Les complices

La femme d’Hafiz

Quand on voit ces photos on se dit spontanément que c’est une production islamophobe via l’IA. Sauf que ce sont des photos officielles du palais de Lambeth, résidence de « l’archevêque de Cantorbéry ».

On y voit la « Très Révérende Dame Sarah Mullally, archevêque de Cantorbéry » (en fait infirmière à la retraite), remettre le « prix Hubert Walter pour la réconciliation et la coopération interreligieuse » à Hafiz Muhammad Tahir Mehmood Ashrafi, président du conseil des oulémas du Pakistan, « en reconnaissance de son travail exceptionnel en tant qu’ambassadeur de l’harmonie interreligieuse au Pakistan ».

Hafiz Muhammad Tahir Mehmood Ashrafi est aussi, notamment, secrétaire général du Conseil international Tazeem-e-Haramain Sharifain (organisation pakistano-saoudienne de protection des deux Mosquées : La Mecque et Médine), membre du Conseil suprême de la Ligue islamique mondiale et du Forum international islamique.

On constate que c’est son épouse (puisqu’il dit que c’est son épouse) qui porte la médaille. Sans doute parce que le président du conseil des oulémas du Pakistan ne peut pas admettre qu’ une femme le touche, même papesse anglicane…

Source Daoudal

Les complices

La faute à qui ?

«L’apostasie interne » de l’Occident se produit parallèlement à la « propagation vigoureuse de l’islam »

Le cardinal Gerhard Ludwig Müller a averti que l’Occident traverse une « crise d’identité sans précédent » à mesure qu’il s’éloigne de ses racines chrétiennes, arguant que « l’apostasie interne » de l’Occident se produit parallèlement à la « propagation vigoureuse de l’islam ».

Le préfet émérite de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a déclaré que la réponse à la crise ne devait être ni le relativisme religieux ni le fondamentalisme islamique, mais un retour à Jésus-Christ et au caractère missionnaire du christianisme.

Le cardinal Müller a tenu ces propos dans un discours pour la conférence Tavole di Assisi 2026 , qui s’est déroulée au début du mois. Son Éminence a abordé la sécularisation des sociétés occidentales, les relations entre chrétiens et musulmans, le posthumanisme et la responsabilité missionnaire de l’Église. Le cardinal allemand a soutenu que la crise à laquelle est confronté l’Occident chrétien ne pouvait pas être comprise simplement comme le résultat de pressions extérieures.

« L’Occident chrétien n’est plus seulement menacé par des forces extérieures, mais rongé par l’apostasie interne ».

Le cardinal Müller a lié cette érosion à la montée du posthumanisme, qu’il a qualifié d’« idéologie nihiliste ». Son Éminence a soutenu que les tentatives visant à affranchir l’humanité de Dieu risquent, à terme, de saper la conception de la nature humaine sur laquelle repose la civilisation occidentale.

Au lieu d’être considérés comme des créatures faites à l’image et à la ressemblance de Dieu, les êtres humains peuvent, selon Son Éminence, être traités comme de la « matière manipulable » ou un « algorithme parmi des algorithmes ».

Le cardinal a déclaré que cette évolution se produisait en même temps que « l’expansion vigoureuse de l’islam », tandis que les sociétés occidentales abandonnaient des croyances religieuses qui avaient façonné la culture européenne pendant des siècles.

Le cardinal Müller a également soutenu que l’affirmation constante de Dieu et de la transcendance par l’islam contrastait avec la sécularisation de la société occidentale. Parallèlement, il a affirmé que le christianisme et l’islam ont des conceptions fondamentalement différentes de la révélation et de la personne humaine.

« Les musulmans ne respectent pas un christianisme faible, honteux de la Croix et réduit à une œuvre de charité ou à un organisme de défense de l’environnement ». « Ils respectent ceux qui croient. »

Son Éminence a fait valoir que le vide spirituel créé par le déclin du christianisme pouvait faire apparaître l’islam à certaines personnes comme un « roc solide », notamment dans le contexte des controverses sur le sens de la nature humaine, du mariage, de la vie et de la mort.

Le cardinal Müller a néanmoins rejeté l’idée que l’islam puisse à lui seul apporter la solution à la crise occidentale.

« La réponse au nihilisme n’est pas le fondamentalisme, mais le Christ, le Logos incarné ».

Le cardinal Müller a également évoqué la rencontre entre saint François d’Assise et le sultan al-Malik al-Kamil lors de la cinquième croisade, un événement qui a suscité un vif intérêt lors du colloque d’Assise. Il a critiqué les interprétations de cette rencontre qui présentent saint François principalement comme un précurseur du dialogue interreligieux moderne ou du pacifisme.

« Un courant sentimental et relativiste a présenté saint François comme le précurseur du syncrétisme moderne, le prophète du dialogue pacifiste comme une fin en soi, dans lequel toutes les religions sont équivalentes et aucune ne détient la vérité », qualifiant une telle interprétation de « falsification historique et théologique ».

Le cardinal Müller a soutenu que la rencontre de saint François avec le sultan devait être comprise dans le contexte de sa foi chrétienne et de son souci du salut des âmes. François, a-t-il affirmé, s’est rendu auprès du sultan non pas pour des discussions diplomatiques, mais par « amour des âmes » et par conviction dans la mission salvifique de Jésus-Christ.

Le cardinal a déclaré que l’engagement en faveur du dialogue interreligieux n’exigeait pas des chrétiens qu’ils dissimulent ou renoncent à leur identité religieuse.

« Le dialogue interreligieux, pour être authentique et respectueux de la dignité humaine, ne peut se fonder sur la dissimulation de sa propre identité ».

Son Éminence a donc appelé l’Église à retrouver son caractère missionnaire, arguant que cela était « non seulement juste, mais urgent et nécessaire » dans les circonstances actuelles.

Le cardinal Müller a également établi un lien entre la perte de la foi en Occident et ce qu’il perçoit comme une crise plus profonde de la conception occidentale de la raison et de l’humanité. « L’Occident a perdu la foi parce qu’il a perdu la raison ».

