L’apostasie d’un cardinal

Milan, l’ouverture du cardinal Scola: «Établir une fête islamique dans toutes les écoles »
Cardinal: « 20% des élèves sont nés à l’étranger, tout le monde a le droit de fêter Dieu à sa manière »

Une fête musulmane qui sera célébrée à l’école de Milan. La proposition ne vise pas l’imam d’une mosquée, mais par l’archevêque Angelo Scola.
Ce n’est pas une blague, mais la conclusion d’un argument qui a commencé à partir de la pensée «hybride» – si chère au Cardinal – et est venu à la présence d ‘ »au moins 20 pour cent des étudiants étrangers dans nos salles de classe. » Un fait que Scola a sorti dans le dialogue avec le journaliste Ganni Riotta, l’Institut des aveugles, en la fête de saint François de Sales, patron des journalistes. Islam et la crèche. Donc, ne pas abandonner la crèche parce qu’il les musulmans sont à l’école, mais également les bienvenus avec leur spécificité. « Une société plurielle devrait être aussi inclusif que possible, mais ne peut pas abandonner le symbole perd autrement son pouvoir de la communication – a déclaré Scola – Critique laïcité à la française: il est impensable de créer un espace de neutralité, dans laquelle tous les pas en arrière sur le sujet de la religion plutôt, chacun raconter et vous dire de quitter Si elles augmentent les enfants musulmans, vous avez à prendre une partie de leurs fêtes et les insérer dans le domaine public:.. expliquer, ne prohibe pas « . NOËL ANNULÉ À L’ÉCOLE: ÉCOLE Travolta de la controverse La mosquée . Le cardinal a réaffirmé son oui à la construction d’une ville de la mosquée, à condition que « respectueux des formes et des structures architecturales déjà présents dans la ville » et transparentes dans les méthodes de communication, dans la gestion, les hiérarchies internes et liens externes. Sur les réfugiés, alors, une proposition forte: «En Europe, besoin d’un plan Mashall pour faire face à la réception, comme je l’ai lu dans les déclarations du ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble. » Jour de la famille. Inévitable aussi la référence à la Journée de la famille à Rome, le cardinal avait ces derniers jours que « positifs ». Il a exhorté le gouvernement à «prendre en compte ce que la société civile demande avec une présence dans le carré légitime et nécessaire. » Donc l’éloge aux catholiques qui ont défilé pour « proposer sa vision des choses sur des questions aussi délicates qui peuvent entraîner des conséquences très graves anthropologiques et sociales, » a-t-il dit, se référant au projet de loi Cirinnà.

Est-ce qu’il s’imagine que quand la proportion sera inversée, les musulmans feront de même. Apostat et déjà dhimmi.
L’apostasie d’un cardinal

L’Europe enturquée

Le turc en Europe

La « session d’hiver » de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe s’est déroulée du 25 au 29 janvier. On y a baratiné de choses et d’autres, notamment de la Pologne qui file un mauvais coton ces temps-ci… Mais l’information principale est que le turc est devenu « langue de travail » de l’Assemblée.

Cela découle du fait que le 22 mai 2015 l’Assemblée avait voté en faveur de l’augmentation du nombre de sièges attribués à la Turquie, le portant de 12 à 18 « pour tenir compte de l’augmentation de la population de ce pays ». La Turquie devenait ainsi l’un des pays les plus représentés, à égalité avec la France, le Royaume Uni, l’Allemagne, l’Italie et la Russie, et le turc devait donc devenir une langue officielle de l’Assemblée à l’instar des langues des autres pays dotés de 18 représentants, « à condition toutefois que l’Assemblée reçoive une dotation supplémentaire pour couvrir les frais que cela implique ». Naturellement on a trouvé la dotation sans problème…

Ainsi le 27 janvier a été tenu le premier discours en turc à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, par le député Utku Cakirozer, du parti d’Atatürk membre associé du parti socialiste européen.

De même, la Cour européenne des droits de l’homme, qui dépend du Conseil de l’Europe, a adopté le turc comme langue de travail, et ses arrêts sont désormais disponibles en turc comme en anglais, en français et en russe.

L’Europe enturquée

Des scientifiques viennent de découvrir l’eau chaude

Allaiter serait bon pour la mère et l’enfant

L’allaitement sauve des vies et fait faire des économies
Les bénéfices de l’allaitement maternel pour la santé de l’enfant et de sa mère devraient inciter à le promouvoir davantage à l’échelle mondiale, plaident des chercheurs.

