Transfiguration

SERMON LXXVIII. LA TRANSFIGURATION de Saint Augustin

Il nous faut contempler, mes bien-aimés, et expliquer le spectacle saint que le Seigneur présenta sur la sainte montagne. C’est de cet évènement qu’il avait dit : «, Je vous le déclare «en vérité, il y en a quelques-uns ici présents qui ne goûteront pas la mort qu’ils n’aient vu le Fils de l’homme dans son royaume.»

Voici le commencement de la lecture qui vient de nous être faite. « Six jours après avoir prononcé ces paroles, il prit avec lui trois disciples, Pierre, Jean et Jacques, et alla sur la montagne. » Ces disciples étaient ceux dont il avait dit : « Il y en a ici quelques-uns qui ne goûteront point la mort qu’ils n’aient vu le Fils de l’homme dans son royaume. » Qu’est-ce que ce royaume? Question assez importante. Car l’occupation de cette montagne n’était pas la prise de possession de ce royaume. Qu’est-ce en effet qu’une montagne pour qui possède le ciel ? Non seulement les Écritures nous enseignent cette différence, mais nous la voyons en quelque sorte des yeux de notre cœur.

Or Jésus appelle son royaume ce que souvent il nomme le royaume des cieux. Mais le royaume des cieux est le royaume des saints ; car il est dit : « Les cieux racontent la gloire de Dieu; » et aussitôt après : « Il n’y a point de langues ni d’idiomes qui n’entendent leurs voix; » les voix de ces mêmes cieux. « L’éclat s’en est répandu sur toute la terre, et leurs paroles ont retenti jusqu’aux extrémités de l’univers. » N’est-ce donc pas des Apôtres et de tous les prédicateurs fidèles de la parole de Dieu qu’il est fait ici mention ? Ces mêmes cieux régneront avec le Créateur du ciel, et voici ce qui s’est fait pour le démontrer.

Le Seigneur Jésus en personne devint resplendissant comme le soleil, ses vêtements blancs comme la neige, et avec lui s’entretenaient Moïse et Elie. Jésus lui-même, Jésus en personne parut resplendissant comme le soleil, marquant ainsi qu’il était la lumière qui éclaire tout homme venant en ce monde. Ce qu’est ce soleil pour les yeux de la chair, Jésus l’est pour les yeux du cœur; l’un est pour les âmes ce que l’autre est pour les corps.

Ses vêtements représentent ici son Église; car ils tombent s’ils ne sont portés et maintenus. Paul était dans ces vêtements comme l’extrémité de la frange; aussi dit-il. « Je suis le moindre des Apôtres; » et ailleurs : « Je suis le dernier des Apôtres. » Or la frange est ce qu’il y a de moindre et d’extrême dans le vêtement. Aussi, comme cette femme qui souffrait d’une perte de sang fut guérie en touchant la frange de la robe du Seigneur; ainsi l’Église des gentils se convertit à la prédication de Paul. Eh ! qu’y a-t-il d’étonnant que l’Église soit figurée par de blancs vêtements, puisque nous entendons le prophète Isaïe s’écrier: « Vos péchés fussent-ils rouges comme l’écarlate, je vous blanchirai comme la neige ? »

Que peuvent Moïse et Élie, la Loi et les Prophètes, s’ils ne communiquent avec le Seigneur? Qui lira la Loi? qui lira les Prophètes, s’ils ne rendent témoignage au Fils de Dieu? C’est ce que l’Apôtre exprime en peu de mots. « La Loi dit-il, fait seulement connaître le péché, tandis qu’aujourd’hui, la justice de Dieu a été manifestée : » voilà le soleil; « annoncée par la Loi et les Prophètes : » voilà l’aurore.

