La déroute

Pas de réponse aux dubia, pas de correction fraternelle, le mauvais pasteur peut tranquillement continuer son travail de démolition de la doctrine par le biais d’un discours ambigüe et laxiste, par le biais de sa praxis hétérodoxe et semer le trouble par ses interviews scandaleux, sans parler de la réhabilitation de Luther.

Les 4 cardinaux Brandmüller, Burke, Caffara et Meisner, qui avaient publié les dubia au Pape pour clarifier le document « Amoris Laetitia », ont finalement décidé ne  plus faire   une correction publique comme ils l’avaient annoncé.

Ils se sont réunis il y a environ trois semaines, à Rome, et  ont opté pour ce choix. Il semble que la raison est le fait qu’ils ne se sentent pas soutenus par d’autres cardinaux, au niveau officiel. Ils ont donc décidé de jeter l’éponge. [Et la Foi qui va avec.]
  
Cette attitude de mutisme des princes de l’Église est en soi contradictoire avec leur mission cardinalice. [La correction fraternelle est un acte de charité, nous dit saint Thomas, et donc nos cardinaux manquent au devoir de charité envers François et envers aussi tout ceux qu’il égare]

 Car le pasteur doit exposer sa vie et sa renommée pour défendre les brebis. Le mercenaire, non. « C’est une honte pour un pasteur, disait Jean le Scolastique, de craindre la mort « (ou l’exil sur une île). 
Le pasteur est tenu en tout temps de prêcher son troupeau, s’il doit conserver la Foi et la morale catholique quand elles sont respectées; il doit bien davantage les défendre quand elles sont attaquées. Si le pasteur ne parle pas, les brebis iront sans remède dans la gueule du loup. 
Le pasteur (prêtre, évêque ou cardinal) doit-il aussi élever la voix contre ceux qui ne paraissent pas loups au dehors, et qui se couvrent de peau de brebis ? Oui, il faut avertir les brebis qu’elles se gardent aussi d’eux. C’est ce que Notre Seigneur lui-même enseigne : « Attende a falsis prophetis, qui veniunt ad vos in vestimentis ovium, intrinsecus autem sunt lupi rapaces (Mt, VII, 15). C’est surtout contre eux qu’il faut parler, parce que le danger de séduction est plus grand de leur part pour les brebis. 
 
Mais s’il n’y a pas d’espérance d’arrêter la rage des loups (pape et évêques progressistes), le pasteur devra-t-il élever si fort la voix avec autorité, et s’exposer peut-être à des insultes ou des sanctions ?  Oui pour le pasteur. Non pour le mercenaire. Dieu qui a confié le troupeau au pasteur, ne lui demandera pas compte de la vie des brebis, mais de sa vigilance. Il dépend du pasteur de veiller sur ses brebis. « Je t’ai mis, dit Dieu à Ézéchiel, pour garder la maison d’Israël […] Si quand je dis à l’impie, tu mourras; tu ne le lui fais pas savoir, et tu ne parles pas pour qu’il quitte l’impiété et ne meure pas, il mourra dans son péché, mais je te demanderai compte de son sang » (Ez. III,17)
 
Ce silence des cardinaux met le âmes dans un état d’extrême nécessité en ce qui concerne la Foi et la Morale. Car c’est le relativisme moral qui va désormais submerger le monde catholique en ce qui regarde le sacrement du mariage.
Cet état d’extrême nécessité justifie amplement la décision de Mgr Williamson de sacrer un évêque de plus, et ce, pour faire mieux entendre la Foi qui sauve, aux oreilles des bons et des mauvais.
 