Un allaitement prolongé pourrait sauver la vie de plus de 800.000 bébés chaque année tout en faisant économiser des milliards de dollars aux systèmes de santé à l’échelle planétaire grâce à son rôle de protection contre certaines maladies infantiles, selon une série d’études publiées vendredi.

«Seul un enfant sur cinq est allaité jusqu’à ses douze mois dans les pays riches tandis que seul un enfant sur trois est allaité exclusivement les six premiers mois de son existence dans les pays à revenus faibles ou moyens», indique la revue médicale britannique The Lancet.

Une étude parue en 2014 dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire montrait qu’à trois mois, 39% des bébés français sont encore allaités: 10% de façon exclusive, 11% de façon prédominante et 18% recevant aussi des préparations pour nourrissons du commerce. À 6 mois, seul un enfant sur quatre est encore allaité et plus de la moitié d’entre eux consomment du lait maternisé en complément. À un an, seuls 9% des enfants reçoivent encore du lait maternel.

Les pays riches aussi

Le lait maternel couvre tous les besoins alimentaires du bébé pendant les six premiers mois de sa vie. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande ainsi un allaitement maternel «exclusif» jusqu’à l’âge de six mois et un allaitement partiel jusqu’à deux ans. Selon elle, moins de 40% des bébés dans le monde en bénéficient aujourd’hui.

«Nos travaux démontrent clairement que l’allaitement sauve des vies et permet de faire des économies dans tous les pays, les riches comme les pauvres», écrivent les auteurs. L’allaitement est réputé depuis longtemps pour avoir des effets bénéfiques à la fois sur la santé du nourrisson et sur celle de la mère. L’allaitement de longue durée «pourrait épargner plus de 800.000 vies d’enfants chaque année dans le monde, soit l’équivalent de 13% de l’ensemble des décès d’enfants de moins de deux ans», précisent les auteurs se fondant sur une série de recherches. Il pourrait en outre prévenir chaque année le décès de 20.000 mères consécutif à un cancer du sein, ajoutent-ils.

Contrairement à une «idée faussement et largement répandue», les bénéfices de l’allaitement ne concernent pas seulement les pays pauvres. «Dans les pays riches, l’allaitement réduit de plus d’un tiers la mort subite du nourrisson. Dans les pays pauvres ou aux revenus moyens, environ la moitié des épidémies de diarrhée et un tiers des infections respiratoires pourraient être évités grâce à l’allaitement», ajoutent les chercheurs. L’allaitement longue durée contribuerait également à diminuer les risques d’obésité et de diabète chez l’enfant.

Publicités agressives

Les chercheurs ont par ailleurs calculé qu’en portant à 90% le taux d’allaitement exclusif jusqu’à six mois aux États-Unis, en Chine et au Brésil et à 45% au Royaume-Uni, cela permettrait de diminuer les coûts de traitements des maladies infantiles courantes telles que la pneumonie, la diarrhée ou l’asthme. Grâce à l’allaitement, «une économie pour le système de santé d’au moins 2,45 milliards de dollars aux États-Unis, de 29,5 millions au Royaume-Uni, de 223,6 millions en Chine et de 6 millions au Brésil» serait réalisable, estiment-ils.

Dans les pays riches, le Royaume-Uni, l’Irlande et le Danemark ont les taux d’allaitement à douze mois les plus faibles du monde (respectivement inférieur à 1%; 2%; 3%).

Les scientifiques déplorent par ailleurs des publicités agressives en faveur des laits de substitution qui sapent, selon eux, les efforts des autorités pour promouvoir l’allaitement maternel. «La saturation des marchés des pays riches a conduit les industriels à pénétrer rapidement les marchés émergents», ajoutent-ils. «Les ventes mondiales de lait (de substitution) se sont accrues en valeur passant de deux milliards de dollars en 1987 à 40 milliards environ en 2014», notent-ils. Selon eux, les pays sont pourtant en mesure d’améliorer considérablement la pratique de l’allaitement. À titre d’exemple, au Brésil, la durée d’allaitement est passée de 2,5 mois dans les années 1974-1975 à 14 mois en 2006-2007 grâce à une politique proactive des services de santé et de larges campagnes d’information. Source figaro iconAFP agence – le 29/01/2016

