Sus à la laïcité

La source de tout nos maux : Mon peuple a fait double mal: Ils m’ont abandonné, Moi, la source des eaux vives, Pour se creuser des citernes, Des citernes crevassées qui ne retiennent pas l’eau. (Jr 2, 13)

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Sus à la laïcité

Le Grand AIME de Marie

Seconde édition du pèlerinage à vélo : Le Grand AIME de Marie 2018

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Le Grand AIME (ou « M ») de Marie est un pèlerinage pour la France reliant les principaux lieux d’apparitions mariales du 19e siècle au cours d’un périple à vélo de 2300 km formant symboliquement un « M » (Lourdes, Pontmain, Pellevoisin, la rue du Bac et La Salette).

Pendant un mois, du 14 juillet, fête nationale, au 15 août, ancienne fête nationale et fête de l’Assomption, des jeunes de 20 à 30 ans pédaleront et prieront entre ces grands lieux d’apparitions !

Le pèlerinage démarrera le 14 juillet de Lourdes pour remonter jusqu’à Pontmain (24-25 juillet), puis Pellevoisin (28-29 juillet) en passant par l’Île Bouchard, avant Paris à la Rue du Bac (le 1er août, veillée de prière pour la France et nuit d’adoration à la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre ce même jour). Enfin, départ vers La Salette (arrivée le 14 août et fête de l’Assomption le 15 août) en passant par Paray-le-Monial (7 août) où le Christ a dévoilé son « Cœur brûlant d’amour pour tous les Hommes » !

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Comment y participer ?

Conscients que tout le monde n’a pas quatre semaines de vacances l’été, il est tout à fait possible de venir pédaler quinze jours (voire une semaine, mais pas moins : il faut prendre le temps d’entrer dans le « Grand AIME »). Pour des raisons d’hébergement et de sécurité, le nombre de place est limité, inscrivez-vous rapidement (envoyer un courriel:  legrandaimedemarie@gmail.com).

Par la prière !

Démarche simple afin que chacun puisse contribuer à ce pèlerinage, avant tout spirituel pour la France. Chacun s’engage à prier (selon sa volonté et ses possibilités) quotidiennement pour la France. Il est important que cette démarche soit quotidienne, parce que prier pour la France chaque jour est une bonne habitude à prendre ! L’objectif est qu’il y ait autant de « Je vous salue Marie » récités que de kilomètres parcourus par chaque cycliste sur le mois. « Je vous salue Marie » prié pour la France = 1 km pédalé par un cycliste Faisons le calcul : 2 300 km x 1 cycliste = 2 300 km = 2 300 « Je vous salue Marie ».  Cliquez sur ce lien si vous souhaitez participer à ce pèlerinage par la prière.

Il est aussi possible d’aider financièrement.

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Le Grand AIME de Marie

Un hongrois qui a bien compris

Viktor Orban : « La situation actuelle, c’est qu’on veut nous prendre notre pays »

Extraits du discours de Viktor Orban à l’occasion du 170e anniversaire de la révolution hongroise de 1848 :

29314646_10156039401191093_137544196436139422_n-1« […] Mais la plus grande chose que nous pourrions réaliser dans nos vies, la plus grande bataille que nous puissions combattre ensemble est toujours à venir. Et tout indique que ce combat est très proche de nous aujourd’hui. La situation actuelle, chers amis, c’est qu’on veut nous prendre notre pays. Pas d’un coup de plume, comme il y a cent ans à Trianon ; maintenant, ils veulent que nous cédions volontairement notre pays à d’autres, sur une période de quelques décennies. Ils veulent que nous le cédions à des étrangers venant d’autres continents, qui ne parlent pas notre langue et qui ne respectent pas notre culture, nos lois ou notre mode de vie : des gens qui veulent remplacer ce qui est à nous par ce qui est à eux. Ce qu’ils veulent, c’est que désormais ce ne soit plus nous et nos descendants qui vivions ici, mais d’autres. Il n’y a pas d’exagération dans ce que je viens de dire. Jour après jour, nous voyons les grands pays et nations d’Europe de l’Ouest perdre leurs pays : petit à petit, quartier par quartier, et de ville en ville. Le fait est que ceux qui n’arrêtent pas l’immigration à leurs frontières sont perdus : lentement mais sûrement ils sont consommés. Des forces extérieures et des puissances internationales veulent nous imposer tout cela, avec l’aide de leurs alliés dans notre pays. Et ils voient notre prochaine élection comme une bonne opportunité pour cela. […]

