L’hypothèse contre la thèse

Une « pratique pastorale » en guerre avec la Doctrine

Vous avez approuvé comme la seule interprétation correcte d’Amoris Laetitia un calcul moral qui, dans la pratique sapera tout l’ordre moral, non seulement les normes de la morale sexuelle que vous cherchez évidemment à subvertir. Car, selon vous, l’application de pratiquement toute norme morale peut être considérée comme « irréalisable » en vertu d’une invocation talismanique de « circonstances complexes » qui doivent être « discernées » par un prêtre ou un Évêque en « pratique pastorale » alors que la norme est pieusement défendue sous forme inchangée et inchangeable comme « norme générale ».

Le critère nébuleux des « limites qui diminuent la responsabilité et la culpabilité » pourrait être appliqué à toutes sortes de péché mortel habituel, y compris la cohabitation — que vous avez déjà comparé à des « vrais mariages » —aux  « unions homosexuelles » —auxquelles vous avez refusé de vous opposer à leur légalisation — et à la contraception que vous avez incroyablement déclaré moralement admissible afin de prévenir la transmission des maladies et que le Vatican a confirmé plus tard être en fait votre point de vue.

Ainsi, l’Église contredirait « dans certains cas » dans la pratique ce qu’elle enseigne en principe en ce qui concerne la morale, ce qui signifie que le principe moral est pratiquement renversé. Au milieu de l’imposture synodale, mais sans vous mentionner, le Cardinal Robert Sarah a condamné à juste titre une telle disjonction spécieuse entre les préceptes moraux et leur « application pastorale » : « L’idée qui consisterait à placer le Magistère dans une jolie boîte en le détachant de la pratique pastorale — qui pourrait évoluer en fonction des circonstances, des modes et des passions — est une forme d’hérésie, une pathologie schizophrénique dangereuse ».

Pourtant, comme vous l’avez dit, basé sur le « discernement » par des prêtres locaux ou des Ordinaires, certaines personnes vivant dans une condition objective d’adultère peuvent être considérées comme subjectivement non coupables et admis à la Sainte Communion sans aucun engagement à un changement dans leur vie même si elles savent que l’Église enseigne que leur relation est adultère. Lors d’un récent interview, le célèbre philosophe Autrichien, Josef Seifert, un ami du Pape Jean-Paul II et l’un des nombreux critiques d’Amoris Laetitia dont les demandes privées pour la correction ou le retrait du document ont été ignorées par vous, a noté publiquement l’absurdité morale et pastorale de ce que vous approuvez maintenant explicitement :

« Comment cela devrait-il être appliqué ? Si le prêtre dit à un adultère : « Vous êtes un bon adultère. Vous êtes en état de grâce Vous êtes une personne très pieuse de sorte que je vous donne mon absolution sans que vous ayez à changer votre vie et vous pouvez aller à la Sainte Communion. Et en arrive un autre et il [le prêtre] dit : « … Oh, vous êtes un vrai adultère. Vous devez d’abord vous confesser. Vous devez révoquer votre vie, vous devez changer votre vie et alors vous pourrez aller à la Communion ».

« Je veux dire, comment est-ce que ça devrait fonctionner ? …. Comment un prêtre peut être juge de l’âme [et] dire qu’un est un vrai pécheur et l’autre est seulement un homme innocent, mon doux ? Je veux dire que cela semble totalement impossible. Seul un prêtre qui aurait une sorte de vision des âmes comme Padre Pio pourrait dire cela et, lui, [Padre Pio] ne dirait pas cela  »….

Avec votre louange et votre approbation, les Évêques de Buenos Aires suggèrent même que les enfants seront lésés si leurs parents divorcés et « remariés » ne sont pas autorisés à continuer à avoir des relations sexuelles en dehors du mariage alors qu’ils profanent le Saint-Sacrement. Un défenseur casuistique de votre déviation du sain enseignement présume que cela signifie que l’adultère est seulement un péché véniel si un partenaire dans la relation adultère est sous la « contrainte » de continuer à avoir des relations sexuelles adultères parce que l’autre partenaire menace de laisser les enfants à moins qu’il lui soit donné satisfaction sexuelle. Selon cette logique morale, tout péché mortel, y compris l’avortement, serait rendu véniel seulement à cause de la menace d’une partie pour mettre fin à une relation adultère si le péché n’est pas commis.

