L’église synodale

Bien chers Fidèles, La conception que le pape se fait de l’Église lui permet d’un côté d’introduire ce qui revient au divorce, ainsi que d’autoriser la communion aux adultères et d’un autre côté d’envisager un statut canonique pour la Fraternité Saint-Pie X. Tout à l’écoute des aspirations du « peuple de Dieu », le pape ne veut que « présider dans l’amour toutes les églises » sans imposer « ses convictions personnelles » (1). C’est l’Église synodale. Il la veut, au moins pour son successeur, et il y travaille.

Cette nouvelle forme d’Église n’exige pas que ses membres soient tous d’accord même sur des points qu’ils considèrent comme essentiels. Ils peuvent parler haut et fort du moment qu’ils acceptent de «vivre ensemble» sous l’autorité du pape et des évêques plus ou moins en communion avec lui.

Est-ce une chance pour la Fraternité qui profiterait ainsi de la liberté accordée à tous les membres de «l’Église synodale» ? Les canonistes vont-ils trouver un système qui la protégera de l’autorité révolutionnaire qui l’aura cooptée mais qui serait ainsi circonvenue ? Au contraire, la Fraternité Saint-Pie-X va-t-elle être engloutie dans le Moloch conciliaire ? Va-t-elle être chapeautée par une commission qui va agir selon sa nature à savoir celle d’une machine de guerre pour lui arracher ses fidèles et la détruire (2) ?

Évidemment les fidèles qui assistent facilement aux messes célébrées par les prêtres ralliés, ou même à la messe promulguée par Paul VI, auront du mal à voir l’enjeu de la question. C’est pour eux que nous redonnons dans ce bulletin le jugement que portait Monseigneur Lefebvre sur les communautés rattachées à la Commission Ecclesia Dei (3). Qu’ils comprennent au moins l’incohérence qu’il y aurait à avoir tenu un langage aussi ferme pour finalement accepter un statut qui ne nous distinguerait guère des prêtres qui se taisent devant les erreurs ou même en sont les plus farouches défenseurs ! Avons-nous le devoir, oui ou non, pour le salut de nos âmes de dénoncer les graves erreurs qui minent l’Église ? Par ailleurs, la Fraternité Saint-Pie-X a servi de paravent à ces communautés jusqu’à ce jour et, si celle-là disparaissait dans le magma conciliaire, celles-ci ne devraient-elles pas craindre les retombées d’un tel désastre ?

D’autres fidèles au contraire n’admettent plus, ou même n’ont jamais admis, que l’Église soit une société visible et que c’est à travers une hiérarchie humaine (avec tout ce que cela implique) que le Saint Esprit guide les âmes vers le salut éternel. Ils appartiennent à la «résistance» ou au «sédévacantisme» ou sont passés de l’une à l’autre. Ils ne comprennent pas pourquoi on irait se mettre entre les mains de «Bergoglio» et jonglent avec les notions de «juridiction», de «statut canonique», de Franc-maçonnerie et de Concile sans beaucoup de nuance ! Et pourtant c’est la foi qui enseigne que l’Église est une société. Sa hiérarchie a été instituée par Notre-Seigneur. La Fraternité Saint-Pie-X est, elle aussi, une société ; elle a une autorité que personne ne peut remplacer et qui aura à répondre de son gouvernement au jour du Jugement. Le fait que la Fraternité soit le soutien de tous ceux qui sont fidèles à la «Tradition» et que son sort aura un rejaillissement qui la dépasse, ne change rien à cela. La Fraternité Saint-Pie-X n’est pas un forum. Il est possible de formuler de respectueuses instances mais à nous, ses membres, ses fidèles et ses amis, appartiennent surtout la prière et la pénitence. Croyons-nous dans la puissance de ces moyens ? Nous sommes entre les mains non pas d’un homme mais du Seigneur qui ne permettra pas qu’une seule de ses brebis ne se perde.

Je vous bénis. Votre tout dévoué

Abbé Thierry GAUDRAY  FSSPX – Le Carillon du Nord – juin 2016

Commentaire respectueux en union de prières et de pénitence:

Il semble que le « pape » se fasse une conception erronée de l’Église catholique qui pourrait autoriser les adultères à communier.

Le « pape » veut une autre église, dite « synodale », qui n’est que la forme administrative de l’église conciliaire œcuménique et maçonnique. Donc il ne se soumet pas à l’église catholique, à sa réalité, à sa mission, à son unité de foi et de charité, mais promeut son faux concept hérétique.

Cette nouvelle église du « vivre-ensemble » admet des degrés divers de communion, certains sont d’ailleurs « en chemin vers la pleine communion ».

C’est par cette église synodale du « vivre-ensemble » conciliaire œcuménique et maçonnique, que l’abbé Schimdberger ambitionne d’être « normalisé ».

La « messe » promulguée par Paul VI est la messe de Luther, la synaxe protestantisée que d’aucuns veulent nous faire passer pour la forme ordinaire du rit romain.

Il y a un devoir grave, sous peine de se faire complice, à dénoncer les erreurs qui minent l’Église notre sainte Mère, sans oublier les promoteurs de ces erreurs.

Les « fidèles » qui n’ont jamais admis que l’Église soit une société visible ne sont pas catholiques, mais ceux qui soutiennent que la visibilité sans la profession de foi intégrale puisse être le lot de l’Église se fourvoient également.

La hiérarchie humaine conciliaire fut en un temps qualifiée par Mgr Lefebvre d’antichrists.

« L’Église est une société. Sa hiérarchie a été instituée par Notre-Seigneur » Mais alors pourquoi lui résister ? Pourquoi ne pas être en pleine communion ? Pourquoi sacrer des évêques en désobéissant au pape ?

« La Fraternité Saint-Pie-X est, elle aussi, une société » En chemin vers la pleine communion. Société à laquelle le « pape » à concéder le temps du « jubilé » la faculté d’entendre les confessions et d’absoudre les péchés.

Société qui par ailleurs se réclame d’une juridiction de suppléance, mais s’il y a suppléance, c’est qu’il y a quelque chose à suppléer, sinon ce n’est qu’un flatus vocis.

Le cardinal Müller, explique que pour être catholique il faut accepter le pape et le Concile, – et que la liberté religieuse, l’œcuménisme, etc. sont des éléments de la doctrine commune, c’est-à-dire qu’ils relèvent de la foi.

C’est toujours la même chose : pour être reconnus, nous devrons accepter les nouveautés conciliaires

« Ceux qui sont fidèles à la «Tradition» » Ceux qui sont fidèles à l’Église, une sainte catholique  apostolique et romaine qui ne peut ni se tromper ni les tromper qui ne peut leur proposer de faux modèles de sainteté, qui ne considèrent pas les pauvres esclaves des sectes judaïque et mahométane comme ayant le même Dieu, eux qui refusent ou haïssent Notre Seigneur Jésus-Christ…….

Ceux qui croient, car c’est de foi, qu’un pape ne peut défaillir dans les domaines de la foi et des mœurs……

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