Les forces nationales et mondialistes ne se sont jamais si ouvertement confrontées. Nous, les millions de patriotes, sommes d’un côté, et de l’autre, les élites des citoyens du monde. Nous qui croyons aux États-nations, à la défense des frontières, à la famille et à la valeur du travail, nous sommes d’un côté. Et nous nous opposons à ceux qui veulent une société ouverte, un monde sans frontières ni nations, de nouvelles formes de famille, un travail dévalorisé et des travailleurs bon marché – tous régis par une armée de bureaucrates insaisissables. D’un côté, les forces nationales et démocratiques, et de l’autre côté, les forces supranationales et antidémocratiques. C’est la situation en Hongrie à vingt-quatre jours des élections. […]

L’Europe et la Hongrie sont à l’épicentre d’une lutte civilisationnelle. Nous sommes confrontés à un mouvement de population de masse qui constitue un danger imminent pour l’ordre et le mode de vie que nous avons connus jusqu’à présent.Nous devons donc à la fois défendre nos réalisations, et entrer dans la bataille pour s’assurer tout simplement de préserver une raison de continuer. Si nous ne protégeons pas notre mode de vie, il n’y a plus de raisons de lutter. Si dans le futur, le pays n’est plus hongrois, à quoi bon ? Ne nous y trompons pas, ce ne sont pas les petits partis d’opposition anémiques que nous avons à combattre, mais un réseau international organisé en empire. Nous sommes confrontés à des médias entretenus par des intérêts étrangers et des oligarques d’ici, des militants engagés et professionnels, des agitateurs, et un réseau d’ONG financées par un spéculateur international, que le nom de «George Soros» résume et incarne. C’est le monde que nous devons combattre pour protéger le nôtre. Le bon soldat ne se bat pas parce qu’il déteste ce qui lui fait face, mais parce qu’il aime ce qui est derrière lui. Il aime la Hongrie et les Hongrois. […]

Nous savons que dans chaque circonscription ils s’opposeront à nos candidats. Leur tâche est de gagner le pouvoir et de mettre en œuvre le grand projet : briser la Hongrie, qui se dresse sur le chemin des immigrants et d’abord implanter des milliers, puis des dizaines de milliers d’immigrants en Hongrie dans quelques années. Ces chiffres ne sont pas exagérés. L’Europe est déjà aujourd’hui envahie. Si nous n’agissons pas, dans les prochaines décennies, des dizaines et des dizaines de millions d’Afrique et du Moyen-Orient vont venir en Europe. La partie occidentale de l’Europe assiste à cela les mains en l’air. Quiconque met les mains en l’air se désarme soi-même et ne décide plus de son propre sort. L’Histoire des perdants est écrite par quelqu’un d’autre. Les jeunes d’Europe occidentale vont faire l’expérience de devenir une minorité dans leur propre pays, et perdront le seul endroit du monde qu’ils pouvaient considérer comme leur patrie. Des forces telles que le monde n’a pas vu depuis longtemps resurgissent. L’Afrique aura dix fois plus de jeunes que l’Europe. Si l’Europe ne fait rien, ils enfonceront notre porte. Bruxelles ne défend pas l’Europe et n’arrête pas l’immigration, mais veut la soutenir et l’organiser. Elle veut diluer la population de l’Europe et la remplacer, jeter notre culture, notre mode de vie et tout ce qui nous sépare et nous distingue, nous Européens, des autres peuples du monde. […] »

Un hongrois qui a bien compris

Un héros face à la haine et à la lâcheté des suppôts de Satan et des irresponsables

Le héros de Trèbes, le Lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, est mort

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« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ».