Pierre est, témoin de ce spectacle, et goûtant les choses humaines à la manière des hommes : « Seigneur, dit-il, il nous est bon d’être ici. » Il s’ennuyait de vivre au milieu de la foule, il avait trouvé la solitude sur une montagne où le Christ servait d’aliment à son âme. Pourquoi en descendre afin de courir aux travaux et aux douleurs, puisqu’il se sentait envers Dieu un saint amour et conséquemment des mœurs saintes? Il cherchait son propre bien ; aussi ajouta-t-il. « Si vous voulez, dressons ici trois tentes : une pour vous, une pour Moïse et une autre pour Elie. » Le Seigneur ne répondit rien à cette demande, et toutefois il y fut répondu. En effet, comme il parlait encore, une nuée lumineuse descendit et les couvrit de son ombre. Pierre demandait trois tentes; et la réponse du ciel témoigna que nous n’en avons qu’une, celle que le sens humain voulait partager. Le Christ est la parole de Dieu, la Parole de Dieu dans la loi, la Parole de Dieu dans les prophètes. Pourquoi, Pierre, chercher à la diviser ? Cherche plutôt à t’unir à elle. Tu demandes trois tentes comprends qu’il n’y en a qu’une.

Pendant que la nuée les couvrait et formait comme une seule tente au dessus d’eux, une voix sortit de son sein et fit.entendre ces paroles « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. » Là se trouvaient Moïse et Elie. La voix ne dit pas: Ceux-ci sont mes Fils bien-aimés. Autre chose est d’être le Fils unique, et autre chose, des enfants adoptifs. Celui qui se trouve aujourd’hui signalé est Celui dont se glorifient la Loi et les Prophètes: « Voici, est-il dit, mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis mes douces complaisances; écoutez-le; » car c’est lui que vous avez entendu dans les Prophètes, lui aussi que vous avez entendu dans la Loi, et où ne l’avez-vous pas entendu ? Ils tombèrent à ces mots la face contre terre. Voilà donc dans l’Eglise le royaume de Dieu. Là en effet nous apparaissent le Seigneur, la Loi et les Prophètes : le Seigneur dans la personne du Seigneur même, la Loi dans la personne de Moïse et les Prophètes dans celle d’Élie. Ces deux derniers figurent ici comme serviteurs et comme ministres, comme des vaisseaux que remplissait une source divine ; car si Moïse et les prophètes parlaient et écrivaient, c’est qu’ils recevaient du Seigneur ce qu’ils répandaient dans autrui.

Le Seigneur ensuite étendit la main et releva ses disciples prosternés. « Ils ne virent plus alors que Jésus resté seul. » Que signifie cette circonstance? Vous avez entendu, pendant la lecture de l’Apôtre, que « nous voyons maintenant à travers un miroir, en énigme, mais que nous verrons alors face à face, » et que les langues cesseront lorsque nous posséderons l’objet même de notre espoir et de notre foi. Les Apôtres en tombant symbolisent donc notre mort, car il a été dit à la chair : « Tu es terre et tu retourneras en terre » et notre résurrection quand le Seigneur les relève. Mais après la résurrection, à quoi bon la Loi? à quoi bon les, Prophètes? Aussi ne voit-on plus ni Elie ni Moïse. Il ne reste que Celui dont il est écrit : «Au commencement était le Verbe, et le Verbe était Dieu. » Il ne reste plus que Dieu, pour être tout en tous. Là sera Moïse, mais non plus la Loi. Nous y verrons aussi Elie, mais non plus comme prophète. Car la Loi et les Prophètes devaient seulement rendre témoignage au Christ, annoncer qu’il devrait souffrir, ressusciter d’entre les morts le troisième jour et entrer ainsi dans sa gloire; dans cette gloire où se voit l’accomplissement de cette promesse adressée à ceux qui l’aiment : « Celui qui m’aime, dit-il, sera aimé de mon Père, et moi aussi je l’aimerai. » Et comme si on lui eût demandé : Que lui donnerez-vous en témoignage de votre amour? « Et je me montrerai à lui, » poursuit-il. Quelle faveur ! Quelle magnifique promesse! Dieu te réserve pour récompense, non pas quelque don particulier, mais lui-même., Comment, ô avare, ne pas te contenter des promesses du Christ? Tu te crois riche, mais qu’as-tu si tu n’as pas Dieu, et si ce pauvre l’a, que ne possède-t-il point?

Descends, Pierre, tu voulais te reposer sur la montagne, descends, annonce la parole, insiste à temps, à contre-temps, reprends, exhorte, menace, en toute patience et doctrine; travaille, sue, souffre des supplices afin de parvenir par la candeur et la beauté des bonnes oeuvres accomplies avec charité, à posséder ce que figurent les blancs vêtements du Seigneur. L’Apôtre ne vient-il pas de nous dire, à la gloire de la charité : « Elle ne cherche point son propre intérêt ? » Il s’exprime ailleurs autrement, et il est fort dangereux de ne pas le comprendre.