Des scientifiques viennent de découvrir l’eau chaude

Du dysfonctionnement démocratique et de la folie furieuse

La loi d’euthanasie votée à main levée

La loi d’euthanasie Claeys Leonetti a été définitivement adoptée hier par l’Assemblée nationale et par le Sénat, à main levée…

Elle ne parle pas ouvertement d’euthanasie mais en institue une forme, la « sédation profonde et continue jusqu’au décès », et rend les directives anticipées « contraignantes et non opposables » (si Philippe Pozzo di Borgo avait signé une directive anticipée avant son accident et que celui-ci se produise maintenant, il mourrait, comme il n’a cessé, en vain, de le dire).

Plusieurs intervenants, dont le ministre Marisol Touraine, ont une fois encore souligné que cette loi était une « étape historique ». Une étape vers la prochaine loi qui osera nommer et imposer l’euthanasie active, comme chez nos voisins du Bénélux.

Le Salon Beige a publié cette photo de l’Assemblée nationale au moment du vote :

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Du dysfonctionnement démocratique et de la folie furieuse

Un ministre clairvoyant

Le 29 janvier 1743 : mort du cardinal de Fleury, premier à avoir pris conscience du danger des loges et à avoir alerté le Pape et le Roi.

Le cardinal de Fleury mérite qu’on se penche sur sa vie. Ce qu’il a apporté à la France est immense. Outre le fait qu’il fut précepteur de Louis XV enfant, puis son premier ministre, il dirige le pays avec sagesse et surtout est le premier à identifier la nature du danger maçonnique. Sa clairvoyance touchant la Maçonnerie fait de lui la bête noire des loges et de l’histoire officielle mensongère.

Le Cardinal acquiert, suite à une minutieuse enquête, la conviction que la Maçonnerie est un danger mortel pour le Royaume et la Foi catholique en France. Il rejoint par là les magistrats hollandais qui viennent de l’interdire chez eux. Aussi donne-t-il des ordres sévères contre les Loges, qui déjà se multiplient dans le Royaume. C’est en 1738, qu’il informe le Pape Clément XII. Ce dernier rédige aussitôt la première des Encycliques qui condamne ce que certains appelleront « l’église de Satan ». Cette Bulle souligne dans la Maçonnerie son double objectif visant à détruire en même temps l’Église de Dieu et les sociétés politiques fondées sur le Christianisme.

André Hercule de Fleury, est né à Lodève le 22 juin 1653 et mort à Issy-les-Moulineaux le 29 janvier 1743.Il a été le principal ministre du jeune Roi Louis XV, de 1726 à 1743. Issu de la petite noblesse languedocienne, il est le fils de Jean de Fleury, seigneur de Dio, receveur des tailles au diocèse de Lodève et de Diane de La Treilhe. Il est ordonné prêtre à Paris en 1674, fait des études de théologie et devient, par protection du cardinal de Bonzi, aumônier de la reine Marie-Thérèse en 1677 puis, après sa mort, aumônier du Roi en 1683. Il est alors âgé de 30 ans.

Nommé évêque de Fréjus, en 1699, il se rend dans son diocèse, conformément aux décrets du Concile de Trente et s’occupe avec soin de ses ouailles.

Il renonce à son évêché en 1715 pour devenir abbé commendataire de l’abbaye de Tournus. C’est alors que le Roi Louis XIV, peu de temps avant de mourir, écrit dans son testament, qu’il confie à l’ancien évêque de Fréjus, l’éducation de son arrière-petit-fils et successeur. Mais la régence revient au duc d’Orléans, petit-fils de France. Celui-ci, qui connaissait et appréciait Fleury, le maintient dans ses fonctions.

Louis XV, Roi orphelin de 5 ans : « Fleury lui servit de père et de mère »

Le 1er avril 1716, il est nommé par le Régent du Royaume, le duc d’Orléans, précepteur du jeune Louis XV, conformément au deuxième codicille du testament de Louis XIV. Un an plus tard, il est élu à l’Académie française ; puis nommé en 1721, abbé commendataire de Saint-Étienne de Caen et membre de l’Académie de sciences. En 1725, il devient membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres et reçoit le titre de proviseur de la Sorbonne et de supérieur de la maison de Navarre. Surtout, lors du sacre en octobre 1722, il tient le rôle d’un pair ecclésiastique.

