Une question cruciale

CE NOUVEAU RITE D’ORDINATION N’EST PAS CATHOLIQUE

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

Monseigneur le Supérieur Général,

Monseigneur,
Mes chers confrères dans le sacerdoce,

Chers ordinands,

Bien chers fidèles,

C’est avec une grande joie que nous allons entreprendre cette ordination des nombreux ordinands nous souvenant de cette belle parole de Saint Pie X « Tout instaurer dans le Christ » spécialement par le sacerdoce catholique.

La fête de saint Pierre et saint Paul, que nous fêtons aujourd’hui, a cette belle oraison que je vous invite à méditer : « Dieu qui avez consacré ce jour par le martyre des apôtres Pierre et Paul, donnez à votre Église de professer les enseignements dont elle a reçu les prémices par la prédication de ces saints apôtres ». De professer entièrement les enseignements qu’elle a reçus par la prédication des saints apôtres, la Foi catholique et c’est dans ce but que nous allons ordonner ces diacres et ces prêtres.

Le prêtre, véritable médiateur entre Dieu et les hommes

Le prêtre, chers amis, n’est rien d’autre que le médiateur entre Dieu et les hommesMediator Dei et hominum. Certes Notre-Seigneur Jésus-Christ seul est médiateur de rédemption par sa croix, mais le prêtre institué par Notre-Seigneur Jésus-Christ est l’instrument du Christ-Prêtre pour appliquer la Rédemption aux âmes par la bouche, le cœur, les mains du prêtre s’élève la prière de l’Église vers Dieu. Cette prière de louange, de supplication, s’élève des fidèles par le prêtre essentiellement. Le prêtre est médiateur d’intercession. Et en retour la grâce divine va descendre sur les fidèles, sur les hommes, par le cœur, par les paroles, par les mains, par les gestes du prêtre. Ainsi le prêtre est vraiment médiateur de Dieu et des hommes, réconciliateur de Dieu avec les hommes et offrant tout spécialement par la grande prière du saint sacrifice de la messe les expiations, les supplications et obtenant la propitiation de Dieu envers les pécheurs.

Ce double rôle ascendant et descendant de la médiation du prêtre de toute votre vie de prêtre, chers ordinands, est exprimé très bien dans l’encensement des oblats à l’offertoire de la messe. Le prêtre va commencer par tracer trois signes de croix sur les oblats, c’est à dire le calice rempli du vin et la patène sur laquelle repose l’hostie. Il trace trois larges signes de croix avec l’encensoir « Incensum istud ad te benedictum ascendat ad te domine et descendat super nos misericordia tua ». Il prononce ces paroles : que cet encens béni par vous monte vers vous Seigneur, et donc la fumée de l’encens monte à ce moment-là au-dessus des oblats pour exprimer la prière, la grande prière de Notre-Seigneur sur la croix, la supplication de Notre-Seigneur sur la croix pour les hommes pécheurs.

Et ensuite l’encensoir va tracer trois cercles concentriques autour des oblats : « Et descendat super nos misericordia tua », trois gestes d’enveloppement comme si la miséricorde de Dieu venait nous envelopper tous ensemble, tout entier, pour exprimer que va descendre, alors, par l’action du prêtre la grâce, le pardon, la miséricorde de Dieu, la vraie miséricorde qui suppose le regret des fautes et la pénitence du pécheur.

Donc c’est bien dans cet esprit catholique du sacerdoce comme médiateur entre Dieu et les hommes que je vais vous ordonner, chers ordinands.

Récemment, oh il y a trois ans, une enquête fut faite par les médias, dans un pays d’Europe réputé fervent dans la foi des catholiques. Et c’était un interrogatoire sur la piété du prêtre, pour savoir qu’elle était la piété du prêtre aujourd’hui. Et l’on interrogeait sur la prière du prêtre puisque le prêtre est précisément l’homme de la prière et de la grâce. Et on leur posait la question : combien de temps, avec quelle régularité priez vous, vous prêtre catholique, de l’Église catholique ? Et le résultat du sondage fut que 42 % des prêtres de ce pays ne prient même pas une fois par jour, et même moins que cela, et certains ne prient pas du tout. 42 % des prêtres de ce pays. Telle est la situation de l’Église, du sacerdoce aujourd’hui.