Le cardinal a fait valoir que l’abandon du christianisme s’accompagne d’une remise en question des affirmations fondamentales concernant la nature humaine. Les religions offrant des réponses claires et des convictions fermes peuvent donc paraître attrayantes pour les personnes en proie à un doute spirituel.

L’alternative au nihilisme réside dans une foi centrée sur le Christ et compatible avec la raison.

« L’Occident se sauvera du posthumanisme et ne sera pas absorbé par d’autres religions s’il redécouvre la valeur de la mission ».

Dans la dernière partie de son discours, le cardinal Müller a appelé les chrétiens à réaffirmer le Christ et le caractère unique du salut chrétien plutôt que de répondre au déclin du christianisme en réduisant les exigences de la foi.

Son Éminence a soutenu que l’Église devait retrouver la conscience de sa mission et replacer le Christ au cœur de son message. Le cardinal Müller a réaffirmé le principe selon lequel « hors de Jésus-Christ, point de salut », adressant son appel aux chrétiens et à l’Europe, qui, selon lui, s’éloigne de plus en plus de ses racines chrétiennes.

Le cardinal Müller a conclu en liant le rétablissement de la foi chrétienne à une compréhension renouvelée de la dignité humaine.

« Ce n’est que lorsque l’Occident replacera Dieu au centre que l’homme redeviendra pleinement humain ».

La faute à qui ?

Une réaction de bon sens catholique

Mgr Strickland rejette le document publié hier par le Vatican à l’occasion du 60e anniversaire de *Nostra Aetate*.

Mgr Joseph Strickland, évêque émérite de Tyler, au Texas, a écrit le 16 septembre sur X.com que le nouveau document du Vatican – approuvé par Léon XIV – « doit être rejeté et désavoué par tous ceux qui considèrent Jésus-Christ et son Église comme la seule voie menant au Père ».

Il fait référence au § 54 intitulé « Le chemin de l’espérance » : « Le repli défensif sur sa propre position et l’idée selon laquelle le prosélytisme est la seule manière d’entrer en relation avec l’autre n’ont plus de sens dans un monde qui ressemble de plus en plus à un village mondial interconnecté et en constante évolution. »

Strickland rétorque : « La Vérité n’évolue pas constamment ; la Vérité, c’est Jésus-Christ présent parmi nous dans le monde, et son Église est le vecteur de notre salut. »

Voici, des jours viendront, dit le Seigneur, où je contracterai avec Juda une alliance nouvelle ; non selon l’alliance que j’ai faite avec leurs pères, le jour où je les pris par la main, pour les faire sortir du pays d’Égypte ; car ils n’ont pas persévéré dans mon alliance, et moi je les ai délaissés, dit le Seigneur. Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël après ces jours-là, dit le Seigneur : Je mettrai mes lois dans leur esprit, et je les écrirai dans leur cœur ; et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple ; et personne n’enseignera plus son prochain et son frère, en disant : Connais le Seigneur ; en effet, tous me connaîtront, depuis le plus petit jusqu’au plus grand d’entre eux ; car je leur pardonnerai leurs iniquités, et je ne me souviendrai plus de leurs péchés. (Mais) En disant : Une nouvelle alliance, Dieu a déclaré la première vieillie ; or, ce qui devient ancien et qui vieillit est proche de sa fin. He 8, 8-13

Cessez de préférer les ténèbres, à la Lumière, les figures, à la réalité, le caduque, à l’éternel, cessez de judaïser, cessez d’insulter le seul Sauveur, l’unique Messie.

Une réaction de bon sens catholique

Saint Robert Bellarmin

Jésuite, Docteur de l’Église (+ 1621)

Il était originaire de Montepulciano en Toscane. Neveu du pape Marcel II, il vient à Rome, entre chez les Jésuites et enseigne avec éclat au Collège romain pendant onze ans. Nommé cardinal, il fut quelque temps archevêque de Capoue, puis passa le reste de sa vie à superviser les Congrégations (services) romaines. Le roi d’Espagne s’opposa à ce qu’il devint pape. Il resta un homme simple, courtois, et brillant dans les sciences ecclésiastiques.
Décédé le 17 septembre 1621.
Canonisé par le pape Pie XI en 1930 qui le déclara Docteur de l’Église l’année suivante.

Ses Controverses, a dit Benoît XVI, qui demeurent une référence pour l’ecclésiologie catholique, « insistent sur l’aspect institutionnel de l’Église, contre les erreurs de l’époque à ce sujet. Il y dégage les aspects invisibles de l’Église comme Corps mystique en jouant sur le rapport corps et âme pour décrire le rapport entre les richesses de l’Église et ce qui la rend perceptible de l’extérieur. Dans cette œuvre monumentale, qui tente de régler les disputes théologiques de son temps, il s’interdit toute polémique et agressivité envers les positions de la Réforme. Utilisant les arguments de la raison et de la tradition ecclésiale, il expose clairement la doctrine catholique. Mais son héritage demeure dans sa méthode de travail, ses grandes responsabilités ne l’ayant jamais empêché de tendre chaque jour à la sainteté dans le respect de ses obligation de religieux, de prêtre et d’évêque… Sa prédication et sa catéchèse reflétaient ce même sens de l’essentiel appris de l’éducation ignacienne, qui concentre les forces de l’âme sur le Seigneur, intensément connu, aimé et imité ». Il insistera plus tard pour que le thomisme soit à la base de l’éducation théologique des jésuites (Ratio Studiorum approuvé par la cinquième Congrégation générale de 1593).