Pire encore, s’il était possible, les Évêques de Buenos Aires, en se fondant uniquement sur vos nouveautés, osent suggérer que les gens qui continuent habituellement à se livrer à des relations sexuelles adultères vont grandir dans la grâce tout en recevant de façon sacrilège la Sainte Communion.

Vous n’avez donc pas concocté un simple « changement de discipline » mais plutôt un changement radical de la Doctrine morale sous-jacente qui aura pour effet d’institutionnaliser une forme d’éthique de situation dans l’Église, ce qui réduit les préceptes moraux objectifs universellement contraignants à de simples règles générales à partir desquelles il y aurait d’innombrables « exceptions » subjectives fondées sur des « circonstances complexes » et des « limites » qui sont censées réduire les péchés mortels habituels à des péchés véniels ou même à de simples fautes ne présentant aucun obstacle à la Sainte Communion.

Mais Dieu Incarné n’a pas admis ces « exceptions » quand il a décrété par Son Autorité Divine : «
Tout homme qui renvoie sa femme et en épouse une autre commet un adultère, et celui qui épouse une femme renvoyée par son mari commet un adultère ». (Lc 16 :18) Tout le monde.

En outre, comme la Congrégation pour la Doctrine de la Foi sous Jean-Paul II a déclaré en rejetant la « proposition Kasper » qui a clairement été votre proposition tout au long : «  Cette norme [excluant les adultères publics des Sacrements] ne sont pas du tout une punition ou une discrimination envers les divorcés remariés, mais exprime une situation objective qui elle-même rend impossible la réception de la Sainte Communion ».

Autrement dit, l’Église ne peut jamais permettre à ceux qui vivent dans l’adultère d’être traités comme si leurs unions immorales étaient des mariages valides, même si les partenaires de l’adultère prétendent invraisemblablement une non culpabilité subjective tout en vivant sciemment en violation de l’enseignement infaillible de l’Église. Car le scandale qui en résulterait, éroderait et, finalement, ruinerait la Foi du peuple à la fois sur l’indissolubilité du mariage et sur la Présence Réelle du Christ dans l’Eucharistie. Avec votre approbation complète, les Évêques de Buenos Aires ont cependant rejeté l’avertissement de Jean-Paul II dans Familiaris Consortio que « si ces personnes étaient admises à l’Eucharistie, les fidèles seraient induits en erreur et en confusion en ce qui concerne l’enseignement de l’Église sur l’indissolubilité du mariage ».

En ce moment même dans l’histoire de l’Église, par conséquent, vous menez les fidèles « dans l’erreur et la confusion en ce qui concerne l’enseignement de l’Église sur l’indissolubilité du mariage ». En effet, alors que vous êtes tellement déterminé à imposer votre volonté égarée sur l’Église que dans Amoris laetitia (n . 303), vous osez suggérer que Dieu lui-même excuse les relations sexuelles continues des divorcés et « remariés » s’ils ne peuvent pas faire mieux compte tenu de leurs situations « complexes » :

« Mais cette conscience peut reconnaître non seulement qu’une situation ne répond pas objectivement aux exigences générales de l’Évangile. De même, elle peut reconnaître sincèrement et honnêtement que c’est, pour le moment, la réponse généreuse qu’on peut donner à Dieu, et découvrir avec une certaine assurance morale que cette réponse est le don de soi que Dieu lui-même demande au milieu de la complexité concrète des limitations, même si elle n’atteint pas encore pleinement l’idéal objectif ».

