Les traîtres

Le ministre de l’Intérieur de la République islamique de France, Bernard Dhimmi Cazeneuve, s’est rendu aujourd’hui à la « salle de prière » musulmane qui avait été « saccagée » par des Corses après les émeutes arabes d’Ajaccio.

Il a déclaré que « la République laïque continuera à protéger l’exercice de tous les cultes ».

Rappelons qu’il s’agit d’une salle de prière clandestine, enregistrée comme siège social de l’Association marocaine, sportive et culturelle des musulmans de Corse. Autrement dit elle contrevient à plusieurs lois de la République, et d’abord à la loi de 1905.

La République protège les lieux de culte clandestins, s’ils sont musulmans.

Et il a osé en remettre une couche sur Twitter :

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Salle de prière clandestine approuvée et protégée par le Ministre des Cultes.

Les traîtres

La raison ne peut être contre la foi et vice versa

Une femme médecin athée confirme la réalité de 1 400 miracles

L’hématologue Jacalyn Duffin a participé sans le savoir à une enquête sur un miracle… et rend hommage à la rigueur de l’Église sur ce point !

Le 29 décembre 2015

« L’hématologue canadienne Jacalyn Duffin observe au microscope « une cellule leucémique mortelle ». En regardant la date de l’examen, elle conclut : « J’étais convaincue que la patiente dont j’examinais le sang devait être morte depuis. » Et pourtant, la patiente est bel et bien vivante. L’hématologue ignore qu’elle participe sans le savoir à une enquête sur un miracle présumé.

La science au secours de la première sainte canadienne de l’Histoire

Jacalyn Duffin, 64 ans, est aussi une historienne prestigieuse, présidente de l’Association américaine de l’histoire de la médecine et de la Société canadienne de l’histoire de la médecine, et elle enseigne cette discipline à l’université Queen, à Kingston (Canada). Nous sommes en 1986, et c’était son premier contact avec les miracles et canonisations de l’Église.

L’échantillon de moelle osseuse avait été prélevé sur une jeune fille de 30 ans encore en vie. L’authentification du miracle était à l’étude dans le contexte du procès en canonisation de la première sainte canadienne, Marguerite d’Youville Maria (1701 à 1771), fondatrice des Sœurs de la Charité, qui sera officiellement élevée aux honneurs des autels 14 ans plus tard.

Et voilà bien le paradoxe : à cette époque-là les procédures de canonisation étaient particulièrement rigoureuses, et l’Église tendait à écarter le caractère miraculeux du cas en question. La guérison pouvait en effet être attribuée à la chimiothérapie. Cependant, « les experts à Rome ont accepté de reconsidérer la décision à la condition que ce soit un témoin aveugle (ignorant de qui et de quoi il s’agissait) qui réexamine les échantillons », a raconté Jacalyn Duffin.

La scientifique a rédigé son rapport sans savoir de quoi ni de qui il s’agissait. « Je n’avais jamais entendu parler de procès en canonisation et j’ignorais que la décision exigeait une aussi importante délibération scientifique », s’est-elle étonnée

Car l’hématologue est athée et ne s’intéressait pas à la religion, pas même à celle de son mari juif. Jusqu’au jour où elle a été invitée à témoigner devant un tribunal ecclésiastique. Ensuite, son rapport ayant été décisif, elle a été invitée à assister à la cérémonie sur la place Saint-Pierre.

« Au début, j’ai hésité à y aller, je ne voulais pas offenser les religieuses, car je suis athée et mon mari est juif. Mais nous avons fini par nous y rendre, voyant qu’elles étaient heureuses de nous voir participer à la cérémonie. Nous ne pouvions pas renoncer non plus au privilège d’être témoins de la reconnaissance du premier saint de notre pays. »

1 400 miracles reconnus au cours des quatre derniers siècles

Jacalyn Duffin a emporté aussi une copie de la Positio, synthèse des documents sélectionnés lors de tout procès de canonisation. Et elle a constaté que le document comportait tous ses travaux et toutes ses observations.

L’athée a eu aussi une surprise : « J’ai réalisé, enthousiasmée, que mon travail médical était classé dans les archives du Vatican et l’historienne qui est en moi a commencé à vouloir en savoir davantage sur d’autres miracles reconnus dans des canonisations du passé ». Et c’est ainsi que « j’ai été amenée à étudier 1 400 miracles présentés pour la canonisation de centaines de saints dans les quatre derniers siècles ».