Expliquant donc les devoirs de la charité aux membres fidèles du Christ : « Que personne, dit-il, ne cherche son bien propre, mais le bien d’autrui. » Or en entendant ces mots, l’avare prépare ses artifices; il veut dans les affaires, pour rechercher le bien d’autrui, tromper le prochain, et ne pas chercher son bien propre, mais celui des étrangers. Arrête, ô avarice, justice, montre-toi : écoutons et comprenons. C’est la charité qu’il a été dit : « Que personne ne cherche son bien propre, mais le bien d’autrui. » Toi donc, ô avare, si tu résistes à ce conseil, si tu veux y trouver l’autorisation de convoiter le bien d’autrui, sacrifie d’abord le tien. Mais je te connais, tu veux à la fois et ton bien et le bien étranger. Tu emploies l’artifice pour t’approprier ce qui n’est pas à toi; souffre donc que le vol te dépouille de ce qui t’appartient. Tu ne veux pas? chercher ton bien, mais tu prends le bien d’autrui. Cette conduite est inique Ecoute, ô avare, prête l’oreille. Ces mots: « Que personne ne cherche son bien propre, mais le bien d’autrui, » te sont expliqués ailleurs plus clairement par le même Apôtre. Il dit de lui-même : « Pour moi je cherche, non pas ce qui m’est avantageux, mais ce qui l’est au grand nombre, afin de les sauver. »

C’est ce que ne comprenait pas encore Pierre, lorsqu’il désirait rester avec le Christ sur la montagne. Le Christ, ô Pierre, te réservait ce bonheur après la mort. Pour le moment il te dit : Descends travailler sur la terre, servir sur 1a terre, et sur la terre être livré aux mépris et à la croix. La Vie même n’y est elle pas descendue pour subir la mort, le Pain, pour endurer la faim, la Voie, pour se fatiguer dans la marche, la Fontaine éternelle pour souffrir la soif? Et tu refuses le travail ? Ne cherche pas ton intérêt propre. Aies la charité, annonce la vérité, ainsi tu parviendras à l’inaltérable paix de l’éternité.

Puis il me montra un fleuve d’eau de la vie, clair comme du cristal, jaillissant du trône de Dieu et de l’Agneau, au milieu de la rue de la ville;  et de part et d’autre du fleuve, des arbres de vie qui donnent douze fois leurs fruits, les rendant une fois par mois, et dont les feuilles servent à la guérison des nations.  Il n’y aura plus aucun anathème; le trône de Dieu et de l’Agneau sera dans la ville; ses serviteurs le serviront, et ils verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts.  Il n’y aura plus de nuit, et ils n’auront besoin ni de la lumière de la lampe, ni de la lumière du soleil, parce que le Seigneur Dieu les illuminera; et ils régneront aux siècles des siècles. (Ap 22, 1-6)

Transfiguration

Par-delà les vicissitudes des temps, le souci du salut des âmes

  • Saint Jean-Marie Vianney, dit le Curé d’Ars, saint Patron des prêtres.

 

 

 

 

 

 

Béatifié le 8 janvier 1905, il est déclaré la même année, « patron des prêtres de France ». Canonisé en 1925 par Pie XI (la même année que sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus), il est proclamé en 1929 « patron de tous les Curés de l’univers ».

Pendant les 73 ans de vie du saint curé d’Ars, la France connaît successivement la fin de l’ancien régime, la révolution, la monarchie constitutionnelle, la 1ère république, le directoire, le Consulat, le Premier Empire, la Restauration, la monarchie de juillet, le Second Empire. Pendant toute cette période note Geneviève Esquier, la France passe d’une société théocentrique à une société anthropocentrique et laïcisée. C’est dans cette France, que vit un des plus grands saints du siècle. Après avoir vaincu un nombre incroyable d’obstacles à son ordination sacerdotale, Jean marie est ordonné le 13 août 1815. Il écrit à cette époque :