Dans son livre De Gemitu Columbae, « où la colombe symbolise l’Église, Robert Bellarmin appelle clergé et fidèles à une sérieuse réforme de vie personnelle, à l’enseigne de l’Écriture et des saints… Lui même, par son exemple de vie, enseigna qu’il ne saurait y avoir de véritable réforme de l’Église sans réforme personnelle et conversion du cœur ». Il disait: « Si tu as la sagesse, comprends que tu as été créé pour la gloire de Dieu et ton salut éternel… Événements heureux ou malheureux, richesse ou pauvreté, santé ou maladie, honneurs ou outrages, vie ou mort, le sage ne doit ni les chercher ni les fuir. Ces choses ne sont désirables que si elles contribuent à la gloire de Dieu et à notre félicité éternelle. Elles sont mauvaises et elles sont à fuir si elles constituent un obstacle ». Ces paroles de saint Robert Bellarmin, a conclu le Saint-Père, « ne sont pas passées de mode. Il faut les méditer soigneusement afin d’orienter notre existence ici bas, où notre voie est le Seigneur… Il est capital d’avoir confiance en lui, de vivre dans la fidélité à l’Évangile, d’éclairer chaque moment et chaque action de notre vie à la lumière de la foi et de la prière ».
Membre de la Compagnie de Jésus, il exerça un rôle éminent de manière singulière et fine dans les controverses théologiques de son temps. Nommé évêque et cardinal, il se dépensa avec ardeur dans son ministère pastoral au service de l’Église de Capoue; enfin, à Rome, où il mourut en 1621, il entreprit de nombreux travaux pour la défense du Siège apostolique et de la doctrine de la foi.

La postérité conserve de lui l’image d’un homme qui, par amour de l’Église, a défendu toute sa vie la doctrine catholique contre les hérétiques, ainsi que le pouvoir temporel des papes (De potestate summi Pontificis in rebus temporalibus, 1610). Cependant, n’étant pas allé aussi loin que d’autres théologiens de son temps, il a été considéré comme trop modéré par Rome et ultramontain par la France.

Saint Robert Bellarmin priez pour nous

Saint Robert Bellarmin

Léon signe son apostasie

Léon XIV signe une nouvelle défense du pluralisme religieux… Mais qu’est-il arrivé au catholicisme ?

The Remnant Robert Morrison 17 septembre 2026

Dans un nouveau document qui marque les soixante ans de Nostra Aetate, Léon XIV et trois dicastères du Vatican défendent le dialogue interreligieux, le pluralisme religieux et une « société fraternelle capable d’accepter les différences ». Mais attends… Le catholicisme peut-il affirmer que le Christ est la Voie, la Vérité et la Vie tout en traitant simultanément le pluralisme religieux comme un objectif positif ? La propre langue du Vatican rend de plus en plus le problème théologique avec Vatican II impossible à ignorer.

Le 16 septembre, Léon XIV a ajouté sa signature à un document produit par les Dicastères pour la Doctrine de la Foi, pour la Promotion de l’Unité des Chrétiens et pour le Dialogue Interreligieux : « Un Voyage d’Espoir : Soixante Ans de Dialogue Interreligieux et de Fraternité à la Lumière de la Déclaration Conciliaire Nostra Aetate ». Le document de soixante paragraphes décrit l’histoire de l’État de Nostra au Vatican II et la manière dont le dialogue interreligieux s’est développé depuis sa promulgation. Aussi intéressants (et troublants) que soient ces détails, l’aspect le plus important de ce nouveau document est son explication sans équivoque des compromis anti-catholiques au cœur de Nostra Aetate et de toute la révolution du Vatican II.

Dialoguer pour soutenir le pluralisme religieux

Le paragraphe 22 du nouveau document peut surprendre certains lecteurs car il semble défendre l’orthodoxie catholique, en particulier avec sa phrase finale. Cependant, ce paragraphe désigne également le dialogue comme « une condition indispensable à la coexistence au sein de sociétés pluralistes » :

« Dans la continuité du Concile Vatican II, ces textes articulent deux exigences indissociables dont la pertinence reste intacte. À ceux qui pourraient être tentés d’insister exclusivement sur l’obligation de proclamer le Christ, ils rappellent que Nostra Aetate affirme également la nécessité d’un dialogue avec d’autres traditions religieuses, car ce dialogue fait désormais « partie de la mission évangélisatrice de l’Église ». À l’inverse, pour ceux qui tendent à relativiser leur propre identité religieuse, la même Déclaration rappelle la nécessité de la fidélité à Jésus-Christ, « le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14, 6). Le dialogue suppose donc une prise de conscience claire de son identité religieuse et culturelle, ainsi qu’une réelle ouverture à l’altérité, condition indispensable à la coexistence au sein de sociétés pluralistes. Elle doit être exempte d’ambiguïté, en évitant le relativisme et le syncrétisme, avec l’affirmation la plus complète possible de l’identité et l’engagement le plus complet possible dans le dialogue. » (22)

Cette insistance sur le dialogue au service du pluralisme religieux est elle-même anti-catholique parce que soutenir le pluralisme ne peut pas être un objectif légitime du travail missionnaire catholique. Dans les discussions religieuses avec les non-catholiques, on ne peut pas simultanément éviter le relativisme et défendre le pluralisme – un catholique doit choisir entre (a) affirmer que la foi catholique est la vraie religion à laquelle Dieu veut que toutes les âmes adhèrent, et (b) nier ou obscurcir cette vérité.

De plus, dans ses cent ans de modernisme, Fr. Dominique Bourmaud a expliqué pourquoi les idées de ce paragraphe 22 du nouveau document suivent la franc-maçonnerie :

« L’intention du défunt pape [Jean-Paul II] n’était ni la conversion ni le syncrétisme, mais le « pluralisme légitime », selon lequel toutes les religions offrent leurs prières pour la paix dans une profonde fidélité à leurs traditions religieuses respectives. En réalité, ce « pluralisme légitime » n’est qu’un euphémisme pour le syncrétisme si hâtivement nié. Il n’y a rien de légitime dans le pluralisme des credos à moins de considérer l’essence de la religion et le seul terrain d’entente comme une certaine impulsion vers le divin. Par cette définition, Lucifer est certainement la créature la plus religieuse de toutes, car il désirait ardemment devenir Dieu. Le thème central de chaque rencontre interreligieuse est l’unité morale de toutes les religions, ce qui implique qu’aucune d’entre elles n’est prioritaire. Dès le départ, l’exclusivité et la véracité de l’Église de Jésus-Christ sont mises de côté. Telle est précisément la définition de la franc-maçonnerie, qui prétend que son code moral et sa religion sont riches parce qu’ils ne sont pas exclusifs. Les catholiques, les orthodoxes, les protestants, les juifs, les musulmans, les hindous, les bouddhistes, les libres penseurs et les croyants libres, portent tous son prénom, mais tous portent le grand nom de famille du franc-maçon. »

Comme nous pouvons le voir, le soutien anti-catholique au pluralisme est un mal qui a certainement précédé Léon et même François. Comme le suggère le nouveau document, cela a été intégré dans Nostra Aetate.

