La culture sans les verts

UNE PETITE FERME NORMANDE DEVIENT UN MODÈLE DANS LE MONDE ENTIER

FIGARO DEMAIN – La ferme du Bec Hellouin pratique une méthode de production agricole inspirée du fonctionnement de la nature qui séduit de plus en plus les paysans.

Depuis deux ans, des observateurs accourent de toutes les régions de France et du monde entier pour comprendre les secrets de la ferme du Bec Hellouin basée dans l’Eure. Cette exploitation pratique la permaculture, une méthode douce de production inspirée de la nature. Elle vise à cultiver de manière biologique en associant les plantes. «Le principe de la permaculture est de prendre la nature comme modèle. Il s’agit plus d’un système conceptuel que d’une technique agricole au sens propre du terme», précise Charles Hervé-Gruyer, paysan bio, fondateur du site agricole du Bec Hellouin avec sa femme, Perrine. Son exemple a largement contribué à populariser cette méthode de culture.

» Le fonctionnement de la ferme du Bec Hellouin expliquée au micro d’Emmanuel Moreau sur France Inter

Face à ce succès, des formations ont été mises en place pour expliquer ce mode de culture. Elles sont immédiatement prises d’assaut. «Lorsque nous avons mis en ligne notre programme de formation annuel, il a été rempli en une journée. Plus de 800 personnes dont des agriculteurs exploitant en conventionnel sont sur liste d’attente», précise le paysan. Il compte une quinzaine de salariés sur sa ferme dont des ingénieurs et un centre de recherche. Les chambres d’agriculture sont également consultées. Elles constatent une explosion des demandes d’installation en permaculture.

«Lorsque nous avons mis en ligne notre programme de formation annuel, il a été rempli en une journée. Plus de 800 personnes dont des agriculteurs exploitant en conventionnel sont sur liste d’attente»

Charles Hervé-Gruyer

Rien ne prédisposait cette microferme créée en 2003 à faire émerger un nouveau modèle d’agriculture. Perrine et Charles Hervé-Gruyer n’avaient aucune expérience dans le domaine agricole avant de se lancer dans l’aventure. «Notre objectif n’a jamais été de produire beaucoup car nous cultivons manuellement, précise le paysan normand. Notre démarche a été expérimentale. Nous avons appris en faisant et en nous inspirant de ce qui se faisait dans les pays du Sud et aux États-Unis.»

Records de rentabilité

Contre toute attente, leurs méthodes fonctionnent et pulvérisent même des records de rentabilité. De quoi intriguer les acteurs du monde agricole. «On ne nous croyait pas. On nous prenait pour des fous!», s’amuse avec recul Charles Hervé-Gruyer, auteur de Permaculture. Guérir la terre, nourrir les hommes.

Pour convaincre les plus sceptiques, ce dernier a lancé un programme de recherche avec l’Institut national de la recherche agronomique (Inra). «L’objectif de ce travail a été de vérifier si l’on pouvait rémunérer correctement le travail sur de petites surfaces, grâce à une productivité élevée», indique François Léger, coordinateur du projet pour l’Inra. Après quatre années d’études au sein de cette ferme normande, l’Inra constate que la permaculture est une activité rentable. «Sur 1000 mètres carrés de terrain, les exploitants sont parvenus à produire l’équivalent de 55.000 euros de fruits et légumes avec une rentabilité comparable à celle de 1 hectare en agriculture conventionnelle, mais avec des frais moindres puisque rien n’est mécanisé.» Les revenus n’ont rien à envier aux autres formes de maraîchage. «Le revenu horaire varie de 5,40 à 9,50 euros pour une charge de travail hebdomadaire moyenne de 43 heures», conclut l’Inra.

57 exploitations se sont converties

L’étude montre que le revenu agricole net mensuel correspondant, de 900 à 1570 euros, suivant le niveau d’investissement, «est plus élevé que les autres maraîchers bio». Il atteint en moyenne 740 euros selon une étude du groupement régional des agriculteurs bio de Basse-Normandie.