La doctoresse est toujours athée, mais elle a écrit : « Les athées honnêtes doivent reconnaître l’existence de faits scientifiques inexplicables » et « l’hostilité de certains journalistes vient de leur système de croyances : comme à leurs yeux Dieu n’existe pas, il ne peut donc rien exister de surnaturel ».

Le témoignage du Dr Duffin, indépendamment de ses convictions personnelles, est un hommage rendu à la rigueur de l’Église au moment d’examiner les guérisons surnaturelles. Sur les 1 400 miracles analysés, elle a conclu que « les maladies qui finissent par être miraculeusement guéries sont différentes selon l’époque, mais à chaque fois il s’agissait de celles qui posaient le plus un défi à la science médicale ». Source Aleteia

La raison ne peut être contre la foi et vice versa

La conversion est possible

Une Femen repentie dénonce le féminisme et l’avortement et s’excuse auprès des chrétiens

« C’est un retournement total. Sara Fernanda Giromin, dite « Sara Winter », est la fondatrice des Femen au Brésil où elle a lancé le mouvement féministe en 2012. Avec une poignée d’autres jeunes femmes, elle menait les opérations « seins nus » pour protester contre l’exploitation des femme. En octobre, elle a publiquement renié son engagement en dénonçant les abus dont elle a fait l’objet de la part d’un mouvement qui lui a fait beaucoup de mal. Elle a surtout dit son regret d’avoir avorté jadis, et elle est allée jusqu’à présenter ses excuses aux chrétiens.

Ce qui a provoqué ce qu’il faut bien appeler une conversion, c’est la naissance de son deuxième enfant, qui lui a fait prendre conscience de la signification de la vie.

Au mois d’octobre, Sara Giromin a fait paraître ce message sur sa page Facebook : « Je me suis repentie d’avoir eu un avortement et aujourd’hui je demande pardon. Il y a un mois hier que mon bébé est né et ma vie a un sens nouveau. J’écris ceci pendant qu’il dort sereinement sur mes genoux. C’est la sensation la plus extraordinaire du monde entier. »

« S’il vous plaît, vous ces femmes qui cherchez désespérément à avorter, réfléchissez-y, faites attention. Je regrette énormément de l’avoir fait. Je ne veux pas qu’il vous arrive la même chose », écrit-elle.

Depuis lors Sara Giromin a raconté à ses lecteurs ses déceptions par rapport au féminisme et à l’idéologie du genre, rejetant à titre personnel son orientation « bisexuelle ». Mieux, elle s’est excusée auprès des chrétiens pour avoir échangé un baiser lesbien avec une autre jeune femme seins nus sur fond de crucifix et d’église – celle de Notre Dame de Candelaria à Rio de Janeiro. La photo était devenue un symbole du mépris des LGBT à l’égard du christianisme au Brésil.

Aujourd’hui Sara Giromin regrette d’avoir délibérément offensé les chrétiens, reconnaissant qu’elle était allée « beaucoup trop loin » au risque de blesser de nombreuses personnes religieuses ou non : le geste avait été organisé comme un « blasphème ». Elle-même annonce avoir fait des « progrès » dans sa vie spirituelle.

Comme bien d’autres Femen, Sara Giromin a quitté le mouvement assez tôt après l’avoir intégré, en 2013, dénonçant le « business » qui en était à la base. Elle a alors créé un autre mouvement féministe composé de femmes et d’hommes, cette fois : les Bastardxs qui continuaient sur la lancée des manifestations seins nus.

Mais aujourd’hui « Sara Winter » a totalement rompu avec le féminisme, qu’elle dénonce comme une « secte » qui utilise les femmes comme des objets, fait la promotion du lesbianisme et couvre même la pédophilie parmi ses rangs. […] »

Source  le blog de Jeanne Smits :

La conversion est possible

Assez d’injustice

François réclame plus de justice, mais qu’est-ce que la justice ?

La justice de Dieu, en effet, y est révélée par la foi et pour la foi, ainsi qu’il est écrit : « Le juste vit de la foi » ; puisqu’on y découvre la justice de Dieu, éclatant du ciel contre toute l’impiété et l’injustice de ces hommes qui retiennent la vérité de Dieu dans l’injustice car ce qui est connu de Dieu est manifeste en eux ; Dieu le leur a manifesté.

L’injustice c’est l’impiété  des hommes, c’est l’incrédulité comme nous l’exprime si bien l’Apôtre des gentils.

Celui qui a la foi, qui est fidèle, est juste, il est dans la justice il reconnait la véracité de Dieu se révélant dans sa Création et par son Verbe incarné.