« Que le prêtre est quelque chose de grand ! Le prêtre ne se comprendra bien que dans le Ciel. Si on le comprenait sur la terre, on mourrait, non de frayeur mais d’amour ! » (*)

Il passe des centaines d’heures au confessionnal, voire des milliers. On vient de toute l’Europe pour recevoir l’absolution de ce prêtre, qui lit dans les âmes, ou pour écouter ses sermons, alors que son art oratoire est si médiocre qu’il lui arrive plus d’une fois de descendre de chaire au milieu d’une phrase, incapable de savoir comment la finir. Son humilité le pousse à offrir ces épreuves et lui fait gagner des conversions en grand nombre, tellement sa bonté et son humilité touchent les cœurs. Il passe sa vie à lutter pour le salut éternel de ses frères. A tel point que Satan lui dira :

« S’il y en avait trois comme toi sur la terre, mon royaume serait détruit ! » (**)

Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (éditions l’escalade, (*) page309 et (**) page 314). Source Le salon beige

 

Par-delà les vicissitudes des temps, le souci du salut des âmes

Une sage déclaration

Déclaration du XXIVème Chapitre Général des Chevaliers de Notre Dame

Déclaration du XXIVe Chapitre Général

Le 23 juillet 2017

La défense de la Foi

Quelles qu’aient pu être les péripéties, il est incontestable que l’idée d’une reconnaissance romaine de la Fraternité Saint-Pie X a fait du chemin ces derniers temps : pourparlers, déclarations, confessions, mariages, d’où notamment la récente réaction des doyens et des supérieurs religieux.

1°- Etat de nécessité : Il reste en tout cas bien clair, que, Rome étant sous la coupe des néo modernistes, la défense de la Foi et de la Tradition n’est aujourd’hui possible qu’en s’appuyant sur « l’état de nécessité » créé par les graves fautes doctrinales et pastorales de la hiérarchie et des papes conciliaires et post-conciliaires. il serait en effet impossible de continuer à les défendre si l’on ne pouvait plus combattre les erreurs de l’Église conciliaire. En d’autres termes, si l’on cessait d’avoir recours à la « juridiction de suppléance », que confère au cas par cas le Droit canon dans « l’état de nécessité » pour s’en remettre à la juridiction concédée par Rome, on se trouverait dans un état de dépendance de la hiérarchie conciliaire tel que cela rendrait, en pratique, impossible de continuer de mener contre elle le combat de la Foi, ce qui serait contraire à la Règle des chevaliers de Notre-Dame, « gardiens de la Tradition » (I, 12 ; III, 8), qui leur impose de « défendre la Foi » (XVIII, 1 & 3, etc.)

2°- Refus du ralliement : Dans le cas des confessions puis des mariages, il y a eu, ceci avant même une reconnaissance canonique formelle de la Fraternité Saint-Pie X, un abandon partiel et progressif de la notion d’état de nécessité, sur lequel a pourtant reposé tout le combat de la Foi de Mgr Lefebvre. Le fait que la Fraternité Saint-Pie X accepterait une prélature personnelle ou une reconnaissance canonique, manifesterait publiquement qu’elle se soumet à la hiérarchie néo moderniste, consent à être dite « en pleine communion » avec elle, cautionne son nouveau magistère, son nouveau catéchisme, son nouveau droit canon, et s’en remet à la « juridiction ordinaire » concédée par le Saint-Siège. Dans son Itinéraire spirituel, Mgr Lefebvre dit bien : « C’est donc un devoir strict pour tout prêtre voulant demeurer catholique de se séparer de cette église conciliaire, tant qu’elle ne retrouvera pas la tradition du Magistère de l’Église et de la foi catholique ». Pourquoi refuser cette exhortation ? D’ailleurs, quand bien même la Fraternité Saint-Pie X serait assurée d’une relative autonomie et d’éventuelles garanties, très incertaines, elle entrerait ainsi dans le pluralisme conciliaire, la Tradition devenant une « option » parmi les autres. Elle franchirait alors un seuil de rupture que les chevaliers de Notre-Dame refuseront de franchir avec elle, devant défendre la Sainte Église catholique contre toutes les sectes, hérésies et erreurs dénoncées par les papes, en particulier contre la secte moderniste qui occupe Rome actuellement (cf. Règle I, 4 ; III, 8).

