Le français insoumis ?

IMG_20170412_111003Source: D’où parle Jean-Luc Mélenchon ?, Boulevard Voltaire, 11 avril 2017

En 2012 sur RMC, Jean-Luc Mélenchon répondait aux questions des auditeurs. Voici d’où il parle :

« Je suis un homme discret, explique Jean-Luc Mélenchon. Je ne veux pas que mes opinions philosophiques ou religieuses soient mises sur la table car un élu doit représenter tout le monde. Maintenant, la question qui est posée sur la franc-maçonnerie, je ne veux pas parler de mes convictions philosophiques ou religieuses personnelles. La maçonnerie, pour certains, est une philosophie. C’est une sorte de religion familiale. Je peux dire puisqu’il n’est plus là que mon père l’était, et puisqu’il n’est plus là que mon grand-père l’était également Ce que je voudrais dire maintenant, c’est la chose suivante. Ne perdez pas de vue ce que ce courant a représenté dans l’histoire des idées et de la fraternité, de la liberté et de l’égalité dans notre pays. Voyez-vous, ce courant est le courant des Lumières, c’est lui qui a lutté contre l’obscurantisme. Monsieur, chaque fois que vous chantez la Marseillaise, le chant de notre patrie républicaine, vous chantez un chant écrit par un Franc-maçon. [D’où notre appel à contre-attaquer pour repousser et exorciser ce maléfice en priant et en récitant un Ave Maria à chaque fois qu’on entend la Marseillaise. Ndlr.] Si vous chantez l’Internationale vous chantez un chant écrit par un Franc-maçon. »

Tout s’éclaire. Voilà donc la raison pour laquelle Jean-Luc Mélenchon, ces jours-ci, est la vedette des médias, le sauveur attendu : les « Lumières » de Lucifer

Le site Medias-presse.info a rapporté cette information d’un Mélenchon franc-maçon de père en fils : « Les grandes révolutions sanguinaires qui ont sabré l’Europe depuis la Révolution de 1789 et jusqu’à la Révolution d’Octobre (1917 en Russie) sont des révolutions maçonniques. Le Système ou régime républicain qui sévit en France pratiquement sans interruption depuis 1792 est un régime maçonnique, qui se dresse contre Dieu et contre son peuple… Seule pour le moment la Russie a réussi sa contre-révolution, rien d’étonnant qu’elle soit attaquée de toutes parts par le Système… »

D’où parle Jean-Luc Mélenchon ?

Lors de son meeting à Marseille dimanche 9 avril Jean-Luc Mélenchon a hurlé, tel un dictateur illuminé, qu’il parlait « depuis la splendide et immense clameur de la déclaration des droits de l’homme surgissant du volcan de la Grande Révolution. Nous voici« .

Quelles sont les banques qui financent Jean-Luc Mélenchon ? On aimerait le savoir. Il parle depuis la Révolution bourgeoisie parisienne de 1789, financée par les banques, soutenue par la franc-maçonnerie, cette association opaque où le secret permet l’entraide et l’assistance entre ses membres, à l’exclusion de tous les autres, et qui a volé les biens du clergé et de la noblesse, assassiné le petit peuple en 1789 pour prendre le pouvoir et ruiner la France avec les assignats. « La Révolution aura fait reculer la législation sociale de trois-quarts de siècle« , disait René Sédillot (1906-1999), historien.

80% des personnes guillotinées furent des petites gens. 28% furent des paysans, 31% des artisans et des ouvriers, plus de 20% des marchands, 8 à 9% de nobles, 6 à 7% des membres du clergé. (René Sédillot, Le Coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin, Mesnil-sur-l’Estrée 1984, p. 24.)

« La révolution française a fait plus de morts en un mois au nom de l’athéisme que l’Inquisition au nom de Dieu pendant tout le Moyen Age et dans toute l’Europe… » (Pierre CHAUNU)

Jean-Luc Mélenchon parle depuis la Révolution bolchévique de 1917. Elle aussi est une révolution de bourgeois financés par la banque anglo-saxonne…

Rappelons ceci au lecteur attentif : en-dehors de quelques vérités éparses sur le bellicisme condamnable des Etats-Unis et de l’OTAN, la partie idéologique du discours de Mélenchon est totalitaire. La première logique totalitaire apparaît sous la Révolution française (Stéphane Courtois). « Il nous faut des Vendée! » avait proclamé Lénine… Il avait tenu parole en multipliant les massacres. On avait noyé les contre-révolutionnaires dans la Volga comme Carrier l’avait fait dans la Loire. La terreur jacobine tenait lieu de modèle. On n’aurait seulement pas la naïveté de Robespierre: on tuerait les apprentis thermidoriens avant qu’ils ne se manifestent. On irait, cette fois, jusqu’au bout. Et l’on réécrirait l’histoire comme on l’avait fait en France. On maquillerait crimes et châtiments. Les koulaks seraient des ‘bandits‘, comme les Vendéens avait été des ‘brigands‘. On nierait les procès truqués, les déportations, les famines organisées, le goulag, comme on avait nié, on nie parfois encore, les tannages de peau humaine, le massacre des prisonniers, l’empoisonnement des puits, la déportation des femmes et des enfants, le génocide d’une population exclue de la condition humaine pour sa fidélité à l’ordre ancien, ses attachements immatériels à des réalités qu’on avait abrogées par décret. » (Source: Figaro Histoire titrée « Vendée l’épopée des géants le Figaro, Juin-Juillet 2016, n°26)

La république dite « française » est un système qui se dit « laïc » mais qui, en réalité, est tout sauf laïc, c’est une religion totalitaire et moniste (confusion des pouvoirs temporel et spirituel). La ruine actuelle de la France depuis 1789 vient de là. (Cf. La « religion de la république »™ : Vincent Peillon plus fort que Robespierre !).