Louis XV a successivement comme principaux ministres l’irréligieux cardinal Dubois, l’ex-régent qui tous deux décèdent rapidement. N’ayant pas encore 15 ans, le Roi a déjà vécu la mort de ses parents, de son arrière-grand-père, et, par deux fois de son ministre. Il se tourne vers sa famille et nomme premier ministre un autre de ses grands oncles, le duc de Bourbon. Jaloux de l’influence de Fleury celui-ci cherche à le faire disgracier ; mais c’est lui qui est finalement exilé sur ses terres de Chantilly ; le cardinal de Fleury est « appelé aux affaires » à l’âge de 73 ans en 1726, par le jeune Roi, dont il a l’affection et la confiance.

« M. de Fréjus », comme on l’appelle, devient donc premier ministre. En septembre de la même année, sur la demande du Roi, il est nommé cardinal. Contrairement aux habitudes de l’époque, le cardinal n’en profite pas pour s’enrichir ou favoriser ses proches. Il dépense ses revenus commendataires en aumônes et se contente de ses appointements de ministre.

Le cardinal de Fleury gouverne avec prudence et sagesse, consolidant le budget de l’État, stabilisant la monnaie, reprenant la politique de Colbert ; il réorganise l’économie d’un pays mise à mal par les expériences monétaires du Régent et de Law. Il crée ainsi les conditions du développement scientifique, économique et industriel extraordinaire que va connaître le pays jusqu’à la révolution. Il est indispensable pour connaître l’état du pays avant cette révolution de relire l’excellente synthèse de Rénée Casin, de l’académie française : Les catholiques et la révolution française, dont les premiers chapitres dressent un tableau synthétique de l’état de la France de l’époque, c’est dans tous les domaines la première puissance mondiale.

Sur le plan religieux, il pacifie dans la mesure du possible le problème janséniste avec l’aide de l’archevêque d’Embrun, Pierre Guérin de Tencin, mais se heurte à une opposition parlementaire grandissante orchestrée par les loges maçonniques. A partir de l’année 1737, il mène une politique antimaçonnique et fait fermer des loges.

Sa politique extérieure est marquée par une recherche de la paix et de la stabilité européenne. Entraîné par le Roi dans la guerre de Succession de Pologne, il la conclut rapidement par le traité de Vienne de 1738, qui apporte à terme le Duché de Lorraine et le Duché de Bar à la France. En revanche, il se laisse entraîner par la puissance de l’opinion dans la guerre de Succession d’Autriche dont il ne verra pas la fin…

Son acharnement à éviter les ambitieux et les intrigants et à exercer seul le pouvoir, jusqu’à sa mort en 1743, lui vaut le surnom de « Son Éternité ». Alors pourquoi les loges ont –elles réussi à infiltrer la société française ? Car l’Église de France est alors traversée par les tendances gallicanes et l’hérésie janséniste qui arrêtent aux frontières de France la parole du Pape et font ignorer le bien fondé des angoisses que lui cause le péril maçonnique. La Maçonnerie profite de ces déplorables dispositions de l’esprit public. Cette dernière diffuse des brochures faites avec un art consommé pour attirer dans ses pièges les hommes de bonne foi ; elle y prêche la fameuse tolérance, masque menteur de l’intolérance la plus fanatique. La Maçonnerie, apprend peu à peu aux Français à détester le Catholicisme, parce qu’intolérant, dit-elle.

En 1743, le cardinal de Fleury meurt.

Ceux qui le remplacent sont de plus en plus sous l’influence de la secte et ils vont distiller le poison dans tous les rouages de l’État. Après la mort du cardinal de Fleury, la Royauté française est soumise chaque jour davantage à l’influence de la Maçonnerie, qui va s’imposer à elle, en une cinquantaine d’années avec l’assassinat de Louis XVI et de Marie- Antoinette.

Un ministre clairvoyant

Le suicide européen

Belgique. Plus de 2 000 euthanasies déclarées en 2015

 Source OuestFrance 28/01/2016

  • La Belgique a enregistré plus de 2 000 cas d'euthanasie en 2015.La Belgique a enregistré plus de 2 000 cas d’euthanasie en 2015.

