « avec le corps », mais aussi « avec le cœur »[30].

Chers frères dans l’épiscopat, Sacrosanctum Concilium a expliqué que l’Église comme « sacrement de l’unité » est telle parce qu’elle est le « Peuple saint rassemblé et ordonné sous l’autorité des évêques »[31]Lumen gentium, tout en rappelant à l’Évêque de Rome d’être « le principe perpétuel et visible et le fondement de l’unité à la fois des évêques et de la multitude des fidèles », dit que vous êtes le « principe visible et le fondement de l’unité dans vos Églises locales, à partir desquelles il existe la seule et unique Église catholique »[32].

Répondant à vos demandes, je prends la ferme décision d’abroger toutes les normes, instructions, concessions et coutumes antérieures à ce Motu Proprio, et de conserver les livres liturgiques promulgués par les Saints Pontifes Paul VI et Jean-Paul II, conformément aux décrets du Concile Vatican II, comme la seule expression de la lex orandi du Rite Romain. Je suis réconforté dans cette décision par le fait qu’après le Concile de Trente, saint Pie V a également abrogé tous les rites qui ne pouvaient se vanter d’une antiquité prouvée, établissant un seul Missale Romanum pour toute l’Église latine. Pendant quatre siècles, ce Missale Romanum promulgué par saint Pie V fut ainsi l’expression principale de la lex orandi du rite romain, remplissant une fonction unificatrice dans l’Église. Pour ne pas contredire la dignité et la grandeur de ce Rite, les Évêques réunis en concile œcuménique on demandé qu’il soit réformé ; leur intention était que « les fidèles n’assistent pas au mystère de la foi comme des étrangers ou des spectateurs silencieux a mais, qu’avec une pleine compréhension des rites et des prières, ils participent à l’action sacrée consciemment, pieusement et activement »[33]. Saint Paul VI, rappelant que le travail d’adaptation du Missel Romain avait déjà été commencé par Pie XII, déclara que la révision du Missel Romain, menée à la lumière des sources liturgiques les plus anciennes, avait pour but de permettre à l’Église d’élever, dans la variété de langues, « une seule et même prière » qui exprime son unité[34]. J’ai l’intention de rétablir cette unité dans toute l’Église de Rite Romain.

En décrivant la catholicité du Peuple de Dieu, le Concile Vatican II rappelle que « dans la communion ecclésiale il y a des Églises particulières, qui jouissent de leurs propres traditions, sans préjudice de la primauté de la chaire de Pierre qui préside à la communion universelle de charité, garantit les diversités légitimes et en même temps veille à ce que le particulier non seulement ne nuise pas à l’unité, mais qu’il la serve »[35]. Alors qu’en exerçant mon ministère au service de l’unité, je prends la décision de suspendre la faculté accordée par mes prédécesseurs, je vous demande de partager ce poids avec moi comme une forme de participation à la sollicitude pour toute l’Église. Dans le Motu proprio, j’ai voulu affirmer qu’il appartient à l’Évêque, en tant que modérateur, promoteur et gardien de la vie liturgique dans l’Église dont il est le principe d’unité, de régler les célébrations liturgiques. Il vous appartient donc d’autoriser dans vos Églises, en tant qu’Ordinaires locaux, l’usage du Missel Romain de 1962, en appliquant les normes de ce Motu proprio. C’est avant tout à vous de travailler pour revenir à une forme festive unitaire, en vérifiant au cas par cas la réalité des groupes qui célèbrent avec ce Missale Romanum.

Les indications sur la marche à suivre dans les diocèses sont principalement dictées par deux principes : d’une part, pourvoir au bien de ceux qui sont enracinés dans la forme de célébration précédente et ont besoin de temps pour revenir au Rite romain promulgué par les saints Paul VI et Jean-Paul II ; d’autre part, interrompre l’érection de nouvelles paroisses personnelles, liées plus au désir et à la volonté de certains prêtres qu’au besoin réel du « saint peuple de Dieu fidèle ». En même temps, je vous demande de veiller à ce que chaque liturgie soit célébrée avec décorum et avec fidélité aux livres liturgiques promulgués après le Concile Vatican II, sans excentricités qui dégénèrent facilement en abus. Les séminaristes et les nouveaux prêtres doivent être éduqués à cette fidélité aux prescriptions du Missel et aux livres liturgiques, qui reflètent la réforme liturgique souhaitée par le Concile Vatican II.

Pour vous, j’invoque l’Esprit du Seigneur ressuscité, afin qu’il vous rende forts et fermes dans le service du Peuple que le Seigneur vous a confié, afin que, par vos soins et votre vigilance, il exprime la communion même dans l’unité d’un seul Rite, dans lequel est gardée la grande richesse de la tradition liturgique romaine. Je prie pour vous. Vous priez pour moi.

FRANÇOIS

Notes de bas de page

  1. « Gardiens de la Tradition », en latin.[]
  2. Cf. fin de la lettre d’accompagnement. []
  3. Cf. Lettre d’accompagnement.[]
  4. Cf. Traditionis Custodes Article 3 § 1.[]
  5. Mgr Lefebvre, Conférence spirituelle du 21 décembre 1984, dans Bernard Tissier de Mallerais, Marcel Lefebvre – Une Vie, p. 560 .[]
  6. Cf. ECUM. TVA. II, Constitution dogmatique sur l’Eglise Lumen Gentium 21 novembre 1964, n. 23 : AAS 57 (1965) 27.[]
  7.  Cf. Congrégation pour le culte divin, Lettre aux Présidents des Conférences épiscopalesQuattuor abhinc annos, 3 octobre 1984 : AAS 76 (1984) 1088-1089.[]
  8. Jean-Paul II, Litt. Ap. Motu proprio datae Ecclesia Dei, 2 juillet 1988 : AAS 80 (1998) 1495-1498.[]
  9. Benoît XVI, Epistula Episcopos Catholicae Ecclesiae Ritus Romani, 7 juillet 2007 : AAS 99 (2007) 796.[]
  10. Benoît XVI, Epistula Episcopos Catholicae Ecclesiae Ritus Romani, 7 juillet 2007 : AAS 99 (2007) 796.[]
  11. Benoît XVI, Epistula Episcopos Catholicae Ecclesiae Ritus Romani, 7 juillet 2007 : AAS 99 (2007) 797.[]
  12. Benoît XVI, Litt. Ap. Motu proprio datae Summorum Pontificum, 7 juillet 2007 : AAS 99 (2007) 779.[]
  13. Benoît XVI, Litt. Ap. Motu proprio datae Summorum Pontificum, 7 juillet 2007 : AAS 99 (2007) 779.[]
  14. Benoît XVI, Epistula Episcopos Catholicae Ecclesiae Ritus Romani, 7 juillet 2007 : AAS 99 (2007) 796.[]
  15. Benoît XVI, Epistula Episcopos Catholicae Ecclesiae Ritus Romani, 7 juillet 2007 : AAS 99 (2007) 797.[]
  16. Benoît XVI, Epistula Episcopos Catholicae Ecclesiae Ritus Romani, 7 juillet 2007 : AAS 99 (2007) 798.[]
  17. Benoît XVI, Epistula Episcopos Catholicae Ecclesiae Ritus Romani, 7 juillet 2007 : AAS 99 (2007) 797-798.[]
  18. Benoît XVI, Epistula Episcopos Catholicae Ecclesiae Ritus Romani, 7 juillet 2007 : AAS 99 (2007) 796.[]
  19. Cf. Ecum. VA. II, Constitution dogmatique sur l’Église Lumen Gentium, 21 novembre 1964, n. 23 : AAS 57 (1965) 27.[]
  20. Cf. Acta et documenta concilio oecumenico vaticano II apparando, Série I, Volumen II, 1960.[]
  21. Pie XII, Litt. Encyc. Mediator Dei et hominum, 20 novembre 1947 : AAS 39 (1949) 521-595.[]
  22. Cf. Ecum. VA. II, Constitution Sacrosanctum Concilium, 4 décembre 1963, nos 1, 14 : AAS 56 (1964) 97.104.[]
  23. Cf. Ecum. VA. II, Constitution Sacrosanctum Concilium, 4 décembre 1963, n. 3 : AAS 56 (1964) 98.[]
  24. Cf. Ecum. VA. II, Const. Sacrosanctum Concilium, 4 décembre 1963, n. 4 : AAS 56 (1964) 98.[]
  25. Missale romanum ex decreto Sacrosancti Oecumenici Concilii Vaticani II instauratum auctoritate Pauli PP. VI promulgatum, editio typica, 1970.[]
  26. Missale romanum ex decreto Sacrosancti Oecumenici Concilii Vaticani II instauratum auctoritate Pauli PP. VI promulgatum Ioannis Pauli PP. II cura recognitum, editio typica altera, 1975 ; editio typica tertia, 2002 ; (reimpressio emendata, 2008).[]
  27. Cf. Conc. ecum. VA. II, Const. Sacrosanctum Concilium, 3 décembre 1963, n. 3 : AAS 56 (1964) 98.[]
  28. 1 Cor 1, 12-13.[]
  29. Cf. Ecum. VA. II, Constitution Sacrosanctum Concilium, 3 décembre 1963, n. 26 : AAS 56 (1964) 107.[]
  30. Cf. Ecum. TVA. II, Constitution dogmatique Lumen Gentium, 21 novembre 1964, n. 14 : AAS 57 (1965) 19.[]
  31. Cf. Ecum. TVA. Concile Œcuménique Vatican II, Constitution Sacrosanctum Concilium, 3 décembre 1963, n. 6 : AAS 56 (1964) 100.[]
  32. Cf. Ecum. VA. II, Constitution dogmatique Lumen Gentium, 21 novembre 1964, n. 23 : AAS 57 (1965) 27.[]
  33. Cf. Ecum. TVA. II, Constitution Sacrosanctum Concilium, 3 décembre 1963, n. 48 : AAS 56 (1964) 113.[]
  34. Paul VI, Constitution apostolique Missale Romanum (3 avril 1969), AAS 61 (1969) 222.[]
  35. Cf. Ecum. VA. II, Constitution dogmatique Lumen Gentium, 21 novembre 1964, n. 13 : AAS 57 (1965) 18.[]

Donc, concile or not concile, Sainte Messe ou synaxe montinienne, François, pape ou pas pape, là est la question.

Dans tous les cas comme Paul VI il abuse de son pouvoir.

On se souvient aussi que Saint Pie V n’a jamais créé un rite, et a accordé une dispense pour les rites de plus de deux cent ans; or, le rit, dit de saint Pie V, est d’origine apostolique…

Gardien du brigandage

L’humanité accepte d’être stérilisée

Une proposition timide : l’humanité accepte d’être stérilisée

Source henrymakow le juillet 26, 2021


L’humanité est d’accord pour être stérilisée en échange d’une trêve de la part des Communistes (c’est-à-dire des satanistes)


J’ai une solution aux problèmes de l’humanité qui devrait satisfaire tout le monde.

L’humanité se porte volontaire pour être stérilisée en échange d’une trêve des banquiers juifs satanistes et des francs-maçons (communistes) qui mettrait fin à leur guerre contre Dieu et l’homme. (lien : https://www.henrymakow.com/000280.html)

Cela signifie que d’ici un siècle à peine, la planète sera débarrassée des mangeurs inutiles et deviendra un terrain de jeu pour les satanistes/communistes et les individus choisis.

(l’humanité accepte d’y aller pacifiquement)

Qu’est-ce que l’humanité en retire ?

