Le grand Turc veut régler le problème d’Israël

Turquie: Erdogan en appelle aux pays musulmans pour former une armée commune et attaquer Israël

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, et son parti au pouvoir, Justice et Développement (AKP), ont annoncé vouloir créer une “armée de l’Islam” pour mener la guerre contre Israël, apprend-on.
players.brightcove.net/…/index.htmlIl y a moins d’un mois, le quotidien turc Yeni Şafak publiait pour Erdogan un article intitulé “Un appel à l’action urgente” et sur le site internet du journal “Et si une armée d’islam se formait contre Israël?”

Il a appelé les 57 États membres de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) à former une armée commune pour attaquer simultanément Israël de tous les côtés.
L’article disait: “Si les États membres de l’OCI s’unissent militairement, ils constitueront l’armée la plus vaste et la plus complète du monde.

« Le nombre de soldats actifs serait d’au moins 5 206 100, tandis que le budget de la défense atteindrait environ 175 milliards de dollars (124 milliards de livres sterling)”.
Ceci a été accompagné d’une carte interactive fournissant la formation des forces militaires pour une attaque musulmane commune sur Israël.

L’article fournissait des détails supplémentaires sur le plan, en disant: «On s’attend à ce que 250 000 soldats participent à la première opération possible.
“Les bases terrestres, aériennes et navales des États membres situés dans les régions les plus critiques seront utilisées.
« Des bases communes seront construites dans un court laps de temps … Il est possible de mobiliser rapidement 500 chars et véhicules blindés, 100 avions et 500 hélicoptères d’attaque et 50 navires.”

Erdogan n’a pas nié son soutien au rapport et a déclaré à plusieurs reprises qu’il aimerait ressusciter l’Empire ottoman.
Le tyran a établi des bases militaires au Qatar et en Somalie et a récemment conclu un accord avec le Soudan pour acquérir une île soudanaise dans la mer Rouge qui servira de base militaire.

Il a également menacé à plusieurs reprises d’envahir les îles grecques de la Méditerranée et a récemment envahi la Syrie sous prétexte de combattre le terrorisme kurde.

Erdogan a également emprisonné des journalistes et des activistes qui se sont exprimés contre son régime.
Mais l’Union européenne exhorte les membres à approuver un montant supplémentaire de 3,7 milliards d’euros (£ 3,28 milliards) pour aider la Turquie à faire face aux réfugiés syriens qui sont arrivés dans leur pays.
Bruxelles va maintenant faire pression pour que la Turquie reçoive les 2,7 milliards d’euros supplémentaires (2,4 milliards de livres sterling) des gouvernements nationaux, dont certains pourraient ne pas vouloir injecter de nouveaux fonds dans le pays.

Les relations de l’Europe avec Erdogan ont été tendues ces dernières années mais l’UE dépend de la Turquie pour garder un couvercle serré sur l’immigration en provenance du Moyen-Orient, où la guerre en Syrie a tué des centaines de milliers de personnes.

Cependant, un projet de document vu par Politico note que si les pays ne contribuent pas et que l’argent ne soit prélevé que sur le budget de l’UE, “les règles européennes standard s’appliqueraient et les États membres seraient exclus de la gouvernance de l’établissement”.

Les hauts responsables de l’UE rencontreront M. Erdogan le 26 mars dans la ville bulgare de Varna, malgré les réticences de beaucoup d’Européens.
Dimitris Avramopoulos, haut responsable des migrations du bloc, annoncera mercredi que la Commission européenne propose un financement supplémentaire pour les projets bénéficiant aux réfugiés syriens en Turquie.

La Turquie a accepté 3,5 millions de réfugiés en provenance de Syrie et l’UE dépense déjà un premier versement de 3 milliards d’euros (2,1 milliards de livres sterling) pour les aider.

Le sheikh shiite Youssouf el Nessiri Harakat an Noujaba
Appelle à la formation d’une armée mondiale musulmane pour libérer la Palestine

vidéo www.youtube.com/watch

Les Mondialistes et les Islamistes : provoquer le « choc des civilisations » pour un Nouvel Ordre Mondial

Tout est dans le titre – A l’heure où une prétendue « guerre contre le terrorisme » serait livrée à travers le monde à la suite d’attentats perpétrés par des individus se réclamant du djihadisme, ce livre se révèle d’une brûlante actualité.
L’auteur de cet ouvrage démontre que la prolifération de l’islamisme est directement liée aux stratégies géopolitiques mondialistes. Des super-capitalistes financiers de New York et de Londres œuvrent depuis de nombreuses années à provoquer un « choc des civilisations » pour le plus grand profit d’un Nouvel Ordre Mondial.
Cette étude montre comment depuis des décennies, la CIA et les services de renseignement britanniques manœuvrent en étroite collaboration à travers le Moyen-Orient.

L’auteur rapporte plusieurs sources selon lesquelles les Frères Musulmans ont été infiltrés, dès les premières années qui ont suivi leur création, par les services secrets britanniques et instrumentalisés par la franc-maçonnerie britannique.