Un « critère universel de discernement »

Considérant que le paragraphe 22 comprend certains éléments catholiques, le paragraphe 32 évite complètement le catholicisme :

Il ne faut pas oublier, cependant, que « le dialogue n’est pas une formule magique ». Cela ne se fait pas tout seul, et ceux qui s’y engagent ne doivent être ni naïfs ni aveuglément idéalistes : ils sont appelés à être les « héros du futur ». Rejetant à la fois le retrait dans l’identité et la logique d’agression, ils entreprennent une voie intermédiaire, exigeante mais fructueuse : la voie de la construction patiente de la fraternité humaine. Un principe fondamental doit toujours guider leurs actions : la conscience que croire en Dieu et l’adorer ne garantit pas nécessairement une vie conforme à sa volonté. D’où l’importance d’un critère universel de discernement que l’on retrouve dans les textes sacrés des différentes religions : accueillir ou rejeter le blessé couché au bord de la route. L’intérêt concret pour les plus vulnérables est la mesure essentielle à l’aune de laquelle l’intégrité de tout projet – qu’il soit politique, économique, social, académique, religieux ou culturel – doit être évaluée. Les pauvres, sous toutes les formes que peut prendre leur vulnérabilité, sont la boussole qui nous permet de savoir si nous allons dans la bonne direction » (32).

La clé pour comprendre ce paragraphe est la référence aux « textes sacrés des différentes religions ». Cette référence aborde le blasphème en soi, mais le contexte l’aggrave encore car elle postule que « le souci des plus vulnérables » est la manière dont on peut discerner si une personne fait ou non la volonté de Dieu. Ainsi, selon ce « critère universel du discernement », un non-chrétien qui tend vers les pauvres est plus agréable à Dieu qu’un catholique pieux qui pourrait n’avoir aucune interaction avec les pauvres. Il manque à cette analyse les critères réels qui nous sont donnés par Notre Seigneur : « Si tu m’aimes, garde mes commandements » (Jn 14:15).

Construire une société fraternelle

Certains lecteurs peuvent applaudir le rejet par le paragraphe 53 de l’idée que le Vatican devrait fonder « une grande religion mondiale » :

« Il ne s’agit pas de fonder une seule grande religion du monde dans laquelle toutes les croyances seraient aplaties. Une telle possibilité doit être exclue par respect pour soi-même et pour autrui. Il s’agit plutôt de construire une société fraternelle capable d’accepter les différences. Cette intention reste au cœur du dialogue interreligieux, comme elle l’était dans la Déclaration Nostra Aetate et dans les efforts qui ont caractérisé les décennies qui ont suivi sa promulgation. Le dialogue ne consiste pas seulement à présenter ses propres doctrines ou à comparer ses visions du monde. Aujourd’hui, face à ceux qui fomentent les divisions et attisent les conflits, les croyants de traditions différentes – et surtout leurs dirigeants – tout en restant conscients de leurs différences irréductibles, sont appelés à rechercher, avec clarté et espoir, les conditions nécessaires à une coexistence pacifique » (53).

Comme s’il n’était pas assez bizarre que le nouveau document doive nous dire que l’objectif n’est pas de fonder une religion d’un seul monde, le paragraphe poursuit en nous disant qu’un tel objectif devrait être exclu « par respect pour soi-même et pour les autres ». Qu’en est-il du respect de Dieu ? Aurait-il quelque chose à dire à ce sujet? Notre Seigneur a-t-il même suggéré de loin que nous devrions construire une « société fraternelle capable d’accepter les différences » ? Non, Il nous a dit que le monde nous haïra pour avoir fait Sa volonté (Jn 15:19-19). Encore une fois, ce paragraphe 53 fait écho aux idées franc-maçonniques que Fr. Bourmaud exposé ci-dessus.

Abandonner nos positions religieuses

Le paragraphe 54 nous dit que nous devons abandonner notre détermination à respecter et à défendre les vérités de la foi catholique :

« Pour atteindre cet objectif, un véritable changement de mentalité est nécessaire : abandonner les logiques de défensive, d’hostilité ou de conquête pour adopter une attitude ouverte, bienveillante et courageuse. Les modèles monolithiques et isolés, qui incitent à une vision fermée de la réalité, s’avèrent de plus en plus inadaptés et, au final, deviennent sources de violence et de souffrance pour les plus vulnérables. L’ancrage défensif dans sa propre position et l’idée que le prosélytisme est le seul moyen de s’engager avec l’autre n’ont plus de sens dans un monde qui ressemble de plus en plus à un village mondial interconnecté et en constante évolution » (54).

Naturellement, le dialogue interreligieux ne peut réussir à construire une « société fraternelle capable d’accepter les différences » à moins que les catholiques abandonnent leurs points de vue sur la défense de l’orthodoxie de leur foi. C’est l’une des principales raisons pour lesquelles toute la révolution de Vatican II s’oppose au catholicisme traditionnel.

Toutes les religions en tant qu’expressions fraternelles de la volonté de Dieu

Aussi choquant que soit ce nouveau document, il est au moins honnête sur les compromis anti-catholiques au cœur de Nostra Aetate et de toute la révolution du Vatican II. Et, comme nous l’avons vu si souvent, cela nous donne un autre signe que le Vatican d’aujourd’hui s’oppose à la volonté de Dieu : ils accepteront et défendront essentiellement tout ensemble de croyances religieuses autres que le catholicisme pur. Nous ne savons peut-être pas pourquoi Dieu permet cette désorientation diabolique de Rome, mais il semble plus clair que jamais que les catholiques de bonne volonté doivent rejeter la révolution de Vatican II et revenir à ce que l’Église a toujours enseigné. Cœur Immaculé de Marie, priez pour nous !