1. Les satanistes/communistes annulent leur arnaque covid, leurs masques défigurants, leur folie de verrouillage, leurs passeports vaccinaux et leurs conneries sur le changement climatique.
Ils freineront leurs hommes de main Antifa/BLM devant lesquels nous nous recroquevillerons de peur comme des petites filles. Nous évitons la dystopie violente « Dark Winter » et profitons d’une paix et d’une liberté relatives.

2. Nous ne serons pas vaccinés de force, ne souffrirons pas et ne mourrons pas d’une mort prématurée. (lien : https://www.c19vaxreactions.com/real-testimonials.html)

3. La guerre psychologique toxique contre le genre, la race, la religion et la nation sera suspendue. Nous conserverons quelques vestiges de la dignité humaine pendant nos années crépusculaires sur la planète.

4. Un nombre raisonnable d’individus peut être épargné par la stérilisation afin de fournir un pool de serviteurs, de sacrifices humains, de donneurs d’organes et d’esclaves sexuels pour les Chosen Few.

5. L’humanité est épargnée par une guerre nucléaire gratuite et catastrophique conçue pour réduire la population.

Qu’est-ce que les satanistes/communistes en retirent ?

1. Ils n’auront pas à écouter les gémissements de mangeurs inutiles sur Internet alors que notre malheureux sort se dessine lentement sur nous.

2. Ils n’auront pas à faire face à un soulèvement semblable au ghetto de Varsovie, car l’humanité réalise enfin qu’elle n’a rien à perdre d’une résistance violente.

3. Les satanistes héritent de la planète, de ses ressources et de la propriété de tous. Ils peuvent commencer à planifier leur paradis et ne pas s’inquiéter d’imposer leur « Grande Réinitialisation » ridicule aux masses récalcitrantes.

Objections possibles de l’humanité

1. Le quota pour la caste des esclaves peut ne pas être assez grand.

2. La réforme démocratique est encore possible. Juste parce qu’ils flattent Israël, les dirigeants patriotes ne sont pas une opposition contrôlée. Les Commies ne truqueraient pas les futures élections, n’est-ce pas ?

Je ne vois pas d’autres objections. La stérilisation ne devrait pas être un problème. Les gens ne se soucient manifestement plus des enfants ou du monde dont ils hériteront. Pouvez-vous penser à d’autres objections? (hmakow@gmail.com) Je n’en ai pas reçu à ce jour.

Objections possibles des satanistes/communistes

1. Cent ans, c’est trop long pour attendre que tous les nouveau-nés meurent naturellement.
2. En tant que satanistes, nous ne nous contentons pas d’éradiquer la race humaine. Nous servons Satan et aimons faire souffrir les gens. (lien : https://www.medscape.com/sites/public/covid-19/vaccine-insights/how-concerned-are-you-about-vaccine-related-adverse-events)
3. Nous avons déjà stérilisé (« vacciné ») près de la moitié de vos mangeurs inutiles. Nous n’avons pas besoin de cet accord.
4. Vous ne respecterez pas votre marché et utiliserez la trêve pour gagner en force et planifier votre résistance.
5. Les actions des fabricants de vaccins vont s’effondrer.
6. Nous croyons en « l’ordre hors du chaos ». Où est le chaos ? Satan lui donnera un pouce vers le bas.

Riposte de l’humanité

C’est pourquoi c’est un compromis. Dans une négociation réussie, personne n’est complètement satisfait.

Vous ne pourrez pas tous nous vacciner ni échapper à notre colère collective.

Une commission mixte pourrait faire appliquer l’« Accord sur la dépopulation humaine ».

La stérilisation n’est pas différente de la vaccination. C’est un accord facile; une autre façon pour les gens de signaler la vertu.

CONCLUSION

Les gens d’aujourd’hui sont évidemment trop égoïstes, vénaux, lâches et faibles d’esprit pour s’unir et se défendre.

Ils ne peuvent même pas comprendre ce qui se passe vraiment. Ils adopteront ce compromis pacifique et facile.

Leur acquiescement à la frénésie de la dette publique prouve qu’ils sont heureux de jeter les générations futures sous le bus. La stérilisation est faite pour eux.


(Jacob Rothschild, appelle-moi !)

Je ne veux pas de prix Nobel.

Je veux juste vivre mes dernières années dans la liberté, la paix et la dignité.

C’est de la satire, mais c’est effrayant de voir à quel point cela a du sens.

L’humanité accepte d’être stérilisée

Le bras de Dieu n’est pas raccourci

26 juillet 2021 (LifeSiteNews) – Voici le discours d’ouverture de l’archevêque Carlo Maria Viganò à la conférence du Document de Venise.

Chers amis,

Loué soit Jésus-Christ.


Cette conférence a le privilège d’être basée dans une ville au passé glorieux, dans laquelle ses dirigeants ont su appliquer avec sagesse le bon gouvernement de tout règne temporel qui trouve dans la religion ses principes inspirateurs et informateurs.

La République « Sérénissime » unifiait tous les aspects positifs de la monarchie, de l’aristocratie et de la démocratie, dans un système destiné et conçu pour favoriser la pratique de la religion, le bien-être honnête de ses citoyens, le développement des arts et de l’artisanat, la promotion du commerce et des échanges culturels, la gestion attentive des affaires publiques et l’administration prudente de la justice.
Tant que Venise a respecté sa haute vocation, elle a prospéré dans tous les domaines. Lorsque le dernier de ses doges (gouverneurs) se laissa corrompre par la franc-maçonnerie et par la fausse philosophie du mouvement des Lumières, elle sombra en quelques années, condamnée à être envahie, pillée et dépouillée de ses trésors.

De l’histoire de la Sérénissime, nous pouvons tirer une grande leçon pour les temps présents et un avertissement sévère pour le sort de notre pays et des nations en général. Ce qui indique la déchéance d’un empire, c’est la trahison des idéaux qui ont fait sa grandeur, la perversion de l’autorité, la corruption du pouvoir, la résignation du peuple.

Jamais comme à notre époque nous n’avons vu que le destin du monde entier, et en particulier de l’Europe et des nations occidentales, est irrémédiablement marqué par tous ces éléments qui sont le prélude à sa chute et à sa ruine.

La trahison des idéaux, de la culture, de la civilisation, du savoir et des arts trouve sa cause dans l’apostasie de la foi, dans le fait d’avoir rejeté deux millénaires de christianisme et de vouloir en supprimer jusqu’au souvenir historique avec la « culture annulée ».

Ce qui s’est formé à l’époque chrétienne à partir du sang des martyrs, du témoignage des confesseurs, de l’enseignement des docteurs de l’Église, du magistère des papes et de tout un système de charité laborieuse qui a imprégné tous les domaines de la vie est aujourd’hui rejeté avec l’embarras gêné de ceux qui sont liés au pouvoir.

La perversion de l’autorité a fait que les gouvernants, tant dans la sphère civile que dans la sphère religieuse, ne remplissent pas la fonction pour laquelle elle existe, s’écartant du bien commun, de sorte que, après avoir rejeté le droit divin des souverains et revendiqué l’origine populaire du pouvoir de l’État républicain, au nom des prétendus droits de l’homme et du citoyen, la nouvelle classe politique révolutionnaire s’est montrée prête à se vendre au plus offrant, rebelle à Dieu et à ceux qu’elle prétend représenter.
Les étonnantes promesses de démocratie, de liberté et de souveraineté populaire ont été brisées en l’absence de morale civique, de sens du devoir ou d’esprit de service. Née comme une application sociale des principes révolutionnaires inspirés par la franc-maçonnerie, la notion d' »État moderne » s’est révélée être une autre tromperie colossale à l’égard des masses, à laquelle a également été arrachée la consolation d’une justice divine qui modérerait les excès du tyran. C’est le cri méchant du « Crucifige » (condamnation) perpétué dans le temps.

Après 200 ans, nous comprenons comment cette fraude a été ourdie pour faire croire aux masses qu’elles peuvent déterminer, sur la base de la simple majorité numérique, ce qui est bon et ce qui est mauvais sans tenir compte de la loi naturelle et des commandements dont le Seigneur est le sage auteur.
Cette tour impie de Babel montre l’effondrement de ses fondations au moment même où elle semble la plus puissante et la plus destructrice, et c’est là une source d’espoir pour nous.

L’idole de l’égalité s’effondre également, négation blasphématoire de l’individualité et de l’unicité de chaque homme au nom d’un nivellement par le bas où la diversité est considérée avec suspicion, l’autonomie de jugement est stigmatisée comme antisociale, les compétences intellectuelles sont une faute, l’excellence professionnelle une menace, et le sens du devoir un obstacle haineux.
Dans cette prison grise sans barreaux tangibles, la liberté d’expression n’est reconnue qu’au péché, au vice, au crime, à l’ignorance et à la laideur, car ce qu’il y a d’unique en chaque homme, ce qui le rend spécial, ce qui l’élève au-dessus de la masse informe est une démonstration intolérable de la toute-puissance de Dieu, de la sagesse infinie de sa création, de la puissance de sa grâce, de la beauté incomparable de son œuvre.

Le mythe de la fausse science s’effondre également, rebelle comme son inspirateur à l’harmonie du cosmos divin. L’humble recherche des règles qui régissent la création a été remplacée par la présomption luciférienne de démontrer d’une part l’inexistence de Dieu et son inutilité pour le salut de l’humanité, et d’autre part la divinisation insensée de l’homme qui se considère maître du monde alors qu’il ne peut en être que le gardien, selon les règles éternelles établies par le Créateur. Là où la sage conscience de sa propre fragilité avait permis de grandes découvertes pour le bien de l’humanité, aujourd’hui l’orgueil de la raison donne naissance à des monstres assoiffés de pouvoir et d’argent, même au prix de la décimation de la population mondiale.

Les fausses idéologies du libéralisme et du communisme s’effondrent, déjà affligées d’énormes désastres politiques, sociaux et économiques et aujourd’hui, unies et alliées comme des fantômes d’elles-mêmes dans le projet fou du nouvel ordre mondial. Les paroles prophétiques des Papes sur ces fléaux des nations sont confirmées par l’observation que les deux étaient les deux faces d’une même pièce, la pièce de l’inégalité sous le couvert de l’équité, et la pièce de l’appauvrissement des peuples sous les espèces de la juste distribution des richesses, de l’enrichissement de quelques-uns avec la promesse de plus grandes opportunités pour le plus grand nombre.

Les partis politiques s’effondrent également, tout comme la prétendue opposition entre la droite et la gauche, enfants de la Révolution et tous deux instrumentalisés pour l’exercice du pouvoir. Ayant renoncé aux idéaux qui les inspiraient encore, au moins nominalement, jusqu’aux dernières décennies du XXe siècle, les partis se sont transformés en entreprises, finissant par créer un fossé infranchissable entre l’agenda qui les veut et les besoins réels des citoyens. En l’absence de principes inspirateurs et de valeurs non négociables, ces partis se sont tournés vers leurs nouveaux maîtres, vers ceux qui les financent, vers ceux qui décident de leurs candidats et les orientent vers l’action, imposent leurs choix et, si la rhétorique attribuait au peuple souverain le pouvoir de désigner celui qui le représentait dans les parlements et reconnaissait dans le vote la plus haute expression de la démocratie, aujourd’hui, ceux qui gouvernent regardent avec suspicion et agacement ceux qui voudraient les évincer et les chasser par le seul vote.