De nombreux Egyptiens importants étaient francs-maçons lorsque les Britanniques occupaient le pays.
Pour Peter Goodgame, il ne fait aucun doute que les Frères Musulmans sont une arme des mondialistes. Zbigniew Brzezinski, ancien conseiller à la sécurité nationale des Etats-Unis du président Jimmy Carter, développa à propos de l’islam la stratégie de « l’Arc de crise » reposant pour beaucoup sur les Frères Musulmans. Le lecteur trouvera dans ce livre un opportun rappel de la façon dont les milieux islamistes ont été pilotés par les mondialistes depuis de nombreuses années.
www.omnia-veritas.com, Peter Goodgame, éditions Omnia Veritas, 182 pages.

resistanceauthentique.net/…/les-mondialiste…

Publicités
Le grand Turc veut régler le problème d’Israël

L’éradication silencieuse

A Béthléem, les chrétiens sont passés de 90% à 17% de la population

993946212Cri d’alarme lancé par le Père Rami Asakrieh OFM, de la Custodie de Terre Sainte, curé de la paroisse Sainte Catherine de Bethléem :

« Le nombre des familles catholiques à Bethléem se réduit. Aujourd’hui, notre paroisse compte seulement 1.479 familles palestiniennes. Les chrétiens constituent 17% de la population de la ville alors que par le passé, ils étaient 90%. »

L’actuelle situation politique et économique de la ville, entourée par les colonies israéliennes, voit se multiplier le cas de fidèles au chômage, déprimés et noyés sous les dettes. A cela s’ajoute le fait que

« nombreuses sont les organisations qui demandent des ressources financières au nom de Bethléem mais aucun de nos paroissiens ne reçoit un centime provenant de ces organisations ».

Construire des murs pas des ponts :9720533_orig.jpgprimopiano_6360.jpg

military-checkpoint-at-the-separation-wall-between-jerusalem-israel-and-bethlehem-west-bank_rl64ozaue_thumbnail-full01.png

palestine-apartheid-wall-23.jpg

 

La diminution vertigineuse de la présence chrétienne à Bethléem est liée surtout à l’exode des jeunes chrétiens. Nous tentons pour notre part, dit le curé, de freiner l’émigration en cherchant à fournir une aide à de nombreuses situations de besoin. Mais l’actuelle situation politique et économique de la ville, entourée par les colonies israéliennes, voit se multiplier le cas de fidèles au chômage, déprimés et noyés sous les dettes. A cela s’ajoute le fait que « nombreuses sont les organisations qui demandent des ressources financières au nom de Bethléem mais aucun de nos paroissiens ne reçoit un centime provenant de ces organisations ».

Our-Lady-if-the-Wall-icon.jpg

Sources LeSalon beige/Daoudal

L’éradication silencieuse

L’invasion colonisatrice

Immigration clandestine : la Seine-Saint-Denis débordée

Selon un rapport parlementaire, les illégaux pèsent entre 8 % et 20 % de la population dans ce département. Les autorités ne parviennent pas à ajuster leurs politiques publiques. Les élus en appellent à Matignon.

«Le premier ministre va nous recevoir. Il a donné son accord de principe.» Le sénateur LR Philippe Dallier est plein d’espérances. Le 14 juin dernier, cet ancien maire des Pavillons-sous-Bois (22 ans de mandat) avait écrit à Matignon, avec 14 des 17 autres députés et sénateurs – de droite comme de gauche – de Seine-Saint-Denis «pour que l’État assume pleinement ses responsabilités dans ce département sinistré entre tous», selon lui. Ce qu’ils réclament est simple: le gouvernement doit donner une suite au rapport des députés François Cornut-Gentille (LR) et Rodrigue Kokouendo (LaREM) qui dénonce la «République en échec» dans le 93.

Déposé le 31 mai à l’Assemblée, ce document décrit l’incroyable dégradation du climat social, économique, sécuritaire de la Seine-Saint-Denis. Taux de pauvreté: 28 % (le double de la France métropolitaine). Taux de chômage: 12,7 % (trois points au-dessus de la moyenne nationale et quatre points au-dessus de la moyenne d’Île-de-France). Les besoins sont immenses mais «l’État …Source Figaro 04/07/18

A Mayotte, c’est un « Aquarius » qui arrive par semaine

Mansour Kamardine, député de Mayotte, dénonce la faiblesse et la pusillanimité du gouvernement face à l’immigration clandestine :

Unknown-24« A Mayotte, c’est un « Aquarius » qui arrive par semaine. En 4 mois et en toute impunité, 12 000 clandestins sont arrivés sur l’île, ce qui représente une croissance démographique record de +4.7%. Rapporté à la population, c’est comme si la métropole avait accueilli plus de 3 millions de clandestins en 4 mois ! Loin des déclarations médiatiques vantant son action, le gouvernement est, à la froide lumière des faits, un gouvernement faible et pusillanime face à l’immigration illégale, surtout lorsqu’elle touche les plus faibles des français, impacte leur sérénité, leur accès aux soins et la qualité de l’éducation de leurs enfants.

Depuis près de 4 mois (11 mars), les autorités comoriennes empêchent la réadmission sur leur territoire de leurs ressortissants arrêtés en situation irrégulière à Mayotte. Depuis près de 4 mois, une centaine de clandestins arrivent quotidiennement, de l’aveu même de la ministre des Outre-mer, et en toute impunité dans le 101ème département français. En 4 mois, 12 000 nouvelles personnes en infraction au regard du droit de séjour en France sont venues gonfler la masse des clandestins qui submerge Mayotte et ses 374 km². En 4 mois la population du département, déjà composée d’une majorité d’étrangers, a progressé de 4,7% ! C’est l’équivalent d’un navire comme l’Aquarius qui déverse la misère toutes les semaines sur le territoire le plus pauvre de France. C’est comme si la métropole avait accueilli plus de 3 millions de clandestins en 4 mois. Voilà ce que nous vivons à Mayotte ! Quel territoire de la République supporterait une telle pression migratoire ?