Celui qui n’est pas avec Moi est contre Moi Mt 12, 30

Toute-puissance m’a été donnée dans le ciel et sur la terre. Allez donc, et instruisez tous les peuples, les baptisant au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ; et leur apprenant à observer toutes les choses que je vous ai commandées.  Et assurez-vous que je serai toujours avec vous jusqu’à la consommation des siècles. Mt 28, 18-20

L’escroquerie

Le sophisme : les religions sont à la source des guerres,

Le monde pluraliste exige une religion à sa mesure,

Il faut donc un aggiornamento de la seule religion qui prétend être la vraie : Pacem in terris ; Ecclesiam suam, Vatican II Nostra Aetate…..

Les véritables causes des guerres sont : la religion de Mammon, le péché et l’Ennemi du genre humain, l’Homicide dès le commencement et la haine de ses disciples.

Léon signe son apostasie

Notre Dame Co-Rédemptrice

Angeline Tan 16 septembre 2026 The Remnant
Notre-Dame n’a pas fui la Croix, et nous ne le pouvons pas non plus, surtout dans un monde qui a perdu le sens de la souffrance. Le « Fiat » de Marie, son union au Christ au Calvaire et sa participation douloureuse à son sacrifice révèlent comment la souffrance peut devenir prière, don de soi et espérance lorsqu’elle est unie à Jésus-Christ sur la croix.

Le 15 septembre, l’Église catholique commémorait les Sept Douleurs de la Bienheureuse Vierge Marie. En plaçant cette célébration immédiatement après la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix (le 14 septembre), le calendrier liturgique nous offre une profonde leçon théologique : la douleur de Marie était indissociablement liée au sacrifice de Notre‑Seigneur Jésus‑Christ sur la Croix, et le sens de la souffrance chrétienne ne peut être compris qu’à la lumière du sacrifice du Christ au Calvaire.

Notre‑Dame des Douleurs n’est pas simplement l’emblème d’une affliction passive. Elle est la Femme vaillante qui se tenait au pied de la Croix, unie par la foi à la mission rédemptrice de son divin Fils. Elle n’a ni fui la souffrance, ni cherché à la justifier par des explications, ni exigé que la Croix soit retirée. Au contraire, elle est demeurée présente jusqu’à la fin.

La Bienheureuse Vierge Marie comme Corédemptrice

Comme tous les catholiques le professent, Notre‑Seigneur Jésus‑Christ est le seul Rédempteur. Jésus‑Christ étant véritablement Dieu fait homme, Sa souffrance, Sa mort et Sa résurrection constituent l’unique Sacrifice parfait qui sauve l’humanité. Aucune créature — y compris Sa propre Mère, la Bienheureuse Vierge Marie — ne peut partager Sa condition divine ni revendiquer un rôle distinct et autonome dans l’accomplissement de notre rédemption.

Pourtant, le rôle de la Bienheureuse Vierge Marie dans l’histoire du salut ne saurait être réduit à un simple symbole poétique ou à l’expression d’un sentiment maternel. Son assentiment à Dieu lors de l’Annonciation — son « Fiat » qui a changé le cours de l’histoire — a marqué le début d’une participation, librement consentie et poursuivie tout au long de sa vie, à la mission de Jésus‑Christ. En devenant Sa Mère, Notre-Dame a donné au Sauveur la nature humaine par laquelle il allait racheter le monde ; elle a accepté, comme Siméon l’avait prophétisé, la douleur déchirante qui accompagnerait cette vocation. De Nazareth au Calvaire, elle est demeurée unie à Lui tout au long de Sa vie cachée, de Son ministère public, de Son rejet, de Sa souffrance et de Sa mort.

Par conséquent, les catholiques peuvent légitimement soutenir le titre historique de « Corédemptrice », pourvu que sa signification soit soigneusement expliquée dans l’acception catholique. Ce terme ne place pas la Bienheureuse Vierge Marie sur un pied d’égalité avec Jésus‑Christ ; il reconnaît plutôt que Notre‑Dame a été unie de manière unique à Notre‑Seigneur dans Sa mission rédemptrice, toujours par Sa grâce et dans une totale dépendance à Son égard. La Bienheureuse Vierge Marie n’a pas offert un sacrifice rival qui lui serait propre. Au contraire, sa participation douloureuse découlait de sa foi et de son union maternelle à Jésus‑Christ, et s’unissait à l’unique sacrifice salvateur qu’Il a offert sur la Croix.

À cet égard, les catholiques ne doivent pas minimiser la réalité et la portée que ce titre de « Corédemptrice » a traditionnellement exprimées. Ainsi, le document Mater Populi Fidelis, publié par le Dicastère pour la doctrine de la foi (DDF) — qui exprime des réserves sur ce titre marial et met en garde contre une interprétation susceptible d’amoindrir le rôle unique de Jésus‑Christ comme Médiateur — fait malheureusement fausse route.



La souffrance et la culture de mort

Dans la présence inébranlable de la Bienheureuse Vierge Marie au pied de la Croix, l’Église trouve un défi constant lancé à une culture qui, si souvent, cherche à fuir toute forme de souffrance ou de désagrément.

Cette vérité interpelle directement une culture qui considère de plus en plus la douleur et le déclin comme des expériences dépourvues de sens. Les débats publics sur l’euthanasie et le suicide assisté présentent souvent les souffrances graves comme une indignité devant être éradiquée, la mort étant alors présentée comme la réponse la plus « compatissante ». Le Canada a déjà mis en place un cadre juridique autorisant l’aide médicale à mourir (AMM). De l’autre côté de l’Atlantique, les législateurs britanniques ont récemment rejeté un projet de loi qui aurait permis à certaines personnes en phase terminale, en Angleterre et au Pays de Galles, d’obtenir de l’aide pour mettre fin à leurs jours.