3°- Recours à des « évêques pleinement catholiques » : Puisqu’il est nécessaire pour tout chrétien de vivre sous la houlette d’un évêque pour « faire œuvre d’Église » en général — y compris pour les confirmations, ordinations et sacres —, nous gardons pleine confiance dans la Providence qui, parmi tous les évêques issus de Mgr Lefebvre, nous conservera toujours des pasteurs incapables de trahir leur vocation, de se « rallier » à la Rome conciliaire et de remettre la grâce de leur épiscopat en les mains d’un successeur de Pierre bien loin d’être « parfaitement catholique ». Ainsi, les chevaliers de Notre-Dame continueront-ils, selon leurs Constitutions (préambule § 5), à faire « appel au ministère du clergé resté fidèle », c’est-à-dire non rallié officiellement à la hiérarchie néo-moderniste, avec des « évêques pleinement catholiques, sans aucune compromission avec l’erreur ». Dans son Itinéraire spirituel, Mgr Lefebvre rappelle ce principe dans toute sa simplicité : « Une seule chose est nécessaire pour la continuation de l’Église catholique : des évêques pleinement catholiques, sans aucune compromission avec l’erreur, qui fondent des séminaires catholiques […] ». Il ne précise pas des « évêques de la Fraternité Saint-Pie X » : il dit en termes généraux des « évêques pleinement catholiques », comme il a dit « un successeur de Pierre parfaitement catholique » (29 août 1987).

Notre Dame, gardez-nous du parjure !

 

Une sage déclaration

Antichristianisme ordinaire

Des chrétiens emprisonnés dans des containers en Érythrée

Il n’y a pas que l’islamisme qui vise les chrétiens. Il y a même un simple régime sunnite d’un pays qui compte 50% de chrétiens et 50% de musulmans :

« Ils sont nombreux à croupir en prison où ils subissent des actes de torture. Les chrétiens d’Érythrée sont considérés comme une menace pour l’État. Ils sont traqués par les services de sécurité qui n’hésitent pas à abattre ceux qui tentent de s’enfuir. Quinze ans de répression impitoyable que raconte à Géopolis Clémence Martin, chargée de communication à l’ONG Portes Ouvertes.

L’ONG Portes Ouvertes ne dispose pas de chiffres précis. Ils sont très difficile à obtenir en Érythrée. Mais selon différentes sources, plusieurs milliers de chrétiens croupiraient aujourd’hui dans les maisons d’arrêt du pays où ils subissent des traitements inhumains. Objectif, leur faire renier leur foi chrétienne. Les personnes suspectées d’être des «chrétiens souterrains» sont épiées sur leur lieu de travail. Leurs mouvements et activités sont passés au crible, rapporte Portes Ouvertes (…)

Elle raconte à Géopolis le calvaire vécu par Helen Berhane, une chanteuse de Gospel érythréenne qui a passé 30 mois avec 17 autres prisonniers dans un conteneur maritime métallique. Un espace infesté de poux et de puces. Elle a résisté à ses bourreaux en improvisant des chants, malgré la torture. Elle a survécu miraculeusement à sa détention dont elle a tiré son livre-témoignage Le chant du rossignol.

«Tel un rossignol, on ne pouvait pas l’arrêter de chanter dans son conteneur, glacial la nuit, et bouillant le jour. Elle était menottée, battue par ses bourreaux. Parce qu’elle refusait de renier sa foi», précise Clémence Martin (…)

Faute de pouvoir se rassembler dans leurs églises, les chrétiens d’Érythrée tiennent des réunions clandestines pour contourner le manque de liberté religieuse. Avec le risque d’être arrêtés ou de devoir fuir le pays. «Il n’y a pas le moindre signe qui attesterait que la persécution s’arrêterait en Erythrée», constate Clémence Martin. Elle redoute la poursuite des flux migratoires de ceux qui arrivent à tromper la vigilance de leurs bourreaux.

Portes Ouvertes appelle à la mobilisation internationale en faveur des chrétiens persécutés d’Erythrée. L’ONG appelle à des sanctions concrètes contre le régime d’Asmara pour qu’il accorde enfin la liberté de religion à tous ses citoyens ».