Le lieutenant-colonel du groupement local de gendarmerie de l’Aude, âgé de 45 ans, a succombé à ses blessures dans la nuit de vendredi à samedi. Il avait négocié avec le terroriste pour prendre la place des otages dans le Super U de Trèbes.

Alors que le terroriste venait d’abattre deux personnes, il a pris la place des otages au terme de négociations avec l’auteur des faits. L’assaillant a ensuite ouvert le feu à plusieurs reprises sur le gendarme, le blessant grièvement. Le gendarme avait laissé son téléphone ouvert sur la table et c’est lorsqu’ils ont entendu les coups de feu que le GIGN est intervenu et a abattu le terroriste, qui se réclamait du groupe djihadiste État islamique.

Son sacrifice rappelle celui de saint Maximilien Kolbe, qui, à Auschwitz, s’est offert de mourir à la place d’un père de famille.

Son père a été enterré récemment par un aumônier militaire avec lequel il préparait depuis son mariage religieux. Il a reçu hier soir des mains d’un prêtre les derniers sacrements de l’Eglise. Requiescat in pace.

La mère d’Arnaud Beltrame se confie :

« Il a toujours été comme ça. C’est quelqu’un qui, depuis qu’il est né, fait tout pour la patrie. » « C’est sa raison de vivre, défendre la patrie ». « Il me dirait : ‘Je fais mon travail maman, c’est tout.' ». « Cela fait partie de sa façon d’être. »

Le directeur général de la gendarmerie nationale, le général Richard Lizuret a souhaité «rendre solennellement hommage à l’héroïsme de notre camarade» et «s’incliner devant le courage, le sens du sacrifice et l’exemplarité de cet offficier qui a donné sa vie pour la liberté des otages». Les drapeaux et étendards de la gerndarmerie sont mis en berne ce samedi.

Né à Etampes, dans l’Essonne, Arnaud Beltrame n’avait pas d’enfant. Après Saint-Cyr et l’École des officiers de la Gendarmerie nationale, il a été nommé dans un peloton de véhicules blindés à Satory (de 2002 à 2006), puis a rejoint le premier régiment d’infanterie (RI) de la Garde républicaine (chargé de la protection du président de la République), jusqu’en 2010. De 2010 à 2014, il a été chef de la compagnie d’Avranches dans la Manche, puis officier d’état major auprès du ministère de l’Écologie et du Développement durable à Paris de 2014 à 2017. Il a accédé au rang de lieutenant-colonel en 2016. Le 1er août 2017, il est devenu officier adjoint de commandement (OAC) au groupement de gendarmerie de l’Aude. Arnaud Beltrame est décoré de l’ordre national du Mérite.

Par son sacrifice, il nous rappelle que nous devons retrouver la cohésion d’une nation. C’est grâce à ce genre d’acte héroïque que nous retrouverons ce qui nous permettra de vaincre ce nouveau totalitarisme.

Pour la patrie, l’honneur et le droit

Un héros face à la haine et à la lâcheté des suppôts de Satan et des irresponsables

Écologie ubuesque

Le bon citoyen, celui qui croit que le gaz carbonique est un poison et qu’il est urgent de sauver la planète et que pour sauver la planète il faut supprimer toute « empreinte carbone », celui-là sait désormais qu’il doit acheter une voiture électrique, le « véhicule zéro émission ».

En réalité, les études montrent que la voiture électrique est plus « écologique » que la voiture à essence… en Norvège, après les 40.000 premiers kilomètres. Mais pas ailleurs.