Assez d’injustice

Protégés

Une belle victoire des islamistes

Les chaînes de télévision nous ont montré avec insistance et complaisance des entrées d’églises gardées par des soldats en armes (en tout 120.000, nous dit-on, policiers et militaires confondus) pour les messes de Noël. Et l’on nous montrait les fidèles tout heureux d’être ainsi « protégés ».

Donc, l’histoire retiendra que Noël 2015, en France, fut le premier Noël où les églises furent gardées par crainte des attentats. Comme au Caire. Comme à Bagdad. Comme dans un pays musulman.

Avec cette énorme différence que dans les pays musulmans les chrétiens déplorent cet état de fait, s’en désolent, et non s’en réjouissent.

Pus fort encore, en divers lieux, de Béziers à Lens, il y avait une garde musulmane à l’entrée de l’église. Et le ministre de l’Intérieur en personne, Bernard Cazeneuve, au lieu de condamner la formation de milices confessionnelles, de s’émerveiller de cette initiative : « Respect pour les musulmans qui ont protégé les églises pour Noël. Concorde et fraternité dans la République. »

« Les musulmans qui ont protégé les églises », dit-il. C’est une autre première que l’histoire pourra retenir : la première fois qu’un ministre de l’Intérieur de la République française s’exprime officiellement en ministre de la dhimmitude.

Dans les pays musulmans, quand on veut humilier les chrétiens, on les appelle « nazaréens », d’où le désormais célèbre noun. Quand on veut leur donner leur nom selon le droit musulman (comme le fait toujours l’imam d’al-Azhar, par exemple), on les appelle « ahl al dhimma », littéralement « les gens de la protection », ceux que l’on protège. Une protection analogue à celle de la mafia. C’est-à-dire que d’une part elle est arbitraire, pouvant cesser à tout moment, d’autre part elle n’est pas gratuite. Cette protection qu’assurent les musulmans contre des musulmans ne peut exister que moyennant une contrepartie, appelée jizya (strictement appliquée dans l’État islamique, de façon plus ou moins déguisée ailleurs).

En bref, les musulmans qui ont fait mine de garder des églises, et dont on sait que ce sont, bien sûr, des salafistes et des proches des Frères musulmans, ne l’ont pas fait pour les beaux yeux des chrétiens, mais pour affirmer que la France est un pays islamique, et que si la jizya n’a pas été payée d’avance on saura présenter la facture, d’une façon ou d’une autre.

En d’autres termes, c’est affirmer que la France est un pays islamique. Et dans ce contexte, le tweet de Cazeneuve en est une confirmation. Source Blog Yves Daoudal

Protégés

LETTRE OUVERTE aux évêques et abbés de la néo-FSSPX à propos de «L’ÉGLISE».

Axel Thienpont 26 Décembre 2015, Saint Etienne protomartyr.

Excellences, messieurs les abbés,

Je relis la lettre LAB N° 78 de Mgr Fellay en mai 2011, commentant le nouveau droit canon de 1983: « Nous nous approchons d’une église sans prêtres, etc… ». Suivent tous les arguments s’opposant à une telle « église ». Ici, ce sont les premiers mots qui choquent: si « nous nous approchons » d’une telle église, c’est que Mgr Lefebvre a eu tort d’écrire dès le 21 Novembre 1974: « nous refusons par contre la Rome qui s’est manifestée clairement etc… ». Rome ne pouvant être que la tête d’une église, en voir la nouvelle tête et la refuser, ce n’est pas « s’en approcher », mais s’en écarter car elle est déjà là, bien arrivée. Je relis ensuite la conférence de ce même Mgr Fellay à St Pré (où deux de mes filles ont pris le voile), publiée dans Nouvelles de Chrétienté N° 135 de janvier 2012. « Mais c’est notre Église ». Ici, Mgr Fellay nous « prévient » dès le début de ne mettre ni lunettes roses, ni lunettes noires, sans même s’apercevoir qu’il les met tour à tour pour voir l’église conciliaire soit en rose, soit en noir. L’un de mes prieurs m’a commenté dans son bureau un Cor unum de Mgr Fellay écrivant: « Rome sera sur la voie de la conversion quand elle nous garantira le droit dans l’Église de critiquer publiquement le Concile ». Mais de quelle église parle-t-on ici, sinon de l’église libre de Maritain? Car ce qui n’est pas dit ici, c’est que cette Rome qui autorise cela permet donc à tout inférieur de critiquer publiquement l’autorité dans l’Église. Il ne peut donc pas s’agir ici de l’Église Une Sainte catholique et apostolique, mais bien toujours de l’église conciliaire. Quelle différence de statut juridique aura la FSSPX avec les ralliés? Et une fois « dans cette église », qu’y pourra-t-elle changer d’une part, et ne risque-t-elle pas de se voir cette fois-ci « réellement » déclarée schismatique ou sédévacantiste, d’une « église » dont elle aura reconnue l’autorité canonique?