En approuvant explicitement la Sainte Communion pour certains adultères publics dans votre lettre à Buenos Aires, vous sapez également la capacité des autres Évêques conservateurs à maintenir l’enseignement traditionnel de l’Église. Comment les Évêques d’Amérique, du Canada et de la Pologne, par exemple, continueront à insister sur la discipline bimillénaire de l’Église, intrinsèquement liée à la vérité révélée, lorsque vous avez fait sa dispense à Buenos Aires en vertu de l’autorité de votre « Exhortation Apostolique » ? Sur quel terrain vont-ils pouvoir tenir contre un essaim d’objections maintenant que vous avez supprimé le sol de la Tradition sous leurs pieds ?

En somme, après des années d’ambiguïté artistique en ce qui concerne le statut des adultères publics par rapport à la Confession et la Sainte Communion, vous déclarez maintenant tout aussi astucieusement le renversement présumé de la Doctrine et de la pratique de l’Église en employant une lettre « confidentielle » que vous avez certainement sue qu’elle serait divulguée, votre lettre envoyée en réponse à un document de Buenos Aires que vous pouviez très bien avoir sollicité dans le cadre du processus qui vous a guidé depuis l’annonce du « Synode Bidon sur la Famille ».

Comme l’intellectuel Catholique et auteur Antonio Socci l’a écrit : « C’est la première fois dans l’histoire de l’Église qu’un Pape a apposé sa signature sur un renversement de la loi morale ». Aucun Pape précédent n’a jamais commis un tel outrage.

Les « Exceptions » à la loi morale ne peuvent pas être limitées

Curieusement, cependant, votre nouveauté en matière de calcul moral ne semble pas s’appliquer aux autres péchés que vous condamnez constamment tout en observant attentivement les limites de la rectitude politique. Nulle part, par exemple, vous indiquez que les « circonstances complexes » ou les « limites qui diminuent la responsabilité et la culpabilité » excuseraient les Mafiosi que vous avez rhétoriquement « excommuniés » en masse et a averti de l’Enfer, les riches que vous condamnez comme des « sangsues » ou même les Catholiques pratiquants que vous accusez risiblement de « péché de divination » et de «  péché d’idolâtrie » parce qu’ils ne accepteront pas « le Dieu des surprises » — c’est-à-dire vos nouveautés.

L’ensemble de votre pontificat semble avoir été centré sur une déclaration d’une amnistie pour les péchés de la chair seulement, les mêmes péchés que, comme Notre-Dame de Fatima a averti, envoient plus d’âmes en enfer que tout autre. Mais qu’est-ce qui vous fait penser que le génie moral que vous avez laissé sortir de la bouteille, que vous appelez le « Dieu des surprises » peut se limiter uniquement aux préceptes moraux que vous jugez trop rigides dans leur application ? De créer des exceptions à un précepte moral qui est sans exception, c’est effectivement les défaire tous. Vos nouveautés attaquent les fondations de la Foi et menace de renverser tout l’édifice moral de l’Église « comme un château de cartes » — le résultat très réel dont vous avez accusé les Catholiques pratiquants de promouvoir en raison de leur « rigorisme » supposé et de leur attachement à des « normes mesquines ».

Mais vous êtes insouciant de ces conséquences évidentes. Lorsqu’interrogé sur votre approche envers l’opposition des « ultra-conservateurs », qui signifie les Évêques et Cardinaux Orthodoxes, vous avez répondu avec une arrogance insouciante qui est la marque de votre gouvernement de l’Église : « Ils font leur travail et je fais le mien. Je veux une église qui est ouverte, compréhensive, qui accompagne les familles blessées. Ils disent non à tout. Je vais de l’avant sans regarder par-dessus mon épaule ».

Dans une étonnante démonstration de mépris hautain pour l’Église dont vous avez été élu chef, vous avez osé dire : « L’Église elle-même suit parfois une ligne dure, elle tombe dans la tentation de suivre une ligne dure, dans la tentation de souligner seulement les règles morales, beaucoup de gens sont exclus ».