Puisque l’époque fait une fixation sur le CO2, il faut savoir que la production d’une voiture électrique consomme beaucoup plus d’énergie que la production d’une voiture à essence. Cela concerne surtout la batterie, qui est fabriquée en Chine, où l’énergie vient du charbon. C’est pourquoi une voiture électrique devra parcourir au moins 40.000 km pour compenser le surcroît d’émission de CO2 par rapport à la voiture à essence.

A condition que l’électricité utilisée par la voiture soit absolument « propre ». Ce qui est le cas de la Norvège, où toute l’électricité est d’origine hydroélectrique. Mais ce n’est pas le cas de la plupart des pays. En Allemagne, où 60% de l’électricité vient de sources fossiles (ce qui est grosso modo la moyenne mondiale), la voiture électrique doit parcourir 160.000 km avant de pouvoir être moins « polluante » que la voiture à essence.

Et dans les pays où l’électricité vient essentiellement de sources fossiles (Australie, Pologne, Japon, Pays-Bas, Chine, etc.), la voiture électrique sera toujours plus polluante que la voiture à essence.

Si l’on ne raisonne qu’à coups de CO2, la voiture électrique en France est aussi propre qu’en Norvège. Mais en France l’électricité est d’origine nucléaire. Et si l’on parle écologie il n’y a pas de raison de ne pas évoquer la question insoluble des déchets nucléaires. Et si l’on développe la voiture électrique, on développe l’énergie nucléaire, donc les déchets qui restent radioactifs des milliers d’années.

En ce qui concerne la pollution aux particules fines, elle n’est plus le fait des gaz d’échappement (en raison des filtres), mais à 90% de l’usure des pneus et des plaquettes de frein. Comme les voitures électriques sont plus lourdes que les autres, elles produisent davantage de particules fines des pneus et des freins, finalement autant que les voitures à échappement.

En outre, on constate qu’actuellement la plupart des gens qui achètent des « hybrides » les choisissent à cause des avantages fiscaux et ne se servent jamais du mode électrique. Comme les voitures sont plus lourdes, elles sont plus polluantes…Source Daoudal

Écologie ubuesque

Nous avons changer d’époque l’ennemi est dans la population

Répondant à l’invitation de l’association des membres de la Légion d’Honneur 44, le général Pierre de Villiers était à Nantes jeudi 15 mars pour présenter son livre Servir. C’est devant un amphithéâtre comble que l’ancien chef d’état-major des armées – il avait démissionné avec  fracas de son poste le 19 juillet 2017 suite à un différend avec le président Macron sur le budget des Armées – a répondu aux questions de l’auditoire avant de dédicacer son livre qui rencontre un succès sans précédent.

L’ancien CEMA  – qui reçoit aujourd’hui « cinq invitations par jour » à des conférences et en fait trois par semaines – a tenu à rappeler de prime abord les raisons de sa présence à Nantes : il a répondu favorablement à l’invitation de l’association des membres de la Légion d’Honneur 44 – qui a été la première à « dégainer» – car c’était pour lui, ardent supporter du FC Nantes depuis des années, « le choix du cœur ».

« Le lien armée – nation n’a jamais été aussi bon »

Questionné sur l’impression qu’il retirait de ses rencontres avec les Français et leur opinion de l’armée depuis sa démission, Pierre de Villiers a répondu que « les forces armées sont de plus en plus populaires avec 85% de satisfaction des français. En 1975, j’étais régulièrement insulté, aujourd’hui je ressens une très grande popularité. Le lien armée – nation n’a jamais été aussi bon ». A cela il voit deux raisons : « les Français veulent être protégés et le climat est suffisamment dangereux dans le monde et leur pays pour qu’ils pensent que cette protection leur est due » Et, après les attentats que la France a connu, « la stabilité de l’institution de l’armée fait plaisir aux français ».