Bernardus
Note de la rédaction : Ces cardinaux sont tous des adhérents du concile leur sursaut tardif et leur renoncement prouvent combien leur foi est sans vigueur.
Mgr Williamson quand à lui fustige les « sédévacantistes » mais sacre sans mandat et nous déclare que l’Autorité romaine mêle l’erreur à la vérité tout en restant l’Autorité……
[…] Dans ce déluge universel d’opinions, c’est la mission de l’Église de protéger la vérité et d’arracher l’erreur des âmes, et cette mission, elle la doit remplir saintement et toujours, car à sa garde ont été confiés l’honneur de Dieu et le salut des hommes. Mais, quand les circonstances en font une nécessité, ce ne sont pas seulement les prélats qui doivent veiller à l’intégrité de la foi, mais, comme le dit saint Thomas:  » Chacun est tenu de manifester publiquement sa foi, soit pour instruire et encourager les autres fidèles, soit pour repousser les attaques des adversaires « .
20 – Reculer devant l’ennemi et garder le silence, lorsque de toutes parts s’élèvent de telles clameurs contre la vérité, c’est le fait d’un homme sans caractère, ou qui doute de la vérité de sa croyance. Dans les deux cas, une telle conduite est honteuse et elle fait injure à Dieu; elle est incompatible avec le salut de chacun et avec le salut de tous; elle n’est avantageuse qu’aux seuls ennemis de la foi; car rien n’enhardit autant l’audace des méchants que la faiblesse des bons.
21 – D’ailleurs, la lâcheté des chrétiens mérite d’autant plus d’être blâmée, que souvent il faudrait bien peu de chose pour réduire à néant les accusations injustes et réfuter les opinions erronées; et, si l’on voulait s’imposer un plus sérieux labeur, on serait toujours assuré d’en avoir raison. Après tout, il n’est personne qui ne puisse déployer cette force d’âme où réside la propre vertu des chrétiens; elle suffit souvent à déconcerter les adversaires et à rompre leurs desseins. De plus, les chrétiens sont nés pour le combat. Or, plus la lutte est ardente, plus, avec l’aide de Dieu, il faut compter sur la victoire : Ayez confiance, j’ai vaincu le monde. Il n’y a point à objecter ici que Jésus-Christ, protecteur et vengeur de l’Église, n’a pas besoin de l’assistance des hommes. Ce n’est point parce que le pouvoir lui fait défaut, c’est à cause de sa grande bonté qu’il veut nous assigner une certaine part d’efforts et de mérites personnels, lorsqu’il s’agit de nous approprier et de nous appliquer les fruits du salut procuré par sa grâce.
22 – Les premières applications de ce devoir consistent à professer ouvertement et avec courage la doctrine catholique, et à la propager autant que chacun le peut faire. En effet, on l’a dit souvent et avec beaucoup de vérité, rien n’est plus préjudiciable à la sagesse chrétienne que de n’être pas connue. Mise en lumière, elle a par elle-même assez de force pour triompher de l’erreur. Dès qu’elle est saisie par une âme simple et libre de préjugés, elle a aussitôt pour elle l’assentiment de la saine raison. Assurément, la foi, comme vertu, est un don précieux de la grâce et de la bonté divine ; toutefois, les objets auxquels la foi doit s’appliquer ne peuvent guère être connus que par la prédication: Comment croiront-ils à celui qu’ils n’ont pas entendu ? Comment entendront-ils si personne ne leur prêche ?… La foi vient donc de l’audition, et l’audition par la prédication de la parole du Christ. Or, puisque la foi est indispensable au salut, il s’ensuit nécessairement que la parole du Christ doit être prêchée. De droit divin, la charge de prêcher, c’est-à-dire d’enseigner, appartient aux docteurs, c’est-à-dire aux évêques que l’Esprit-Saint a établis pour régir l’Église de Dieu. Elle appartient par dessus tout au Pontife Romain, Vicaire de Jésus-Christ, préposé avec une puissance souveraine à l’Église universelle et Maître de la foi et des mœurs. Toutefois, on doit bien se garder de croire qu’il soit interdit aux particuliers de coopérer d’une certaine manière à cet apostolat, surtout s’il s’agit des hommes à qui Dieu a départi les dons de l’intelligence avec le désir de se rendre utiles.
23 – Toutes les fois que la nécessité l’exige, ceux-là peuvent aisément, non, certes, s’arroger la mission des docteurs, mais communiquer aux autres ce qu’ils ont eux-mêmes reçu, et être, pour ainsi dire, l’écho de l’enseignement des maîtres. D’ailleurs, la coopération privée a été jugée par les Pères du Concile du Vatican tellement opportune et féconde, qu’ils n’ont pas hésité à la réclamer.  » Tous les chrétiens fidèles, disent-ils, surtout ceux qui président et qui enseignent, nous les supplions par les entrailles de Jésus-Christ et nous leur ordonnons, en vertu de l’autorité de ce même Dieu Sauveur, d’unir leur zèle et leurs efforts pour éloigner ces horreurs et les éliminer de la sainte Église « . – Que chacun donc se souvienne qu’il peut et qu’il doit répandre la foi catholique par l’autorité de l’exemple, et la prêcher par la profession publique et constante des obligations qu’elle impose. Ainsi, dans les devoirs qui nous lient à Dieu et à l’Église, une grande place revient au zèle avec lequel chacun doit travailler, dans la mesure du possible, à propager la foi chrétienne et à repousser les erreurs. […]
Nous avons souvent Nous-mêmes donné cet avertissement au peuple chrétien. Rappelez-le lui ; les biens de l’ordre le plus élevé et les plus dignes d’estime sont en péril ; pour les conserver, il n’y a pas de fatigues qu’il ne faille endurer : ces labeurs auront droit à la plus grande récompense dont puisse être couronnée la vie chrétienne. Par contre, refuser de combattre pour Jésus-Christ, c’est combattre contre lui. Il l’a nettement proclamé : il reniera aux cieux devant son Père ceux qui auront refusé de le confesser sur la terre.
 

 

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