En réponse à l’inadmissible instrumentalisation de Mayotte par le gouvernement comorien, le gouvernement français a réagi mollement avant de suspendre tardivement, le 4 mai, la délivrance des visas d’accès à l’espace Schengen pour les ressortissants comoriens. Cette mesure de rétorsion n’a malheureusement pas été accompagnée des autres mesures qui auraient pu être prise pour faire revenir les autorités comoriennes à la raison et au respect du droit international (suspension de nos appuis politiques et financiers, dénonciation internationale des dérives dictatoriales du régime en place à Moroni).

Car le Gouvernement français est faible. Pire il est pusillanime. En effet, nous venons d’apprendre que la suspension de la délivrance des visas est partiellement levée, rendant caduc toute pression auprès des fauteurs de trouble basés Moroni. Finalement, le gouvernement français a fait le choix de « donner un coup de main » aux tentatives de tripatouillage constitutionnel des autorités comoriennes dans le but de favoriser leur maintien au pouvoir, et cela au détriment des français du 101ème département.

Dans les faits, derrière une façade de fermeté et de détermination, se cache la mollesse, la faiblesse, la lâcheté et l’impuissance de nos dirigeants actuels à protéger le territoire national, à garantir le contrôle des frontières et à protéger nos compatriotes, en particulier les plus pauvres d’entre eux. Les Français de Mayotte demandent que leurs enfants aient accès à une école de qualité, que l’accès aux soins soit assurer, que la sécurité soit garantie ; en réponse le pouvoir exécutif nous impose de partager notre misère avec celle d’un pays voisin.

L’action publique, pour retrouver de l’efficacité, n’a pas besoin d’une réforme constitutionnelle pompeusement intitulée « pour une démocratie plus représentative, responsable et efficace » mais d’hommes d’Etat, qui décident, définissent une stratégie et la mette en œuvre avec détermination au service de l’intérêt général.

En matière de maîtrise de l’immigration clandestine, force est de constater que derrière les postures se cachent des impostures.

J’en appelle au sursaut de conscience du Gouvernement, avant qu’il ne soit trop tard, avant que les citoyens ne décident d’assurer leur sécurité par eux même à la frontière du territoire. »

 

L’invasion colonisatrice

Un esclavage satanique puissant

– « On asservit plus facilement un peuple par la pornographie, qu’avec des miradors. »

Alexandre SOLJENITSYNE (1918- . Nobel de Littérature. Huit ans de goulag. Écrivain, Historien, Philosophe.)

La pornographie est une aliénation

“Jouir sans entraves” fut la prison mentale de toute la génération issue de Mai 68. Nous avons cru que la révolution sexuelle était une liberté. Nous nous apercevons que c’est un carcan. Nous sommes entrés dans un totalitarisme consumériste plus présentable, mais plus implacable, que les totalitarismes rouges ou bruns. « On asservit les peuples plus facilement avec la pornographie qu’avec des miradors », disait Soljenitsyne…

Que faire ?

D’abord, comprendre que la pornographie ne relève pas de la liberté d’expression mais qu’elle empêche au contraire de penser et de s’exprimer. Ensuite, faire le ménage sur le Net : tout le monde sait qu’il faut fermer l’accès à ces sites. Techniquement c’est possible, mais cela suppose que la volonté politique s’impose à des intérêts économiques colossaux… Enfin, il est essentiel de prévenir les adolescents contre la pornographie, dans les collèges et les lycées. Je propose au ministre, Vincent Peillon, de réfléchir à la manière de dispenser cette information, avant de créer des “brigades d’intervention” dans les établissements scolaires pour dire “très franchement, la pornographie, c’est le mal”. »

Un esclavage satanique puissant

Un éclairage sur la religion de la République

SIMONE VEIL AU PANTHÉON. « CE SONT TOUS LES DÉPORTÉS DE LA SHOAH QUI ENTRENT AVEC ELLE » [Et les millions de victimes innocentes anonymes dont elle est en grande partie responsable]

Le cercueil de Simone Veil repose dans la crypte du Mémorial de la Shoah, à paris, ce vendredi et ce samedi, à coté de celui de son mari Antoine, avant leur entrée au Panthéon, dimanche.

Un dernier hommage à Simone Veil avant son entrée au Panthéon, ce dimanche : le Mémorial de la Shoah à Paris a ouvert grand ses portes ce vendredi pour deux jours de recueillement auprès de la dépouille de cette figure de la vie politique, survivante des camps nazis, et à son époux Antoine. Pour le directeur du Mémorial, Jacques Fredj, symboliquement, « ce sont tous les déportés de la Shoah qui vont entrer avec Simone Veil au Panthéon ». Entretien.

Ce vendredi et ce samedi, des milliers de personnes peuvent descendre dans la crypte du Mémorial de la Shoah à Paris, ce lieu de mémoire du génocide des juifs, pour se recueillir devant le cercueil de Simone Veil, morte il y a un an presque jour pour jour, et de son époux Antoine, décédé en 2013. Tous deux entreront ce dimanche au Panthéon. Le directeur du Mémorial, Jacques Fredj, témoigne :

« Pour Simone Veil, la déportation n’a pas seulement été l’expérience de l’inhumanité, de la mort, de l’assassinat, de l’humiliation, de la perte d’identité. Ce fut tout cela et la perte de sa famille : sa mère Yvonne, son père André et son frère Jean. Elle a toujours dit, d’ailleurs, qu’elle n’était jamais sortie d’Auschwitz. Elle a toujours gardé en elle cette souffrance et cette perte immense particulière qu’a été le décès de sa mère, avec qui elle avait une relation fusionnelle. Elle a toujours un peu pensé qu’elle veillait comme un ange au-dessus d’elle.