On posait la question : avec quelle régularité allez-vous vous confesser, vous les prêtres qui avez aussi besoin de recevoir le sacrement de pénitence ? Et la réponse fut que 54 % se confessent une fois par an ou moins, ou moins

C’est vous dire donc que le prêtre comme l’homme de la grâce et de la miséricorde a disparu de l’horizon de l’Église. Telle est la situation actuelle du sacerdoce et donc combien il est urgent que la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, qui a eu cet héritage de l’Église, par notre vénéré fondateur, communique cet idéal et même cette réalité catholique du sacerdoce médiateur et sanctificateur des âmes, du prêtre homme de la prière et de la grâce. Et que la Fraternité prenne tous les moyens opportuns aujourd’hui, vu la situation de l’Église, pour transmettre à tous les prêtres de l’Église, cette vérité du sacerdoce de Notre-Seigneur Jésus-Christ, la réalité du Christ Prêtre et Roi, la communiquer à toute l’Église.

Cette nature du prêtre comme médiateur me semble très simplement illustrée dans la cérémonie d’ordination sacerdotale.

Par l’onction des mains du prêtre, par la tradition du calice et de la patène, et par la deuxième imposition des mains accompagnée du pouvoir d’absoudre les péchés. Or ces trois rites sont accomplis à la fin de l’ordination, quand les ordinands sont déjà prêtres par l’imposition silencieuse des mains de l’évêque et la préface consécratoire. Ils sont déjà prêtres. Néanmoins l’Église insiste, par ces trois rites secondaires, pour préciser quelle est la nature du pouvoir du prêtre.

Et tout d’abord l’onction des mains, si belle, si significatrice. Le prêtre n’est plus un homme comme les autres, il est un consacré puisqu’il reçoit l’onction de ses mains. En oignant les deux mains de l’ordinand et de l’ordonné, le prêtre prononce ces paroles : « Consacrez et sanctifiez, Seigneur, par cette onction et notre bénédiction ces mains afin que tout ce qu’elles béniront et consacreront soit consacré et sanctifié au nom du Seigneur ». Désormais par vos mains, chers candidats au sacerdoce, vous accomplirez des merveilles, vous allez consacrer et sanctifier. Consacrer à la messe, bien entendu, en tenant le calice qui va devenir le calice du Précieux Sang, en tenant la patène qui va devenir la patène qui soutient Notre-Seigneur Jésus-Christ, son corps immolé. Vous allez donc consacrer la sainte Eucharistie, renouveler sacramentellement le sacrifice de la croix. Et vous allez sanctifier les âmes par vos mains, par toutes les bénédictions de l’Église, par le baptême, par la sainte communion que vous allez donner.

 « Le prêtre est un homme d’éternité, qui ne vit pas seulement dans le temps mais dont le sacerdoce a des effets éternels ».

Or, bien chers fidèles, cette merveilleuse onction des mains du prêtre a été truquée par l’église conciliaire depuis 46 ans. Paul VI a institué d’autres paroles, qui ne parlent ni de consécration, ni de sanctification. C’est pourquoi nous gardons précieusement ce trésor de ces prières de l’ordination.

Deuxième rite, c’est le rite de la présentation au jeune prêtre du calice et de la patène, avec des paroles très claires : « Recevez le pouvoir d’offrir le sacrifice à Dieu ». Ces paroles vous ne les trouvez pas dans les autres parties de l’ordination. Nulle part. C’est dans ce rite secondaire que vous trouverez la précision ultime de ce qu’est le sacerdoce que vous allez recevoir. Recevez le pouvoir d’offrir à Dieu le sacrifice, et il continue, « et de célébrer des messes tant pour les vivants que pour les morts au nom du Seigneur ». De célébrer des messes, c’est bien clair, tant pour les vivants que pour les morts.

Non pas seulement un sacrifice de louange pour les vivants mais aussi le sacrifice d’expiation et de propitiation pour les âmes du purgatoire dont on ne parle plus dans l’église aujourd’hui. Votre sacerdoce est un sacerdoce qui a des effets dans l’éternité, non seulement sur la terre mais au ciel pour faire entrer des âmes au ciel et au purgatoire pour délivrer les âmes.