Ce qui a, dit-il, un impact sur les recrutements : « nous recrutons 25.000 jeunes par an, qui ont des motivations plus profondes qu’il y a quelques années. Ils veulent un supplément d’âme, du courage, des valeurs, s’investir pour la France, la paix, la fraternité, se donner pour une grande cause ». Quant à son livre, il fait partie des vingt meilleures ventes de l’année ? « L’objectif de mon livre est de montrer que nous [les militaires] avons une vraie pensée stratégique, une vision du long temps, capable d’être responsable au-delà du temps court ».

« Je ne regrette rien »

Il est ensuite interrogé sur sa capacité à faire valoir ses points de vue auprès des hommes politiques. « Le pouvoir politique s’investit  de plus en plus dans les sujets qu’il traite, et pourtant il faut beaucoup d’investissements pour comprendre les enjeux. J’ai toujours essayé, en tant que chef d’état major des armées, de cultiver la confiance. Ni mollesse tiède, ni autoritarisme, pour que l’adhésion l’emporte sur la contrainte ».

 Mais la fin a été difficile, en raison d’une « divergence de fond avec Macron sur les arbitrages budgétaires ». La saillie de Macron le 13 juillet, lorsqu’il recadre son chef d’état-major d’un cinglant « je suis votre chef », n’a rien arrangé. « Le lien de confiance était suffisamment altéré, je n’étais plus en mesure d’exécuter ma mission, j’ai démissionné. Je ne regrette rien ».
« Certains pays réarment de 5% par an. Nous ne sommes pas près de les rattraper ».

Interrogé sur les deux menaces globales que peuvent constituer le djihadisme international et le retour aux États – puissances (Chine, Inde, Qatar, Russie, Turquie…), il a posé « deux tournants stratégiques majeurs » : la chute du Mur et les attentats des deux tours de New York en 2001. « l’Histoire est une succession d’événements et non de ruptures brutales. L’énergie libérée suite à la chute du Mur a conduit au retour des Empires, le djihadisme est la suite de l’attentat des deux tours de New-York et même des années 1980 où se sont constituées ces cellules terroristes ».

Quand il était chef d’état-major, il recevait le matin à 8 heures un rapport sur les attaques terroristes dans le monde : « il y en avait 3 à 5 par jour, avec des véhicules piégés, des mines, des engins explosifs, des tireurs, des embuscades. C’est une idéologie nihiliste. On tue, on viole, on égorge, on décapite, tous les jours à quelques heures de vol de Paris. C’est une menace distincte mais pas totalement disjointe du retour des Empires », analyse-t-il. « Certains pays réarment de 5% par an depuis dix ans. Nous ne sommes pas près de les rattraper », même si la tendance nourrit nos ventes d’armes à l’export.

Le cœur du problème est lié à un problème de vision stratégique, explique-t-il : « en Syrie, sur 20 km de côté, vous avez des soldats russes, syriens, iraniens, kurdes, turcs, américains qui ont tous pour objectif de combattre Al Quaïda ou l’État Islamique. Mais tous ont leurs stratégies sur 30 ou 50 ans. En France, la vision de long terme c’est le quinquennat. C’est un vrai sujet de préoccupation ».

Il liste d’autres zones de tension, la Mer de Chine, la « tenaille sunnite-chiite » au Proche et Moyen Orient, la situation « très tendue » en Europe de l’Est, le Maghreb, où « nous sommes revenus des printemps arabes ». Ces tensions entraînent « des phénomènes de grandes migrations incontrôlées liées à la pauvreté, à la guerre, aux désordres climatiques, bref, le dérèglement du monde est assez profond ».

« Je n’ai pas voulu être l’homme de la défaite »

D’où son « intransigeance sur la corrélation entre l’état du monde, son instabilité, et la décroissance [du budget des Armées] quasi-régulière depuis trente ans ». Pour le général, la France va au-devant d’une débâcle : « depuis trois siècles, les grandes défaites sont dues à une crise économique et sociale, qui engendrent des difficultés de réarmer et une myopie politique, ainsi qu’une lâcheté des militaires qui se disent je fais mon job. Je n’ai pas voulu être l’homme de la défaite ».