Elle avait été déportée avec sa mère et sa sœur par le convoi 71, qui est arrivé à Auschwitz le 15 avril 1944. Son autre sœur, Denise, était engagée dans la résistance. Son père et son frère ont, tous deux, été déportés en mai 1944 par un convoi de 878 hommes, et assassinés dans des conditions que l’on n’a jamais réussi à éclaircir. Évacuée du camp d’Auschwitz et ramener à Bergen-Belsen, sa mère est décédée quelques jours avant la libération du camp, épuisée, et atteinte du typhus.

« Cette expérience de la Shoah va irriguer toute sa vie »

Rescapée, Simone Veil a cherché à se reconstruire. Elle l’a fait seule. À l’époque, on n’était pas pris en charge par des psychologues. Elle, a construit une famille. Sa relation extraordinaire avec Antoine Veil a permis cette reconstruction.

Cette expérience de la Shoah va irriguer toute sa vie, dont son engagement pour l’Europe. Elle était convaincue que cela passait par un rapprochement avec l’Allemagne.

Après la guerre, c’était compliqué d’en parler. Elle n’a jamais caché ce vécu, mais n’en a jamais fait un étendard non plus. Elle a eu des phrases chocs à ce sujet. Un jour, à l’occasion d’une pose de la première pierre d’un bâtiment, truelle à la main, un Préfet lui avait dit malicieusement : « Vous avez une certaine technique »… Elle avait répondu du tac au tac, « Oui, je suis très douée, c’était ça, ma fonction, à Auschwitz, c’était mon métier… »

La mémoire de la Shoah va devenir un combat surtout à la fin de son existence. Le Mémorial a souvent fait appel à elle vers les années 2000, quand elle a été plus disponible. Elle intervenait dans des séminaires d’enseignants. Elle admirait beaucoup leur rôle.

Elle avait une vision très clair sur la Shoah. Elle disait qu’il y a un moment où les témoins disparaissent. Et qu’alors, c’est aux historiens, aux enseignants, et au Mémorial, de prendre le relais. Mais elle n’aimait pas l’idée du « devoir » de mémoire. Elle préférait parler de « travail de mémoire », elle estimait que cela ne pouvait relever d’une injonction. Pour le Mémorial, elle est entrée au conseil d’administration dans les années 1980. Puis elle a été membre fondatrice, puis présidente de la Fondation.

« C’était une grande figure morale »

Elle a toujours gardé son élégance, sa dignité, malgré les drames qu’elle a traversés. C’était une grande figure morale, exigeante, y compris à l’égard d’elle-même. C’était une personnalité adorée des Français.

Les cercueils de Simone et Antoine Veil sont exposés vendredi et samedi, au Mémorial. Ses enfants ont fait ce choix. Qu’elle repose dans une maison qui est la sienne. Ce sera un hommage populaire, un moment de recueillement avant l’entrée au Panthéon qui sera plus institutionnel.

Mais moi, j’y vois aussi un autre symbole. Ce n’est pas seulement Simone Veil qui entre au Panthéon. Ce sont tous les déportés de la Shoah qui entreront avec elle. Dans le contexte actuel de montée de l’antisémitisme, c’est un formidable symbole.

On entendra, d’ailleurs, la litanie des 1 500 noms des personnes qui composaient le convoi 71 et cette litanie l’accompagnera jusqu’au Panthéon ».

Et comme par « hasard » le dimanche de la Fête du Très Précieux Sang, c’est plus que fort…

Le culte de la transgression et son couronnement

Réaction du Dr Dor à la panthéonisation de Simone Veil paru dans Présent :

Unknown-14« Un seul mot pourrait désigner la folie qui nous entoure, la folie où l’on voudrait nous conduire, la déshumanisation par laquelle l’homme veut se faire Dieu.

Cette transgression est la transgression primordiale de la Genèse, lorsque le serpent s’adresse à Eve ‘’vous serez comme des dieux’’ (Genèse I).

La femme est la principale cible ou le principal enjeu : elle est le symbole de la vie : la vie, c’est elle, c’est l’enfant, la tendresse, l’éducation, le foyer, la famille, … Cible du serpent, elle est aussi celle de Lénine ‘’qui tient la femme, tient la société’’. C’est à la femme que Dieu s’adresse, femme immaculée, non pour la perdition mais pour la Rédemption. Comment bouleverser plus profondément une société qu’en pervertissant la maternité ?

La transgression est hautement revendiquée dans les Loges, à l’égal d’un dogme, aussi bien au Grand Orient de France (GOF) qu’au Droit humain.

Par cette transgression, on voudrait arracher l’âme de l’humanité à son Créateur.

Début 1967, le code de santé publique a changé le sens du mot ‘’médicament’’, substance qui n’est plus seulement capable de soigner et éventuellement guérir mais aussi de ‘’modifier les fonctions organiques’’ et même capable de tuer. Ce glissement sémantique a permis de légaliser l’utilisation de la pilule contraceptive, en fait bien souvent abortive, dans la Loi du 28 décembre 1967 – coïncidence étrange – le jour même de la fête des Saints Innocents, massacrés par Hérode. Quant au stérilet présenté comme contraceptif (opposé à la fécondation), il est en fait opposé à la nidation et donc abortif.