Plus de 2 000 cas d’euthanasie ont été déclarés en 2015, en Belgique. Un record depuis que la pratique a été autorisée sous conditions en 2002 dans le royaume.

« Il y a eu 2 021 cas d’euthanasie en 2015 », a annoncé, ce mercredi, une porte-parole de la Commission fédérale belge de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie, chargée de vérifier l’application de la loi.

Un nombre de cas est en hausse constante

Depuis que la Belgique est devenue en 2002 l’un des rares pays au monde à dépénaliser l’euthanasie, le nombre de cas est en hausse constante. En 2002, 24 euthanasies étaient ainsi déclarées, contre 500 en 2007. Le seuil des 1 000 euthanasies a été franchi en 2011 (1 133 cas). En 2014, 1 924 cas avaient été signalés.

Le professeur Wim Distelmans, président de la Commission euthanasie, a, de son côté, confirmé « une hausse » qu’il met en rapport « avec la disponibilité des médecins à enregistrer les actes ». « Reste dans l’ombre, rappelons-le, le nombre d’euthanasies posées mais non-déclarées, ce qui nous empêche d’avoir une vue réelle sur l’ampleur de la question », a nuancé l’expert, cité mercredi par l’agence de presse Belga.

Depuis l’élargissement de la loi euthanasie en 2014, qui permet à présent aux mineurs atteints d’une maladie incurable et « en capacité de discernement » de choisir l’euthanasie, aucune demande correspondant à ce cas de figure n’a encore été enregistrée auprès de la commission, a, par ailleurs, commenté le professeur Distelmans.

À noter que la Belgique est le seul pays à autoriser cet acte sans limite d’âge. Aux Pays-Bas, un âge minimum de 12 ans est requis.

Le suicide européen

DE LA CONFUSION DE L’ÉGLISE CONCILIAIRE

A l’occasion de la Marche pour la vie de Washington (États-Unis), à laquelle il participait le 22 janvier 2016, Mgr Bernard Fellay a donné, la veille au soir, une conférence de presse sur le thème de la famille. En présence d’environ 200 personnes et suivi, en temps réel, sur Internet dans le monde entier, le Supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X a répondu aux questions de James Vogel, responsable de la maison d’édition du district des Etats-Unis, Angelus Press.

 DICI propose à ses lecteurs la traduction française des propos les plus significatifs tenus par Mgr Fellay, lors de cette conférence. Il y est question de l’avortement, de la situation de l’Eglise, des relations entre la Fraternité Saint-Pie X avec Rome et avec le pape François.

La Marche pour la vie

« Ce n’est pas une affaire nationale. C’est un combat mondial. Nous devons défendre les innocents, et cette bataille pour la défense des innocents n’est qu’une partie d’un très grand combat. (…)

« Ce qui est vraiment impressionnant, c’est de voir que cela se passe partout, dans tous les pays. Certains appellent cela ‘le progrès’, ils prétendent faire de belles choses alors qu’ils sont justes en train de détruire l’humanité [Qui?]. Et ils commencent cette destruction de la nature humaine au tout début de l’être humain, dans le propre ventre des futures mères. (…)

 « Bien sûr, nous devons défendre ces innocents. Voilà pourquoi je suis ici, pour encourager tous ceux qui se sont impliqués dans ce grand combat. » [1]

Confusion dans l’Eglise [conciliaire]

« Il y a un mot qui résume bien la situation de l’Eglise, c’est celui de confusion. Et le dernier synode sur la famille a été l’expression de cette confusion. Ce qui s’est passé autour du document final du synode est tout à fait caractéristique (…) Cela a abouti à un texte ambigu et au bout du compte, on ne sait pas quoi faire, quoi penser. Je crois que nous n’avons jamais été à ce degré de confusion dans l’Eglise. Plusieurs évêques progressistes ont exprimé des choses invraisemblables sur des notions fondamentales de morale, ET ILS N’ONT PAS DU TOUT ÉTÉ REPRIS PAR L’AUTORITÉ QUI LES A LAISSÉ FAIRE [Qui a failli une fois de plus, qui s’est faite complice comme au concile]. A côté de cela, il y a des cardinaux, des évêques qui se sont dressés contre eux, ouvertement, publiquement. Cela aussi, c’est nouveau. Et nous pouvons nourrir l’espoir que c’est le début d’une vraie réaction, – mais il est grand temps ! »

 Des évêques contre des évêques

 « Cette situation me rappelle le message de La Salette. La Très Sainte Vierge Marie a annoncé des temps difficiles pour l’Eglise [la perte de la foi à Rome et l’apostasie]: des évêques contre des évêques, des cardinaux contre des cardinaux. Et si vous regardez l’histoire de l’Eglise, jusqu’à maintenant, vous ne trouvez pas de pareille situation.

