Une autre guerre

Comment la haute finance américaine combat le souverainisme en Europe

Les campagnes de culpabilisation des Européens ne sont sans doute pas terminées.

 On les a encore vus, récemment, squatter un logement à Calais pour y accueillir des clandestins, ou organiser les aides juridiques pour les migrants en train d’être expulsés de la jungle en cours de démantèlement. Ce sont les No Border, un groupuscule qui se dit anti-frontière, anticapitaliste et pro-réfugiés. Très actif depuis une dizaine d’années, ce mouvement aide les clandestins de Calais à s’installer dans cette ville frontalière avec l’Angleterre. Mais les No Border ne constituent que le bout d’une pelote qui permet de remonter les fils d’une politique décidée très haut, et très loin.

De leurs propres dires, les No Border de Calais se relaient de manière permanente sur place, le noyau dur étant constitué d’une trentaine de personnes, selon la préfecture. Cette activité a un coût, que le groupuscule finance par deux comptes bancaires, l’un inscrit en Grande-Bretagne pour les dons en livres, l’autre à Lille pour ceux en euros. Étrangement absent des États-Unis ou du Proche-Orient, le mouvement No Border est aidé par une grande organisation antinationaliste qui cible également l’Europe, UNITED for Intercultural Action. L’opération « Welcome Refugees », qui a vu des manifestations pro-immigrés l’an dernier en Allemagne ? C’est elle. La médiatisation des réfugiés noyés ? Encore elle.

Selon ses priorités du moment, UNITED aide matériellement et médiatiquement près de 4.000 associations, parfois corpusculaires. Elle affirme utiliser les lobbies dans le sport, les médias ou encore les musées. Son action est grandement facilitée par ses soutiens financiers et juridiques : la Commission européenne figure parmi les principaux contributeurs, ainsi que l’Open Society, l’organisme contrôlé par le représentant des intérêts monétaires américains George Soros. On trouve également le Fonds humanitaire juif, la fondation Rothschild ou une fondation du patronat allemand (EVZ). Le groupe bénéficie également de soutiens dits « informels » dont il ne divulgue pas les noms.

La visée politique de UNITED est claire : l’organisation combat les mouvements souverainistes, à peu près tous associés à ce qu’elle nomme le « nationalisme et l’extrême droite ». Elle suit avec attention le résultat des élections en Europe. Et elle n’hésite pas à fournir un soutien à des groupes violents tels les « antifas ».

Cette fondation de droit néerlandais dispose d’un important secrétariat (près d’une dizaine de personnes), mais elle ne publie ni son budget ni les noms des dirigeants. UNITED a été créée dès après la dislocation de l’URSS, en 1993.

Depuis 2015, UNITED porte ses efforts sur la médiatisation des décès d’immigrants ayant cherché à rejoindre l’Europe. Le but ? Mettre en cause les frontières européennes considérées comme une « forteresse ». Les campagnes de culpabilisation des Européens ne sont sans doute pas terminées.

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