En effet, la réponse catholique face aux souffrances graves doit être imprégnée de la vertu surnaturelle de la charité. Or, la véritable « compassion » implique de traiter les malades, les personnes âgées, les personnes handicapées et les mourants avec tendresse, en assurant un soulagement adéquat de la douleur et des soins professionnels qui affirment la valeur de la vie, dans la conviction que leur existence demeure précieuse. Il convient de noter que l’Église catholique a toujours distingué le fait de provoquer intentionnellement la mort de celui d’accepter les limites de la médecine tout en dispensant des soins palliatifs proportionnés.

Une compassion authentique ne peut décréter qu’une vie humaine ne vaut plus la peine d’être vécue. De plus, elle ne saurait consister à dire à la personne qui souffre — implicitement ou explicitement — que la mort est la meilleure option parce qu’elle est devenue gênante pour la société, dépendante ou coûteuse. Une société qui offre la mort plus volontiers que la présence et l’accompagnement n’a pas résolu le problème de la souffrance ; elle a capitulé devant le culte de la mort.

À cet égard, Notre‑Dame des Douleurs propose une autre vision. Elle n’enseigne pas que la souffrance est bonne en soi. Elle enseigne que la souffrance peut être transformée lorsqu’elle est unie aux souffrances de Jésus‑Christ. Par la grâce (et non par le seul effort humain), la douleur peut devenir prière, l’impuissance peut se muer en don de soi, le lit du malade peut devenir un autel d’offrande, et l’heure ultime peut devenir une rencontre avec le Seigneur crucifié et ressuscité.

Envisager la souffrance à la lumière de l’éternité ne revient pas à prétendre que la douleur est irréelle, ni à refuser compassion et soins médicaux appropriés. C’est croire que, lorsqu’elle est unie à la Passion de Jésus‑Christ, l’angoisse elle-même peut être orientée vers un dessein divin qui dépasse la personne elle‑même. La douleur de la Bienheureuse Vierge Marie est devenue féconde parce que son Fils est entré pleinement dans la souffrance humaine. De même, les catholiques ne sont jamais abandonnés dans l’affliction, et tout sacrifice accompli par amour et dans la foi a une valeur éternelle.

La Messe traditionnelle et le Calvaire

Par ailleurs, le lien que la Messe traditionnelle en latin (MTL) établit entre la Croix et Notre‑Dame des Douleurs est particulièrement saisissant. Le Saint Sacrifice de la Messe est une représentation de l’unique sacrifice sanglant de Jésus‑Christ au Calvaire. L’autel est bien plus qu’un cadre pour un culte partagé ou une communion fraternelle ; c’est le lieu sacré où l’Église s’unit à l’offrande que Jésus‑Christ fait de lui-même au Père. De même, la MTL offre bien plus qu’une beauté esthétique ou une continuité historique. Elle constitue une véritable école du sacrifice, et le silence qui règne durant la Messe favorise l’examen de conscience, détournant le cœur humain de lui‑même pour le tourner vers Dieu.

Lors de la Messe, la Bienheureuse Vierge Marie est intimement associée au mystère célébré, tout comme elle est demeurée intimement unie au sacrifice de son Fils au Calvaire. Son exemple enseigne aux catholiques à aborder la liturgie non pas en spectateurs en quête de stimulation spirituelle, mais en humbles disciples adorant avec révérence l’Agneau de Dieu offert pour le salut du monde. Avec l’aide de Marie, Mère des Douleurs, se forment des âmes capables de résister à l’esprit du temps — cet esprit de confort, d’autonomie et de mort.

En définitive, la fête de Notre‑Dame des Douleurs est une fête de l’espérance. Les douleurs de la Bienheureuse Vierge Marie n’ont pas eu le dernier mot dans le plan salvifique de Dieu. Après tout, la Croix a conduit à la Résurrection, et le Cœur transpercé de Jésus‑Christ a mené à Son triomphe sur le péché et la mort.

À une époque où l’on dit à beaucoup que la souffrance est dénuée de sens et que la mort est la réponse, les catholiques doivent retrouver l’espérance surnaturelle et le courage de proclamer l’Évangile de la Croix, sous la conduite et l’intercession de la Mère des Douleurs ; c’est elle qui apprendra à chacun de ses enfants à se tenir au pied de la Croix sans crainte, à assister au Saint Sacrifice avec révérence et à reconnaître Jésus‑Christ en toute personne qui souffre.

Marie, Notre-Dame des Douleurs, Reine des Martyrs, Corédemptrice, priez pour nous.

Notre Dame Co-Rédemptrice

L’antipalestienisme

Grand Rabbin I$r@ele : Les Palestiniens non-humains, n’ont pas de droits. B’Tselem : Projet d’élimination.

Israël démantèle la vie collective palestinienne en Cisjordanie.

Une catastrophe se déroule dans toute la Cisjordanie. Les contrôles, les expulsions, les meurtres et les présences terrestres ne sont pas des violations isolées. Ils font partie du même système. Il est temps de relier les points.

Notre nouveau rapport, The Elimination Project, montre comment ces mécanismes forment un projet politique : démanteler la vie collective palestinienne tout en étendant le contrôle israélien et la présence juive.

Depuis fin 2022, et surtout depuis octobre 2023, ce processus s’est accéléré et est devenu plus ouvertement violent. Les Palestiniens vivent sous la menace constante de soldats et de milices armées. Depuis octobre 2023, Israël a tué 1 107 Palestiniens, dont 245 enfants. Les fermes et les places de base soutenues par l’État ont occupé de vastes espaces, les communautés ont été expulsées et les mouvements ont été bloqués, divisant l’espace palestinien.

Israël étrangle également l’économie palestinienne, criminalise l’organisation politique et sociale, ferme les organisations de la société civile et arrête les journalistes et les militants.

Ensemble, ces mécanismes coupent les Palestiniens de la terre, des ressources et d’un autre, démantelant les conditions dont ils ont besoin pour exister en tant que peuple – avec des institutions, un leadership, une histoire partagée et un avenir politique.