Dans la dernière intervention publique (Sel de la Terre N° 85) de Mgr Tissier de Mallerais, devenu apôtre muet depuis par « obéissance », on lit bien qu’aux moins deux causes spécifiantes (spécifiant l’âme de la société) distinguent les deux « églises », à savoir la cause finale (salut des âmes d’un côté, la paix du diable de l’autre), et la cause formelle substantielle, obéissance à deux juridictions objectives (dictios) que sont d’une part la Tradition, d’autre part la Révolution. Mais Mgr Tissier lui-même va-t-il aussi loin que Mgr Lefebvre? Non, il se tient en retrait humainement prudent, mais pas dans la prudence de la foi, ni celle théologale. Car lorsqu’il parle des causes déterminantes (délimitant le corps de toute société) que sont la tête comme cause efficiente, et le corps comme cause matérielle, alors commence la même confusion (désorientation diabolique) que celle de Mgr Fellay. Mgr Tissier dès le début y parle de NSJC et de son vicaire comme têtes de l’Église, la seconde étant celle visible de la première (ordinairement invisible sauf apparitions reconnues). Mais il ne parle que d’une tête visible de l’église conciliaire, le « pape conciliaire », en faisant carrément l’impasse et abstraction totale du seul « phénomène » arrivé « dans » l’Église: le Concile Vatican 2. A-t-il seulement compris tout Mgr Lefebvre, qui a vu très nettement dès 1974 une Rome révolutionnaire subvertissant la papauté, recrucifiant la fonction du pape la tête en bas? Comment ne pas voir que la Rome conciliaire (et donc l’église dont elle est la tête) se substitue non pas au pape, mais bien plus à NSJC Lui-même, pour « bâtir son église sur Pierre » en lieu et place de NSJC? Comment donc ne pas citer le Concile Vatican 2 comme vraie tête de l’église conciliaire ou synodale, tête « invisible » ou plutôt multi-tête occultée, autorité suprême, supérieure au-dessus même de celle des pontifes romains?

Mgr Tissier se trompe ensuite sur la cause matérielle elle-même: le corps de l’église conciliaire est bien soumis tout entier à la juridiction certes pontificale mais ordinaire des papes, eux-mêmes vicaires non de NSJC mais vicaires d’un sacro-saint Concile, couronné à la place de NSJC (Révolution!). Bien malin celui (abbé Simoulin) qui se permet de juger au for interne le fidèle conciliaire révolutionnaire dans l’âme ou traditionnel dans l’âme. L’abbé Coache a dit du droit canon qu’il était NSJC au for externe. C’est donc que le droit canon de 1983 est le Concile au for externe, comme le codex de 1917 est NSJC au for externe, et cela seul suffit: le corps mystique du Christ ne peut en aucun cas être au for externe l’église conciliaire! Accepter le canon de 1983 c’est non pas accepter une nouvelle forme juridique du corps mystique, mais le droit de l’antéchrist, le corps mystique de Satan. En outre, Mgr Tissier conclut à une dysociété. Mais alors comment l’Église Une, sainte, catholique et apostolique pourrait-elle « être » une dysociété? Ce qui a frappé les païens des premiers siècles était précisément l’unité d’intelligence et de coeur des premiers chrétiens. Comment une Tradition aujourd’hui divisée en elle-même pourra-telle jamais convertir? Car la division dans la FSSPX n’est pas d’abord celle des volontés (sinon des volontés libérales de ceux qui ont subverti la FSSPX en 2012), mais celle des intelligences: Mgr Fellay avalise la doctrine de Lumen gentium sur l’Église, ce que l’abbé Gleize est chargé de démontrer scolastiquement, chose utopique. Non, l’église conciliaire n’est pas l’Église et ne peut l’être: aucune de ses quatre causes ne sont celles de l’Église:

  • causes efficientes suprêmes et invisibles: NSJC d’un côté, le Concile V2 de l’autre,
  • causes efficientes visibles: papes vicaires de NSJC, ou papes vicaires du Concile,
  • causes formelles: obéissance à une hiérarchie visible (juridiction subjective) catholique d’un côté, conciliaire de l’autre, pour former deux corps « mystiques » dont la forme est selon la Tradition ou selon la Révolution (juridictions objectives),
  • causes finales, le salut des âmes ou la paix du diable,
  • causes matérielles: deux corps de fidèles distincts, soumis soit à une juridiction de suppléance selon la Tradition, codex 1917, soit à une juridiction ordinaire soumise aux lois de la Révolution, codex 1983.