La loi Veil du 17 janvier 1975 a dépénalisé l’avortement, réservé aux cas de détresse et sous conditions, délai de réflexion, entretien préalable, autorisation parentale pour les mineures. Cette loi a ouvert la porte au meurtre de l’innocent, acte devenu médical. La peine de mort a été abolie en 1981 mais elle n’a pas arrêté la guerre légale faite aux enfants. L’avortement a été banalisé, alors que c’est un crime. La guerre faite à l’enfant est devenue de plus en plus impitoyable, l’avortement étant autorisé non plus pendant les 10 premières mais les douze premières semaines, sans délai de réflexion, sans entretien préalable, sans autorisation parentale pour les mineures et remboursé à 100%. On tue plus de 600 enfants par jour en France. Le plus souvent de façon chimique, avec le RU486 (fausse progestérone qui empêche la nidation).

L’avortement a été protégé par la loi du 27 janvier 1993 (délit d’entrave à IVG), en contradiction avec une autre loi qui poursuit et condamne la non-assistance à personne en danger. La mort est remboursée à 100% mais il est coûteux de donner la vie.

Le 26 novembre 2014, l’avortement est devenu un droit fondamental de la femme.

Et le 2 avril 2018, le Sénat par la bouche de deux de ses membres a déposé un projet de constitutionalisation de l’avortement, pour que celui-ci soit inscrit ‘’dans le marbre’’.

C’est ce mensonge et ce crime que l’on veut célébrer, auquel on voudrait nous faire adhérer, que l’on voudrait nous faire admettre comme des choses sacrées, dignes d’un culte, que vient couronner la glorification de celle qui a donné son nom à ce bouleversement.

Elle a été couverte des plus hautes distinctions : première présidente du Parlement européen en 1979, décorée de la médaille d’or du B’naï Brith en 1993, membre de l’Académie française en 2008, grand-croix de la Légion d’honneur en 2012, … récemment son nom a été donné à la place et à la station de métro Europe, une pièce de deux euros a été frappée à son effigie par la Monnaie de Paris et elle entre maintenant au Panthéon le 1erjuillet 2018.

On peut estimer à plus de 10 millions les petites victimes des lois sur l’avortement en France, sans compter tous les embryons sacrifiés en laboratoire (PMA, fécondation in vitro, …) et par milliards dans le monde. C’est considérable ! Jamais l’humanité dans son histoire n’a accompli un tel attentat contre elle-même.

Une telle folie au nom de la liberté ! Ce crime fait partie d’un vaste complot, dont la source est le péché originel. Nous sommes dans un monde orwellien, celui de Big Brother où la liberté détruit la vérité, avant de se détruire elle-même.

A l’évidence, la transgression cache Lucifer. On voudrait ainsi conditionner notre esprit au plus profond et dissoudre ce qui est le plus élevé en nous et nous met à part des autres vivants, notre conscience, par laquelle nous avons été faits à l’image de Dieu, capables de Le connaître, de L’aimer, et de Le servir. Lucifer ne pouvant s’attaquer à Dieu, veut effacer en nous l’image de Dieu.« 

Un éclairage sur la religion de la République

Le nouveau paradigme kabbaliste du « pape » François

LE PAPE FRANÇOIS ET LA KABBALE : DU MYSTICISME JUDAÏQUE À LA COLLABORATION AVEC LE PAGANISME ?

françoisauréole

Lors de ses récentes interventions, le pape François a fait des références répétées à un « changement de paradigme » dans l’attitude de l’Église à l’égard des cultures indigènes de différents pays. Il semblerait qu’il ait à l’esprit un retour aux cultures et religions indigènes enracinées. L’un de ses points de référence au service de cette approche est la kabbale, une religion judaïque occultiste et mystique.

Le 8 juin, le secrétariat général du synode des évêques au Vatican a publié l’Instrumentum laboris (document de travail) en vue du synode pan-amazonien d’octobre 2019. Ce document de travail met l’accent sur les cruautés supposées perpétrées par l’Occident lors de la colonisation des zones reculées d’Amérique du Sud, telle la région pan-amazonienne (c’est nous qui soulignons) :

« Et la IIIe Conférence de l’Épiscopat latino-américain, qui s’est tenue à Puebla (1979), nous a rappelé que l’occupation et la colonisation du territoire amérindien furent “un énorme processus de domination”, chargé de “contradictions et de déchirements” (DP 6). Plus tard encore, la IVe Conférence de Saint-Domingue (1992) a attiré notre attention sur “un des épisodes les plus tristes de l’histoire latino-américaine et des Caraïbes”, qui “fut le déplacement forcé, comme esclaves, d’un immense nombre d’Africains”. »

Les communautés aborigènes dans la pensée du pape François

C’est en raison de cette supposée injustice que l’Eglise doit maintenant se tourner avec attention vers les peuples natifs de cette région pour leur demander de la guider. Puisque ces peuples sont plus près de la nature – de la Terre-Mère – ils ont aussi beaucoup à apprendre à l’Occident qui semble, à en croire le Vatican, avoir perdu son chemin. L’Instrumentum laboris évoque une « conversion écologique » nécessaire, et une nouvelle solidarité « convergente » orientée vers les coutumes locales : « Vivre sa vie dans une solidarité communautaire suppose un changement de cœur. » Et voici l’expression « nouveau paradigme » : « Ce nouveau paradigme ouvre des perspectives de transformation personnelle et dans la société. »

Ici, le document cite le pape comme ayant dit à propos des peuples indigènes qu’il « “est nécessaire que tous nous nous laissions évangéliser par eux” et par leurs cultures ». Le texte insiste en ajoutant que nous devons « accueillir la mystérieuse sagesse que Dieu veut nous communiquer à travers eux » (une citation d’Evangelii gaudium, NdT). Le Vatican regrette également que l’Église « diabolise » encore parfois ces cultures : « Aujourd’hui, malheureusement, des vestiges du projet de colonisation demeurent, créant des représentations d’infériorisation et de diabolisation des cultures indigènes. »