 « C’est vraiment tragique. Comment les fidèles peuvent-ils s’y retrouver ? Et même si aujourd’hui, le Saint Père venait à publier un document clair et précis [incapable], ce serait trop tard. Le mal est fait [Avez-vous entendu parler du brigandage de Vatican II ?]. Quand quelque chose est cassé, pour le réparer, cela demande beaucoup plus d’effort. C’est la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui. »

 La juridiction accordée aux prêtres de la Fraternité Saint-Pie X pour confesser

 « Ce n’est pas juste une délégation de pouvoir, c’est un pouvoir ordinaire d’entendre les confessions. En temps normal, ce pouvoir est accordé au prêtre par l’évêque. Mais, dans le cas présent, nous l’avons reçu directement du pape. C’est très rare mais il peut le faire.

(…) Et cela implique aussi, nécessairement, que toutes les sanctions qui pesaient sur les prêtres de la Fraternité Saint-Pie X, sont levées. [Cela implique que François est le Saint-Père parfaitement catholique et que la juridiction de suppléance, comme l’état de nécessité cessent] Les sanctions et la permission de confesser ne pourraient aller de pair, ce serait absurde. »

 Les relations avec Rome

 « Cela peut sembler difficile à comprendre, car le pape fait tant de reproches aux personnes qui insistent sur la doctrine, qui ne veulent pas que les choses changent… Mais il n’y a absolument aucun doute que le pape est personnellement impliqué dans notre dossier.

 « Il nous connaît très bien et la façon dont il se comporte nous oblige à penser qu’il éprouve de la sympathie à notre égard… Cela peut sembler contradictoire ! Personnellement, je pensais vraiment que nous allions de nouveau être condamnés par Rome, mais c’est le contraire qui arrive. » [François est d’une autre pointure]

Le pape François et la Fraternité Saint-Pie X

 « Il nous connaît depuis l’Argentine. Nous avons été en relation avec lui car nous avions des soucis administratifs. En Argentine, un concordat permet aux prêtres étrangers d’obtenir un permis de séjour à la condition que l’évêque du lieu l’accepte. Ce qui est, en soi, tout à fait normal. Evidemment, nous avions un problème avec un évêque local qui ne voulait pas de notre présence. Nous aurions pu demander une reconnaissance directement à l’Etat argentin, mais il en était hors de question : nous sommes catholiques et nous ne voulions pas être traités comme une secte. Alors, le supérieur de district d’Amérique du Sud a rencontré le cardinal Bergoglio pour lui exposer le problème. Sa réponse a été très claire : ‘vous êtes catholiques, c’est évident, vous n’êtes pas schismatiques ; je vais vous aider.’ Et il l’a fait ! Il a pris contact avec Rome, il a écrit une lettre en notre faveur au gouvernement qui, dans le même temps, recevait une missive de la nonciature disant exactement le contraire ! Et nous étions dans cette situation lorsqu’il a été élu pape.

« On lui a offert la biographie de Mgr Lefebvre, il l’a lue deux fois ! Ce qui ne se fait pas si l’on ne s’intéresse pas à ce sujet.

« Il dit souvent publiquement qu’il ne faut pas se renfermer sur soi, qu’il ne faut pas rester entre nous mais prendre soin de ‘la périphérie’, etc. Et il voit que c’est exactement ce que nous faisons. Nous allons chercher les âmes là où elles se trouvent, nous essayons de les aider, et je suis à peu près sûr que le pape voit tout cela et qu’il en est satisfait. Peut-être qu’il n’est pas content de tout ce que nous faisons, mais de cet aspect-là, oui.

En Argentine, il a dit à nos prêtres ceci : ‘si vous voulez que vos enfants perdent la foi, envoyez-les dans les écoles du diocèse !’ [Et qui était le patron du dit diocèse ???] Ce qui veut dire qu’il a parfaitement conscience de ce qui se passe. Il sait qu’il y a de gros problèmes dans l’Eglise, même s’il n’en parle pas beaucoup.