L’illusion s’effondre qu’il puisse y avoir une justice là où les lois des états ne sont pas inspirées par le bien commun mais par le maintien d’un pouvoir corrompu et la dissolution de l’état social, et où la loi de Dieu est bannie par les tribunaux, l’injustice est en vigueur, l’honnêteté est punie, le crime et le délit sont récompensés. Là où la justice n’est pas rendue au nom de Dieu, les magistrats peuvent légiférer contre le bien en se faisant les ennemis de ceux qu’ils devraient protéger et les complices de ceux qu’ils devraient condamner.

Le leurre de la liberté d’information s’effondre, montrant la multitude désolante de serviteurs et de courtisans prêts à taire la vérité, à censurer la réalité, à subvertir les critères du jugement objectif au nom de l’intérêt partisan, du désir de s’enrichir, de l’ivresse d’une visibilité éphémère. Mais si le journaliste, le rédacteur et l’essayiste n’ont plus un principe immuable qui les inspire et qui trouve dans le Dieu vivant et vrai le paramètre infaillible pour comprendre et interpréter ce qui est éphémère, la liberté devient licence, la soumission au pouvoir devient la règle et le mensonge devient la norme universelle.
Tout un monde de contre-vérités s’effondre, de tromperies, de malhonnêteté, d’horreurs et de laideur, qui depuis plus de deux siècles nous a imposé comme modèle tout ce qui est anti-humain, anti-divin et anti-christique. C’est le royaume de l’antéchrist où le transhumanisme défie le ciel et la nature, dans le cri éternel de l’ennemi, « Non serviam » (je ne servirai pas). Mais ce que nous voyons aujourd’hui se dérouler sous nos yeux constitue l’essence d’un projet fou et infernal, ontologiquement voué à l’échec, et il ne s’agit pas seulement d’un déclin, comme cela s’est produit maintes fois au cours de l’histoire pour de nombreux empires aujourd’hui ensevelis sous les cendres et les décombres du temps, c’est la fin d’une époque qui s’est rebellée contre le principe premier de l’univers, contre la nature des choses, contre le but ultime de l’homme. Une époque qui s’est rebellée contre Dieu, qui a présumé pouvoir le dominer et le renverser, qui a prétendu et exige encore aujourd’hui de pouvoir le blasphémer, l’éliminer, non seulement du présent et du futur, mais aussi du passé. Une époque façonnée par les serviteurs de l’ennemi de Dieu et de l’humanité issus des sectes maçonniques, des lobbies du pouvoir inféodés au mal.
On pourrait penser qu’il s’agit d’une vision résolument apocalyptique du présent et de ce qui nous attend, une vision des derniers temps, dans laquelle les rares personnes qui resteront fidèles au bien seront bannies, persécutées et tuées, tout comme notre Seigneur a été persécuté et tué, ainsi que la foule innombrable des martyrs au début de l’ère chrétienne. Face à cette folie, les réponses des idéologies humaines ne suffisent pas, tout comme un regard dénué de transcendance ne suffit pas.
L’épithète d' »apocalyptique » qui nous est adressée par ceux qui nous attribuent également l’étiquette de « négationniste » ou de « théoricien de la conspiration », dénote une vision terrestre dans laquelle la rédemption représente une option parmi d’autres, avec le marxisme ou d’autres philosophies. Mais que dois-je prêcher en tant qu’évêque, sinon Jésus-Christ et Lui-même crucifié ?

Mais mes paroles en cette occasion ne veulent pas être des paroles de désespoir ni inspirer la peur de l’avenir qui semble se préparer pour nous. C’est vrai, ce monde rebelle et asservi au diable, surtout chez ceux qui le gouvernent avec le pouvoir et l’argent, nous fait la guerre et se prépare à une bataille acharnée et impitoyable, tandis qu’il entend rassembler autour de lui le plus grand nombre possible d’alliés, même parmi ceux qui préfèrent ne pas combattre, par peur ou par intérêt. A chacun d’eux, il promet une récompense, il assure une récompense qui rembourse leur asservissement à la cause ou du moins l’abstention de combattre dans le camp adverse. Des promesses de succès, de richesse, de pouvoir qui ont toujours attiré et corrompu beaucoup de gens à travers l’histoire.

Il y a toujours 30 pièces d’argent prêtes pour le traître, et ce qui est plus significatif, c’est qu’alors que l’ennemi déclare ouvertement son hostilité, ceux qui devraient être nos alliés et même nos généraux persistent à l’ignorer, à la nier, à déposer les armes face à la menace imminente. Au nom d’un pacifisme insensé, ils sapent la vraie paix, qui est la tranquillité de l’ordre et non la reddition lâche et rebelle à ceux qui veulent nous détruire.

C’est en cela, comme je l’ai déjà dit, que consiste la véritable perversion de l’autorité. Ayant échoué dans le but pour lequel elle existe, avec la complicité des soi-disant modérés, des tièdes, que Notre Seigneur vomira de sa bouche.

Permettez-moi de vous exhorter à ne pas baisser les bras, à ne pas vous laisser séduire par ceux qui, poussés par le désir de ne pas voir compromis leur rôle de prétendus médiateurs dans la perpétuation d’un système corrompu et corrupteur, s’obstinent à ne pas vouloir reconnaître la gravité de la situation actuelle et à délégitimer quiconque la dénonce comme un « théoricien du complot ».

S’il existe une menace concrète pour le salut des personnes et de l’humanité, s’il y a un esprit derrière ce projet articulé et organisé, si l’action de ceux qui le mettent en pratique vise clairement à faire le mal, la raison et la foi nous poussent à découvrir leurs auteurs, à dénoncer leurs desseins, à empêcher leur exécution parce que, si face à cette menace nous restons inertes et si nous essayons de la nier, nous deviendrions complices et coopérateurs du mal et nous manquerions à notre devoir de vérité et de charité envers nos frères.

Mais s’il est vrai qu’il y a indiscutablement cette menace qui pèse sur les bons, sur les honnêtes, sur les personnes qui restent encore fidèles à Notre Seigneur, il est également vrai que cette menace, par sa nature même, est destinée à la défaite la plus flagrante et la plus dévastatrice parce qu’elle ne met pas en cause seulement les hommes, mais Dieu lui-même, toute la cour céleste, les armées d’anges et de saints, et toute la création.

Oui, même la nature, œuvre merveilleuse de Dieu, se rebelle contre cette violence et entre la victoire finale du bien, qui est la plus certaine, et ce présent de ténèbres, nous restons avec nos choix et nous laisserons Dieu compter ses bons serviteurs.

Ne pensons pas que, dans ce conflit d’époque, nous devons seulement nous organiser avec des moyens humains ; ne nous laissons pas convaincre que la puissance impressionnante de notre ennemi est une raison suffisante pour nous laisser vaincre et anéantir. Chers frères et sœurs, nous ne sommes pas seuls, précisément parce qu’il s’agit d’une guerre contre la majesté de Dieu, Il ne refusera pas d’entrer en campagne à nos côtés, nous laissant seuls pour lutter contre un adversaire qui a osé défier nul autre que le Tout-Puissant, le Seigneur des armées rangé en bataille, au nom duquel les fondements de l’univers tremblent.
Plaçons-nous plutôt à ses côtés, sous la glorieuse bannière de la croix, très sûrs d’une victoire inimaginable, d’une récompense qui fait pâlir toutes les richesses de la terre. Car le prix auquel nous avons droit est immortel et éternel, la gloire du ciel, la félicité éternelle, la vie sans fin et la présence de la Sainte Trinité. Une récompense qui, dans la réalisation du but pour lequel nous avons été créés – rendre gloire à Dieu – recompose le désordre du péché dans l’économie de la rédemption.

Les armes que nous devons aiguiser en ce temps pour être prêts à la bataille qui s’annonce sont la vie dans la grâce de Dieu, la fréquence des sacrements, la fidélité à l’immuable « depositum fidei », la prière, surtout le saint Rosaire, l’exercice constant des vertus, la pratique de la pénitence et du jeûne, les œuvres de charité corporelles et spirituelles, pour gagner à Dieu nos frères éloignés ou tièdes.

Écoutons l’avertissement de l’Apôtre :  » Revêtez-vous de l’armure de Dieu, afin de pouvoir résister au jour mauvais et rester debout après avoir passé toutes les épreuves. Tenez ferme, ceignez votre taille de la vérité, revêtez la cuirasse de la justice et ayez pour chaussures à vos pieds le zèle de répandre l’Évangile de paix. Tiens toujours dans ta main le bouclier de la foi, avec lequel tu peux éteindre tous les traits enflammés du malin. Prenez aussi le casque du salut et l’épée de l’Esprit, c’est-à-dire la parole de Dieu ».

Ces paroles, que saint Paul adresse aux fidèles de la ville d’Éphèse, sont aussi et surtout valables pour nous en ce temps où nous devons comprendre que notre combat n’est pas contre des créatures faites de sang et de chair, mais contre les principautés et les pouvoirs, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits du mal qui vivent dans les régions célestes.

Cet événement de Venise a été voulu par ses organisateurs comme un moment de réflexion et un acte fondateur d’un mouvement de renaissance spirituelle et sociale. Un appel spirituel aux armes, pour ainsi dire, pour compter et apprendre à se connaître mais surtout pour témoigner courageusement de cette foi qui, seule, est une prémisse nécessaire et indispensable à la paix et à la prospérité de notre chère patrie.

Je l’ai dit, je le dis maintenant et je le répète : « Pax Christi in Regno Christi« .

De même qu’en célébrant la victoire de Lépante sur les Turcs, le Sénat vénitien rendit des honneurs publics à la Vierge Reine des Victoires, à laquelle il reconnut le mérite de la défaite de l’ennemi de la chrétienté, de même aujourd’hui nous devons avoir le courage de redécouvrir dans l’Évangile du Christ et dans la fidélité à ses commandements l’élément fondateur de toute action, personnelle et collective, sociale et ecclésiale qui veut aspirer au succès et être bénie par Dieu.

Les ruines de la société anti-humaine et anti-chrétienne qui a souillé les derniers siècles de l’histoire sont un avertissement sévère pour ceux qui se leurrent en construisant une maison sans la placer sous la protection du Seigneur :

« Nisi Dominus ædificaverit domum, in vanum laboraverunt qui ædificant eam. Nisi Dominus custodierit civitatem, frustra vigilat qui custodit eam » (Psaume 126, 1).

Cette maison, cette ville ne peut renaître et ressusciter que si ce Roi divin et cette Reine omnipotente y règnent par grâce, eux qui furent les vrais Souverains de la glorieuse République de Venise, devant laquelle le Doge et les Magistrats sont représentés à genoux, témoignage dévoué de l’ordre religieux et social chrétien.

Que cette conscience soit le moteur de toutes vos et de nos actions futures.

A vous tous, et à tous ceux qui sauront se rassembler sous les insignes du Christ et de la Vierge, je donne de tout cœur ma Bénédiction paternelle :

In nomine + Patris, et + Filii, et Spiritus + Sancti. Amen.

L’archevêque Carlo Maria Viganò

Le bras de Dieu n’est pas raccourci

Un oukase maléfique

“Traditionis Custodes” : Mgr Robert Mutsaerts réagit vivement contre cet « oukase maléfique »

Mgr Robert Mutsaerts, évêque auxiliaire de Bois-le-Duc aux Pays-Bas, vient de publier un commentaire vif sur le Motu proprio Traditionis Custodes qui met la messe tridentine sous cloche avec l’objectif de l’éliminer.


