Intégration désintégration

Misericordia et misera

« ….;Au cours de l’Année jubilaire, j’avais concédé aux fidèles qui, pour des raisons diverses, fréquentent les églises desservies par des prêtres de la Fraternité Saint Pie X, la faculté de recevoir validement et licitement l’absolution sacramentelle de leurs péchés. Pour le bien pastoral de ces fidèles et comptant sur la bonne volonté de leurs prêtres afin que la pleine communion dans l’Église catholique puisse être recouvrée avec l’aide de Dieu, j’établis par ma propre décision d’étendre cette faculté au-delà de la période jubilaire, jusqu’à ce que soient prises de nouvelles dispositions, pour que le signe sacramentel de la réconciliation à travers le pardon de l’Église ne fasse jamais défaut à personne……. » François / 21/11/2016

Les prêtres de la FSSPX passent donc de la juridiction de suppléance (liée à l’état de nécessité des âmes en raison de la crise de l’Église) à l’état de juridiction ordinaire (conciliaire) . Autrement dit les prêtres de la FSPPX confessent désormais officiellement  dans le cadre de l’église conciliaire.

Et dans le même temps le site de La Porte Latine fête le 42 ème anniversaire de la déclaration de Mgr Lefebvre sans apparemment y voir la contradiction fondamentale :
Nous adhérons de tout cœur, de toute notre âme à la Rome catholique, gardienne de la foi catholique et des traditions nécessaires au maintien de cette foi, à la Rome éternelle, maîtresse de sagesse et de vérité.
Nous refusons par contre et avons toujours refusé de suivre la Rome de tendance néo-moderniste et néo-protestante qui s’est manifestée clairement dans le concile Vatican II et après le concile dans toutes les réformes qui en sont issues.
Toutes ces réformes, en effet, ont contribué et contribuent encore à la démolition de l’Église, à la ruine du Sacerdoce, à l’anéantissement du Sacrifice et des Sacrements, à la disparition de la vie religieuse, à un enseignement naturaliste et teilhardien dans les Universités, les Séminaires, la catéchèse, enseignement issu du libéralisme et du protestantisme condamnés maintes fois par le magistère solennel de l’Église.
Aucune autorité, même la plus élevée dans la hiérarchie, ne peut nous contraindre à abandonner ou à diminuer notre foi catholique clairement exprimée et professée par le magistère de l’Église depuis dix-neuf siècles.
«S’il arrivait, dit saint Paul, que NOUS-MÊME ou un Ange venu du ciel vous enseigne autre chose que ce que je vous ai enseigné, qu’il soit anathème.» (Ga. 1, 8.)
N’est-ce pas ce que nous répète le Saint-Père aujourd’hui? Et si une certaine contradiction se manifestait dans ses paroles et ses actes ainsi que dans les actes des dicastères, alors nous choisissons ce qui a toujours été enseigné et nous faisons la sourde oreille aux nouveautés destructrices de l’Église.
On ne peut modifier profondément la « lex orandi » sans modifier la « lex credendi ». A messe nouvelle correspond catéchisme nouveau, sacerdoce nouveau, séminaires nouveaux, universités nouvelles, Église charismatique, pentecôtiste, toutes choses opposées à l’orthodoxie et au magistère de toujours.
Cette Réforme étant issue du libéralisme, du modernisme, est tout entière empoisonnée ; elle sort de l’hérésie et aboutit à l’hérésie, même si tous ses actes ne sont pas formellement hérétiques. Il est donc impossible à tout catholique conscient et fidèle d’adopter cette Réforme et de s’y soumettre de quelque manière que ce soit.
La seule attitude de fidélité à l’Église et à la doctrine catholique, pour notre salut, est le refus catégorique d’acceptation de la Réforme.
C’est pourquoi sans aucune rébellion, aucune amertume, aucun ressentiment nous poursuivons notre œuvre de formation sacerdotale sous l’étoile du magistère de toujours, persuadés que nous ne pouvons rendre un service plus grand à la Sainte Église Catholique, au Souverain Pontife et aux générations futures.
C’est pourquoi nous nous en tenons fermement à tout ce qui a été cru et pratiqué dans la foi, les mœurs, le culte, l’enseignement du catéchisme, la formation du prêtre, l’institution de l’Église, par l’Église de toujours et codifié dans les livres parus avant l’influence moderniste du concile en attendant que la vraie lumière de la Tradition dissipe les ténèbres qui obscurcissent le ciel de la Rome éternelle.
Ce faisant, avec la grâce de Dieu, le secours de la Vierge Marie, de saint Joseph, de saint Pie X, nous sommes convaincus de demeurer fidèles à l’Église Catholique et Romaine, à tous les successeurs de Pierre, et d’être les « fideles dispensatores mysteriorum Domini Nostri Jesu Christi in Spiritu Sancto». Amen.
Mgr Marcel Lefebvre

Les voilà intégrés, désintégrés par le disciple de Luther et cela au nom de la miséricorde.francoislluther

JE POURSUIS SUR LA ROUTE DE CEUX QUI M’ONT PRÉCÉDÉ, JE SUIS LE CONCILE.