Au milieu de cette « drôle de paix et drôle de guerre, j’ai estimé en mon âme et conscience que la vraie loyauté, c’est dire la vérité ». Ce qu’il fait d’ailleurs sur la question suivante, liée au caractère réalisable ou non de la défense européenne. « La France doit être un catalyseur. Nous connaissons le prix de la guerre, nous en payons le prix dans notre chair ». Il plaide pour « une Europe interétatique à géométrie variable, pas technocratique, pas une petite Europe. Il faut une Europe où les citoyens se reconnaissent ». Bruxelles n’a pour l’heure  « pas la capacité à organiser une quelconque capacité opérationnelle », tranche-t-il.

Certes, la France fait partie de coalitions, au Sahel, au Proche-Orient. « Mais on ne pourra pas tout faire. On a gagné beaucoup de guerres et on a perdu beaucoup de paix ». Et le Brexit menace les efforts entrepris, auxquels il explique avoir consacré beaucoup d’énergie : « l’Angleterre, l’Allemagne et la France ce sont 60% du budget défense de l’UE. Je crois que Macron a bien compris ce rôle de catalyseur mais il faudrait avancer plus vite que ça, mais pas des projets pour des dépêches AFP ou plus chers que si on le faisait tout seul, comme l’A400M », cingle-t-il. Le monde, lui, n’attend pas. D’autant que « nous ne sommes pas si nombreux que ça dans les pays d’Europe à accepter de nous battre ».

« Vital » de renouveler la dissuasion nucléaire, en investissant dès maintenant

Interrogé sur les deux composantes aéroportée et maritime de la dissuasion nucléaire, il fait avec « le secret d’État le mieux gardé de la République » dans lequel il n’a « pas d’intérêt catégoriel », n’étant ni marin, ni aviateur. « Il faut les deux composantes, l’une plus voyante, l’autre plus confidentielle. Entre 2020 et 2035 il faut renouveler le porteur, le vecteur et la charge », ce qui obligera à porter les dépenses de 3,9 milliards d’euros par an (2017) à 5.5 ou 6 milliards d’euros par an (2025), à valeur constante, selon un rapport du Sénat de juin 2017.

Sinon « en 2022 il faudra choisir entre le renouvellement de la dissuasion ou remonter l’armement conventionnel », explique Pierre de Villiers. Un choix qui n’est pas utile puisque « le modèle français est le seul bon, il est capable de résoudre la quadrature du cercle entre terrorisme et État -puissance sur terre, air, mer, cyber etc. ». Bref, faire les investissements nécessaires pour renouveler la dissuasion nucléaire, dès maintenant est vital : « nous n’avons pas d’autres choix. C’est une des raisons qui place notre pays au rôle qu’il a dans le monde ». Or, prendre 850 millions d’euros aux Armées comme l’a fait Macron en 2017 ne va pas dans le bon sens…

« Service national : nous ne sommes pas les pompiers de la République »

Interrogé sur le service national ensuite, le Général de Villiers explique la différence entre « la vision stratégique, haut et loin, pas celle du politique qui est dans le temps court et l’émotion ». Pour lui, avant de parler du service national, il faut s’interroger sur « qu’est-ce qu’est la France, le creuset national, les ambitions, comme a toujours fait la France quand elle était grande. La fin doit rester la fin, le service national, cela relève des moyens, pas de la stratégie », assène-t-il.

« Il faut en urgence restaurer cette cohésion nationale qui va nous jouer des tours sinon plus. Les gens qui vont chez l’État Islamique cherchent  un supplément d’âme, un sens à leur vie, chose que les institutions françaises ne leur donnent plus ». Problème, avant de pouvoir faire un service national, il faut « des infrastructures, en internat, un budget – qui paiera et comment – et surtout un encadrement pour 800.000 jeunes ». Et qui ne devra pas échouer là où tous les autres, de l’Éducation nationale et d’ailleurs, n’ont pas réussi.