Un oukase maléfique du pape François

Le pape François veut propager la synodalité : tout le monde doit pouvoir participer au débat, tout le monde doit être entendu. Il n’en a guère été question dans son motu proprio Traditionis Custodes récemment publié : cet oukase qui vise à mettre un terme immédiat à la messe traditionnelle en latin. Ce faisant, François tire un trait sur Summorum Pontificum, le Motu proprio du pape Benoît qui a donné un large droit de cité à l’ancienne messe. Le fait que François s’empare ici de la parole du pouvoir sans aucune consultation montre qu’il est en train de perdre son autorité. C’était déjà devenu évident lorsque la Conférence épiscopale allemande n’a pas tenu compte des conseils du pape au sujet du processus de synodalité. La même chose s’est produite aux États-Unis lorsque le pape François a demandé à la Conférence des évêques de ne pas préparer un document sur la digne réception de la communion. Dès lors qu’il s’agit de la messe traditionnelle, on va se passer de conseils, et faire plutôt de l’injonction contraignante, a dû penser le pape, .

Le langage utilisé ressemble décidément beaucoup à une déclaration de guerre. Tous les papes depuis Paul VI ont toujours laissé des ouvertures pour l’ancienne messe. Si des modifications ont été apportées, elles étaient mineures : voir par exemple les indults de 1984 et 1989. Jean-Paul II croyait fermement que les évêques devaient être généreux quant à l’autorisation de la messe tridentine. Benoît XVI a même ouvert la porte en grand avec Summorum Pontificum : “Ce qui était sacré pour les générations précédentes reste sacré pour nous.”
François, lui, claque violemment la porte au moyen de Traditionis Custodes. Cela ressemble à une trahison et c’est une gifle au visage de ses prédécesseurs. L’Église n’a jamais aboli les liturgies. Pas même le concile de Trente. François rompt complètement avec cette tradition. Le Motu proprio contient quelques propositions et injonctions brèves et fortes. Tout cela est rendu plus explicite par le biais d’une déclaration jointe,  plus longue. Cette déclaration contient un certain nombre d’erreurs factuelles. L’une d’elles est l’affirmation selon laquelle ce que Paul VI a fait après Vatican II serait identique à ce que Pie V a fait après Trente. C’est complètement faux. N’oubliez pas qu’avant cette époque, divers manuscrits (surchargés) circulaient et que des liturgies locales étaient apparues ici et là. C’était le bazar.
Le concile de Trente avait pour but de restaurer les liturgies, éliminer les inexactitudes et vérifier l’orthodoxie. Trente ne s’occupait pas de réécrire la liturgie, ni de faire de nouveaux ajouts, de nouvelles prières eucharistiques, un nouveau lectionnaire ou un nouveau calendrier. Il s’agissait simplement d’assurer une continuité organique ininterrompue.

Le missel de 1517 est revenu au missel de 1474 et ainsi de suite jusqu’au 4ème siècle. Il y a eu une continuité à partir du 4ème siècle. Après le 15e siècle, il y a également quatre siècles de continuité. De temps en temps, il y avait tout au plus quelques changements mineurs ou l’ajout d’une fête, d’une mémoire ou d’une rubrique.

Vatican II, à travers le document conciliaire Sacrosanctum Concilium, a demandé des réformes liturgiques. C’est un document conservateur. Le latin y était maintenu, les chants grégoriens conservaient leur place légitime dans la liturgie. Cependant, les développements qui ont suivi Vatican II sont très éloignés des documents conciliaires. Le fameux « esprit du concile » ne se trouve nulle part dans les textes du concile eux-mêmes. On ne retrouve que 17 % des prières de l’ancien missel (Trente) dans le nouveau missel (Paul VI). Il est difficile de parler de la continuité d’un développement organique. Benoît XVI l’a reconnu et, pour cette raison, a donné une large place à l’ancienne messe. Il a même dit que personne n’avait besoin de sa permission (“Ce qui était sacré alors, l’est toujours aujourd’hui”).


Le pape François fait à présent comme si son Motu proprio s’inscrivait dans le développement organique de l’Église, ce qui est en contradiction totale avec la réalité. En rendant la messe en latin pratiquement impossible, il rompt avec la tradition liturgique séculaire de l’Église catholique romaine. La liturgie n’est pas un jouet des papes, mais l’héritage de l’Église.

L’ancienne messe n’est pas une question de nostalgie ou de goût. Le pape doit être le gardien de la Tradition ; le pape est le jardinier, pas le fabricant. Le droit canonique n’est pas seulement une question de droit positif, il y a aussi le droit naturel et le droit divin, et il y a aussi, par dessus de le marché, la Tradition, qui ne peut pas être simplement balayée.
Ce que fait ici le pape François n’a rien à voir avec l’évangélisation et encore moins avec la miséricorde. Il s’agit plutôt d’une idéologie.

Allez donc dans une paroisse où l’ancienne messe est célébrée. Qu’y trouverez-vous ? Des gens qui veulent simplement être catholiques. Ce ne sont généralement pas des personnes qui s’impliquent dans des disputes théologiques, pas plus qu’elles ne sont opposées à Vatican II (bien qu’elles soient contre sa mise en œuvre). Elles aiment la messe latine en raison de son caractère sacré, de sa transcendance, du salut des âmes qui s’y trouve au centre, et de la dignité de la liturgie. Vous y rencontrerez des familles nombreuses, et les gens s’y sentent les bienvenus. Elle n’est célébrée qu’en un petit nombre de lieux.

Pourquoi le pape veut-il priver les gens de cela ? Je reviens à ce que j’ai dit précédemment : c’est de l’idéologie. C’est Vatican II, y compris sa mise en œuvre avec toutes ses aberrations, ou rien ! Le nombre relativement faible de croyants (qui, soit dit en passant, augmente, alors que le Novus Ordo s’effondre) qui se sentent chez eux à la messe traditionnelle doit être et sera éliminé. C’est de l’idéologie et du mal par nature.

Si vous voulez vraiment évangéliser, si vous voulez vraiment faire preuve de miséricorde, si vous voulez vraiment soutenir les familles catholiques, alors vous garderez la messe tridentine à l’honneur. Dès aujourd’hui, l’ancienne messe n’a plus le droit d’être célébrée dans les églises paroissiales (mais alors, où ?), il faut obtenir une permission explicite de son évêque, qui ne peut l’autoriser que pour des jours déterminés ; pour ceux qui seront ordonnés à l’avenir et qui voudraient célébrer l’ancienne messe, l’évêque doit demander l’avis de Rome. Peut-on faire plus dictatorial ? Moins pastoral et miséricordieux ?

François appelle dans l’art. 1 de son motu proprio le Novus Ordo (la messe actuelle) « la seule expression de la Lex Orandi du Rite Romain ». Il ne fait donc plus de distinction entre la forme ordinaire (Paul VI) et la forme extraordinaire (messe tridentine). Il a toujours été dit que les deux sont des expressions de la Lex Orandi, donc pas seulement le Novus Ordo. Encore une fois, l’ancienne messe n’a jamais été abolie ! Je n’entends jamais Bergoglio parler des nombreux abus liturgiques qui existent ici et là dans d’innombrables paroisses. Dans les paroisses, tout est possible, sauf la messe tridentine.

Toutes les armes sont jetées dans la bataille pour bannir la Messe traditionnelle. Pourquoi ? Pour l’amour de Dieu, pourquoi ? Quelle est cette obsession de François à vouloir éradiquer ce petit groupe de traditionalistes ? Le pape doit être le gardien de la tradition, et non le gardien de la prison.

Alors qu’Amoris Laetitia excellait dans le flou, Traditionis Custodes est une déclaration de guerre parfaitement claire.
Je tends à penser que le pape François se tire une balle dans le pied avec ce Motu proprio. Pour la Fraternité Saint-Pie X, ce sera une bonne nouvelle. Ils n’auraient jamais pu deviner qu’ils devraient cela au pape François…
+ Rob Mutsaerts, évêque auxiliaire

Source et traduction Jeanne Smits

Note de la rédaction : Le rit de la Sainte Messe jamais aboli n’est pas la forme extraordinaire, selon le mensonge de Benoit XVI, mais demeure le rit ordinaire, la synaxe montinienne n’ayant aucune légitimité. Paul VI voulait vraiment abolir la Sainte Messe et la remplacer par son bricolage et en cela il se faisait schismatique par rapport à la Tradition. Lex orandi, lex credendi, la « messe de Luther » engendre fatalement la pensée de Luther, celle qui semble animer François avec sa haine de la Sainte Messe.

Un oukase maléfique

Des fruits du KGB

Ce qui se déroule dans l’Église pourrait bien être le terrible résultat d’une infiltration soviétique

Ce qui se déroule dans l’Eglise pourrait bien être le terrible résultat d’une infiltration soviétique

Sur Réinformation.tv, Jeanne Smits évoque une commentatrice danoise, Iben Thranholm, dont l’analyse a été reprise par LifeSiteNews. Pour expliquer les abus sexuels dans l’Eglise, il faut remonter à l’époque bolchevique et à celle de Staline et au résultat d’une stratégie soviétique pour détruire l’Eglise de l’intérieur.

Iben Thanholm cite d’emblée une vidéo disponible sur YouTube où l’on voit le témoignage d’un ancien responsable de la propagande soviétique, Youri Bezmenov, membre du KGB avant de passer à l’Ouest en 1970. Il fut longtemps collaborateur de l’agence de presse soviétique Novosti et s’expliqua après sa défection sur la propagande marxiste de l’Occident en cours, affirmant dans cette vidéo datant de 1983 que le KGB menait sa guerre contre l’Amérique essentiellement au moyen de « la subversion idéologique ».

Il précisait alors que l’espionnage à la James Bond représentait seulement 15 % de l’activité du KGB ; à l’inverse, les « mesures actives » visaient à démoraliser la jeunesse en Occident représentaient le plus gros du travail de la police politique communiste. Les marxistes cherchaient surtout, selon Bezmenov, à « corrompre la jeunesse, à la focaliser sur le sexe, à l’éloigner de la religion ». Les jeunes, il fallait les « rendre superficiels et les affaiblir (…) ; il fallait détruire la foi des peuples en leurs chefs nationaux en exposant ceux-ci au mépris, au ridicule, au déshonneur (…) ; en organisant l’effondrement des vieilles vertus morales : l’honnêteté, la sobriété, la maîtrise de soi, le respect de la parole donnée. »

Dans cet entretien filmé, Youri Bezmenov précisait que les principales cibles étaient les institutions religieuses, l’enseignement, les médias et la culture : pendant que les États-Unis rejetaient – en apparence – fermement le communisme soviétique tout au long de la Guerre froide (il n’est pas question dans l’article d’Iben Thranholm des collusions entre le capitalisme et le communisme dans les hautes sphères mondialistes), l’endoctrinement marxiste-léniniste était endémique dans les universités, les médias et le monde de la culture en Occident au cours des années 1960 et 1970, comme le résume Iben Thranholm. […]

Elle évoque alors le témoignage de l’ancienne communiste Bella Dodd, convertie au catholicisme en 1952 grâce à Mgr Fulton Sheen : devant le Comité des activités antiaméricaines de la chambre des représentants (HUAC), celle-ci avait témoigné à l’époque d’un plan déjà ancien d’infiltration.