Jamais auparavant un Pape n’a déclaré qu’il remédierait personnellement à l’absence d’ouverture et de compréhension de l’Église et à sa « tentation » de prendre une « ligne dure » sur la moralité de façon à « exclure » les gens. Ces déclarations de façon démesurément orgueilleuse et alarmante donnent lieu à l’impression que votre élection inattendue représente un développement quasi apocalyptique.

Ignorant toutes les instances, vous allez de l’avant avec votre « Révolution »

Alors que vous avez été affairé à votre travail de destruction, vous avez ignoré chaque demande privée qui vous fut adressée, y compris des demandes innombrables au sujet desquelles vous affirmez qu’Amoris Laetitia ne déroge pas à l’enseignement d’avant ainsi qu’à document préparé par un groupe de chercheurs Catholiques qui ont identifié les propositions hérétiques et erronées dans Amoris Laetitia et qui vous ont invité instamment à les condamner et à les retirer. Il est évident que vous n’avez pas l’intention d’accepter la correction fraternelle de personne, pas même des Cardinaux qui ont demandé que vous « clarifiez » la conformité de votre enseignement avec le Magistère infaillible.

Au contraire, plus alarmés que deviennent les fidèles, plus hardiment vous agissez. En continuant votre relâchement programmatique de la pratique de l’enseignement moral de l’Église en matière de sexualité, vous avez autorisé le Conseil Pontifical pour la Famille à publier le premier programme éducationnel « d’éducation sexuelle » jamais promulgué par le Saint-Siège. Une des associations de fidèles laïcs qui s’est levée pour défendre la Foi face au silence général de la hiérarchie devant votre assaut par des nouveautés dissolvantes a publié un résumé de ce programme horrible qui constitue une violation flagrante de l’enseignement constant de l’Église contre toute forme explicite d’enseignement d’« éducation sexuelle »  en milieu scolaire:

  • Remise de la formation sexuelle des enfants à des éducateurs tout en laissant de côté les parents de l’équation.
  • Un défaut de nommer et de condamner les comportements sexuels comme la fornication, la prostitution, l’adultère, la sexualité contraceptive, l’activité homosexuelle et la masturbation, comme des actions aussi objectivement pécheresses qui détruisent la charité dans le cœur et qui éloignent de Dieu.
  • Un défaut d’avertir les jeunes au sujet de la possibilité d’une séparation éternelle d’avec Dieu (damnation) pour avoir commis des péchés sexuels graves. L’enfer n’est pas mentionné une seule fois.
  • Aucune distinction entre le péché mortel et le péché véniel.
  • Aucune référence aux 6e et 9e commandements, ou à tout autre commandement.
  • Aucun enseignement sur le Sacrement de la Confession comme moyen de rétablir la relation avec Dieu après avoir commis un péché grave.
  • Aucune mention d’un sain sens de la honte (pudeur) quand il en vient au corps et à la sexualité.
  • Enseignement aux garçons et aux filles ensemble dans la même classe.
  • Partage avec les garçons et les filles ensemble dans la classe de leur compréhension des phrases telles que : « Qu’est-ce que le mot sexe te suggère? »
  • Enseignement en classe mixte pour « montrer où la sexualité se trouve chez les garçons et les filles ».
  • Formation sur le « processus d’excitation ».
  • Utilisation d’images sexuellement explicites et suggestives dans les ateliers d’activité.
  • Recommandation de divers films explicites sexuellement comme tremplins pour la discussion ….
  • Aucune mention de l’avortement comme un tort grave, mais seulement affirmation qu’il provoque « de forts dommages psychologiques ».
  • Confondre les jeunes en utilisant des expressions telles que « relation sexuelle » qui n’indiquent pas l’acte sexuel, mais une relation axée sur la personne tout entière.
  • Parler de l’« hétérosexualité » comme quelque chose à être « découvert ».
  • Utilisation d’ [une célébrité « gay »] comme exemple d’une personne douée et célèbre.
  • Approuver le paradigme du « dating » (fréquentations) comme une étape vers le mariage.
  • Aucune mention du célibat comme la forme suprême du don de soi qui constitue le sens même de la sexualité humaine.• Aucune mention de l’enseignement du Christ sur le mariage.