Que cette forme de « nouvelle évangélisation » implique une sorte de syncrétisme peut se constater dans le paragraphe ci-dessous, qui comporte des notions qui restent toujours étrangères à la foi catholique, telle l’idée de l’ « amour cosmique », et celle de l’action de grâces rendue à travers lui par les êtres humains et toute la création, ensemble :

« Dans l’Eucharistie, la communauté célèbre un amour cosmique où les êtres humains, unis au Fils de Dieu incarné et à toute la création, rendent grâces à Dieu pour la vie nouvelle du Christ ressuscité (cf LS 236. »

Considérons maintenant ce que ces paroles peuvent vouloir dire dans le contexte plus large de l’enseignement du pape François lui-même par ailleurs, lorsqu’il appelle lui aussi à un « nouveau paradigme » et à une « révolution » – tout en citant, de manière significative, la kabbale juive.

La kabbale

Pour ceux parmi nos lecteurs qui ne seraient pas très au fait de la kabbale, lisons d’abord ce que peut nous en dire Joseph Dan, professeur de kabbale à l’université hébraïque de Jérusalem (c’est nous qui soulignons) :

« La kabbale insiste pour dire qu’il existe un aspect féminin à l’intérieur de la divinité elle-même, la Shekhina, et que par conséquent tous les termes concernant la famille et la vie sexuelle sont applicables au monde divin. La kabbale a souvent représenté l’univers comme un champ de bataille entre les pouvoirs divins sataniques et les pouvoirs divins bons, faisant le parallèle entre les « émanations » divines de la gauche qui sont les ennemies de Dieu et qui sont pourtant divines dans le sens plénier de ce terme. La kabbale lourianique identifiait l’origine du mal au cœur même de la divinité éternelle… La tâche propre du peuple juif est de corriger (tikkoun) l’incomplétude de la divinité elle-même. »

Cela veut dire que le but est de faire advenir ce que les Grecs appelaient l’Apocatastasis (« Salut universel »), « d’harmoniser les forces du bien et du mal qui existe au sein de la divinité ». Le savant juif Gershom Scholem l’expliquait ainsi : « Donc, pour le kabbaliste, le mal est simplement le sitra ahra ou “l’émanation de la gauche” et à la fin des temps, grâce au travail de tikkoun de l’homme, même le diable “Samael” (Satan) deviendra Sa’el, l’un des 72 saints Noms de Dieu. »

Ce que l’on peut voir ici c’est que, dans la kabbale, l’on croit et l’on prévoit que Satan lui-même deviendra comme Dieu.

Comme l’exprime le célèbre psychiatre Carl Jung, qui a étudié avec ardeur la kabbale et le gnosticisme, « Dans notre schéma, Dieu et le diable apparaisse comme égaux et opposés, se conformant ainsi à l’idée de l’“adversaire”. Cette opposition signifie le conflit jusqu’à la fin ; et c’est la tâche de l’humanité que de supporter ce conflit jusqu’à ce que le moment décisif soit atteint où le bien et le mal commenceront à se relativiser, à douter d’eux-mêmes, et où l’on réclamera à cor et à cri une moralité “au-delà du bien et du mal”. »

Le « nouveau paradigme » et la « révolution culturelle » du pape François à la lumière de ses récentes remarques au Chili

Considérons maintenant quelques-unes des récentes déclarations du pape. Tournons-nous d’abord vers sa constitution apostolique “Veritatis gaudium” (promulgué le 29 janvier 2018) et son allocution donnée au Chili le 17 janvier à l’Université pontificale catholique du Chili.

Notre texte examinera la récente constitution apostolique du pape François sur l’importance d’un changement culturel dans les universités et facultés catholiques à la lumière de sa référence à la mystique de la kabbale juive lors de sa visite au Chili au début de l’année. Il semble avoir une compréhension nouvelle de la Chute de l’homme et de ses conséquences.

En janvier, le pape François a appelé de ses vœux une réforme dans les universités et facultés ecclésiastiques. Son nouveau document de 87 pages du 29 janvier 2018, intitulé Veritatis gaudium (« La joie de la vérité ») remplace la constitution apostolique Sapientia christiana publiée par Jean-Paul II en 1979. Le pape François écrit que ce dernier document a besoin d’une « mise à jour (…) nécessaire et urgente » au vu des changements dans la société et dans la vie académique. Le pape François écrit dans ce document : « Cette tâche considérable et qui ne peut pas être reportée demande, au niveau culturel de la formation universitaire et de la recherche scientifique, l’engagement généreux et convergent vers un changement radical de paradigme, et même – je me permets de le dire – vers une “révolution culturelle courageuse”. »

Ce que signifie ce « changement radical de paradigme » peut se voir dans son allocution du 17 janvier au corps professoral et aux étudiants de l’Université pontificale catholique du Chili, en faisant figurer ici le commentaire d’un universitaire catholique qui a étudié cette allocution de près mais qui désire garder l’anonymat par peur des représailles.
Un universitaire anonyme évoque une citation de la kabbale par le pape François

Voici donc ce qu’en dit ce commentateur anonyme :

« Depuis son accession au trône pontifical, François a fait montre d’une aversion profonde à l’égard de la tradition intellectuelle et contemplative du christianisme. Le discours du 17 janvier à l’université pontificale catholique du Chili est révélateur de certaines sources de cette aversion papale, et elle nous fait comprendre également ce qui, de l’avis du pape, constituerait la juste alternative à cette tradition antique.