Quant à ceux qui même à Avrillé voient l’église conciliaire comme un SAS de passage entre Église et Contre-église, même à double sens, ni pape ni papauté ne figurent sur le schéma. La cause de cet « oubli »? Des papes qui, vicaires d’un Concile au lieu d’être vicaires de NSJC, se situent à la tête d’une église sans papauté réelle, bien difficile à « schématiser ». Cette erreur par omission est à rapprocher de la conclusion de Mgr Tissier d’une secte conciliaire dans l’Église: mais qui en est le chef visible, sinon le pape lui même? Dès lors, l’Église serait-elle une secte? La secte existait déjà sous St Pie X. La « nouveauté »? Des papes et évêques qui s’y soumettent, faisant d’elle Dieu lui-même!

Concernant Mgr de Galaretta, chargé des sociétés religieuses « amies » de la Tradition, il aurait dit en substance: « Tout doit être considéré comme si la question doctrinale se ramenait à une question pratique ». Autrement dit retour au « pragmatisme ». On voit là la « doctrine » de l’abbé Pfluger: « Nous sommes inaudibles! ». Qui ne voit la perversité diabolique d’un tel comportement. Avant même la Pentecôte, le diacre Etienne a été lapidé à mort pour avoir dit ce qu’il voyait du Ciel. On l’a rendu « inaudible ». Dès la Pentecôte les juifs avaient dit à Pierre: « D’accord que pour vous Jésus soit le Christ. Mais surtout taisez-vous! ». Or il se trouve que moins les apôtres se taisaient, plus ils étaient trop « audibles ». Même cas pour Mgr Lefebvre: plus il disait la vérité, plus les médias horrifiés le rendaient « audibles »! La messe de Lille en 1976 fut un premier triomphe pour l’Église, audible dans le monde entier uniquement pour avoir soulevé le couvercle de « l’inaudibilité officiellement imposée » du religieusement correct. Qui ne voit aujourd’hui que la FSSPX est devenue inaudible par son apostasie religieusement correcte? Qui ne voit que le « pragmatisme » de la FSSPX officielle n’est qu’un boisseau qui occulte la lumière? La « charité pastorale » de la néo-FSSPX ne dépasse plus hélas celle du pape Jean XXIII. Se parant des plumes du pragmatisme autant phénoménlogique que germanique, elle n’est qu’une lâcheté pastorale au service ou à la source d’une lâcheté doctrinale: celle de ne pas dénoncer l’église conciliaire comme étant celle de papes vicaires d’un Concile, au lieu de vicaires du Christ. On aura beau objecter que le langage commun confond Rome et l’Église catholique, Mgr Lefebvre et Mgr de Castro-Mayer ont tout fait pour que les catholiques s’aperçoivent de la nouvelle supercherie, et que la Rome conciliaire n’a de l’Église que le masque, la forme apparente, et non l’âme (la forme substantielle). Cependant, tout comme Mgr Gaume, ils en ont distingué aussi les hommes, personnes physiques passagères et convertibles, les membres, de l’appareil révolutionnaire, la société dont ils se font les membres. Réunissez tous les conciliaires et vous n’aurez pas plus l’église conciliaire que vous n’aurez l’Église en réunissant tous les catholiques: une société organique et vivante ne se réduit pas à sa cause matérielle. Chaque société a une âme propre qui n’est pas la somme des âmes de ses membres, mais s’exprime tout de même par la juridiction objective au for externe de sa tête, cause efficiente en édictant la cause finale.