La communauté internationale doit cesser de traiter la violence et les violations d’Israël comme des incidents isolés, de permettre aux crimes d’Israël de cesser et de mettre fin à l’impunité qui permet au Projet d’Élimination de continuer.

Lisez plus dans notre nouveau rapport. Lien en bio.

« Les discours de haine sont tout simplement inacceptables. »

Le porte-parole de la Commission européenne, Anouar El Anouni, le déclare lors du briefing quotidien avec la presse, en réponse à une question sur les menaces d’Israël d’intensifier les attaques sur la bande de Gaza en réponse aux tirs de cerfs-volants attribués à des jeux infantiles et confirmés comme non armés par les forces armées israéliennes, ainsi qu’aux récentes paroles du grand rabbin d’Israël, David Yosef, qui a appelé à la destruction totale de Gaza, affirmant que l’enclave «nous appartient, nous y retournerons» et affirmant que le peuple palestinien «n’est pas fait d’êtres humains et n’a pas de droits».

« Les efforts de toutes les parties doivent converger vers une réduction des tensions et non vers une exaspération de celles-ci », souligne El Anouni, ajoutant que « les actes d’intimidation, le harcèlement et les violences des colons, que nous avons condamnés à plusieurs reprises, doivent cesser immédiatement ».

En ce qui concerne les enfants, le porte-parole de l’exécutif de l’UE réaffirme que les civils en général et les enfants en particulier « doivent être protégés en toutes circonstances, conformément au droit international humanitaire. Je rappelle également l’obligation qui incombe à Israël, en vertu du droit international, de protéger la population palestinienne dans les territoires occupés ».

Par contre, en ce qui concerne les récentes déclarations du ministre israélien Itamar Ben-Gvir, qui a demandé l’assassinat de 30 à 40 Palestiniens chaque nuit à Gaza, affirmant qu’il y a des gens qui méritent de mourir, le porte-parole souligne que l’UE a déjà condamné «avec la plus grande fermeté» ses propos sur la question. « Dans son rôle institutionnel, le gouvernement israélien a la responsabilité précise de freiner de telles déclarations. L’utilisation d’un langage aussi grave et incendiaire est inacceptable et ne peut rester impunie ».

Source Stilum Curiae Marco Tosatti

L’antipalestienisme

Lettre à un curé. Sur l’obéissance au Pape.

Carlo Maria Viganò

À Son Excellence Mgr Carlo Maria Viganò, archevêque.

Je suis un prêtre de 70 ans du diocèse de… J’ai entendu votre demande sincère et angoissée au Pape. Je n’ai aucune difficulté à imaginer leurs souffrances, que je partage en partie – si « licet magna componere parvis ». Je partage vos préoccupations pour cette Église post-conciliaire où pourtant fleurissent des exemples continus de sainteté.

Permettez-moi de vous dire avec respect et franchise que le point faible de votre position, qui vous a coûté une sanction très grave que vous considérez comme illégitime, est le rejet du dernier concile — un concile dont les protagonistes sont les papes saints et l’épiscopat le plus nombreux de l’histoire des conciles — et la confusion entre le concile et l’après-concile. Il me semble que des dérives post-conciliaires vous déduisez votre rejet ou votre non-acceptation du Concile lui-même comme tel, en tant qu’événement ecclésial guidé et certifié par l’Esprit Saint dans son essence doctrinale. Au nom de la Tradition, il ne se contente pas de critiquer mais rejette l’autorité magistérielle du Concile et celle du Pape « en chair et en os ».

Je n’ai pas besoin de vous rappeler que la continuité de la Tradition, par la volonté du Seigneur, repose sur cette instance visible, sur ce rocher qui est la foi de Pierre (malgré les limitations humaines de Pierre) et de ses successeurs (malgré ses fréquentes et évidentes limitations humaines) et non sur un pape fantomatique et idéal, peut-être en référence aux papes du passé. Qui juge enfin la fidélité à la tradition ? Au nom de la Tradition, peut-on en fait refuser en matière doctrinale le garant de la Tradition ? Et qui représente cette garantie ultime et suprême si ce n’est le Pape et le Concile avec le Pape ?

Avec la prière de poursuivre le bon combat pour la fidélité et la sainteté de l’Eglise mais loin d’une position inspirée par un faux ange de lumière, que seule l’humilité peut vaincre, je vous adresse ma salutation filiale avec un désir sincère,

Son en Christ, prêtre…

+

Révérend don…,

J’ai lu avec attention et respect sincère votre lettre, en y saisissant la sincèrité de celui qui a consacré sa vie au service de l’autel et porte dans son cœur le souci du destin de l’Église. Je comprends votre appel à la communion et votre préoccupation pour une fracture qui déchire le Corps Mystique, mais précisément en vertu de nos années de ministère et de la gravité de l’heure présente, je désire vous répondre avec la même franchise et avec la lumière de la vérité objective.

Vous m’exhortez à faire la distinction entre le Concile et l’après-Concile, accusant ce dernier des dérives que nous constatons tous, alors que vous attribueriez à Vatican II une sorte d’immunité doctrinale en tant qu’événement guidé par l’Esprit Saint et ratifié par des « Papes saints ». C’est ici, Révérend le Père, que repose le nœud crucial et l’illusion dont nous devons nous protéger : je vous le rappelle ici, même si je me suis déjà exprimé à plusieurs reprises sur ce même sujet.

Ma position — qui ne naît pas d’un caprice personnel, mais de la fidélité à la foi professée de l’Église de tous les temps — ne confond pas le Concile avec ses conséquences, mais identifie dans le Concile lui-même l’origine et la cause première de ces dérives. Le Concile Vatican II n’était pas un concile dogmatique, mais pastoral. Et pourtant, sous l’apparence d’un aggiornamento inoffensif, il a introduit des principes ambigus, voire ouvertement hétérodoxes — pensez à Dignitatis Humanæ sur la liberté religieuse, à Nostra Aetate sur le dialogue interreligieux, à Lumen Gentium sur la nouvelle ecclésiologie ou à Gaudium et Spes avec son humanisme anthropocentrique — qui ont subverti le dogme catholique. Le Concile Vatican II a été un événement révolutionnaire !