Monseigneur Lefebvre nous disait : « Le prêtre est un homme d’éternité, qui ne vit pas seulement dans le temps mais dont le sacerdoce a des effets éternels ».

Or, cette belle prière a été truquée, encore une fois, par l’église conciliaire, le nouveau rite d’ordination où l’évêque présente le calice et la patène, avec le vin et l’hostie oui, en disant simplement : « Recevez les dons des fidèles pour les offrir à Dieu ». Alors qu’est-ce que c’est ? Vous recevez les dons des fidèles pour les offrir à Dieu ? C’est tout ? Nous ne recevons pas le don des fidèles, nous recevons le don de Dieu qui est Notre-Seigneur Jésus-Christ immolé sur la croix, pour l’offrir à nouveau à Dieu son Père. Voilà la vérité ! Nous ne pouvons pas, évidemment, accepter ce nouveau rite d’ordination truqué qui fait peser des doutes sur la validité de nombreuses ordinations selon le nouveau rite. [François y compris]

Et enfin le troisième beau rite, secondaire il est vrai et pourtant si important, le pouvoir d’absoudre les péchés. Le prêtre dit ceci à l’ordinand, en déployant sa chasuble pour signifier que désormais il va pouvoir exercer son sacerdoce et toutes ses fonctions de prêtre, il lui dit : « Recevez le Saint-Esprit. Les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez, ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez ». Les belles paroles de Notre-Seigneur aux apôtres le jour de Pâques, le soir du jour de Pâques, quoi de plus beau ? D’exprimer ce pouvoir, que les jeunes prêtres ont déjà reçus par l’imposition des mains silencieuse et la préface c’est vrai, mais l’exprimer de façon explicite que le prêtre a le pouvoir de remettre les péchés. Vous me direz, mais Dieu seul peut remettre les péchés. Précisément le prêtre est l’instrument de Dieu, Notre-Seigneur Jésus-Christ, pour remettre les péchés.

Or bien chers fidèles cette prière, ce rite de transmettre le pouvoir de remettre le péché, a été simplement supprimé du nouveau rite de l’ordination. Il n’en est plus question. Donc ce nouveau rite d’ordination n’est pas catholique. Et donc nous continuerons bien sûr fidèlement à transmettre le sacerdoce réel et valide, et valide, par le rite traditionnel de l’ordination sacerdotale.

Je terminerai, chers fidèles, en vous invitant à invoquer la Très Sainte-Vierge Marie, son Cœur Immaculé qui ne peut qu’avoir grande pitié pour la détresse de l’église et de Rome actuelle, afin qu’elle nous aide à transmettre le flambeau, à prêcher clairement la doctrine de Notre-Seigneur Jésus-Christ, vrai Dieu vrai Roi et vrai prêtre, à ce sacerdoce de Notre-Seigneur Jésus-Christ auquel nos futurs prêtres d’aujourd’hui vont participer par la grâce de Dieu, ainsi soit-il.

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.

Ainsi soit-il.

Mgr Bernard Tissier de Mallerais Sermon ordinations Ecône 2016

En 1992 , voici ce qu’écrivait Mgr Tissier à l’abbé Aulagnier

« J’ai bien reçu votre lettre du 9 janvier me transmettant une étude sur l’ordinal sacerdotal de Paul VI, étude qui me parait sans fondement.

Les deux changements affectant la forme sont : • un ET à la place d’un UT   • un ablatif « IN HIS FAMULIS » au lieu d’un accusatif « IN HOS FAMULOS ».

1) Le ET est en soi bien meilleur, car il exprime que la potestas est effectivement donnée, et non pas seulement « l’esprit de sainteté POUR qu’ils puissent obtenir l’office du second mérite » ; le nouvel ordinal dit donc : « répandez dans leur âme l’esprit de sainteté » c’est à dire la grâce sacerdotale « ET qu’ils obtiennent de vous l’office du second mérite » c’est-à-dire le caractère sacerdotal. Il est théologiquement inexact que le caractère découle de la grâce, c’est plutôt le contraire. Le nouvel ordinal est donc bien plus conforme à l’orthodoxie doctrinale.

