Une réforme de l’Église ?

A l’occasion de la sortie de son livre « La Sainte Eucharistie, sacrement de l’amour divin »,
CardBurkele cardinal Burke a donné un entretien à L’Homme Nouveau le 12 mars 2016 et fait une conférence de presse (texte).

A noter le livre du cardinal est précédé d’un entretien avec l’abbé Claude Barthe sur « la forme extraordinaire, un trésor pour toute l’Église ».

J’en recopie quelques phrases :

« Il faut absolument voir la forme extraordinaire comme le trésor conservé par l’Église romaine durant les siècles. […] Une des manières de ramener les hommes vers la Foi est de restaurer la dignité de la liturgie. Célébrer une messe avec vénération a toujours attiré les hommes vers le mystère de la rédemption. C’est pourquoi je pense que la célébration de la messe en forme extraordinaire peut avoir un rôle très important dans la nouvelle évangélisation en raison de l’accent qu’elle met sur la transcendance de la sainte liturgie. Elle souligne la réalité de l’union du Ciel et de la terre exprimée dans la sainte liturgie, l’action du Christ à travers les signes du sacrement, à travers les prêtres, instruments du Christ est très évidente dans la forme extraordinaire. Et d’ailleurs, elle nous aide à être plus respectueux dans la célébration de la forme ordinaire. »

https://pbs.twimg.com/media/CdwfBi1WEAAaTNn.jpg

Riposte Catholique résume parfaitement l’entretien donné à l’Homme Nouveau et la conférence de presse :
Venu présenter à Paris la version française de son livre La Sainte Eucharistie, sacrement de l’amour divin, le cardinal Raymond Burke a lancé ce thème fort : « Je suis convaincu de la nécessité d’une réforme en profondeur de l’Église [conciliaire.

Et de développer : « Il faut des hommes de foi et de doctrine, des hommes en parfaite adéquation avec la foi catholique ». Ces hommes existent : « Dans divers pays du monde, je rencontre beaucoup de gens très bien formés, animés d’un saint et véritable zèle pour la réforme de l’Église [conciliaire]. Je note aussi dans la jeune génération un grand désir d’écouter l’enseignement de l’Église en profondeur. Et aussi un intérêt pour la beauté de la sainte liturgie ». Et encore : il faut une transmission de la foi par « une bonne catéchèse » ; il faut des écoles qui soient vraiment catholiques ; il faut une formation des prêtres centrée sur l’eucharistie ; il faut un développement d’universités catholiques « fortes ».

Il a largement développé ces éléments, le 14 mars, dans une rencontre avec des prêtres diocésains, des religieux et des prêtres de communautés, puis dans une conférence de presse. À la manière de Joseph Ratzinger, il a donné son expérience douloureuse de la réforme liturgique : « Le chant grégorien et la polyphonie sacrée étaient abandonnés en faveur de musiques contemporaines, médiocres et souvent banales. Le latin ne se faisait guère ou jamais entendre, et les traductions anglaises des textes liturgiques utilisaient un langage ordinaire et peu soutenu. La chose la plus frappante fut le changement radical du rite de la Messe, réduisant largement son expression. Cette situation a été aggravée par les expérimentations liturgiques apparemment interminables et qui parfois m’ont laissé l’impression de ne pas avoir vraiment assisté à la Sainte Messe ». Répondant à une objection qui faisait valoir que cette situation tenait aux « abus » de l’époque, il a insisté : il est vrai que les abus l’ont aggravée, mais le rite même de la messe a été « dénudé » par la réforme. La forme ancienne doit enrichir la forme nouvelle. [Merci Hegel : VOM « forme extraordinaire » thèse ; NOM « forme ordinaire » antithèse et réforme de la réforme NOM « enrichi » par le VOM synthèse = coagula. La seule solution c’est l’éradication pure et simple du NOM et le retour à la Sainte Messe jamais abrogée dit improprement forme extraordinaire]

En comparant les propos du cardinal Burke sur la nécessité d’une réforme de l’Église [conciliaire], on est frappé par le fait que, à la différence de la « réforme » dont on parle à Rome depuis trois ans, sans jamais lui donner aucun contour précis, celle que veut promouvoir Raymond Burke – en citant constamment le cardinal Sarah – développe des éléments déterminés, dont on a l’impression qu’ils constituent une sorte de programme spirituel et institutionnel : restauration d’une catéchèse authentique ; promotion de la « confession fréquente » ; formation solide des séminaristes ; promotion des écoles catholiques.

Avec ce leitmotiv : « La première catéchèse à entreprendre est la célébration de la sainte liturgie elle-même. Elle doit être restaurée dans sa propre dignité [Et non mélangée avec le bricolage bugnignien], non seulement en ce qui concerne la célébration du prêtre, mais également pour la participation des fidèles qui doit être digne, en fonction justement du profond mystère qui est célébré ».

BoukBurke
 

Publicités
Une réforme de l’Église ?

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s