« Au cours des années 1930, nous avons orienté 1.100 hommes vers le sacerdoce en vue de détruire l’Église de l’intérieur. L’idée était de les faire ordonner, afin qu’ils puissent grimper sur l’échelle de l’influence et de l’autorité en devenant des Monsignors et des évêques. »

Ils étaient choisis pour leur absence de foi et de vertu morale. Alice von Hildebrand, veuve de Dietrich von Hildebrand, elle-même philosophe et professeur, qui connaissait bien Bella Dodd, affirme que celle-ci avait assuré que du temps où elle était membre actif du Parti, elle avait eu affaire à pas moins de quatre cardinaux au Vatican « travaillant pour nous », comme elle le disait. […]

Pour Iben Thanholm, ce qui se déroule actuellement sous nos yeux pourrait bien être le terrible résultat de cette infiltration, les « agents » implantés au milieu du siècle dernier s’étant chargés de recruter d’autres hommes de leur acabit dans les séminaires. De fait, l’explosion des cas d’agressions sexuelles remonte aux années 1960, de telle sorte qu’on peut se demander si, plutôt que de s’agir de prêtres ayant cédé à la tentation, il n’existe pas ici une attaque généralisée à l’encontre de la foi et de la morale chrétiennes du fait d’un ennemi rusé et profondément pervers.

En 2016, Alice von Hildebrand attirait l’attention sur ce fait, notant que l’un des éléments clefs des faits qui sont aujourd’hui mis au jour est bien le fait que de nombreux coupables n’étaient pas

« des prêtres catholiques devenus esclaves d’une “concupiscence sans limites” mais des infiltrés ayant obtenu de faux certificats de baptême et qui étaient à l’évidence des agents du communisme et de la démoralisation ». « J’ai su par Bella Dodd que ces hommes pervers avaient même infiltré le Vatican – car l’Église catholique est la pire ennemie du communisme. Et ils le savent ».

« Ainsi, la mission stalinienne anti-chrétienne est en passe d’atteindre son but deux générations après Staline, à un moment où l’Occident est confronté au second avènement du marxisme »

Selon Iben Thranholm, la subversion de ce qui reste des culture chrétienne en Occident va permettre une nouvelle ère soviétique :

« Nous pouvons déjà en observer les signes avant-coureurs : la suppression de la liberté d’expression, la tyrannie du politiquement correct, et la persécution politique et psychologique brutale des chrétiens. Seule une Église purifiée est capable de se dresser face à ce type de régime diabolique. »

Source Le salon beige

Note de la rédaction : Les infiltrations communistes ne sont qu’une partie des infiltrations, il faut aussi prendre en compte aussi celle des modernistes et des maçons. Ne pas oublier le réseau Rampolla.

Des fruits du KGB

Le pape schismatique

L’Église à l’envers


Le pape François ne peut se reposer tant que tous les catholiques ne sont pas modernistes.
par GEORGES NEUMAYR
25 juillet 2021, 00:01

François a souvent comparé l’Église catholique à un « hôpital de campagne ». C’est une étrange analogie dans son cas, étant donné son penchant pour le charlatanisme et la faute professionnelle. Les patients les plus sains de son hôpital de campagne se font couper les membres tandis que les plus malades reçoivent des doses accrues d’un médicament qui ne fonctionne pas. La conception du pape de la santé dans le corps du Christ est à l’opposé de ses prédécesseurs. Ils considéraient l’absence d’orthodoxie comme un cancer dans l’Église, alors que le pape François considère la présence persistante de l’orthodoxie comme un poison.



Selon ce point de vue tordu, la crise de l’Église ne découle pas de l’hérésie moderniste mais de la réticence des catholiques à y succomber. Travaillant selon ce point de vue, il a consacré une grande partie de son pontificat à défaire le retranchement conservateur post-Vatican II des papes Jean-Paul II et Benoît XVI. En se plaignant de la réticence de l’Église à embrasser la « culture moderne », il a implicitement critiqué ces prédécesseurs. Là où ils considéraient avec inquiétude « l’esprit » libéral de Vatican II, il l’a salué.

Au début de son pontificat, il a déploré que la promesse progressive de Vatican II n’ait pas été tenue – « très peu a été fait dans ce sens » – mais qu’il avait « l’ambition de vouloir faire quelque chose ».

Le pape incarne la division même qu’il prétend déplorer. Il divise les catholiques au niveau le plus profond possible – de la tradition catholique elle-même.



La récente ordonnance du pape réduisant la messe traditionnelle en latin est au cœur de cette ambition. Il ne peut se reposer tant que tous les catholiques ne se sont pas soumis à son modernisme. Dans le passé, les papes ont institué des serments contre les erreurs modernes. Ce pape s’empresse d’imposer un serment en leur faveur. En exhortant les évêques à marginaliser la messe latine traditionnelle, le pape révèle la profondeur de son mépris pour la tradition catholique et son désir de cimenter une redéfinition moderniste du catholicisme.

Le pape Benoît XVI parlait des théologiens de Vatican II qui voulaient commencer une nouvelle religion à partir de zéro. Il les a appelés utopistes anarchiques. Il a déclaré qu’« après le Concile Vatican II, certains étaient convaincus que tout serait renouvelé, qu’une autre Église était en train de se faire, que l’Église préconciliaire était terminée et que nous en aurions une autre, totalement « autre » [Église] ». Voilà qui résume en grande partie le programme de son successeur. Son décret contre la messe latine traditionnelle est conçu pour achever l’Église préconciliaire. Il rompt tout lien entre l’Église post-Vatican II et l’Église pré-Vatican II, permettant ainsi aux modernistes de monopoliser la direction de l’Église.

Afin de sortir le catholicisme du catholicisme et de le transformer en une quasi-religion non spirituelle et politique, les modernistes ne peuvent supporter aucune concurrence de l’orthodoxie. Parce que le mouvement traditionnel de la messe latine se développait, en particulier parmi les jeunes et les jeunes prêtres, le pape a dû le tuer. Les dispositions onéreuses du décret vont d’abord ghettoïser l’ancienne messe, puis l’éteindre. L’Église, qui souffre déjà d’une crise des vocations, va perdre encore plus de vocations, car le décret dit en effet aux jeunes gens soucieux de la tradition que le prix de l’entrée dans le sacerdoce est désormais la soumission totale au modernisme du pape.

Pour une religion fondée sur la tradition, la suppression de la tradition n’a de sens que si le but est de changer fondamentalement cette religion. Par « unité », le pape entend l’acceptation universelle de ce projet. Il exige que tous les catholiques voient sans esprit critique les changements qui ont manifestement affaibli la foi. S’ils ne le font pas, ils « divisent ».

Le pape incarne bien sûr la division même qu’il prétend déplorer. Il divise les catholiques au niveau le plus profond possible – de la tradition catholique elle-même. Une « unité » enracinée dans l’hétérodoxie est une imposture. Alors que l’Église moderniste trébuche de scandale en scandale, il ose la présenter comme le modèle du catholicisme auquel tous doivent aspirer. Son dernier acte de tyrannie ecclésiastique n’est rien de plus qu’une tentative d’extraire des catholiques les plus fidèles un serment d’allégeance à cette Église en ruine.

Le spectacle d’un pape déloyal envers la tradition catholique publiant des tests de fidélité est un scandale. En faisant fi de l’autorité des papes passés, François efface la sienne. Il ne résout pas les crises mais les crée pour que sa révolution moderniste puisse être accomplie. Dans le passé, les catholiques orthodoxes ont défendu le pape contre les ennemis de la foi. Maintenant, ils doivent défendre la foi d’un pape qui s’est montré à maintes reprises comme leur ennemi.https://spectator.org/latin-mass-pope-francis-upside-down-church/

Note de la rédaction : François ne fait, ni plus, ni moins, qu’appliquer la révolution conciliaire. C’est Paul VI qui a consommé le schisme liturgique par la création de sa synaxe avec les experts protestants. Lex orandi, Lex credendi il inaugurait par cela même la nouvelle religion de l’homme réconcilié avec le monde moderne.

DISCOURS DU PAPE PAUL VI À L’ORGANISATION DES NATIONS UNIES 
À L’OCCASION DU 20ème ANNIVERSAIRE DE L’ORGANISATION*

Lundi 4 octobre 1965

Au moment de prendre la parole devant cet auditoire unique au monde, Nous tenons à exprimer d’abord Notre profonde gratitude à Monsieur Thant, votre Secrétaire Général, qui a bien voulu Nous inviter à rendre visite aux Nations-Unies, à l’occasion du vingtième anniversaire de cette institution mondiale pour la paix et la collaboration entre les peuples de toute la terre.

Merci également à Monsieur le Président de l’Assemblée, Monsieur Amintore Fanfani, qui, dès le jour de son entrée en charge, a eu pour Nous des paroles si aimables.

Merci à vous tous, ici présents, pour votre bienveillant accueil. A chacun d’entre vous, Nous présentons Notre salut cordial et déférent. Votre amitié Nous a convié et Nous admet à cette réunion: c’est en ami que Nous Nous présentons à vous.

En plus de Notre hommage personnel, Nous vous apportons celui du Second Concile Œcuménique du Vatican, actuellement réuni à Rome, et dont les Cardinaux qui Nous accompagnent sont les éminents représentants.

En leur nom, comme au Nôtre, à vous tous, honneur et salut! Cette rencontre, vous en êtes tous bien conscients, revêt un double caractère: elle est empreinte à la fois de simplicité et de grandeur. De simplicité car celui qui vous parle est un homme comme vous; il est votre frère, et même un des plus petits parmi vous, qui représentez des États Souverains, puisqu’il n’est investi – s’il vous plaît de Nous considérer à ce point de vue – que d’une minuscule et quasi symbolique souveraineté temporelle: le minimum nécessaire pour être libre d’exercer sa mission spirituelle et assurer ceux qui traitent avec lui qu’il est indépendant de toute souveraineté de ce monde. Il n’a aucune puissance temporelle, aucune ambition d’entrer avec vous en compétition. De fait, Nous n’avons rien à demander, aucune question à soulever; tout au plus un désir à formuler, une permission à solliciter: celle de pouvoir vous servir dans ce qui est de Notre compétence, avec désintéressement, humilité et amour.

Telle est la première déclaration que Nous avons à faire. Comme vous le voyez, elle est si simple qu’elle peut paraître insignifiante pour cette assemblée, habituée à traiter d’affaires extrêmement importantes et difficiles.

Et pourtant, Nous vous le disions, et vous le sentez tous, ce moment est empreint d’une singulière grandeur: il est grand pour Nous, il est grand pour vous.

Pour Nous d’abord. Oh! Vous savez bien qui Nous sommes.

Et quelle que soit votre opinion sur le Pontife de Rome, vous connaissez Notre mission: Nous sommes porteur d’un message pour toute l’humanité. Et Nous le sommes non seulement en Notre Nom personnel et au nom de la grande famille catholique: mais aussi au nom des Frères chrétiens qui partagent les sentiments que Nous exprimons ici, et spécialement de ceux qui ont bien voulu Nous charger explicitement d’être leur interprète. Et tel le messager qui, au terme d’un long voyage, remet la lettre qui lui a été confiée: ainsi Nous avons conscience de vivre l’instant privilégié, – si bref soit-il – où s’accomplit un vœu que Nous portons dans le cœur depuis près de vingt siècles. Oui, vous vous en souvenez. C’est depuis longtemps que Nous sommes en route, et Nous portons avec Nous une longue histoire; Nous célébrons ici l’épilogue d’un laborieux pèlerinage à la recherche d’un colloque avec le monde entier, depuis le jour où il Nous fut commandé: « allez, portez la bonne nouvelle à toutes les nations! ». Or c’est vous qui représentez toutes les nations.

Laissez-Nous vous dire que Nous avons pour vous tous un message, oui, un heureux message, à remettre à chacun d’entre vous.