Certes, « l’armée est un modèle intégrateur. Peut être que nos valeurs gagneraient à inspirer l’État. Le courage, l’obéissance, la non-discrimination, le travail 24h/24, l’effort, la punition, la récompense, le respect du drapeau, l’honneur de servir… Mais nous ne sommes pas les pompiers de la République. Nous sommes à 30% au-dessus de nos capacités, est-ce que cela va tenir ? », s’interroge l’ancien CEMA.

Cyber-menaces : on est dans le bon train, mais il faut continuer à investir

Interrogé enfin sur les cyber-menaces, le général a adressé un satisfecit à l’existant : « nous sommes dans le bon wagon, avec la capacité industrielle, les ingénieurs, la DGA, le renseignement. La machine est bien huilée, les résultats sont exceptionnels, vous pouvez me faire confiance. J’étais à Matignon en 2009 pour convaincre Fillon et Sarkozy à prendre ce train ».

Mais, « on ne paie pas un hacker comme un deuxième classe ? Si la fonction publique ne le comprend pas, ce sera la défaite. Il faut de la technologie, c’est cher et ça évolue très vite. S’il n’y a pas de moyens ça ne sert à rien de continuer cette guerre, ce n’est pas la comédie humaine et l’approche balzacienne qu’on rencontre parfois sur les moquettes parisiennes », achève-t-il au milieu des applaudissements de la salle.

Consignes de discrétion pour les militaires : « nous avons changé d’époque. L’ennemi est dans la population ».

Il n’y aura, faute de temps, qu’une seule question du public. Elle porte sur les consignes de profil bas imposées aux militaires sur le sol français  – ils n’ont pas le droit de s’afficher en tenue ou même avec un sac militaire en ville. Depuis novembre 2015, il est aussi conseillé aux militaires – par exemple aux marins – d’éviter de faire ressortir l’aspect militaire de leur groupe lors des trajets, d’être réservés et discrets.  Ces consignes ne sont-elles « pas le signe d’une abdication totale face un danger qu’on ne combat pas vraiment ? Pourquoi ne pas armer ces militaires plutôt que de les humilier à se cacher? », interroge une auditrice ?

Réponse du général de Villiers : « quand nous nous faisons attaquer en tenue, c’est une cible, que vous le vouliez ou non. La responsabilité du chef, c’est d’éviter des morts inutiles. C’est une mesure de prudence et de sagesse ». S’il faut « rayonner cette fierté » militaire, « nous avons changé d’époque », explique le général. « Il y a des jeunes français qui se lèvent en disant aujourd’hui je tuerai des Gaulois. C’est une situation de guerre, il faut que nos soldats le comprennent. En France nous n’avons pas que des amis. La population est notre amie mais il y a des ennemis dans la population ».

Louis-Benoît Greffe

Crédit photo :Breizh-info.com
[cc] Breizh-info.com, 2018, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

 

Nous avons changer d’époque l’ennemi est dans la population

La France terre de mission

Une centaine d’imams algériens viendront en mission France pour le ramadan 2018

Mais tout va très bien avec l’islam en France :

« L’Algérie a d’ores et déjà annoncé l’envoi de 150 imams dont 100 rien que pour la France, a annoncé Mohamed Aissa, ministre des Affaires religieuses et des Waqfs, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue jeudi 15 mars à Alger.

« Nous avons choisi 150 imams, parmi les meilleurs qui ont exprimé le vœu d’aller à l’étranger pour diriger les prières durant le mois sacré de ramadan. La France bénéficiera du plus grand nombre d’imams (100), vu la forte concentration de la communauté algérienne qui y est établie, et les 50 autres seront répartis à travers plusieurs pays, comme l’Allemagne, l’Italie, la Grande Bretagne, la Belgique et le Canada », a-t-il déclaré à l’issue d’une rencontre avec le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb (…) »

Philippe Carhon

La France terre de mission