Quand les esclaves réclament leurs chaînes

Belgique. Des salariés se font implanter une puce sous la peau

Huit salariés volontaires de l’entreprise belge Newfusion ont accepté de se faire implanter une puce sous la peau de leur main. Le dispositif électronique leur permettra de passer la porte ou d’activer leur ordinateur sans leur badge. Si le patron de Newfusion évoque une identification rapide et pratique, le président de la Ligue des droits de l’Homme belge dénonce un « flicage » des individus.

Huit salariés de l’entreprise belge Newfusion viennent de se faire implanter une puce électronique sous la peau de leur main. De la taille d’un grain de riz, la puce RFID (pour Radio Frequency IDentification) qui contient des données personnelles des salariés leur permet dès à présent d’ouvrir la porte d’entrée de leur entreprise ou d’activer leur ordinateur sans utiliser leur badge.

« Plusieurs employés ont perdu leurs badges »

À en croire les dirigeants de Newfusion cités par la RTBF, cette « alternative puce » a été proposée par souci de pragmatisme. « L’idée a germé après que plusieurs employés ont perdu leurs badges. Ici l’identification est « sous-cutanée », vous l’avez toujours avec vous ! », a expliqué Tim Pauwels, l’un des patrons.

Si les volontaires sont satisfaits du procédé, ça n’est pas le cas du président de la Ligue des droits de l’Homme belge, Alexis Deswaef qui pointe un risque de « flicage » des individus. « On peut savoir à quelle heure l’employé commence son service, quand celui-ci a pris sa pause cigarette… », a expliqué le responsable de l’ONG.

Les salariés se « sentaient géolocalisés au quotidien »

La puce RFID utilise la technique de radio-identification, mémorise et récupère des données. Déjà utilisée par différentes entreprises à travers le monde, elle coûte environ 100 euros et est à la charge de l’entreprise. Pour rappel, en avril 2016, des puces électroniques avaient été distribuées aux quelque 3 000 salariés de Sanofi travaillant sur le site de Gentilly (Val-de-Marne) afin de « mesurer l’utilisation des espaces » de façon « anonymisée ».

Une explication qui n’avait pas suffi à rassurer les salariés qui, selon le syndicat FO, se « sentaient géolocalisés au quotidien » et « sous surveillance permanente ». Les puces avaient été insérées sur les porte-badges. Source OuestFrance7/02/17

Tim Cook au Figaro : «Il est devenu impossible de vivre sans iPhone»

Tim Cook a l’habitude d’attirer l’attention. À l’occasion d’un voyage officiel en France, le PDG d’Apple nous a accordé une rare interview. Il a visité les locaux du Figaro accompagné de Marc Feuillée, directeur général, et Alexis Brézet, directeur des rédactions. Impassible devant les personnes tentant de prendre quelques selfies discrets, Tim Cook s’est fendu de plusieurs saluts de la main, à la manière d’un homme politique en campagne. Même lorsqu’il prend la parole, le PDG d’Apple n’a rien à envier à un chef d’État, alternant compliments et grandes déclarations sur la France, «très chère au cœur d’Apple».

La comparaison s’arrête là. Tim Cook n’est pas venu en France pour parler politique. À deux mois des élections présidentielles, il n’a prévu aucune rencontre avec un candidat ou un membre du gouvernement et assure être venu «célébrer la créativité française». On l’a vu faire une visite surprise aux employés de l’Apple Store de Marseille, puis ceux du Louvre et du Marché Saint-Germain, à Paris. Il y a aussi discuté de ses produits avec des créateurs d’applications. «La France a toujours eu une place à part pour Apple, assure Tim Cook au Figaro. C’est le meilleur endroit pour découvrir et discuter avec tous les musiciens, les graphistes, les designers ou les photographes qui utilisent nos produits.» Tim Cook confirme travailler sur une implantation sur les Champs-Élysées, et admet avoir acquis «quelques sociétés» dans le pays. «Nous sommes discrets sur le sujet», ajoute-t-il.

La visite de Tim Cook en France s’inscrit dans un climat délicat pour Apple en Europe. Fin 2016, la Commission européenne a demandé à l’Irlande de récupérer les «avantages fiscaux» dont le groupe américain aurait bénéficié entre 1991 et 2007. Une décision à laquelle s’oppose l’Irlande et Apple. «Je comprends vraiment pourquoi il y a un important intérêt sur cette question», assure Tim Cook. «Nous payons plus d’impôts que n’importe quelle entreprise au monde. Nous ne faisons pas d’évasion fiscale.» Un voyage comme celui effectué en France est l’occasion idéale pour le PDG d’Apple d’insister sur sa contribution indirecte aux économies locales. D’après lui, son entreprise a contribué à la création de plus de 180.000 emplois en France.

L’iPhone représente encore 70% du chiffre d’affaires d’Apple. Même quand on parle d’innovation d’avenir, Tim Cook trouve toujours le moyen de revenir au smartphone. «L’intelligence artificielle rend le smartphone encore meilleur», explique-t-il. «Souvenez-vous de votre vie avant l’iPhone, et voyez comment il s’intègre maintenant dans tout ce que vous faites. Vous l’utilisez pour suivre votre santé, vous garder le contact avec vos amis et votre famille, pour payer. Il est devenu impossible de vivre sans.»

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