1. Notre message veut être tout d’abord une ratification morale et solennelle de cette haute Institution. Ce message vient de Notre expérience historique. C’est comme « expert en humanité » que Nous apportons à cette Organisation le suffrage de Nos derniers prédécesseurs, celui de tout l’Épiscopat Catholique et le Nôtre, convaincu comme Nous le sommes que cette Organisation représente le chemin obligé de la civilisation moderne et de la paix mondiale.

En disant cela, Nous avons conscience de faire Nôtre aussi bien la voix des morts que celle des vivants: des morts tombés dans les terribles guerres du passé en rêvant à la concorde et à la paix du monde; des vivants qui y ont survécu, et qui condamnent d’avance dans leurs cœurs ceux qui tenteraient de les renouveler; d’autres vivants encore: les jeunes générations d’aujourd’hui, qui s’avancent confiantes, attendant à bon droit une humanité meilleure. Nous faisons Nôtre aussi la voix des pauvres, des déshérités, des malheureux, de ceux qui aspirent à la justice, à la dignité de vivre, à la liberté, au bien-être et au progrès. Les peuples se tournent vers les Nations-Unies comme vers l’ultime espoir de la concorde et de la paix: Nous osons apporter ici, avec le Nôtre, leur tribut d’honneur et d’espérance. Et voilà pourquoi pour vous aussi ce moment est grand. 

2. Nous le savons, vous en êtes pleinement conscients. Écoutez maintenant la suite de Notre Message. Il est tout entier tourné vers l’avenir. L’édifice que vous avez construit ne doit plus jamais tomber en ruines: il doit être perfectionné et adapté aux exigences que l’histoire du monde présentera. Vous marquez une étape dans le développement de l’humanité: désormais, impossible de reculer, il faut avancer. 

A la pluralité des États? qui ne peuvent plus s’ignorer les uns les autres, vous proposez une forme de coexistence extrêmement simple et féconde. La voici: d’abord vous reconnaissez et vous distinguez les uns et les autres. Vous ne conférez certes pas l’existence aux États: mais vous qualifiez comme digne de siéger dans l’assemblée ordonnée des peuples chacune des nations; vous donnez une reconnaissance d’une haute valeur morale et juridique à chaque communauté nationale souveraine, et vous lui garantissez une honorable citoyenneté internationale. C’est déjà un grand service rendu à la cause de l’humanité: bien définir et honorer les sujets nationaux de la communauté mondiale; les établir dans une condition juridique qui leur vaut la reconnaissance et le respect de tous, et d’où peut dériver un système ordonné et stable de vie internationale. 

Vous sanctionnez le grand principe que les rapports entre les peuples doivent être réglés par la raison, par la justice, le droit, et la négociation, et non par la force, ni par la violence, ni par la guerre, non plus que par la peur et par la tromperie. 

C’est ainsi que cela doit être. Et permettez que Nous vous félicitions d’avoir eu la sagesse d’ouvrir l’accès de cette assemblée aux peuples jeunes, aux États parvenus depuis peu à l’indépendance et à la liberté nationales; leur présence ici est la preuve de l’universalité et de la magnanimité qui inspirent les principes de cette institution. C’est ainsi que cela doit être. Tel est Notre éloge et Notre souhait, et comme vous le voyez Nous ne les attribuons pas du dehors: Nous les tirons du dedans, du génie même de votre Institution.  

3. Votre Statut va plus loin encore: et Notre message s’avance avec lui. Vous existez et vous travaillez pour unir les nations, pour associer les États. Adoptons la formule: pour mettre ensemble les uns avec les autres. Vous êtes une Association. Vous êtes un pont entre les peuples. Vous êtes un réseau de rapports entre les États. Nous serions tenté de dire que votre caractéristique reflète en quelque sorte dans l’ordre temporel ce que notre Église Catholique veut être dans l’ordre spirituel: unique et universelle. On ne peut rien concevoir de plus élevé, sur le plan naturel, dans la construction idéologique de l’humanité. Votre vocation est de faire fraterniser, non pas quelques-uns des peuples, mais tous les peuples. Entreprise difficile? 

Sans nul doute. Mais telle est l’entreprise, telle est votre très noble entreprise. Qui ne voit la nécessité d’arriver ainsi progressivement à instaurer une autorité mondiale en mesure d’agir efficacement sur le plan juridique et politique?  

Ici encore Nous répétons Notre souhait: allez de l’avant! Nous dirons davantage: faites en sorte de ramener parmi vous ceux qui se seraient détachés de vous; étudiez le moyen d’appeler à votre pacte de fraternité, dans l’honneur et avec loyauté, ceux qui ne le partagent pas encore. Faites en sorte que ceux qui sont encore au dehors désirent et méritent la confiance commune, et soyez alors généreux à l’accorder. Et vous, qui avez la chance et l’honneur de siéger dans cette assemblée de la communauté pacifique, écoutez-Nous: cette confiance mutuelle qui vous unit et vous permet d’opérer de bonnes et grandes choses, faites en sorte qu’il n’y soit jamais porté atteinte, qu’elle ne soit jamais trahie. 

4 La logique de ce souhait qui appartient, peut-on dire, à la structure de votre Organisation, Nous porte à le compléter par d’autres formules. Les voici: que personne, en tant que membre de votre union, ne soit supérieur aux autres: Pas l’un au-dessus de l’autre. C’est la formule de l’égalité. Nous savons, certes, que d’autres facteurs sont à considérer outre la simple appartenance à votre organisme. Mais l’égalité aussi fait partie de sa constitution: non pas que vous soyez égaux, mais ici vous vous faites égaux. Et il se peut que, pour plusieurs d’entre vous, ce soit un acte de grande vertu: permettez que Nous vous le disions, Nous, le représentant d’une religion qui opère le salut par l’humilité de son divin Fondateur. 

Impossible d’être frère si l’on n’est humble. Car c’est l’orgueil, si inévitable qu’il puisse paraître, qui provoque les tensions et les luttes du prestige, de la prédominance, du colonialisme, de l’égoïsme: c’est lui qui brise la fraternité. 

5. Et ici Notre Message atteint son sommet. Négativement d’abord: c’est la parole que vous attendez de Nous et que Nous ne pouvons prononcer sans être conscient de sa gravité et de sa solennité: jamais plus les uns contre les autres, jamais, plus jamais! N’est-ce pas surtout dans ce but qu’est née l’Organisation des Nations-Unies: contre la guerre et pour la paix? Écoutez les paroles lucides d’un grand disparu, John Kennedy, qui proclamait, il y a quatre ans:« L’humanité devra mettre fin à la guerre, ou c’est la guerre qui mettra fin à l’humanité ». Il n’est pas besoin de longs discours pour proclamer la finalité suprême de votre Institution. Il suffit de rappeler que le sang de millions d’hommes, que des souffrances inouïes et innombrables, que d’inutiles massacres et d’épouvantables ruines sanctionnent le pacte qui vous unit, en un serment qui doit changer l’histoire future du monde: jamais plus la guerre, jamais plus la guerre! C’est la paix, la paix, qui doit guider le destin des peuples et de toute l’humanité! 

Merci à vous, gloire à vous, qui depuis vingt ans travaillez pour la paix, et qui avez même donné à cette sainte cause d’illustres victimes! 

Merci à vous et gloire à vous pour les conflits que vous avez empêchés et pour ceux que vous avez réglés. Les résultats de vos efforts en faveur de la paix, jusqu’à ces tout derniers jours, méritent, même s’ils ne sont pas encore décisifs, que Nous osions Nous faire l’interprète du monde entier et que Nous vous exprimions en son nom félicitation et gratitude. 

Vous avez, Messieurs, accompli, et vous accomplissez une grande œuvre: vous enseignez aux hommes la paix. L’ONU est la grande école où l’on reçoit cette éducation, et nous sommes ici dans l’Aula Magna de cette école. Quiconque prend place ici devient élève et devient maître dans l’art de construire la paix. Et quand vous sortez de cette salle, le monde regarde vers vous comme vers les architectes, les constructeurs de la paix.  

La paix, vous le savez, ne se construit pas seulement au moyen de la politique et de l’équilibre des forces et des intérêts. Elle se construit avec l’esprit, les idées, les œuvres de la paix. Vous travaillez à cette grande œuvre. Mais vous n’êtes encore qu’au début de vos peines. Le monde arrivera-t-il jamais à changer la mentalité particulariste et belliqueuse qui a tissé jusqu’ici une si grande partie de son histoire? Il est difficile de le prévoir; mais il est facile d’affirmer qu’il faut se mettre résolument en route vers la nouvelle histoire, l’histoire pacifique, celle qui sera vraiment et pleinement humaine, celle-là même que Dieu a promise aux hommes de bonne volonté. 

Les voies en sont tracées devant vous: la première est celle du désarmement. 

Si vous voulez être frères, laissez tomber les armes de vos mains. 

On ne peut pas aimer avec des armes offensives dans les mains. Les armes, surtout les terribles armes que la science moderne vous a données, avant même de causer des victimes et des ruines, engendrent de mauvais rêves, alimentent de mauvais sentiments, créent des cauchemars, des défiances, de sombres résolutions; elles exigent d’énormes dépenses; elles arrêtent les projets de solidarité et d’utile travail; elles faussent la psychologie des peuples. Tant que l’homme restera l’être faible, changeant, et même méchant qu’il se montre souvent, les armes défensives seront, hélas!, nécessaires. Mais vous, votre courage et votre valeur vous poussent à étudier les moyens de garantir la sécurité de la vie internationale sans recourir aux armes: voilà un but digne de vos efforts, voilà ce que les peuples attendent de vous. Voilà ce qu’il faut obtenir! Et pour cela, il faut que grandisse la confiance unanime en cette Institution, que grandisse son autorité; et le but alors – on peut l’espérer – sera atteint. Vous y gagnerez la reconnaissance des peuples, soulagés des pesantes dépenses des armements, et délivrés du cauchemar de la guerre toujours imminente. 

Nous savons – et comment ne pas Nous en réjouir? – que beaucoup d’entre vous ont considéré avec faveur l’invitation que Nous avons lancée pour la cause de la paix, de Bombay, à tous les États, en décembre dernier: consacrer au bénéfice des Pays en voie de développement une partie au moins des économies qui peuvent être réalisées grâce à la réduction des armements. Nous renouvelons ici cette invitation, avec la confiance que Nous inspirent vos sentiments d’humanité et de générosité. 

6. Parler d’humanité, de générosité, c’est faire écho à un autre principe constitutif des Nations-Unies, son sommet positif: ce n’est pas seulement pour conjurer les conflits entre les États que l’on œuvre ici; c’est pour rendre les États capables de travailler les uns pour les autres. Vous ne vous contentez pas de faciliter la coexistence entre les nations: vous faites un bien plus grand pas en avant, digne de Notre éloge et de Notre appui: vous organisez la collaboration fraternelle des Peuples. Ici s’instaure un système de solidarité, qui fait que de hautes finalités, dans l’ordre de la civilisation, reçoivent l’appui unanime et ordonné de toute la famille des Peuples, pour le bien de tous et de chacun. C’est ce qu’il y a de plus beau dans l’Organisation des Nations Unies, c’est son visage humain le plus authentique; c’est l’idéal dont rêve l’humanité dans son pèlerinage à travers le temps; c’est le plus grand espoir du monde; Nous oserons dire: c’est le reflet du dessein de Dieu – dessein transcendant et plein d’amour – pour le progrès de la société humaine sur la terre, reflet où Nous voyons le message évangélique, de céleste, se faire terrestre. Ici, en effet, il Nous semble entendre l’écho de la voix de Nos Prédécesseurs, et de celle, en particulier, du Pape Jean XXIII, dont le Message de Pacem in Terris a trouvé parmi vous une résonance si honorable et si significative.  

