La guerre contre l’Occident

L’attaque contre la famille et la vie fait partie d’une tentative révolutionnaire en vue de redessiner la société

Jeanne Smits a traduit la conférence donnée par Anca-Maria Cernea lors du “Rome Life Forum” les 6 et 7 mai. Anca-Maria Cernea est médecin catholique roumain, fille d’un opposant au communisme qui a passé 17 années de sa vie en prison, qui, en tant qu’observatrice officielle au synode en octobre dernier, a osé interpeller les pères synodaux en les rappelant à leur devoir de reconnaître que la défense de la famille est aujourd’hui une « bataille spirituelle ». Le marxisme et les ressorts de la Révolution marxiste-léniniste n’ont pas de secrets pour elle. Extraits :

Capture d’écran 2016-05-23 à 08.20.18« Lorsqu’on parle de l’assaut contre la famille en Occident, il y a un cliché très répandu selon lequel il a pour cause le consumérisme, l’hédonisme, l’individualisme, et des groupes d’intérêts animés par le désir impitoyable du profit matériel. C’est ce que nous entendons très souvent à l’Église. Cette approche ne vise que la chair et le sang et oublie les esprits mauvais. Le consumérisme et l’individualisme ne sont pas la cause, mais des facteurs favorables. Ils réduisent la résistance morale des personnes et des sociétés. Mais ils ne sont pas la cause. L’attaque contre la famille et la vie humaine fait partie d’une tentative révolutionnaire plus large en vue de redessiner la société humaine et la nature humaine. Sa motivation est spirituelle. C’est une forme de révolte contre Dieu, contre sa loi morale et contre l’ordre de sa Création. Historiquement, l’avortement a été dépénalisé pour la première fois par Lénine, en 1920. Aux États-Unis, cela n’a été fait que 53 ans plus tard, en 1973, par la manipulation bien connue de l’affaire Roe v. Wade. Le divorce sans faute a été mis en place pour la première fois par l’Union soviétique en 1918, peu après la prise du pouvoir par les bolcheviks. Aux États-Unis, il a fallu 51 ans de plus, avant qu’en 1969 le divorce sans faute ne soit adopté dans l’État de Californie. L’homosexualité a été dépénalisée pour la première fois en Union soviétique, en 1922. L’Illinois a été le premier État américain à dépénaliser l’homosexualité – en 1961. L’éducation sexuelle radicale pour les enfants d’âge scolaire a été introduite pour la première fois en Hongrie en 1919, par la révolution bolchevique de Bela Kuhn, avec l’objectif évident de saper la famille traditionnelle et la morale par la destruction de l’innocence des enfants. Aux États-Unis il a fallu attendre les années 1960 pour que l’éducation sexuelle perverse, sous l’influence de la « recherche » frauduleuse d’Alfred Kinsey qui elle-même a reçu une très large publicité grâce au financement de la Fondation Rockefeller, fasse son entrée dans les écoles. Alfred Kinsey était un entomologiste qui a fait semblant de prouver que l’homosexualité humaine était bien plus répandue dans la société qu’on ne voulait l’admettre officiellement (les fameux 10 %), et devait donc être considérée comme normale. Il est important de noter qu’Alfred Kinsey était un communiste, ami de Harry Hay. En 1950, Harry Hay a fondé la première association de défense des droits gay de l’histoire, appelée la Mattachine Society, aux États-Unis. Comme par hasard la quasi totalité de ses membres, à commencer par Hay lui-même, étaient aussi membres du Parti communiste américain – une officine gérée directement depuis Moscou.

Il ne s’agit pas d’un phénomène spontané. C’est une guerre menée par une idéologie gnostique–révolutionnaire contre la civilisation judéo-chrétienne. Elle a été planifiée, et mise en œuvre sur plus d’un siècle, menant à la situation que nous connaissons aujourd’hui. Tout cela dépasse de très loin l’égoïsme humain individuel, la concupiscence sexuelle ou la cupidité matérielle. Ce sont plutôt les Principautés et les Puissances, les Dominations du monde infernal, les esprits du mal. Et leurs instruments humains, parmi lesquels certains décident en toute connaissance de cause de servir Satan, tandis que d’autres jouent le rôle de compagnons de route utiles. Dans cette dernière catégorie, nous trouvons souvent des personnes animées de bonnes intentions, souvent des chrétiens… « car les enfants du siècle sont plus sages dans la conduite de leurs affaires, que ne le sont les enfants de lumière ».

Le livre de Richard Wurmbrand, Marx et Satan, est disponible en ligne en anglais et en bien d’autres langues. Wurmbrand était communiste au cours de son adolescence, mais il s’est converti au christianisme et il est devenu pasteur évangélique. Il a passé 14 ans dans des prisons communistes en Roumanie, et il était très connu pour son comportement héroïque. Mon père qui l’avait rencontré en prison, parlait de lui avec beaucoup d’admiration. Le livre du pasteur Wurmbrand est le résultat de ses recherches sur les textes et pratiques satanistes de Karl Marx. Il montre que dans ses poèmes, Marx exprime une haine profonde de Dieu et de la race humaine tout entière. Marx ne nie pas l’existence de Dieu, il est jaloux de Dieu ; il le hait et veut prendre sa place. Wurmbrand cite également des lettres adressées à Marx par son fils Edgar à qui il s’adresse avec les mots « mon cher démon », ainsi que des témoignages sur des cérémonies étranges que Marx avait l’habitude d’accomplir dans sa maison, toutes choses indiquant qu’il vouait certainement un culte au diable.

Voilà la clef qui permet de comprendre quelle est la véritable nature de l’idéologie marxiste. []

Il y a une continuité entre Marx et Engels, pour qui la famille bourgeoise était évidemment un obstacle à la révolution, et Lénine, qui a mis en œuvre la première révolution sexuelle de l’histoire humaine, en légalisant l’avortement et l’homosexualité, en encourageant la promiscuité sexuelle et en rendant le divorce plus facile que d’acheter un billet de train (et non, ce n’était pas en raison de l’« individualisme » ou du « consumérisme », c’était à cause de l’idéologie satanique marxiste léniniste). Il y a ensuite une continuité depuis Lénine jusqu’à l’école de Francfort initiée par Lénine lui-même, avec Georg Lukács et Willi Münzenberg, le chef du Komintern. Ce dernier est réputé avoir dit : « Nous allons pourrir l’Occident jusqu’à ce qu’il pue. » L’école de Francfort avait commencé à Francfort en Allemagne, mais plus tard elle devait métastaser jusqu’aux États-Unis. On la connaît aussi sous le nom d’«École critique», de « Théorie critique», et elle nous mène directement depuis Lénine jusqu’aux «droits gays» et aux idéologies du « genre » contemporains, depuis Georg Lukács, Wilhelm Reich, Herbert Marcuse et bien d’autres jusqu’à… l’idéologie du genre de Judith Butler.

Les auteurs de l’école de Francfort concentrent leurs efforts sur la destruction de la culture occidentale — simplement en critiquant, en «démasquant», en discréditant, en déconstruisant chacun de ses éléments, mais sans proposer une quelconque utopie explicite pour la remplacer ; ils se contentent de répondre à l’appel de leur fondateur, Georg Lukács : « Qui nous sauvera de la civilisation occidentale ? » L’une des caractéristiques de cette école est l’utilisation de termes et des concepts propres à la psychologie, en combinant Marx et Freud, de manière à remettre en question les principes moraux de base et les institutions de la société occidentale, à commencer par la famille. [Lire la suite] »

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