Adoubée par la communauté scientifique, la success story de la ferme a fait des émules. Pour accompagner ce mouvement à l’échelle nationale, Maxime de Rostolan a ainsi créé le réseau des Fermes d’Avenir. Aux yeux du fervent défenseur de l’agroécologie, «les paysans doivent produire autrement avec plus de bras et moins de pétrole». L’ingénieur devenu maraîcher a répliqué le modèle du Bec Hellouin dans sa microferme de la Bourdaisière, située près de Tours. L’exploitation modèle de 1,4 hectare «devrait faire vivre 3 personnes en année 4. C’est six fois mieux qu’en agriculture conventionnelle», précise l’entrepreneur qui se définit comme un «payculteur». L’objectif de cette expérimentation est aussi de mettre au point une «boîte à outils» pouvant aider les cultivateurs à reproduire le fonctionnement de sa ferme. Parallèlement, les Fermes d’Avenir organisent un concours pour financer des projets agricoles de permaculture. En deux ans, 57 fermes ont ainsi été soutenues dans leur conversion, leur implantation ou la création de projets.

La culture sans les verts

La France sous le joug : 300 ans de mensonge

François Hollande en visite chez les Francs-Maçons

L'écharpe décorée des attributs maçonniques

C’est la première fois de la Ve République qu’un président en exercice répond à l’invitation d’une loge maçonnique. François Hollande s’y était déjà rendu fin 2011, en tant que candidat.

En une fin de quinquennat quelque peu poussive par sa volonté de ne pas se représenter, François Hollande multiplie les déplacements, parfois surprenants. Après avoir visité le désert de l’Atacama en pleine primaire PS et tancé Donald Trump depuis le parc Disneyland-Paris, le président de la République va briser un tabou historique de la cinquième république ce lundi en se rendant officiellement au siège de la plus puissante loge maçonnique, à savoir le Grand Orient de France, rue Cadet à Paris. Il s’agit de fêter l’anniversaire des 300 ans de la Franc-Maçonnerie moderne: François Hollande assistera donc à une cérémonie intitulée «300 ans de Franc-Maçonnerie, 300 ans d’Émancipation» indique le journaliste François Koch, spécialiste du sujet.

Le chef de l’État devrait passer une heure au siège de la loge, et interviendra aux côtés de l’actuel grand Maître Christophe Habas. L’idée de cette visite serait née en novembre 2016, lors d’un entretien entre le chef de l’État et le Grand maître. François Hollande ayant manifesté son souhait de visiter le musée de la rue Cadet, les deux hommes sont tombés d’accord pour cette visite. Le président fait d’une pierre plusieurs coups puisqu’il rencontrera par la même occasion les représentants de 17 loges d’obédiences diverses.

C’est la première fois depuis la seconde guerre mondiale que le chef de l’État en France va rencontrer officiellement les Francs-Maçons. Si les hommes politiques sont nombreux à en être membres, une distance prudente sépare officiellement le pouvoir politique des réseaux maçonniques. Ce qui n’empêche pas les frères d’avoir régulièrement leur mot à dire, comme lorsqu’ils avaient soutenu l’initié Manuel Valls face à l’Élysée, dans son combat pour l’interdiction des signes religieux à l’université.

Cette visite intervient en tout cas dans un contexte de fragilisation de la tradition laïque du débat politique français, marquée par le ciblage de l’Islam, l’inquiétude de compromis avec le communautarisme ou encore l’affichage de la foi de certains candidats. François Hollande, lui, connaît déjà les lieux. Encore candidat à la présidentielle, le 22 novembre 2011, le socialiste avait été invité, tout comme Jean-Luc Mélenchon, Eva Joly, François Bayrou, Hervé Morin ou encore Nicolas Dupont-Aignan. Il était venu promettre au Grand Orient d’inscrire la séparation des Églises et de l’État dans la constitution. Une promesse jusqu’ici non tenue, qui pourrait bien lui être reprochée ce lundi. Source Figaro 26/02/2017

La France sous le joug : 300 ans de mensonge

La nouvelle religion écologique et solidaire sans Jésus-Christ

France : le pape encourage la DCC à incarner « une Eglise pauvre avec et pour les pauvres »

La « proximité de Dieu » pour dépasser la « peur des autres »

Discours de François

Chers amis,

C’est avec joie que je vous accueille dans le cadre du pèlerinage que vous accomplissez à Rome pour le cinquantième anniversaire de la Délégation Catholique pour la Coopération. A travers vous, j’adresse mon cordial salut à tous les volontaires envoyés dans plus de cinquante pays, ainsi qu’à toutes les personnes qui, aujourd’hui comme hier, bénéficient de leur présence et de leurs compétences.