Faute de telles distinctions, alors suit logiquement une erreur de cible catastrophique: on s’attaque à la personne physique du pape, pauvre pape, mais non à la personne morale de l’église conciliaire, dont le pape est le premier prisonnier, consentant ou non. C’est toute la différence entre le combat de Mgr Lefebvre et celui des tradis du jour. Autant le Nullam partem de Mgr Lefebvre s’adressait exclusivement à la Rome conciliaire et non à la personne du pape, autant la néo-FSSPX attaque la personne du pape mais avalise de facto la Rome conciliaire sans plus la combattre: le fait est devenu le droit. Civitas s’en prend à la « révolution du pape François », comme si cette révolution n’avait pas été consommée maritalement dans les années 1960-70-80, avec un nouveau « contrat de mariage pour tous » entre l’Église et le monde, canonisé en 1983, et une nouvelle définition catéchétique du mariage dont les fins sont inversées. L’abbé de La Roque s’en prend à l’église synodale du pape François, comme si cette église n’était pas celle du nouveau droit canon. L’abbé Gaudray s’en prend aux nouvelles permissions miséricordieuses du pape François, comme si elles n’étaient pas déjà inscrites dans le marbre de la justification d’Augsbourg du pape Benoit. On fait porter au pape François le chapeau de tous les maux de « l’Église », comme s’il n’était pas le fils « le plus fidèle » des papes Jean, Paul, Jean-Paul, Benoît, et probablement lui aussi un bientôt « sancto subito », père d’autres papes d’une miséricorde sans justice, de lendemains qui ne peuvent que déchanter. Pire, l’abbé Schmidberger se fait le chantre par affichage public à Zaitskofen, de cette fausse miséricorde du pape François, qui n’est que la miséricorde de l’église du diable pour les criminels non repentants et impénitents…

Jamais Mgr Lefebvre ne se serait trompé de cible à ce point. Le pape est un homme faillible pour lequel il faut prier beaucoup plus que tout le reste, mais l’église conciliaire fait partie hélas du monde pour lequel NSJC n’a jamais prié. Si l’Église est l’épouse du Christ, l’église conciliaire est l’épouse du monde. Que papes et évêques soient dans cette « église-là » fait partie de la désorientation diabolique de Sœur Lucie, et de la grande tribulation dont parle l’Écriture, et c’est bien pourquoi Mgr Lefebvre affirmait d’eux: « Ils ont quitté l’Église, c’est sûr, sûr, sûr ». Mais prendre l’église conciliaire pour l’Église confine au blasphème, et en répandre l’erreur est confirmer les erreurs et les conciliaires dans leurs erreurs. C’est donner au corps mystique de l’antéchrist, le nom et donc l’autorité du corps mystique de NSJC. De qui se moque t-on? Mgr Lefebvre n’avait-il pas dit que c’était là faire un très grave transfert d’autorité, accorder à la contre-façon de l’Église l’autorité de l’Église?

Puisse St Étienne vous ouvrir les yeux sur l’Épouse de NSJC, Cité qui descend du Ciel, et ne pas la confondre avec celle qui n’en a que le masque juridictionnel apparent, mitres et crosses (d’ailleurs sans plus la tiare), mais seconde bête sortie de la terre des vivants (Rome) il y a 50 ans.

Veuillez croire Excellences, messieurs les abbés, avec tous mes vœux de saint Noël et sainte année 2016, en ma considération filiale non pas dans l’église conciliaire, mais dans l’Église in Christo Rege per Mariam,
Ipsa conteret,

Axel Thienpont

LETTRE OUVERTE aux évêques et abbés de la néo-FSSPX à propos de «L’ÉGLISE».

La religion de paix et d’amour

Le chef du groupe État islamique menace Israël

C’est la première fois depuis sept mois qu’Abu Bakr al Baghdadi, le Calife du groupe État islamique, s’exprime. Dans un message audio de 24 minutes diffusé samedi, et enregistré entre le 15 et le 25 décembre, le leader a réaffirmé son engagement dans la « croisade » contre « toutes les nations infidèles envers l’Islam ». Il a également menacé Israël, promettant d’en faire un « cimetière pour les juifs », et s’est attaqué à l’Arabie Saoudite, qui a formé une coalition de 34 pays musulmans pour combattre l’EI en Syrie. « Si cette coalition était islamique, elle aurait apporté la victoire et son aide au peuple en Syrie », a-t-il estimé.
Abu Bakr al Baghdadi n’a en revanche pas fait mention des attentats du 13 novembre qui ont visé Paris.

Romain Caillet, chercheur et spécialiste des questions islamistes, a décrypté ce message audio sur Twitter. Il affirme que le Calife a reconnu des pertes de territoires qui avaient été auparavant conquis par l’EI.

Revenant à son discours de mobilisation, Baghdadi exhorte à nouveau chaque musulman à prendre part à cette guerre de l’EI contre tous.

La religion de paix et d’amour