Ce que vous proclamez ici, ce sont les droits et les devoirs fondamentaux de l’homme, sa dignité, sa liberté, et avant tout la liberté religieuse. Nous sentons que vous êtes les interprètes de ce qu’il y a de plus haut dans la sagesse humaine, Nous dirions presque: son caractère sacré. Car c’est, avant tout, de la vie de l’homme qu’il s’agit, et la vie de l’homme est sacrée: personne ne peut oser y attenter. C’est dans votre Assemblée que le respect de la vie, même en ce qui concerne le grand problème de la natalité, doit trouver sa plus haute profession et sa plus raisonnable défense. Votre tâche est de faire en sorte que le pain soit suffisamment abondant à la table de l’humanité, et non pas de favoriser un contrôle artificiel des naissances, qui serait irrationnel, en vue de diminuer le nombre des convives au banquet de la vie

Mais il ne suffit pas de nourrir les affamés: encore faut-il assurer à chaque homme une vie conforme à sa dignité. Et c’est ce que vous vous efforcez de faire. N’est-ce pas l’accomplissement, sous Nos yeux, et grâce à vous, de l’annonce prophétique qui s’applique si bien à votre Institution: « Ils fondront leurs épées pour en faire des charrues et leurs lances pour en faire des faux » (Is. 2, 4)? N’employez-vous pas les prodigieuses énergies de la terre et les magnifiques inventions de la science non plus en instruments de mort, mais en instruments de vie pour la nouvelle ère de l’humanité? 

Nous savons avec quelle intensité et quelle efficacité croissantes l’Organisation des Nations-Unies et les organismes mondiaux qui en dépendent travaillent pour aider les Gouvernements qui en ont besoin à hâter leur progrès économique et social. 

Nous savons avec quelle ardeur, vous vous employez à vaincre l’analphabétisme et à répandre la culture dans le monde; à donner aux hommes une assistance sanitaire appropriée et moderne; à mettre au service de l’homme les merveilleuses ressources de la science, de la technique, de l’organisation: tout cela est magnifique et mérite l’éloge et l’appui de tous, y compris le Nôtre. 

Nous voudrions Nous aussi donner l’exemple, même si la petitesse de Nos moyens empêche d’en apprécier la portée pratique et quantitative: Nous voulons donner à Nos institutions caritatives un nouveau développement contre la faim du monde et en faveur de ses principaux besoins: c’est ainsi, et pas autrement, qu’on construit la paix. 

7. Un mot encore, Messieurs, un dernier mot: cet édifice que vous construisez ne repose pas sur des bases purement matérielles et terrestres, car ce serait alors un édifice construit sur le sable; il repose avant tout sur nos consciences. Oui, le moment est venu de la « conversion », de la transformation personnelle, du renouvellement intérieur. Nous devons nous habituer à penser d’une manière nouvelle l’homme; d’une manière nouvelle aussi la vie en commun des hommes, d’une manière nouvelle enfin les chemins de l’histoire et les destins du monde, selon la parole de saint Paul: « revêtir l’homme nouveau créé selon Dieu dans la justice et la sainteté de la vérité » (Ep. 4, 23). Voici arrivée l’heure où s’impose une halte, un moment de recueillement, de réflexion, quasi de prière: repenser à notre commune origine, à notre histoire, à notre destin commun. Jamais comme aujourd’hui, dans une époque marquée par un tel progrès humain, n’a été aussi nécessaire l’appel à la conscience morale de l’homme. Car le péril ne vient, ni du progrès, ni de la science, qui, bien utilisés, pourront au contraire résoudre un grand nombre des graves problèmes qui assaillent l’humanité. Le vrai péril se tient dans l’homme, qui dispose d’instruments toujours plus puissants, aptes aussi bien à la ruine qu’aux plus hautes conquêtes. 

En un mot, l’édifice de la civilisation moderne doit se construire sur des principes spirituels, les seuls capables non seulement de le soutenir, mais aussi de l’éclairer et de l’animer. Et ces indispensables principes de sagesse supérieure ne peuvent reposer – c’est Notre conviction, vous le savez – que sur la foi en Dieu. Le Dieu inconnu dont parlait Saint Paul aux Athéniens sur l’aréopage? Inconnu de ceux, qui pourtant, sans s’en douter, le cherchaient et l’avaient près d’eux, comme il arrive à tant d’hommes de notre siècle? . . . Pour nous, en tout cas, et pour tous ceux qui accueillent l’ineffable révélation que le Christ nous a faite de lui, c’est le Dieu vivant, le Père de tous les hommes. 


*AAS 57 (1965), p.877-885.

Insegnamenti di Paolo VI, vol. III, p.507-516.

L’Osservatore Romano, 6.10.1965 p.3, 4.

L’Osservatore Romano. Edition hebdomadaire en langue française n.41 p.1.

La Documentation catholique n. 1457 col.1730-1738.

Le pape schismatique

Encore un faux conservateur

Ou, un vrai conservateur de la nouvelle religion conciliaire qui crosse ceux qui rappellent l’enseignement catholique inchangé. Plus la contrefaçon ressemble à l’original et plus elle est dangereuse.

Mgr Rey n’a toujours pas renoncé à son hérésie du 3 avril 2021 sur RCF

Image illustrative de l’article Dominique Rey

Lettre ouverte à Mgr Rey

Dans une émission de RCF publiée le 3 avril sur youtube ET AUSSI sur le site du diocèse de Fréjus à la même date, Mgr Rey a osé dire qu’« au cœur de l’Évangile » on était appelé  « à découvrir un dieu (Dieu ?) qui ne nous condamne pas qui ne nous juge pas » [Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé; celui qui ne croira pas, sera condamné.Mc 16, 16 ndlr]

Répondant à l’appel du droit canon et de deux princes de l’Église, j’ai alerté la curie diocésaine et bien d’autres prêtres du diocèse de cette grave hérésie le vendredi 18 juin à 21h 06. Un évêque soucieux de ne pas perdre les âmes aurait immédiatement apporté un correctif sur RCF et surtout aurait fait disparaître son hérésie du site de son diocèse.

Or plus d’un mois, plus tard, l’émission s’y trouve toujours !! Malgré la condamnation par le Concile de Florence. Le simple clic sur une concordance de la Bible (Segond) en ligne donne près de 100 versets au sujet du mot « jugement ». Symbole de Nicée (325 ap JC) : « judicare vivos et mortuos »…

Que faut-il en déduire ?

· Que Mgr Rey est pertinax dans cette hérésie ? Qu’il confesse donc avec les modernistes que l’Enfer est vide ou n’existe pas ? La très mélodique théologie Polnareff des 20 ans de notre évêque…

· Qu’il considère son hérésie sur le jugement, qui peut perdre tant d’âmes, comme une peccadille sans importance dans l’économie du salut ?

· Que son orgueil est tel qu’il ne veut pas donner l’impression de se soumettre au jugement d’un simple laïc parce qu’il les méprise surtout s’ils sont mieux formés que lui, comme cette famille de 4 garçons, qu’il contribue à détruire depuis plus de 4 ans à cause des caprices de ses secrétariats curiaux sous l’emprise desquels il a sombré un temps ?

· Que sa curie lui cache une certaine réalité diocésaine pour ne pas l’inquiéter et profiter de son manque de caractère notoire au point de se laisser séduire par la malice et les multiples mensonges de D. Biziou ( encore rapportés par l’un de ses confrères de Toulon, ce mois-ci…) et d’autres à sa suite. Le dernier ayant parlé ayant souvent raison…

Si Mgr Rey croit sincèrement en un dieu « qui ne juge pas et ne condamne pas », comme bien des modernistes, alors comment considère-t-il sa charge de « pontife » qui devrait construire un « pont » solide entre la Terre et le Ciel en vue de sauver les âmes : Salus animarum, suprema lex ?

Se rend il compte combien d’âmes il a peut-être déjà perdues depuis le 3 avril 2021 ?

Considère-t-il que la terrible phrase de Saint Jean Bosco aux prêtres ne s’applique pas aux évêques comme lui ? :

« Un prêtre ne va jamais seul au paradis ou en enfer : il y va toujours avec un grand nombre d’âmes, soit qu’elles aient été sauvées par son ministère et par son exemple, soit qu’il les ait perdues par sa négligence dans l’accomplissement de ses propres devoirs et par son mauvais exemple. »

Les catholiques veulent construire ce pont solide, conformément à la réalité de la Création affectée du péché originel, pour arriver au Ciel.

Lettre ouverte à Mgr Rey en application du canon 212-3

                                                                                   Monseigneur,

en réponse aux appels pressants en 2021 du cardinal Burke et de Mgr Vigano, je me vois le devoir de vous rappeler que vous devez enseigner la saine doctrine de la réalité de l’économie du salut qui est le fondement de votre charge épiscopale à savoir notamment :

 que le Ciel est une réalité [de foi], que l’Enfer est une réalité [de foi], que votre vie est une réalité, que la certitude que vous allez mourir bientôt est une réalité, que votre jugement particulier prochain par notre Juge est une réalité [de foi], que les règles et les lois par lesquelles vous allez vous sauver ou vous damner sont des réalités que vous ne pouvez pas changer ! Elles sont fixées par Dieu. La seule chose que nous avons à connaître est cette réalité [de foi] dans le but de sauver nos âmes.

Or cette réalité vous la niez publiquement au micro ! Malgré tout l’effroyable  subjectivisme doctrinal et pastoral que j’ai pu constater depuis que je suis arrivé dans votre diocèse, sachez bien que :  s’il est absolument nécessaire pour un évêque de croire au jugement de Dieu pour se sauver, il n’est pas du tout nécessaire d’y croire et  pour se damner.

Sans la Foi dans le jugement de Dieu, dites-nous à quoi sert l’Église si ce n’est qu’une sorte d’ONG au service du Monde ? Vous rendez-vous compte à quel point vous contribuez ainsi à la destruction de notre Mère [la Sainte Église ndlr] l’Église et de tout ce qui fait sa mission, par ces quelques mots ? Et pourtant Notre seigneur vous en a averti et c’est ce que Mgr Vigano vient de rappeler le 14 juillet dernier :

« L’Église n’est pas finie et ne finira pas. Nous savons que cette crise terrible, au cours de laquelle nous sommes témoin à la démolition obstinée du petit nombre de catholiques qui survit encore par ceux que le Seigneur a établis comme pasteurs de son troupeau, marque la douloureuse Passion et la descente au tombeau du corps mystique que la Providence a ordonné d’imiter en tout son Chef divin »

« Face à la désolation de ces temps terribles, face à l’apostasie de la Hiérarchie et à l’agonie du corps ecclésial, nous ne pouvons être vraiment pessimistes ou céder au désespoir ou à la résignation.

Nous sommes avec Saint Jean et la Vierge Douloureuse au pied d’une Croix sur laquelle crachent les nouveaux Grands Prêtres, contre laquelle maudit et jure un nouveau Sanhédrin. D’autre part, nous nous rappelons que les chefs de la classe sacerdotale ont été les premiers à vouloir mettre à mort Notre-Seigneur, et il n’est donc pas étonnant qu’au moment de la Passion de l’Église ce soient eux précisément qui se moquent de ce que l’aveuglement de leur âme ne comprend plus. »

Sources :                 Francais                                  Anglais                                  Italien

Nous sommes nombreux dans le diocèse à penser que vous faites partie de ces chefs de la « classe sacerdotale » du « Sanhédrin » de Satan qui participent activement à l’agonie de Notre Mère l’Église. Même sans le vouloir. Simplement inconsciemment ou par ignorance crasse [coupable pour un évêque], ou formation  théologique indigente [conciliaire et moderniste], ou pire ! par hérésie formelle…telle qu’aujourd’hui nous sommes invités à le penser en regardant le site de votre diocèse inchangé.