Antichristianisme ordinaire

La vaccination pour tous

11 vaccins obligatoires : Big Pharma exulte

Connu pour sa pétition au million de signatures pour le rétablissement du vaccin trivalent DTP sans aluminium, le Professeur Henri Joyeux, chirurgien cancérologue, est vent debout contre le projet du ministre de la santé. En effet, malgré la défiance grandissante des Français à l’égard de la vaccination obligatoire, Agnès Buzyn a décidé d’imposer non plus 3 mais 11 vaccins. Le professeur Joyeux alerte sur l’aberration que l’obligation vaccinale constitue pour un nouveau né. Il rappelle les fondamentaux : l’importance de l’avis des médecins et la nécessité d’adapter de telles prescriptions à tout un chacun. Le professeur Joyeux dénonce également le business des laboratoires pharmaceutiques, prêts à tout pour des millions.

La vaccination pour tous

Cocos pas morts

En Chine

Le directeur de l’Administration d’État pour les Affaires religieuses, Wang Zuon, a publié une déclaration par laquelle il rappelle que les membres du parti communiste ne doivent pas avoir de religion :« Les membres du Parti ne doivent pas avoir de croyances religieuses, c’est pour tous les membres une ligne blanche à ne pas franchir. » Au contraire, ils doivent être « fermement athées marxistes, obéir aux règles du Parti et adhérer à la foi du Parti » (sic), parce qu’ils « ne leur est pas permis de chercher des valeurs et des croyances dans la religion ».

Il ajoute que ceux qui ont des croyances religieuses doivent les abandonner et que ceux qui résistent seront punis. Il précise qu’il est interdit d’être impliqué dans quoi que ce soit de religieux sous prétexte de développement économique ou de diversification culturelle.

Il est assez curieux de voir que ce genre de déclaration est récurrente en Chine. La dernière en date, de même haut niveau, date de 2014. Et entre temps les sous-fifres répètent le refrain. Il faut croire qu’il y a vraiment un problème au sein du parti communiste, et que les responsables n’arrivent pas à empêcher le retour de la religion…

Le Global Times (journal chinois en anglais), qui reproduit l’avertissement de Wang Zuoan, donne aussi le commentaire de Zhu Weigun, président de la Commission pour les affaires ethniques et religieuses de la Conférence consultative politique du peuple chinois (sic) : « Il est important que Wang rappelle constamment aux membres du Parti de ne pas avoir de croyances religieuses. Certains, qui prétendent être des savants, soutiennent les croyances religieuses dans le Parti, ce qui sape les valeurs du Parti fondées sur le matérialisme dialectique. »

Et comme d’habitude le directeur des Affaires religieuses souligne que les religions qui subsistent en Chine doivent être « sinisées » (ce qui implique non seulement qu’elles ne soient pas en relation avec l’étranger mais qu’elles participent à la construction du socialisme), et il fustige les « forces étrangères qui utilisent la religion pour infiltrer la Chine » et mener des « activités religieuses illégales » qui « menacent la sécurité nationale et la stabilité sociale »… Source Daoudal

Cocos pas morts

La repentance qui manque

  • le 23 juillet 1945 : ouverture du procès du maréchal Pétain.

Trois mois se sont écoulés depuis son retour en France. Le vieil homme, qui a bientôt 90 ans, est accusé « d’attentat contre la sûreté intérieure de l’État et d’intelligence avec l’ennemi, en vue de favoriser ses entreprises en corrélation avec les siennes. »

L’ancien président du conseil Reynaud sans aucune honte ose l’accuser : «d’avoir fomenté un complot en 1940 pour « trahir la France ». » Lui qui avec tous ces comparses ont désarmé le pays et l’ont livré à l’ennemi, fuyant lâchement devant l’avancée des troupes allemandes !

L’accusé est introduit vers 13 h 30, il porte l’uniforme avec pour seule décoration la médaille militaire. Contrairement aux usages, il n’est pas précédé d’un officier, mais seulement d’un sous-officier de la garde républicaine. La salle pleine à craquer. Les jurés, les témoins, les journalistes, l’assistance entassée sur des bancs et des gradins forment une masse compacte qui d’un seul homme se lève à la vue du Maréchal.