Comme l’a écrit le Bienheureux Paul VI dans l’Encyclique Populorum progressio, « le développement ne se réduit pas à la simple croissance économique. Pour être authentique, il doit être intégral, c’est-à-dire promouvoir tout homme et tout l’homme […] La solidarité mondiale, toujours plus efficiente, doit permettre à tous les peuples de devenir eux-mêmes les artisans de leur destin » (nn.14 et 65). Ces convictions ont conduit l’Église en France à créer, il y a cinquante ans, la Délégation Catholique pour la Coopération, en fidélité au grand élan missionnaire auquel elle a su apporter sa généreuse contribution au cours des siècles. Avec vous, je rends grâce au Seigneur pour l’œuvre de son Esprit manifestée dans le cheminement humain et spirituel des volontaires et dans le travail d’accompagnement des projets de développement que votre Organisation a permis. Ainsi vous servez une véritable coopération entre les Églises locales et entre les peuples, refusant la misère et agissant pour un monde plus juste et plus fraternel.

« Le mot ‘solidarité’ est un peu usé et, parfois, on l’interprète mal, mais il désigne beaucoup plus que quelques actes sporadiques de générosité. Il demande de créer une nouvelle mentalité qui pense en termes de communauté, de priorité de la vie de tous sur l’appropriation des biens par quelques-uns » (Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 188). C’est bien dans cette dynamique que la Délégation Catholique pour la Coopération a voulu inscrire son action, en mettant en place un véritable partenariat avec les Églises et les acteurs locaux des pays où les volontaires sont envoyés, et en travaillant de concert avec les autorités civiles et toutes les bonnes volontés. Elle contribue ainsi à une authentique conversion écologique qui reconnait l’éminente dignité de chaque personne, sa valeur propre, sa créativité et sa capacité à rechercher et à promouvoir le bien commun (cf. Enc. Laudato si’, nn. 216-221).

J’encourage donc tous les membres de la Délégation Catholique pour la Coopération à « faire grandir une culture de la miséricorde, fondée sur la redécouverte de la rencontre des autres: une culture dans laquelle personne ne regarde l’autre avec indifférence ni ne détourne le regard quand il voit la souffrance des frères » (Lett. ap. Misericordia et misera, n. 20). N’ayez pas peur de parcourir les routes de la fraternité et de construire des ponts entre les hommes et entre les peuples, dans un monde où s’élèvent encore tant de murs par peur des autres. A travers vos initiatives, vos projets et vos actions, vous rendez visible une Église pauvre avec et pour les pauvres, une Église en sortie qui se fait proche des personnes en situation de souffrance, de précarité, de marginalisation, d’exclusion. Soyez les serviteurs d’une Église qui permet à chacun de reconnaître l’étonnante proximité de Dieu, sa tendresse et son amour et d’accueillir la force qu’il nous donne en Jésus-Christ, sa Parole vivante, pour déployer nos talents en vue du bien de tous et de la sauvegarde de notre maison commune.

En demandant au Seigneur de vous aider à servir la culture de la rencontre au sein de l’unique famille humaine, je vous donne la Bénédiction apostolique, ainsi qu’à tous les membres de la Délégation Catholique pour la Coopération. Merci. ZENITH

 

La nouvelle religion écologique et solidaire sans Jésus-Christ

LE RELATIVISME ABSOLU DU GÉNÉRAL DES JÉSUITES AMI DE FRANÇOIS

MARRIAGE AND DIVORCE. THE GENERAL OF THE JESUITS: « JESUS TOO MUST BE REINTERPRETED« 

Incredible but true. In the eighth chapter of « Amoris Laetitia,” the most heated and controversial, the one in which Pope Francis seems to “open up” to remarriage while the previous spouse is still alive, there is no citation at all of the words of Jesus on marriage and divorce, presented primarily in chapter 19 of the Gospel according to Matthew:

«Pharisees came up to him and tested him by asking, “Is it lawful to divorce one’s wife for any cause?” He answered, “Have you not read that he who made them from the beginning made them male and female, and said, ‘For this reason a man shall leave his father and mother and be joined to his wife, and the two shall become one’? So they are no longer two but one. What therefore God has joined together, let not man put asunder.” They said to him, “Why then did Moses command one to give a certificate of divorce, and to put her away?” He said to them, “For your hardness of heart Moses allowed you to divorce your wives, but from the beginning it was not so. And I say to you: whoever divorces his wife, except for unchastity, and marries another, commits adultery; and he who marries a divorced woman, commits adultery.”»

It is an astonishing omission. Also striking are two other moments of silence from Francis, on the same question.

The first took place on October 4, 2015. It was the Sunday of the beginning of the second and final session of the synod on the family. And on that very day, in all the Catholic churches of the Latin rite, at Mass, the Gospel passage read was from Mark (10:2-9), parallel to the one in Matthew 19:2-12.

At the Angelus, the pope avoided any reference to that passage of the Gospel, in spite of its extraordinary pertinence to the questions discussed at the synod.

And the same thing happened last February 12, with another similar passage from the Gospel of Matthew (5:11-12) read at Mass in all the churches. This time as well, at the Angelus, Francis avoided citing and commenting on it.

Why such adamant silence from the pope on words of Jesus that are so unequivocal?

One clue toward a response is in the interview that the new superior general of the Society of Jesus, the Venezuelan Arturo Sosa Abascal, very close to Jorge Mario Bergoglio, has given to the Swiss vaticanista Giuseppe Rusconi for the blog Rossoporpora and for the « Giornale del Popolo » of Lugano.

Here are the passages most relevant to the case. Any commentary would be superfluous.

Q: Cardinal Gerhard L. Műller, prefect of the congregation for the doctrine of the faith, has said with regard to marriage that the words of Jesus are very clear and « no power in heaven and on earth, neither an angel nor the pope, neither a council nor a law of the bishops has the faculty to modify them. »

A: So then, there would have to be a lot of reflection on what Jesus really said. At that time, no one had a recorder to take down his words. What is known is that the words of Jesus must be contextualized, they are expressed in a language, in a specific setting, they are addressed to someone in particular.

Q: But if all the worlds of Jesus must be examined and brought back to their historical context, they do not have an absolute value.

A: Over the last century in the Church there has been a great blossoming of studies that seek to understand exactly what Jesus meant to say That is not relativism, but attests that the word is relative, the Gospel is written by human beings, it is accepted by the Church which is made up of human persons… So it is true that no one can change the word of Jesus, but one must know what it was!

Q: Is it also possible to question the statement in Matthew 19:3-6: “What therefore God has joined together, let not man put asunder”?

A: I go along with what Pope Francis says. One does not bring into doubt, one brings into discernment. . .

 Q: But discernment is evaluation, it is choosing among different options. There is no longer an obligation to follow just one interpretation. . .

A: No, the obligation is still there, but to follow the result of discernment.

Q: However, the final decision is based on a judgment relative to different hypotheses. So it also takes into consideration the hypothesis that the phrase “let man not put asunder…” is not exactly as it appears. In short, it brings the word of Jesus into doubt.

A: Not the word of Jesus, but the word of Jesus as we have interpreted it. Discernment does not select among different hypotheses but listens to the Holy Spirit, who – as Jesus has promised – helps us to understand the signs of God’s presence in human history.

 Q: But discern how?

A: Pope Francis does discernment following St. Ignatius, like the whole Society of Jesus: one has to seek and find, St. Ignatius said, the will of God. It is not a frivolous search. Discernment leads to a decision: one must not only evaluate, but decide.

 Q: And who must decide?

A: The Church has always reiterated the priority of personal conscience.