La même association observe que le programme d’éducation sexuelle « viole les normes précédemment promulguées par le même Conseil Pontifical ». Une autre association laïque proteste à l’effet que le programme « utilise fréquemment des images désagréables sexuellement et moralement explicites, qu’il ne parvient pas à identifier clairement et expliquer la Doctrine Catholique à partir de ses sources élémentaires, y compris les Dix Commandements et le Catéchisme de l’Église Catholique et qu’il compromet l’innocence et l’intégrité des jeunes sous la garde légitime de leurs parents ». Les leaders laïcs dans le mouvement de la famille Catholique l’ont à juste titre dénoncé comme « complètement immoral », « tout à fait inapproprié, » et « tout à fait tragique ». Comme l’un d’entre eux a déclaré : « Les parents ne doivent pas se faire d’illusions : le pontificat du Pape François marque la capitulation des autorités vaticanes à la révolution sexuelle dans le monde entier et menace directement leurs propres enfants ».

Mais cet écart radical à l’enseignement et de la pratique antérieure est seulement en accord avec les nouveautés d’Amoris Laetitia qui proclame « la nécessité d’une éducation sexuelle » dans les « établissements d’enseignement », tout en ignorant complètement l’enseignement traditionnel de l’Église qui affirme que les parents, et non les enseignants dans les salles de classe, ont la responsabilité première de fournir des informations nécessaires à leurs enfants dans ce domaine des plus sensible, en prenant soin de ne pas « tomber dans les détails » mais plutôt à « employer les remèdes qui produisent le double effet d’ouvrir la porte à la vertu de pureté et à fermer la porte au vice ».

Votre « révolution » s’est cependant à peine limitée aux questions sexuelles. Vous avez récemment convoqué une commission, dont six femmes, pour « étudier » la question des femmes « diacres », qui a déjà été étudiée par une commission du Vatican en 2002. Cette commission a conclu que le diaconat appartient à l’état clérical ordonné avec le sacerdoce et l’épiscopat et que ces soi-disant « diaconesses » dans l’Église primitive n’étaient pas des ministres ordonnés mais des aides ecclésiaux avec pas plus d’autorité que des religieuses, qui ont effectué des services limités pour les femmes, mais certainement pas les baptêmes ou les mariages. Les « diaconettes » que vous semblez envisager ne seraient donc rien de plus que des femmes faisant la mascarade en habit ecclésiastique, puisque des femmes ne peuvent éventuellement pas recevoir un quelconque degré du Sacrement de l’Ordre.

Comme vous continuez à porter atteinte au respect de la gravité absolue et du caractère surnaturel du mariage sacramentel, il semble que vous vous apprêtiez à saper davantage un respect déjà considérablement diminué du sacerdoce masculin. Qu’est-ce qui s’en vient ? Peut-être une « relaxe » de la Tradition Apostolique du célibat ecclésiastique que vous avez déjà déclaré être « sur mon ordre du jour ».

Et maintenant, alors que votre « révolution » continue de s’accélérer, vous vous préparez à partir pour la Suède en octobre, où vous pourrez participer à un « service de prière » joint avec un « Évêque » marié Luthérien, chef de la Fédération Luthérienne Mondiale pro-avortement, pro « mariage gay », pour « commémorer  » la soi-disant Réforme lancée par Martin Luther.

Il est inconcevable qu’un Pontife romain puisse ennoblir la mémoire de ce maniaque, l’hérétique le plus destructeur de l’histoire de l’Église, qui a fait éclater l’unité de la Chrétienté et qui a ouvert la voie à la violence sans fin, à l’effusion de sang et à l’effondrement de la morale dans toute l’Europe. Comme Luther a déclaré de façon si infâme : « Si je réussis à faire disparaître la Messe, alors je crois que j’aurai complètement conquis le Pape. Si la coutume sacrilège et maudite de la Messe est renversée, tout va tomber ». Il est suprêmement ironique que l’hérésiarque que vous avez l’intention d’honorer de votre présence a prononcé ces mots dans une lettre à Henry VIII qui a dirigé toute l’Angleterre dans le schisme parce que le Pape ne voulait pas tenir compte de son désir de divorcer et de se « remarier », y compris l’accès aux Sacrements.