À propos de son voyage en Suède, le pape François fait observer que « la rencontre avec l’Église luthérienne à Lund a été un pas de plus sur le chemin œcuménique qui a commencé il y a cinquante ans et dans un dialogue théologique entre luthériens et catholiques qui a porté des fruits comme la Déclaration commune, signée en 1999, sur la doctrine de la Justification ». Une déclaration signée par le cardinal Joseph Ratzinger.

Dans une interview accordée à Stefania Falasca publiée dans le quotidien catholique italien Avvenire, jeudi 17 novembre 2016, le pape revient sur les relations avec les Luthériens. Il est important, dit-il, de « retourner à l’essentiel de la foi pour redécouvrir la nature de ce qui unit »

Le pape précise en quoi consiste la doctrine de la justification : « Comment le Christ fait de nous des justes en nous sauvant par sa grâce nécessaire ». C’est, explique encore le pape, « le point d’où était parties les [réflexions] de Luther ».

Il rend hommage à Benoît XVI : « Avant moi, Benoît XVI était allé à Erfurt et il avait parlé sur ce point de manière très précise, avec beaucoup de clarté. Il avait redit que la question sur « comment je peux avoir un Dieu miséricordieux » avait pénétré le cœur de Luther et se trouvait derrière toute sa recherche théologique et intérieure. »

« Il y a eu une purification de la mémoire, constate le pape. Luther voulait faire une réforme qui devait être comme un médicament. Puis les choses se sont cristallisées, s’y sont mêlés les intérêts politiques de l’époque et cela s’est terminé par le « cuius regio eius religio », selon lequel il fallait suivre la confession religieuse de celui qui avait le pouvoir. »

Stefania Falasca fait une objection : « Mais il y en a qui pensent que dans ces rencontres œcuméniques, vous voulez « brader » la doctrine catholique. On a même dit qu’on voulait « protestantiser » l’Église… »

« Cela ne m’ôte pas le sommeil, répond le pape. Je poursuis sur la route de ceux qui m’ont précédé, je suis le Concile. Quant aux opinions, il faut toujours distinguer l’esprit dans lequel elles sont exprimées. Quand l’esprit n’est pas mauvais, elles aident aussi à cheminer. D’autres fois, on voit tout de suite que les critiques prennent ici et là pour justifier une position déjà assumée, elles ne sont pas honnêtes, elles sont faites dans un mauvais esprit pour fomenter la division. On voit tout de suite que certains rigorismes naissent d’un manque, de vouloir cacher à l’intérieur d’une armature sa propre insatisfaction. Si tu regardes « Le festin de Babette », il y a ce comportement rigide. »

Mais les avancées théologiques ne sont pas le seul terrain de l’œcuménisme : « Il ne s’agit pas de laisser de côté quelque chose, recommande le pape. Servir les pauvres veut dire servir le Christ, parce que les pauvres sont la chair du Christ. Et si nous servons les pauvres ensembles, cela veut dire que nous, chrétiens, nous nous retrouvons unis pour toucher les plaies du Christ. Je pense au travail que, après la rencontre de Lund, peuvent faire ensemble la Caritas et les organisations caritatives luthériennes. Ce n’est pas une institution, c’est un chemin. Certaines façons d’opposer les « choses de la doctrine » aux « choses de la charité pastorale », en revanche, ne sont pas selon l’Évangile et créent la confusion. »

Le pape insiste sur ces trois chemins de la prière, de charité et de la théologie pour une unité déjà « visible »: « La Déclaration conjointe sur la justification est la base pour pouvoir continuer le travail théologique. L’étude théologique doit avancer. Il y a le travail que fait le Conseil pontifical pour l’Unité des chrétiens. Le chemin théologique est important, mais toujours avec le chemin de la prière, en accomplissant ensemble des œuvres de charité. Des œuvres qui sont visibles. »

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