     2) Il en est de même pour le IN HIS FAMULIS qui indique non pas seulement une grâce qui vient de l’extérieur, mais un changement profond qui se passe à l’intérieur ! Du reste, la grâce sanctifiante, comme le caractère, ne sont pas « versés » DE l’extérieur, mais plutôt « infusés » à l’intérieur.

Le père Garrigou-Lagrange, le plus fidèle interprète de saint Thomas, enseigne, vous le savez, que la grâce est « éduite de la puissance obédientielle de l’âme ». Donc il ne fait aucun doute que la nouvelle forme de l’ordination sacerdotale est plus conforme à saint Thomas que l’ancienne.

Néanmoins, rassurez-vous, je n’aurai aucun scrupule de conscience à continuer à employer l’ancienne, et même exclusivement, car les progrès théologiques, même incontestables, de la nouvelle ne valaient pas le désordre causé par le changement ; comme l’enseigne encore le docteur angélique, le mieux est parfois l’ennemi du bien, et la variation des lois est un dommage en elle-même.

Ceci dit avec, vous l’aurez remarqué, une pointe de sel, je répudie la suppression, gravissime, de la porrection des instruments, et la suppression de la transmission du pouvoir des clefs ; deux cérémonies « secondaires », deux rites « accidentels » qui avaient pourtant l’irremplaçable rôle de forcer, je dis bien, de contraindre les évêques ordonneurs à avoir une intention catholique, à moins de simulation, quod Deus avertat ! »

Note de la rédaction: On ne peut que constater l’évolution de Monseigneur Tissier de Mallerais en ce qui concerne la validité du nouveau rite; en 1992 il pensait que la nouvelle formule était meilleure mais que le fait du changement était seul nocif. Mais si la formule est, en soi,meilleure, elle est alors tout à fait valide, ce qui manque à l’analyse c’est le pourquoi, le motif, du changement, or tout le monde sait, les « réformateurs » l’ont proclamé haut et fort, que c’est le motif du faux œcuménisme qui a présidé à tous les changements de formes, et c’est justement cela qui invalide ces rits. Comme l’avait dénoncé Léon XIII pour les ordres anglicans, c’est l’intention qui est contraire à celle de l’Eglise catholique, d’autant plus flagrante que les formes et les matières venaient d’être définies par Pie XII quelques années plus tôt en 1947, dans Sacramentum ordinis, suite aux problèmes avec la Chine.

Maintenant il est nécessaire pour Mgr Tissier de Mallerais de tirer les conclusions de ces dires, tant pour l’ordination des prêtres que pour les sacres des évêques. Mais l’on peut penser que devant l’abyme ouvert il refuse la réalité.

Le point de vue de Mgr Williamson

Une ambiguïté et des doutes diaboliques
Mettent l’Église et les Évêques sens dessus dessous.

Présenter les arguments de l’abbé Calderón en faveur de la validité « fort probable » du nouveau Rite de Consécration Épiscopale ne signifie ni défendre le Novus Ordo en général, ni affirmer qu’il n’y a aucun problème avec ce nouveau Rite. Cela signifie plutôt que le problème doit être pesé non pas par des émotions échauffées mais selon la théologie sacramentelle de l’Église, [Cela fait cinquante années de négligence à traiter théologiquement le problème, Mgr L. ne l’a pas fait sérieusement] où il risque de se produire, comme le dit le proverbe, que « Les fous s’empressent là où les Anges hésitent ». Voici les arguments de l’abbé Calderón, toujours fortement abrégés :

Ce qui est nécessaire pour garantir la validité d’un Rite sacramentel est l’approbation de longue date de l’Église. Puisque le Néo-rite de Consécration Épiscopale (NCE) est un Rite entièrement nouveau, fabriqué sous Paul VI à la suite de Vatican II, rien ne le garantit tel qu’il est. En plus, l’esprit anti-liturgique du Concile, sa collégialité presque hérétique et son esprit anti-autoritaire, qui forment le contexte dans lequel le NCE fut fabriqué, soulèvent ensemble un doute quant à sa validité : la Néo-matière du NCE a-t-elle été à ce point changée qu’elle rend invalide le Sacrement ? Le NCE montre-t-il une Néo-intention rituelle de ses auteurs de fabriquer un Rite pour consacrer des Évêques pour « faire ce que fait l’Église » (et a toujours fait) ? Et la Néo-forme fut-elle officiellement établie par l’Église, et exprime-t-elle suffisamment, pas nécessairement la grâce à être conférée par l’épiscopat, mais au moins l’Ordre épiscopal, lequel implique nécessairement cette grâce ?