Alors que la parole lui est enfin donnée, Philippe Pétain se lève, «aucun tic du visage, aucun tremblement des mains, son impassibilité garde de l’allure» note l’écrivain Jean Schlumberger, il commence la lecture d’une déclaration rédigée. D’une voix ferme, le vainqueur de Verdun commence par s’en prendre au tribunal et à la légitimité de la Cour :

«C’est le peuple français qui, par ses représentants réunis en Assemblée nationale le 10 juillet 1940, m’a confié le pouvoir, c’est à lui que je suis venu rendre des comptes.

La Haute Cour, telle qu’elle est constituée, ne représente pas le peuple français, et c’est à lui seul que s’adresse le Maréchal de France, chef de l’État »

Je ne ferai pas d’autre déclaration. Je ne répondrai à aucune question.» Mes défenseurs ont reçu de moi la mission de répondre à des accusations qui veulent me salir et n’atteignent que ceux qui les profèrent.

J’ai passé ma vie au service de la France. Aujourd’hui, âgé de près 90 ans, jeté en prison, je veux continuer à la servir, en m’adressant à elle une fois encore. Qu’elle se souvienne ! J’ai mené ses armées à la victoire en 1918. Puis, alors que j’avais mérité le repos, je n’ai cessé de me consacrer à elle.

J’ai répondu à tous ses appels, quels que fussent mon âge et ma fatigue. Le jour le plus tragique de son Histoire, c’est encore vers moi qu’elle s’est tournée.

Je ne demandais rien, je ne désirais rien. On m’a supplié de venir : je suis venu. Je devenais ainsi l’héritier d’une catastrophe dont je n’étais pas l’auteur. Les vrais responsables s’abritaient derrière moi pour écarter la colère du peuple.

Lorsque j’ai demandé l’armistice, d’accord avec nos chefs militaires, j’ai rempli un acte nécessaire et sauveur.

Oui, l’armistice a sauvé la France et contribué à la victoire des Alliés en assurant une Méditerranée libre et l’intégrité de l’Empire.

Le pouvoir m’a été confié et légitimement reconnu par tous les pays du monde, du Saint-Siège à l’U.R.S.S. De ce pouvoir, j’ai usé comme d’un bouclier pour protéger le peuple français. Pour lui, je suis allé jusqu’à sacrifier à mon prestige. Je suis demeuré à la tête d’un pays sous l’occupation.

Voudra-t-on comprendre la difficulté de gouverner dans de telles conditions ? Chaque jour, un poignard sur la gorge, j’ai lutté contre les exigences de l’ennemi. L’Histoire dira tout ce que je vous ai évité, quand mes adversaires ne pensent qu’à me reprocher l’inévitable.

L’occupation m’obligeait à ménager l’ennemi, mais je ne le ménageais que pour vous ménager vous-mêmes, en attendant que le territoire soit libéré.

L’occupation m’obligeait aussi, contre mon gré et contre mon cœur, à tenir des propos, à accomplir certains actes dont j’ai souffert plus que vous, mais devant les exigences de l’ennemi, je n’ai rien abandonné d’essentiel à l’existence de la patrie.

Au contraire, pendant quatre années, par mon action, j’ai maintenu la France, j’ai assuré aux Français la vie et le pain, j’ai assuré à nos prisonniers le soutien de la Nation.

Que ceux qui m’accusent et prétendent me juger s’interrogent du fond de leur conscience pour savoir ce que, sans moi, ils seraient peut-être devenus. *

Pendant que le Général De Gaulle, hors de nos frontières, poursuivait la lutte, j’ai préparé les voies de la libération, en conservant une France douloureuse mais vivante.

A quoi, en effet, eût-il servi de libérer des ruines et des cimetières ?

C’est l’ennemi seul qui, par sa présence sur notre sol envahi, a porté atteinte à nos libertés et s’opposait à notre volonté de relèvement.

J’ai réalisé, pourtant, des institutions nouvelles ; la Constitution que j’avais reçu mandat de présenter était prête, mais je ne pouvais la promulguer.

Malgré d’immenses difficultés, aucun pouvoir n’a, plus que le mien, honoré la famille et, pour empêcher la lutte des classes, cherché à garantir les conditions du travail à l’usine et à la terre.