Nous devons vous opposer

À ce stade de votre mandat tumultueux comme « Évêque de Rome », c’est incontestablement raisonnable que votre présence sur la Chaire de Pierre représente un danger clair et présent à l’Église. Compte tenu de ce danger, nous devons demander :

N’êtes-vous pas le moindrement troublé par le scandale et la confusion que vos paroles et vos actes ont causé concernant la mission salvifique de l’Église et son enseignement sur la Foi et la morale, en particulier dans les domaines du mariage, de la famille et de la sexualité ?

N’est-il jamais venu à votre esprit que des applaudissements sans fin du monde pour « la révolution François » est précisément de mauvais augure alors que Notre Seigneur a averti ? : « Malheur à vous si tous les hommes disent du bien de vous, car c’est ainsi que leurs ancêtres agissaient avec les faux prophètes ! ». (Lc 6 :26)

N’avez-vous pas aucun sens d’urgence sur les divisions que vous avez provoquées au sein de l’Église, avec quelques Évêques s’écartant de l’enseignement de vos prédécesseurs sur les divorces et les « remariés » uniquement en vertu de votre prétendue autorité tandis que d’autres tentent de maintenir la Doctrine et la pratique bimillénaire que vous vous êtes sans cesse efforcé à renverser ?

Pensez-vous que rien ne résultera des innombrables Communions sacrilèges qui découleront de votre autorisation de la Sainte Communion pour les adultères publics objectifs et pour d’autres « situations irrégulières » que vous aviez déjà autorisées en masse comme Archevêque de Buenos Aires ?

N’avez-vous jamais même reconnu que la réception de la Sainte Communion par des personnes vivant dans l’adultère est une profanation, une infraction directe contre « le Corps du Seigneur (1 Cor. 11 :29) » digne de damnation ainsi que d’un scandale public qui menace la Foi des autres, à la fois comme Benoît XVI et Jean-Paul II ont insisté à la suite de tous leurs prédécesseurs ?

Pensez-vous vraiment que vous avez le pouvoir de décréter des exceptions « miséricordieuses » dans « certains cas » par rapport aux préceptes moraux divinement révélés afin de convenir à votre notion personnelle d’« inclusion », à votre point de vue évidemment bénin du divorce et de la cohabitation et à votre fausse idée de ce que vous appelez la « charité pastorale » dans votre lettre aux Évêques de Buenos Aires ? Comme s’il n’était pas charitable d’exiger des adultères et des fornicateurs de cesser leurs relations sexuelles immorales avant de participer au Saint-Sacrement !

N’avez-vous aucun respect pour l’enseignement contraire de tous les Papes qui vous ont précédé ?

Enfin, n’avez-vous pas la crainte du Seigneur et de Son jugement, que vous minimisez ou niez constamment dans vos sermons et vos remarques spontanées, déclarant même —exactement le contraire du Credo — que « le Bon Pasteur … ne cherche pas à juger, mais à aimer » ?

Nous devons être d’accord avec l’évaluation du journaliste Catholique susmentionné concernant votre quête folle de la Sainte Communion pour les personnes dans des relations sexuelles immorales : « Toute cette affaire est bizarre. Aucun autre mot ne fait ». Au-delà de cela, cependant, l’ensemble de votre pontificat bizarre a donné lieu à une situation de l’Église qui n’a jamais été vue auparavant : un occupant de la Chaire de Pierre dont les remarques, les déclarations et les décisions sont des coups à l’intégrité de l’Église contre lesquels les fidèles doivent constamment se prémunir. Comme le même auteur conclut : « Je dis cela dans la douleur, mais je crains que le reste de cette papauté va maintenant être déchirée par des bandes de dissidents, par des accusations d’hérésies papales, des menaces de schisme — et peut-être — par un schisme pure et simple. Que le Seigneur prenne pitié ». Pourtant, la quasi-totalité de la hiérarchie ou bien en souffre en silence ou bien célèbre cette débâcle en exultant. Mais c’était lors de la grande crise Arienne du 4ème siècle lorsque, comme le célèbre Cardinal Newman l’a observé :