Prétendre sauver le Concile en condamnant l’après-Concile, c’est comme vouloir couper les fruits empoisonnés d’un arbre en refusant d’admettre que c’est la semence qui est empoisonnée. Un bon arbre ne peut générer de mauvais fruits ; et la crise sans précédent que nous vivons, la dissolution de la Liturgie, la sécularisation du clergé et l’apostasie non plus silencieuse mais institutionnalisée, ne sont que le développement logique et cohérent de ces prémisses conciliaires.

Vous m’interrogez sur le principe d’autorité : « Qui juge en dernier ressort de la fidélité à la tradition ? Qui représente cette garantie ultime et suprême si ce n’est le Pape et le Concile avec le Pape ? »

C’est l’objection centrale, mais elle repose sur un malentendu ecclésiologique que la crise actuelle a mis en évidence. La Tradition apostolique n’est pas un dépôt changeant qui dépend du Pape « en chair et en os » de ce moment historique. Au contraire, le Pape et toute la Hiérarchie sont liés, légitimés et jugés par la Tradition. Comme l’a enseigné saint Vincent de Lérins, le catholique est ce en quoi on a cru partout, toujours et pour tous. Lorsque ceux qui siègent sur le Trône de Pierre utilisent l’autorité reçue non pas pour confirmer leurs frères dans la Foi, mais pour la démanteler, en promouvant le relativisme doctrinal, le synodalisme destructeur, le mondialisme et son agenda infernal se placent eux-mêmes dans une condition de contradiction flagrante avec le Mandat pétrinien.

Je n’invoque pas « un pape fantôme et idéal », ni ne me retranche dans un passé abstrait ; je reconnais la réalité objective d’une autorité ecclésiastique qui, infectée par le libéralisme et par le modernisme, exerce un pouvoir tyrannique contre le but même pour lequel elle a été instituée. La résistance filiale aux commandes illicites n’est pas la rébellion, mais l’acte suprême de fidélité à l’Église et à Notre Seigneur Lui-même. Quand saint Paul affronta saint Pierre in faciem à Antioche, parce qu’il ne marchait pas droit selon la vérité de l’Évangile, n’exerçait-il pas peut-être une résistance filiale devant le chef visible de l’Église ?

Vous me mettez en garde contre la tentation de céder à un « faux ange de lumière ». Croyez-moi, cher Père… : le faux ange de lumière aujourd’hui n’est pas celui qui dénonce la trahison de la Foi au nom de la Tradition immuable, mais celui qui prétend imposer aux fidèles l’acceptation d’une « nouvelle église » conciliaire et synodale, qui a changé le Credo, la Morale, la Messe, les Sacrements, vidé les séminaires et les monastères, prétendant que tout cela se fasse sous la direction de l’Esprit Saint.

Permettez-moi de conclure cette lettre par une invitation fraternelle, que je prie et j’espère que vous entendrez. La vraie réponse aux nombreuses questions que moi aussi, comme vous et beaucoup d’autres, je me suis posées n’est pas venue d’ élucubrations abstraites, mais d’avoir célébré à nouveau le Saint Sacrifice de la Messe, la Messe Catholique, celle de toujours, dans laquelle j’ai été ordonné prêtre in æternum. C’était, pour ainsi dire, le rayon de lumière sur la route de Damas. Il n’y a pas de prêtre qui reste impassible, car c’est au Calvaire que ce sacrifice est consommé, ni au Cénacle ni à Cana…

Si seulement vous le faisiez aussi, mes arguments ne vous serviraient pas : Vous sentiriez réveiller dans vos viscères et couler dans vos veines cette Prêtrise que quelqu’un a délibérément narcotée, laissant ses restes extérieurs justement pour ne pas vous réveiller de la léthargie. Mais si porter le Saint Sacrement dans les rues de sa ville — comme il l’a fait pendant le confinement et la scandaleuse fermeture des églises imposée par l’Autorité ecclésiastique — a certainement montré son zèle pour les âmes que le Seigneur lui a confiées, revenir à la Messe que le Concile a interdite de fait pour l’Église pourra restaurer ce même zèle dans son âme, qui est sacerdotale, c’est-à-dire consacrée à l’offrande de lui-même dans l’offrande de la victime pure, sainte et immaculée. Faites « l’expérience » – comme aiment à le dire les modernistes – de la Messe tridentine, et le rite de Montini apparaîtra dans sa désolante pénurie calviniste, la marque la plus triste et grise de celui qui l’a promulguée.

Je vous demande de prier pour la mienne, non pas pour que je me retire d’une bataille qui est la seule raison d’être de nos années de sacerdoce, mais pour que Notre Seigneur nous accorde à tous deux la grâce de demeurer fermes sous la Croix, gardiens intègres de ce Sacrifice et de cette Foi que nos pères nous ont transmis et que personne n’a le droit de nous soustraire.

Avec ma bénédiction et un salut fraternel dans le Christ Roi,

+ Carlo Maria Viganò, Archevêque

Viterbe, 27 août 2026

Lettre à un curé. Sur l’obéissance au Pape.

Le pianiste préféré de l’U.E.

Zelensky est à la 21e place dans le classement des 50 juifs les plus influents du monde selon le Jerusalem Post. Il est « le visage juif de la résistance ukrainienne ».

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Zelensky a reçu les représentants de la communauté juive pour Rosh Hashanah :

Salutations à la communauté juive de l’Ukraine et à tous ceux qui célèbrent Rosh Hashanah, à tous ceux qui célèbrent cette fête, protégeant la vie et défendant la liberté et la sécurité des autres. Je vous souhaite la paix, la bonté et l’harmonie. Le début d’une nouvelle année est toujours un moment de nouveaux espoirs et de foi en un avenir meilleur. Que cette nouvelle année apporte une paix fiable à chaque famille. Qu’elle apporte autant de lumière, d’humanité et de bonté que possible, qui triomphent toujours sur le mal.

Source Daoudal

Le pianiste préféré de l’U.E.