La France libérée peut changer les mots et les vocables. Elle construit, mais elle ne pourra construire utilement que sur les bases que j’ai jetées.

C’est à de tels exemples que se reconnaît, en dépit des haines partisanes, la continuité de la Patrie. Nul n’a le droit de l’interrompre.

Pour ma part, je n’ai pensé qu’à l’union et à la réconciliation des Français. Je vous l’ai dit encore le jour où les Allemands m’emmenaient prisonnier parce qu’ils me reprochaient de n’avoir cessé de les combattre et de ruiner leurs efforts.

Je sais qu’en ce moment, si certains ont oublié, depuis que je n’exerce plus le pouvoir, ce qu’ils ont dit, écrit ou fait.

Des millions de Français pensent à moi, qui m’ont accordé leur confiance et me gardent leur fidélité.

Ce n’est point à ma personne que vont l’une et l’autre, mais pour eux comme pour bien d’autres, à travers le monde, je représente une tradition qui est celle de la civilisation française et chrétienne, face aux excès de toutes les tyrannies.

En me condamnant, ce sont des millions d’hommes que vous condamnerez dans leur espérance et leur foi. Ainsi, vous aggraverez ou vous prolongerez la discorde de la France, alors qu’elle a besoin de se retrouver et de s’aimer pour reprendre la place qu’elle tenait autrefois parmi les nations.

Mais ma vie m’importe peu. J’ai fait à la France le don de ma personne. C’est à cette minute suprême que mon sacrifice ne doit plus être mis en doute.

Si vous deviez me condamner, que ma condamnation soit la dernière et qu’aucun Français ne soit plus jamais détenu pour avoir obéi aux ordres de son chef légitime.

Mais, je vous le dis à la face du monde, vous condamneriez un innocent en croyant parler au nom de la justice et c’est un innocent qui en porterait le poids, car un Maréchal de France ne demande de grâce à personne.

A votre jugement répondront celui de Dieu et celui de la postérité. Ils suffiront à ma conscience et à ma mémoire.

Je m’en remets à la France ! »

Tiré du livre Message d’outre-tombe du Maréchal Pétain : Textes officiels, ignorés ou méconnus, consignes secrètes (Aux Nouvelles Editions Latines. Pages 272, 273, 274,275.) rédigé par Philippe Pétain, Monique Paillard,Jean Paillard.

La confusion des débats et telle, qu’elle ne permet pas de lever le voile sur les vraies responsabilités entre le maréchal et les institutions de la IIIème République. Philippe Pétain est condamné à mort le 15 août, radié de l’Académie française, laquelle n’élit personne jusqu’à sa mort, et démuni de tous ses biens. De Gaulle lui accorde la grâce présidentielle et commue sa peine en détention à perpétuité. Incarcéré sur l’île d’Yeu, il y meurt six ans plus tard. Voir la chronique du 15 août.

  • le 23 juillet 1951 : mort du Maréchal Philippe Pétain, homme d’État.

C’est le plus vieux détenu du monde qui meurt. Il a 96 ans ; 6 ans, jour pour jour après son procès. Le 11 avril 1951, le colonel REMY, chef et créateur du réseau de résistance « Réseau Notre Dame » écrit dans l’hebdomadaire « Carrefour » un article où sous le titre :

« la justice ou l’opprobre »

Il s’élève contre le maintien en forteresse du Maréchal dans des conditions honteuses et inhumaines. Le colonel REMY a, par ailleurs, adhéré à l’Association pour la défense du maréchal Pétain, afin que justice lui soit rendue.

A 9h22, après cinq jours d’agonie, le maréchal Pétain a cessé de vivre; le médecin-capitaine Maître annonce à la Maréchale le décès de son mari en prononçant ces quelques mots : « Madame, le Maréchal de France n’est plus ».

Le Maréchal est revêtu de son uniforme portant une seule décoration, la Médaille Militaire. La dignité de Maréchal de France sera inscrite sur les actes de l’état civil. La Maréchale reçoit, le jour même, plusieurs milliers de messages de condoléances dont ceux de la Maréchale Joffre et du général Juin.

La repentance qui manque