Qu’avez-vous fait pour sauver l’âme de Jacques Chirac quand il venait à Bormes les Mimosas et à Brégançon boire et manger sa propre condamnation ? Rien il nous semble. Croyez-vous que sortir publiquement du péché mortel public dans lequel il s’est installé politiquement depuis 1975 ne soit pas une condition nécessaire à une absolution valide dès lors bien improbable et que par conséquent sa damnation est donc plus que probable ? Croyez-vous que Dieu ne juge pas les premiers ministres, les présidents, les évêques et les papes ? Et les mères de famille que vous faites tomber dans le péché mortel de divorce et à qui vous donnez la communion comme à Chirac ? Mgr Peter Baldacchino (Nouveau Mexique) vient de se montrer moins couard ou moins licencieux que vous à défendre la vie des innocents.

Voici à ce sujet ce que vient de déclarer Mgr Vigano le 3 juillet dernier :

« Le pseudo-magistère [du pseudo-vicaire ndlr] de ces dernières années, en particulier celui d’Amoris Laetitia concernant l’admission aux sacrements des concubins publics et des divorcés, a ouvert une brèche dans cette partie du Magistère qui, même après Vatican II, avait été préservée de la démolition systématique par les novateurs. Il n’est donc pas surprenant, même dans sa gravité absolue, qu’après avoir admis à la Sainte Communion des personnes en état de péché mortel,… »

Et un peu plus haut l’ancien Gouverneur de l’État du Vatican de déplorer :

« « Qui suis-je pour juger ?» en parfaite cohérence avec la ligne de  « rupture » de ce    pontificat.  Il s’agit d’un geste suicidaire par lequel les dirigeants de l’Église se rendent inconditionnellement à l’idéologie antichristique du mondialisme et livrent tout le troupeau du Christ en otage à l’Ennemi, abdiquant leur rôle de Pasteurs et se montrant pour ce qu’ils sont vraiment : des mercenaires et des traîtres. »

Sources : Français                   Espagnol                 Anglais                   Italien

Est-ce bien en tant que « mercenaire » et « traître » que vous voulez prendre le pari antipascalien d’espérer un jour rencontrer un dieu qui ne vous jugera pas pour avoir « livré votre troupeau à l’Ennemi » ? Quelle image de vous laisserez-vous dans ce diocèse ?

Ce magistère de Mgr Vigano n’est pas nouveau. Il est le développement homogène des magistères de Mgr Tomash Peta, Mgr Jan Pawel Lenga et Mgr Athanasius Schneider du 31  décembre 2017 et confirmé en substance par Mgr Camiade, président de la commission doctrinale de la Conférence Épiscopale de France en juillet 2019, docteur et professeur de théologie :

« De manière absolument univoque et  sans admettre aucune exception, Notre Seigneur et Rédempteur Jésus-Christ a solennellement reconfirmé la volonté de Dieu quant à l’interdiction absolue du divorce. »

Saint Matthieu XIX

Ce même magistère que vient de valider l’ancien préfet du Saint Office en mai 2021…

Contre toute justice, vous et votre conseil épiscopal avez décidé d’expulser de votre diocèse le P. Cocard ( signataire de la Correctio Filialis contre Amoris Laetitia ) à cause de ce rappel de la morale matrimoniale traditionnelle rappelée dans le catéchisme du Concile de Trente : http://www.correctiofilialis.org/fr/signataires/

précisément parce qu’il a osé rappeler publiquement la morale matrimoniale de « nos racines chrétiennes, en s’appuyant sur la Sainte Écriture et la Tradition multiséculaire de l’Église… » auxquelles vous faites semblant de vous référer dans le très chic Valeurs Actuelles ou devant les pèlerins de Chartres. Comment vos décisions récentes explicites et implicites pourraient-elles nous faire croire qu’il ne s’agit pas simplement de tartufferies médiatiques ?

Par ailleurs, le 24 décembre 2020, vous avez osé déclarer dans Var Matin qu’en matière de « vaccins » anti covid frelatés par l’avortement, vous faisiez « confiance à la science ».

Voici ce qu’en pense Mgr Vigano dans une préface publiée le 21 juillet 2021 et beaucoup d’autres évêques avec lui en substance :

« Si les premiers-nés d’Israël appartiennent au Seigneur, la simia Dei exige beaucoup plus des premiers-nés et les revendique même par le biais des entreprises pharmaceutiques qui utilisent les tissus fœtaux provenant d’avortements pour fabriquer un soi-disant vaccin qui est présenté dans le délire de Covid-19 comme un sacrement de salut par lequel on est incorporé dans le « corps mystique » de Satan, l’anti-église mondialiste. »

Source :      Français       Anglais

Et voici les statistiques publiées par Jérusalem en juillet 2021 face à la « nouvelle vague » de variant. La Terre Sainte malheureusement est l’un des pays les plus vaccinés du monde par Pfizer :

Source : Israël – « Environ 85% des nouvelles infections à COVID Delta en Israël sont entièrement vaccinées » annonce du Ministère israélien de la Santé, le 6 juillet (Statistiques officielles du ministère de la santé de Tel Aviv en PJ)

Même si vous ne croyez pas au jugement de Dieu, aurez-vous pitié de ceux que vous avez contribué à tromper dans Var Matin et vous amender publiquement dans ce journal ?

Par toutes vos fautes ci-dessus, avez-vous donc délibérément décidé de vous comporter en évêque « catholique adulte » comme le dénonce Mgr Vigano le 3 juillet ? Êtes-vous seulement encore « digne de célébrer les Saint Mystères » [Ordre 1984, Sacre 2000, douteux]  ?

« D’autre part, les soi-disant « catholiques adultes » – qui, aux yeux de Dieu, sont simplement rebelles à sa sainte Loi – trouvent une large approbation auprès d’évêques encore plus rebelles – comme Cupich, Tobin, Gregory et leurs disciples, qui sont eux-mêmes indignes de célébrer les Saints Mystères – tandis que les pasteurs fidèles au mandat que leur a confié Notre Seigneur non seulement reconnaissent leur situation de péché public, mais ne veulent pas l’aggraver par la profanation du Saint Sacrement. »

Avez-vous décidé, à cause de vos péchés par actions (coopération formelle au péché mortel, expulsion injuste d’un prêtre juste de votre diocèse), par vos paroles au micro de RCF et par vos omissions à faire disparaître les hérésies du site de votre diocèse ou à corriger la morale matrimoniale de votre chancelier Campo ou de votre ex-secrétaire particulier Biziou, et surtout les innombrables sacrilèges lors des communions dans votre diocèse, de Bormes à Toulon (Cour Lafayette et la Rode), de vous comporter en « mauvais berger ». Voulez-vous vraiment que vos brebis vous considèrent comme Mgr Vigano vient de le dénoncer le 29 juin dernier :

« Les mauvais bergers qui abusent de l’autorité sacrée qu’ils ont reçue de Notre Seigneur pour nous pousser vers la damnation, pour nous convaincre que ce qui, jusqu’à hier, était considéré comme un péché et indigne de ceux qui ont été rachetés par le sang du Christ, est maintenant devenu licite et bon.

L’esprit mondain, l’asservissement à la concupiscence et – ce qui est encore plus grave – le refus de lutter contre le Malin ont infecté une grande partie de la Hiérarchie de l’Église catholique, jusqu’à ses plus hauts niveaux, faisant d’elle l’ennemi de Dieu, de sa Loi et de nos âmes. Comme cela s’est produit avec l’autorité civile, l’autorité religieuse a également abdiqué son rôle propre, reniant le but même pour lequel elle a été voulue par la Providence divine.

La nouveauté de cette perversion de l’autorité, qui annonce le choc de la fin des temps, réside précisément dans la corruption des bergers et dans le fait que les fidèles, en tant que troupeau sans chef, doivent résister héroïquement à un assaut de la citadelle sur plusieurs fronts, où ils ont été abandonnés par leurs chefs, qui ouvrent les portes et laissent entrer les hordes ennemies pour nous exterminer. »

Source : Français                     Anglais                   Espagnol                   Italien

Si Michel Polnareff est un excellent chanteur, celui de vos 20 ans, apprenez Monseigneur, qu’il est un bien piètre théologien ! [le problème du salut universel c’est qu’il a été prêché par « saint »Jean-Paul II et qu’il est un dogme de la nouvelle théologie ndlr]

Mgr Schneider était de passage en France ces temps-ci (Cf ci-dessous),  je vous invite donc, Monseigneur,  ainsi que tous vos prêtres à prendre connaissance de son enseignement et je vais tenter de continuer à prier pour que votre fidélité à la Foi et la morale ne soit plus un simple vain mot prononcé par vous dans les médias français.

                                                                       Emmanuel

PS : Notre abbé Barthe (Fréjus-Toulon) sur le motu proprio TC (en PJ).

Et pour sourire un peu, la réaction du très athée et très girondin Michel Onfray, fondateur de la revue Front Populaire, au sujet du motu proprio TC en PJ dans sa tribune au Figaro dont un extrait ci-dessous :

« C’est selon cette logique qu’il faut comprendre la décision du pape François d’abroger, disons-le dans un terme profane, la décision prise par Benoît XVI de permettre la messe en latin, dite messe Tridentine, pour ceux qui le souhaitent. Dans Summorum pontificum, Benoît XVI libéralisait la messe dite de Pie V. Dans Traditionis custodes, François efface cette libéralité. Benoît XVI voulait dépasser le schisme avec les traditionalistes, François va le restaurer en prétextant bien sûr, jésuite un jour, jésuite toujours, qu’il entend de cette façon réunir ce qu’il sépare. Les vocations chutent avec Vatican II. Mais les religieux qui conservent le rite latin ne connaissent pas la désaffection, mieux, ils remplissent les séminaires. Le pape François préfère les églises vides avec ses thèses que pleines avec celles de Benoît XVI.

Séparer n’est-ce pas la fonction dévolue… au diable? L’étymologie témoigne. Si j’avais la foi catholique, je ne pourrais m’empêcher de penser à l’Épître de Jean qui dit: «Tout esprit qui divise Jésus-Christ n’est point de Dieu ; et c’est là l’Antéchrist, dont vous avez entendu dire qu’il doit venir ; et il est déjà maintenant dans le monde.» (I.4:3).

 Ce qui se joue dans cette affaire, c’est la suite de Vatican II, autrement dit l’abolition du sacré et de la transcendance. La laïcisation du rite réduit à une liturgie dont La vie est un long fleuve tranquille a montré toute la puissance avec son curé cool qui joue de la guitare et chante bêtassement «Jésus, Jé-é-é-é-sus, reviens». On peut préférer le chant grégorien sans être pour autant un nostalgique de Vichy… »

Pour ceux qui croient en Dieu, la messe en latin est à la messe du Long fleuve tranquille celle que semble affectionner le pape François, ce qu’est la basilique romaine contemporaine de saint Augustin à une salle polyvalente dans une barre d’immeubles à Aubervilliers: on y chercherait en vain le sacré et la transcendance.

Encore un faux conservateur