Cette religion ne s’appuie pas sur l’expérience mais nie ce qui a précédé. C’est une manière de se définir en opposition à ce qui précède, en projet négatif qui se positionne contre. Un projet, qui nie la nation-héritage (la remplace par la nation-contrat de Rousseau), et finit par massacrer tout ce qui lui est opposé afin de parvenir à sa fin…. (« Ce qui constitue une République, c’est la destruction totale de ce qui lui est opposée« , disait Saint-Just, l’Archange de la Terreur et sa culotte de peau humaine…)

Les héritiers de Saint-Just, les partisans de Jean-Luc Mélenchon divisent la société entre les bons (les mondialistes, les internationalistes) et les autres, essentiellement mauvais (patriotes, nationalistes). Envers ces derniers, l' »Amour » qu’a proclamé dimanche dernier Jean-Luc Mélenchon à Marseille n’existe pas. Que voulez-vous ? « La fin sanctifie les moyens« , « qui veut la fin, veut les moyens!« , disait l’ancêtre de Jean-Luc Mélenchon, Brissot de Warville, l’anglomane « girondin » classé comme modéré… en réalité un agent de l’Angleterre, stipendié des banquiers et des hommes d’affaires (Source: René Sédillot, Le Coût de la Terreur, Vérités et Légendes, Perrin, Mesnil-sur-l’Estrée 1990, p. 213, 214). C’est la raison pour laquelle on aimerait savoir quelles sont les banques qui financent la campagne de Mélenchon. Brissot voulait « incendier les quatre coins de l’Europe », « car notre salut est là ! » (Mallett du Pan, Considérations sur la nature de la Révolution, 1793, réed. Editions du Trident, Paris 2007, p. 75). C’est cela, l’impérialisme des « Lumières » de Jean-Luc Mélenchon !

Brandissant un rameau d’olivier à Marseille, Mélenchon déclarait : « Je suis le candidat de la paix! » Il proclamait l' »Amour » (sic) et l’ouverture… Il demandait un « chant d’amour » et une « minute de silence » pour les migrants noyés dans la Méditerranée, « sécher leurs larmes et les serrer contre nos coeurs ». L’Amour pour les « peuples du Maghreb qui sont nos frères et nos soeurs », et dans le même temps, il prêchait la haine pour le prochain qui ne partageait pas ses vues politiques. Il nous semble à nous qu’avant de vouloir l’Amour et l’unité du genre humain, commencer par vouloir faire l’unité de ses proches et des Français serait déjà un bon début…. notamment à propos des victimes des attentats pour lesquelles il n’a pas eu un seul mot de compassion et d' »amour ». De même, lorsque Mélenchon déclare à son meeting de Marseille : « Je me réjouis que la France soit métissée et tous les enfants sont mes enfants. Et aux monstres qui veulent autre chose, je leur demande comment ils comptent faire si jamais on leur permet de le faire ! Je vous demande, Françaises, Français, un châtiment électoral exemplaire  pour ceux qui ont voulu nous diviser ». Où est l' »amour » dans le châtiment… électoral exemplaire ? Heureusement que ce n’est qu’un châtiment « électoral » ! N’est-ce pas déjà diviser les Français que de tenir ce genre de propos envers ceux qui n’ont pas le même projet politique ?

Cela peut finir en tyrannie. Une étonnante tribune au « Monde » de Serge Sur, professeur émérite de droit public à l’université Panthéon-Assas avertit : la VIe République voulue par M. Mélenchon débouche sur un régime d’Assemblée, voué à l’impuissance ou à la tyrannie… L’idée est toujours celle d’une assemblée unique, détentrice de tous les pouvoirs…, avertit Serge Sur.

D’où parle Jean-Luc Mélenchon ?

L’historien a analysé le mécanisme du totalitarisme : la virtualité totalitaire se trouve dans la réunion des deux principes de 1789, le « volontarisme » (la Volonté générale) et le « constructivisme » (tout ce que veut l’Assemblée, elle le peut). « L’association du volontarisme et du constructivisme constitue ainsi la première racine de la Terreur révolutionnaire. L’histoire de la Terreur […] ne commence de ce point de vue ni en 1793 ni même en 1791 ni en 1792 : elle est consubstantielle à la Révolution qui, dès 1789, se présente comme une pure aventure de la volonté« . (Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l’Estrée 2003, p. 50.)

Le système totalitaire place au centre de sa vision délirante de la société l’image de « l’ennemi ». On trouve une identité entre la violence du projet communiste de 1917 et celui de Jean-Luc Mélenchon dans l’utilisation d’un vocabulaire de haine envers les « ennemis du peuple » (comme en 1793). En 1917 c’était (au choix) les « contre-révolutionnaires », les « koulaks », les « capitalistes », les « ennemis intérieurs », aujourd’hui avec Jean-Luc Mélenchon ce sont les « parasites incapables inutiles » du meeting de Marseille…

Les ancêtres marxistes de Jean-Luc Mélenchon promettaient « la paix » et des lendemains radieux. En 1789, « les bourreaux qui coupaient le cou des enfants et des vieillards, les bénins spectateurs qui assistaient au guillotiner des femmes s’attendrissaient sur les progrès de l’humanité… » (Benjamin Constant). En 1917, la propagande marxiste promettait tout à tout le monde la terre aux paysans, le pain et les usines aux ouvriers, la paix générale entre nations, une « société sans classes »…, le bonheur parfait du peuple et le « bonheur pour tous ». Cela s’est terminé par cent millions de morts. (Le Livre noir du Communisme). L’histoire ne nous a-t-elle donc rien appris ?

Réfléchissez-y, si vous voulez la paix, évitez de voter pour un projet qui porte en lui la virtualité totalitaire !

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