 Q: So if conscience, after discernment, tells me that I can receive communion even if the norm does not provide for it…

A: The Church has developed over the centuries, it is not a piece of reinforced concrete. It was born, it has learned, it has changed. This is why the ecumenical councils are held, to try to bring developments of doctrine into focus. Doctrine is a word that I don’t like very much, it brings with it the image of the hardness of stone. Instead the human reality is much more nuanced, it is never black or white, it is in continual development.

Q: I seem to understand that for you there is a priority for the practice of the discernment of doctrine.

A: Yes, but doctrine is part of discernment. True discernment cannot dispense with doctrine.

Q: But it can reach conclusions different from doctrine.

A: That is so, because doctrine does not replace discernment, nor does it the Holy Spirit.

Properly speaking, there are Catholic exegetes who give the words of Jesus on marriage and divorce an interpretation that admits repudiation and remarriage.

This is the case of the Camaldolese monk Guido Innocenzo Gargano, a famous biblicist and patrologist, professor at the pontifical universities Gregoriana and Urbaniana.

His exegesis was presented in its entirety by http://www.chiesa on January 16, 2015:

> For the “Hard of Heart” the Law of Moses Still Applies

It is an exegesis that naturally cannot be shared and has in fact been contested at its core.

But it has the virtue of transparency and of “parresìa,” which instead are missing in those who change the words of Jesus without doing so openly and without giving a reason.

(English translation by Matthew Sherry, Ballwin, Missouri, U.S.A.)

LE RELATIVISME ABSOLU DU GÉNÉRAL DES JÉSUITES AMI DE FRANÇOIS

Nouvelle religion

al-Azhar, © wikimedia commons, Daniel Mayer

ÉGYPTE: AL-AZHAR ET LE VATICAN UNIS CONTRE L’EXTRÊMISME RELIGIEUX

Le card. Tauran en visite au Caire pour un séminaire commun

 Une délégation du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux sera au Caire (Égypte) les 22 et 23 février 2017, pour participer à un séminaire conjoint auprès de l’Université d’Al-Azhar, a annoncé le dicastère la veille. Le dialogue se poursuit entre le Saint-Siège et la plus haute autorité de l’islam sunnite, qui souhaitent lutter côte à côte contre le fanatisme et l’extrémisme religieux.

La délégation vaticane sera composée du cardinal Jean-Louis Tauran, président du dicastère, du secrétaire Mgr Miguel Ángel Ayuso Guixot et du p. Khaled Akasheh, chef de bureau pour l’islam. Mgr Bruno Musarò, nonce apostolique en Egypte, sera également présent.

Le séminaire conjoint aura pour thème « Le rôle d’Al-Azhar et du Vatican pour combattre le phénomène du fanatisme, de l’extrémisme et de la violence au nom de LA religion » (The role of al-Azhar al-Sharif and of the Vatican in countering the phenomena of fanaticism, extremism and violence in the name of religion).

Après la rencontre entre le pape François et le grand imam Ahmed el-Tayeb, première visite d’un imam d’Al-Azhar au Vatican, le 23 mai 2016, Mgr Ayuso Guixot s’est rendu plusieurs fois au Caire, marquant une reprise du dialogue bilatéral après une interruption de plus de cinq ans.

Lors de ces échanges récents, le « numéro 2 » du dicastère pour le dialogue interreligieux a noté un « grand désir » de s’opposer ensemble à « l’exploitation de LA religion » et de combattre « tout type de fanatisme religieux (…), source de haine, de violence et de terrorisme ». Il s’agit pour musulmans et chrétiens, a-t-il souligné, de promouvoir « les valeurs positives de LA religion » afin de dépasser la crise actuelle.

La rencontre aura lieu à la veille de l’anniversaire de la visite du pape Jean-Paul II à Al-Azhar, le 24 février 2000.

 

Nouvelle religion

Tous les lobbys ne sont pas égaux

Il est de bon ton de fustiger le communautarisme et cependant il semble que certains y échappent

Le dîner du CRI[J]F, rendez-vous incontournable des politiques

FOCUS – La principale instance de représentation des Juifs de France tiendra mercredi son dîner annuel. Le président de la République François Hollande sera là ainsi que le candidat de la droite François Fillon et celui de la gauche Benoît Hamon.