« En un moment aussi solennel – où l’on s’attendait probablement à ce qu’il pose le cadre spirituel et intellectuel pour l’orientation de cette institution catholique importante – François a cité six sources. Trois d’entre elles étaient ses propres paroles tirées de Laudato si’ et d’un discours de 2017. Mais ce sont les trois autres qui sont peut-être les plus révélatrices. Toutes citaient des paroles d’auteurs juifs : Zygmunt Bauman, Gilles Lipovetsky et Gershom Scholem. Les deux premiers ont eu des liens précoces avec le marxisme et même avec le communisme. Bauman est considéré comme l’un des leaders du mouvement de l’alter-mondialisation tandis que Lipovetsky est un critique acerbe de l’Église catholique.

« La troisième citation, celle de Gershom Scholem, est la plus éclairante, et j’y reviendrai plus tard après avoir revisité une partie du contexte et de l’endroit précis du discours où elle se trouve.

« Le pape François a entamé son discours en abordant ce sujet : la nécessité de « transformer l’université en espace privilégié afin de “pratiquer la grammaire du dialogue qui forme à la rencontre”. » Il citait à cette occasion son discours à l’assemblée plénière de la congrégation pour l’éducation catholique, le 9 février 2017. C’est ce dernier document qui donne la clef de comprendre ce dont parle François. Il explique : « La grammaire du dialogue (…) forme à la rencontre et à la valorisation des diversités culturelles et religieuses. » L’université catholique se doit d’être « diverse ». Sa référence à la diversité religieuse peut bien inclure le fait de se tourner avec confiance vers différentes cultures et religions indigènes.

« En outre, le pape François nous recommande dans ce discours du 17 janvier : « Ce processus d’alphabétisation exige qu’on réalise de manière simultanée l’intégration des différents langages qui nous constituent comme personnes. C’est-à-dire une éducation (alphabétisation) qui intègre et harmonise l’intelligence, les affections et les mains – c’est-à-dire, la tête, le cœur et l’action. »

« Cela est important, selon François, pour remédier à l’état actuel de la culture dont il fait une évaluation qui rejoint celle de Bauman et de Lipovetsky.

« Dans cette société liquide ou légère – c’est le nom que certains penseurs comme Bauman et Lipovetsky lui ont attribué – les points de repère qui permettraient aux personnes de se construire individuellement et collectivement sont en voie de disparition. Tout est volatile, et donc tout perd sa consistance.

« D’une manière ou d’une autre, l’université doit désormais créer la conscience de ce processus de perte de l’espace public. La manière de le faire serait de créer un ressenti, et donc une expérience de cette forme d’aliénation moderne. Le pape François affirme : » Sans le “nous” d’un peuple, d’une famille, d’une nation et, en même temps, sans le nous de l’avenir, des enfants et du lendemain, sans le nous d’une cité qui transcende le “moi” et soit plus grand que les intérêts individuels, la vie sera non seulement toujours plus morcelée mais aussi plus conflictuelle et violente. »

Retour à la sagesse des communautés aborigènes (la logique du synode pan-amazonien)

« Il faut bien noter que, à la lumière des paragraphes précédents, le savoir ne doit pas être divorcé d’avec les sentiments et la praxis. « L’expérience » est en réalité le sentiment, et non l’intellect. Voilà la seule manière dont l’individu peut se transcender pour aller vers la réalité collective convergente de la cité et de l’avenir, et la seule manière pour empêcher la fragmentation de la vie.

« Dans ce contexte, François a recommandé d’élargir le concept de la « communauté éducative ». Les chercheurs doivent s’intégrer au peuple qui forme le Chili afin que la sagesse soit intégrée à l’« intuition populaire ». Le savoir ne doit pas être cultivé pour lui-même, mais doit toujours ressentir qu’il est au service de la vie. Nous devons produire :

«  … cette synergie tellement enrichissante entre la rigueur scientifique et l’intuition populaire. L’étroite interaction entre les deux empêche le divorce entre la raison et l’action, entre la pensée et les sentiments, entre la connaissance et la vie, entre la profession et le service. »

« Donc, ce que le pape recommande ici, c’est que le monde de la connaissance se retourne vers les gens du cru et leurs coutumes et expériences pour atteindre la sagesse. La raison se doit de se relier avec l’action, qui est le peuple.

« L’epistémè (le savoir) doit assumer une logique pluraliste, et dans ce contexte il doit prêter attention à ses « principaux interlocuteurs », les « communautés aborigènes » évoqués par Laudato si’, 146 (que cite François dans son discours du 17 janvier). Ainsi, l’université doit mettre fin aux absurdités que sont la recherche des causes et la poursuite du savoir pour lui-même. Le savoir universitaire doit se mélanger avec les « communautés aborigènes » – c’est-à-dire, avec le « tiers-monde » ou « l’alter-mondialisation », les mouvements néo-païens qui se cachent sous ce nom.

« C’est ici que la citation de Gershom Scholem est insérée par le pape. Selon François, une vieille tradition de la kabbale enseigne que la scission provoquée dans l’homme par l’action de manger le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal est à l’origine du mal. Notez bien : ce n’est plus la Genèse, mais la kabbale qui est aujourd’hui notre source putative pour connaître l’origine du mal. François poursuit : « De cette manière, le savoir a acquis une primauté sur la Création, en la soumettant à ses schémas et à sa volonté (Cf. Gershom Scholem, La mystique juive, Paris 1985, p. 86). » Nous comprenons donc que le pape semble comprendre le mal à la manière de la kabbale juive. C’est une question de savoir sans retenue : « Une tentation, latente dans tous les domaines académiques, celle de réduire la Création à quelques schémas d’interprétation, la privant du Mystère propre qui a conduit des générations entières à chercher ce qui juste, ce qui est bien, beau, et vrai ».