« Parfois, en l’observant, nous sommes perdus. Personnellement, je n’ai pas toutes les réponses, j’observe juste les éléments de sa personnalité. Il est inclassable [catholique ?], il est impossible de le placer dans une catégorie, il est tellement imprévisible. Mais, au bout du compte, en tant que pape, il a personnellement réglé notre situation en Argentine. (Lire DICI n°314 du 24/04/15)

 « La Fraternité Saint-Pie X a une relation étroite avec lui, un accès direct à lui, ce qui peut sembler fou dans la situation actuelle.

La régularisation canonique de la Fraternité Saint-Pie X ?

« Il est impossible de vous dire ce qui va se passer demain. Est-ce que nous allons être reconnus ? Sincèrement, je n’en ai aucune idée. Pourquoi ? A cause de la situation de l’Eglise ! A Rome même, certains veulent notre mort. Ils veulent que nous soyons condamnés ! Qui va l’emporter ? Le pape ou les autres [Ce qui implique que le bon côté est avec François le Pape]? Je suis navré de vous dire que je ne sais pas.

« Mais nous n’allons pas être paralysés par cette situation. Nous savons ce que nous avons à faire, alors nous continuons. Nous admettons que si certains éléments étaient acquis, comme la régularisation canonique, ce serait mieux.[Mais Rome est-elle convertie ? A-t-elle recouronnée NSJC ?] Il y a des discussions, il y a eu de nouvelles propositions, mais nous savons que nous avons des ennemis au sein du Vatican. Ce n’est pas nouveau.

« Nous demandons au Seigneur de nous éclairer sur sa Volonté parce que c’est cela qui compte : la Volonté de Dieu, la divine Providence. Jusqu’à maintenant, Dieu nous a protégés et il n’y a pas de raison pour que cela change dans l’avenir. » (Source : FSSPX/USA, traduit de l’anglais – DICI n°329 du 29/01/16)

 [1] Le matin du 22 janvier, au cours de la messe, Mgr Fellay a affirmé : « Tout avortement est un horrible péché. Pour un peu mieux saisir ce qu’est ce péché, il faut préalablement comprendre que, dans un tel acte, il y a une attaque contre l’intention de Dieu sur ce petit enfant. On ne touche pas seulement à la vie humaine, on agresse Dieu. » Et se demandant comment on pouvait réparer de tels crimes, il répondait : « La seule façon est de se tourner vers Dieu. Sur le plan humain, nous ne pouvons pas réparer par nos propres moyens. Bien sûr, nous pouvons nous exprimer, c’est ce que nous faisons à travers la Marche pour la vie, nous protestons, nous souffrons, nous donnons quelque chose. Oui, nous tentons de réparer autant qu’il nous est possible, mais la vraie réparation, elle intervient ici, à la messe. [valide et non de sa contrefaçon : la messe de Luther]. Parce que la messe est le renouvellement non sanglant du sacrifice de Notre Seigneur. Dieu a vraiment tout réparé à notre place, sur le calvaire. Et c’est précisément ce que nous avons ici : le calvaire. Ce n’est pas seulement un prêtre ou un évêque qui est là, c’est Notre Seigneur. Notre Seigneur Jésus-Christ lui-même. Ce même Jésus qui était en Palestine [Et qui est actuellement assis à la droite du Père], est présent à la messe. Le prêtre n’est que son instrument [Si son ordination est valide], c’est vraiment Jésus qui est là, et qui fait exactement ce qu’Il a fait sur la croix. Il offre sa vie en réparation.

« L’enseignement de l’Eglise dit ceci : chaque jour nous célébrons le sacrifice de la messe à cause des péchés que nous commettons. C’est l’enseignement du Concile de Trente. A cause des péchés qui sont commis chaque jour sur la terre, nous célébrons la messe. Le Padre Pio l’exprime d’une manière merveilleuse : il dit que le monde peut survivre plus facilement sans le soleil que sans la messe. Ce qui fait que la terre est encore vivable, c’est la célébration quotidienne de la messe.[valide et non de sa contrefaçon : la messe de Luther» DICI – 27 janvier 2016

 

 

 

DE LA CONFUSION DE L’ÉGLISE CONCILIAIRE