Pour la 32e année consécutive, le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) tient son dîner de charité mercredi soir à l’hôtel Pullman à Montparnasse, où sont attendus les principaux candidats à la présidentielle. Cette année le dîner du CRIF est dédié aux Chrétiens d’orient, «en témoignage de solidarité». C’est le premier dîner de Francis Kalifat en tant que président du Crif. Le président de la République François Hollande y sera présent. Selon nos informations , parmi les candidats à la présidentielle, sont attendus François Fillon et Benoît Hamon. Il y a incertitude sur la venue d’Emmanuel Macron, qui était là l’an dernier. D’autres politiques de tous bords sont attendus: le président de la région Nord Xavier Bertrand, le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis, la maire de Paris Anne Hidalgo, mais aussi la ministre du Travail Myriam El Khomri, le député écologiste François de Rugy et la députée européenne Nadine Morano. Comme chaque année, le FN n’a pas été invité, car jugé incompatible avec les valeurs du CRIF. Jean-Luc Mélenchon non plus n’a pas été invité.

• Un dîner qui a pris de l’importance

Le dîner du Crif est devenu l’un des rendez-vous les plus courus des politiques. L’an dernier, le premier ministre Manuel Valls, le locataire de la place Beauvau Bernard Cazeneuve, la ministre de l’Éducation Najat Vallaud-Belkacem et celui de l’Économie Emmanuel Macron y étaient.

Instauré en 1985, c’était à l’origine un dîner de charité organisé au profit des différentes institutions de la communauté juive. Chaque place est aujourd’hui facturée 900 euros, qui sont reversés ensuite à des œuvres caritatives. Le Crif et son dîner annuel ont acquis une visibilité médiatique dans les années 1980. L’ambition de l’organisation créée en 1943 est clairement affichée: il s’agit de porter la voix politique des juifs de France et d’instaurer un dialogue avec les pouvoirs publics. Dès sa création, le Crif a voulu s’inspirer de l’exemple américain de l’American Jewish Committee pour exister en tant que lobby.

• Une tribune politique

Les politiques eux-mêmes ont contribué à faire de ce dîner l’événement qu’il est devenu. Premiers ministres et présidents l’utilisent comme une tribune. Plusieurs ont marqué les esprits de leurs discours. Comme Alain Juppé qui, en 1997, y annonce la création d’une mission d’étude sur la spoliation des biens des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale en France. Son successeur à Matignon, Lionel Jospin, en 2000, y aborde la question du devoir de mémoire. Ou encore en 2008, lorsque Nicolas Sarkozy avait proposé de «confier la mémoire» d’un enfant victime de la Shoah à chaque élève de CM2. Une idée qui ne sera jamais appliquée. L’an dernier Manuel Valls y avait fait polémique en affirmant que «l’antisionisme [était] synonyme de l’antisémitisme».

Le dîner du Crif est aussi un lieu où les personnalités des différents partis politiques se retrouvent. En 2012, alors que la campagne présidentielle battait son plein, les deux principaux candidats, François Hollande et Nicolas Sarkozy, s’étaient retrouvés côte à côte. C’est le candidat socialiste qui avait pris alors l’initiative de venir saluer son rival.

• Un «tribunal dînatoire»?

La présence des politiques au dîner du Crif ne va pas de soi. Elle suppose leurs bonnes relations avec la communauté juive. Ainsi, le Front national n’a jamais été invité. Les Verts ont longtemps été refusés, pour leur militantisme pro-palestinien. Toutefois, comme l’an dernier, l’écologiste Jean-Vincent Placé, aujourd’hui secrétaire d’État chargé de la réforme de l’État et de la simplification, s’y rendra.

D’autres, en revanche, refusent de participer à ce dîner annuel. Le président du MoDem, François Bayrou, a toujours refusé d’y participer. Il a réitéré ce refus dernièrement dans l’émission On n’est pas couché dont il était l’invité: «Je ne vais jamais au dîner du CRIF, non pas que je n’aime pas l’histoire du peuple juif, d’Israël, l’écriture, mais je trouve que ces organisations ne ressemblent pas à ce que j’aime et que j’attends».