(Fin du commentaire de l’universitaire catholique.)

On pourrait conclure de ce commentaire que le pape a montré à travers ce discours au Chili une aversion à l’égard de la culture intellectuelle et qu’il présente comme alternative une façon de « retour aux sources aborigènes », une orientation vers les traditions populaires. Le fondement de cette argumentation est exposé par la kabbale. Il faut donc nous tourner maintenant vers la kabbale, ses racines, et quelques-uns de ses adhérents contemporains.

Gershom Scholem et Adin Steinsaltz sur le judaïsme moderne et la kabbale

La référence à la kabbale donnée par le pape François est tirée de La mystique juive de Gershom Scholem, et le pape se réfère ici à « une tradition kabbalistique ancienne relative au péché originel ». Cette citation est tirée des écrits de l’autorité la plus éminente au monde sur la kabbale juive : Gershom Scholem.

La kabbale est constituée d’une série de textes mystiques gnostiques dont la rédaction a commencé à la suite de la destruction du Deuxième Temple, davantage développée en Espagne médiévale et en Provence française avant de se déporter vers l’Europe orientale aux seizième et dix-septième siècles. C’est elle, la doctrine au cœur du judaïsme hassidique ’Habad-Loubavitch. Scholem (1897-1982) été professeure à l’université hébraïque de Jérusalem, historien du mysticisme juif, mais n’était pas lui-même un pratiquant de la kabbale.[!?]

 Tel n’est pas le cas du rabbin ’Habad-Loubavitch Adin Steinsaltz, leader mondial des cercles juifs hassidiques et « orthodoxes ». On sait que le rabbin Steinsaltz – le « Nasi » originel, le prince du nouveau Sanhédrin récemment créé (en octobre 2005) – a ouvertement déclaré que la kabbale est aujourd’hui la théologie officielle du peuple juif.

Le 5 décembre 2017, le pape François rencontré le rabbin Steinsaltz. Ce qu’ils se sont dit reste à révéler.

Pour revenir au discours du 17 janvier du pape François où il cite la kabbale, il dit : « L’origine du mal se trouve dans la scission produite par l’être humain quand il a mangé de l’arbre de la science du bien et du mal. De cette manière, le savoir a acquis une primauté sur la Création, en la soumettant à ses schémas et à sa volonté (Cf. Gershom Scholem, La mystique juive, Paris 1985, p. 86). » Et il poursuit : « C’est peut-être là une tentation, latente dans tous les domaines académiques, celle de réduire la Création à quelques schémas d’interprétation, la privant du Mystère propre qui a conduit des générations entières à chercher ce qui juste, ce qui est bien, beau, et vrai. »

Essentiellement, le pape affirme à son auditoire chilien que le rôle de l’université n’est pas de rechercher les vérités universelles de la foi et de la raison, enracinées dans la culture occidentale, et de les révéler à l’humanité ; au contraire, « le nouvel épistémè » de la pluralité et de dialoguer avec les cultures et les religions indigènes. Comme je disais plus haut universitaire catholique anonyme, pour le pape François, « le savoir universitaire doit se mélanger avec les “communautés autochtones” ».

Le but est donc de former un tout convergent et intégré où la vérité catholique et les superstitions païennes sont mises sur un pied d’égalité.

Ainsi que je l’ai montré dans un autre écrit, la majorité de ces religions et superstitions sont d’origine satanique (luciférienne). LifeSiteNews vient pour sa part de montrer que, aujourd’hui encore, certains de ces « peuples aborigènes » ont au nombre de leurs coutumes le sacrifice d’enfants.

Comment de telles pratiques maléfiques des religions autochtones peuvent-elles s’accorder avec l’Eglise catholique moderne ?

Ainsi que Jorge Luis Borges tente de nous en informer dans son essai universitaire sur les enseignements de la kabbale, « le mal est dans la variété, mais la variété est nécessaire au monde ». Le but véritable de la kabbale n’est pas seulement de dire que « le mal est nécessaire », mais comme le disait plus haut Gershom Scholem, corroboré par Borges, d’incorporer Satan comme nécessaire à l’harmonie de l’essence divine. « Toutes les créatures, y compris le démon… seront de nouveau mêlées avec la divinité d’où elles sont jadis sorties » (Borges, Les sept nuits).

Une telle vision du monde pourrait expliquer également pourquoi le cardinal Ravasi, président du Conseil pontifical pour la culture, a participé à une cérémonie rituelle de culte à la « Pachamama », la Terre-Mère, alors qu’il était en Argentine, le 29 novembre 2014. Il semble que les distinctions entre la foi catholique et ces « religions autochtones » syncrétiques, qui auraient supposément « diabolisées » comme l’affirme l’Instrumentum laboris en vue du synode pan-amazonien de 2019, sont en train d’être peu à peu éliminées. Maintenant nous devons apprendre des « communautés autochtones » au lieu de les aider à se convertir à l’unique vraie foi, catholique et apostolique.

Tous les catholiques devraient être inquiets de voir le vicaire du Christ lui-même citer la kabbale sans critique, en renvoyant des fidèles vers ces religions primitives qui n’ont pas encore reçu la Lumière du Christ. Reed Armstrong

Le nouveau paradigme kabbaliste du « pape » François