« Le corps de l’épiscopat a été infidèle à sa mission tandis que le corps des laïcs était fidèle à son Baptême ; [et] à un moment donné le Pape, à d’autres moments les Patriarches, le Métropolitain, et d’autres grand sièges, d’autres fois les Conciles généraux, ont dit ce qu’ils n’auraient pas dû avoir dit ou fait pour obscurcir et compromettre la vérité révélée ; tandis que, d’autre part, c’était le peuple Chrétien qui, sous la Providence, était la force ecclésiastique d’Athanasius, d’Hilaire, d’Eusebius de Verceil et de d’autres grands confesseurs solitaires qui auraient échoué sans eux ».

Si nous voulons être fidèles à notre Baptême et à notre serment de Confirmation, nous les laïcs, les pécheurs indignes que nous sommes, ne peuvent rester silencieux ou passifs face à vos déprédations. Nous sommes contraints par les exigences de la conscience de vous accuser publiquement devant nos frères Catholiques comme l’exige la vérité révélée, la loi divine et naturelle et le bien commun ecclésial. Pour rappeler l’enseignement de Saint Thomas cité ci-dessus, le Pape ne fait pas exception au principe de la justice naturelle et les sujets peuvent reprendre leur supérieur, même publiquement, quand il y a « danger imminent de scandale concernant la Foi ». Bien au contraire, la raison elle-même démontre que, plus que tout autre prélat, le Pape doit être corrigé, même par ses sujets, devrait-il « s’écarter du droit chemin ».

Nous savons que l’Église n’est pas une simple institution humaine et que son indéfectibilité est assurée par les Promesses du Christ. Les Papes vont et viennent, et l’Église survivra même sous ce pontificat. Mais nous savons aussi que Dieu daigne œuvrer au moyen d’instruments humains et qu’au-delà de l’essentiel de la prière et de la pénitence, il attend des membres de l’Église militante, du clergé et des laïcs, une défense militante de la Foi et de la morale contre les menaces de toute source que ce soit même d’un Pape, comme l’histoire de l’Église a démontré plus d’une fois.

Pour l’amour de Dieu et de la Sainte Vierge, Mère de l’Église, que vous professez révérer, nous vous appelons à abjurer vos erreurs et à défaire le tort immense que vous avez causé à l’Église, aux âmes, et à la cause de l’Évangile de peur que vous suivez l’exemple du Pape Honorius, un complice de l’hérésie anathématisée par un Concile œcuménique et son successeur, et ainsi faire tomber sur vous-même « la colère de Dieu Tout-Puissant et des Bienheureux Apôtres Pierre et Paul ».

Mais si vous ne saurez pas fléchir dans la poursuite de votre « vision » vaniteuse d’une Église plus « miséricordieuse » et évangélique que celle fondée par le Christ dont la Doctrine et la discipline que vous cherchez à plier à votre volonté. Que les Cardinaux qui regrettent l’erreur de vous avoir élu honorent leurs serments de sang et qu’au moins ils émettent une demande publique pour que vous changiez de cap ou que vous cédiez la fonction qu’ils vous ont confiée avec tant d’imprévoyance.

Pendant ce temps, nous avons le devoir d’opposer vos erreurs en fonction de notre propre rôle dans l’Église et d’exhorter nos frères Catholiques à se joindre à cette opposition, en utilisant tous les moyens légitimes à notre disposition pour atténuer le mal que vous semblez déterminer à infliger au Corps Mystique du Christ. Tous les autres recours ayant échoué, aucune autre voie n’est ouverte pour nous.

Que Dieu ait pitié de nous, de sa Sainte Église et de vous en tant que son chef terrestre.

Marie, Secours des Chrétiens, priez pour nous !

 

 

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