Quant à Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France insoumise, il avait fustigé, en mars 2015, sur une émission de la chaîne catholique KTO, «tous les ballots qui acceptent de se faire maltraiter dans cette réunion communautariste, qui n’a rien à voir avec les juifs de France».

Philippe Karsenty, adjoint au maire de Neuilly et figure connue au sein de la communauté juive, affirme quant à lui qu’il ne se rend plus au dîner au Crif depuis plusieurs années. «Le Crif ne représente plus personne, et son fonctionnement n’est pas démocratique», déclare-t-il au Figaro. «Le Crif a cessé d’être le représentant des juifs auprès des politiques, pour devenir le représentant des politiques auprès des juifs. Je trouve pathétique ce défilé d’élus, qui ne veulent pas qu’on leur reproche de ne pas y être allés. Je préfère saluer le courage de François Bayrou», explique-t-il.

De son côté, le philosophe et académicien Alain Finkielkraut, avait émis des réserves sur ce dîner, dans une contribution à la revue trimestrielle juive L’Arche, en 2005, le décrivant comme un «tribunal dînatoire où les membres du gouvernement français comparaissent devant un procureur communautaire».

Tous les lobbys ne sont pas égaux

Et maintenant la trahison de l’église persécutée clandestine de Chine ?

« J’AI PEUR, VRAIMENT TRÈS PEUR, QUE LES DIRIGEANTS DU VATICAN SE LAISSENT ABUSER PAR LA CHINE »

Le National Catholic Register a interrogé le cardinal Joseph Zen, 85 ans, évêque émérite de Hong Kong. Extrait :

« Ce que j’ai dit exactement c’est que si le pape signait un mauvais accord « en toute connaissance de cause » avec les communistes, cela constituerait une trahison de Jésus, et une trahison du peuple bon et fidèle de l’Église catholique en Chine ». « Je ne suis pas contre le dialogue, mais je redoute qu’il mène à de mauvaises conclusions. Il faudrait de la bonne volonté de part et d’autre, or je ne vois aucune bonne volonté du côté des communistes ». « Les communistes ne sont pas prêts à céder sur quoi que ce soit ; ils n’ont besoin de rien et ils maintiennent, comme ils le font pour toutes les religions, un contrôle total sur l’Association chinoise patriotique catholique ».

Pour le cardinal Zen, un accord entraînant le lâchage par Rome de l’Église des catacombes « trahirait » ses fidèles, eux « qui ont résisté à tant de pressions ».

« J’ai peur, vraiment très peur, que les dirigeants du Vatican se laissent abuser par la Chine ». [Mais ils sont complices depuis les accords de Metz du 13 août 1962, qui ont entrainé le refus de condamner le communisme au Concile]

Les dernières informations en provenance des négociations indiquent que le Vatican pourrait se satisfaire d’un simple accord autour de la nomination des évêques, dont les candidatures seraient présentées au gouvernement par la conférence des évêques (de l’Association officielle).

« C’est une escroquerie ! » « il n’existe aucune véritable conférence des évêques, ce n’est qu’une chimère ». « Le pouvoir domine l’Église officielle à travers l’Association, on ne peut pas parler de deux corps distincts ; il s’agit bien d’une seule organisation, sous contrôle (…) On peut parfaitement voir sur des photos que les assemblées de l’Association sont présidées par un cadre du gouvernement. »

« Dans ce pays où le Vatican ne peut pas procéder normalement aux nominations par l’intermédiaire du nonce apostolique, ce serait les évêques nationaux qui suggéreraient les noms des candidats – j’accepterais éventuellement qu’on accorde un droit de veto au gouvernement – ce qui reviendrait à se soumettre au choix des évêques en place. Or ce type de solution reste bel et bien une tromperie, l’Association n’étant en rien une conférence épiscopale : c’est la marionnette du gouvernement. »

Et maintenant la trahison de l’église persécutée clandestine de Chine ?