La Néo-matière du NCE ne soulève aucun doute car elle ne présente pas un changement significatif de la Matière traditionnelle. Par contre, la Néo-intention rituelle de ses promulgateurs est problématique car même si Paul VI a été la plus haute autorité dans l’Église, cela n’empêche que toutes ses réformes liturgiques trahissent le désire typiquement moderniste de « faire ce que fait l’Église » et en même temps de ne pas le faire. Cette contradiction a caractérisé presque tout son pontificat, causant une confusion sans nom à travers toute l’Église. Ainsi, le NCE dans son ensemble trahit l’esprit démocratique de Paul VI, altérant radicalement en plusieurs endroits le concept traditionnel d’un Évêque catholique et de son autorité. Cette Néo-intention rituelle est donc ambiguë.[Non, si elle altère radicalement c’est une contre-intention, donc le rite est invalide]

Quant à la Néo-forme du NCE, elle fut établie par la plus haute autorité de l’Église, le Pape Paul VI, c’est vrai, mais ni avec son Infaillibilité Extraordinaire, ni avec l’Infaillibilité Ordinaire de l’Église [Mais par contre Sacramentum ordinis relève de l’infaillibilité ordinaire et n’avait pas vingt ans d’âge] (qui ne rompt jamais avec la Tradition). Donc un jugement définitif de l’Église sur sa validité devra attendre la restauration du vrai Magisterium de l’Église qui est pour l’instant éclipsé. En attendant, comme Forme sacramentelle, elle semble bien valide [le doute n’est pas permis en matière de sacrements], car « Recevez l’Esprit Principal » est une Forme semblable à d’autres Formes approuvées par l’Église, et toute son ambigüité intrinsèque quant à l’Ordre des Évêques est pleinement clarifiée par l’entourage immédiat du Rite extrinsèque à la Néo-forme.

Cependant, puisque Paul VI a établi cette Néo-forme en voulant et en ne voulant pas rompre avec le concept traditionnel d’un Évêque catholique, alors en conformité avec la doctrine de Léon XIII dans Apostolicæ Curæ on peut dire que si la dissolution de l’autorité épiscopale par le NCE eût été claire et explicite, toute consécration par le NCE aurait certainement été aussi invalide que les Ordres anglicans. Or, dans l’état actuel des choses, les erreurs modernistes ne sont qu’implicites dans le contexte de l’institution du NCE [Mais ce ne sont pas les erreurs modernistes mais l’intention œcuménique maçonnique qui elle est explicite, qui invalide]. Mais voilà qui jette une ombre sérieuse sur la validité du NEC.

La conclusion de l’abbé Calderón fut proposée ici la semaine dernière : la Matière, la Forme et l’Intention rituelle du NCE sont certainement illégitimes car elles rompent avec la Tradition, mais elles sont très probablement valides car elles signifient ce qui a besoin d’être signifié pour la validité du sacrement, et la plupart de leurs éléments viennent de Rites acceptés par l’Église. Toutefois, cette validité n’est pas certaine car la Néo-intention rituelle qui rompt sans rompre avec la Tradition est illégitime, le NCE est seulement semblable aux rites approuvés par l’Église, et les changements vont tous dans une direction moderniste [œcuménique, maçonnique]. Or, les Sacrements exigent une validité certaine, surtout la consécration des Évêques auxquels est suspendue l’Église. Par conséquent, il serait mieux que les Néo-évêques, et les Néo-prêtres qui n’ont été ordonnés que par des Néo-évêques, fussent re-consacrés et ré-ordonnés sous condition. [Et re-cyclés théologiquement] Kyrie eleison. Mgr Williamson – Initiative St Marcel – 5 mars 2016

Nous voyons que Mgr Williamson nous dit que les ordinations et les sacres du NEC ne sont que « probablement » valides, ce qui, en fait, les discrédite complètement et qui nécessite une ré-ordination et une re-consécration sous condition de pratiquement la majorité du clergé moderniste actuel François et Benoit y compris.

 

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