LA LIGNE DE CRÊTE INTROUVABLE

NOUS RECONNAÎTRE TELS QUE NOUS SOMMES

Ce ne sont pas les luthériens, les anglicans, les schismatiques orthodoxes, les évangéliques protestants……qui font cette demande incongrue et antidoctrinale, non-théologique, c’est l’élite de la « Tradition », par la bouche de son Supérieur Général, qui a pour excuse de faire la même erreur que son Fondateur, c’est donc le chantre de l’antilibéralisme qui nous offre une exemple de libéralisme parfait, c’est l’inférieur, puisqu’il reconnaît que le Pape est Pape qui impose sa condition au Supérieur, au Vicaire de Jésus-Christ en l’occurrence.

« Mais avec cette faculté de confesser accordée sans contrepartie, nous ne pouvons pas ne pas envisager la possibilité d’un mouvement unilatéral de la part de Rome. Même si cela nous paraît toujours impossible, nous faisons déjà savoir à nos interlocuteurs romains ce que nous entendons précisément par l’expression « nous reconnaître tels que nous sommes« , qui est et reste la condition sine qua non de notre acceptation. » Mgr Fellay Cor Unum 1er novembre 2015

Sans compter que François a en horreur tout ce que vous êtes, tout ce que vous représentez, il l’a prouvé avec les Franciscains de l’Immaculée, seule la périphérie, le border line, a sa pleine sollicitude, d’ailleurs il l’a avoué aux Pueri cantores il voulait être boucher, tout un programme.

Mgr Lefebvre lui, ajoutait à cette condition que Rome devait retourner à sa Tradition et qu’alors il n’y aurait plus de problème.

Une autre étrangeté nous est proposée par l’abbé Jean-Michel Gleize, dans « le Chardonnet » n°314 de janvier 2016.

Le pape François a ouvert la Porte Sainte le 8 décembre dernier pour le 50e anniversaire de Vatican II. Dans la ligne du dernier concile, cette année jubilaire, vécue dans la miséricorde, a pour but de repousser « toute forme de discrimination ». L’abbé Gleize compare la vraie miséricorde {de Saint Thomas d’Aquin) et la fausse miséricorde, celle du Concile et du pape François (Misericordiae Vultus). Et l’abbé conclut : « nous ne récusons pas l’autorité du pape mais ce qu’il fait. Nous récusons cette notion faussée, libérale et moderniste, de la miséricorde. Nous récusons cet obscurcissement de la notion même d’indulgence. »

D’où en bonne logique il faut conclure que la FSSPX ne récuse pas l’autorité de celui qu’elle reçoit pour le Pape, [in abstracto] mais rejette son enseignement [in concreto], ce qui est contradictoire.

Par ailleurs Monsieur l’abbé de la Rocque, théologien de la FSSPX qui a participé au dialogue avec Rome, dans son sermon du 6 septembre 2015, se pose la question : Qu’est-ce que ce jubilé ? Devons-nous, pouvons-nous y participer, ou non ? Il y répond rapidement au vue de l’intention proposée : Pouvons-nous nous réjouir, jubiler, de cet événement que fut le concile Vatican II ? Il est évident, malheureusement, que non….. Ces cinquante ans, pour nous, et pour qui cherche à avoir un regard objectif de lucidité, doctrinale et pastorale, ces cinquante ans ne peuvent être l’occasion que de pénitence et non de joie.

En fin connaisseur de la manœuvre et de la tactique révolutionnaire il déclare : plutôt que de nous faire reconnaître par principe tous ces nouveaux enseignements, ils cherchent à agir par la praxis, à nous faire poser des actes qui, en eux-mêmes, par leur nature, impliquent de manière implicite la reconnaissance de tout cela.

Et nous rappelle ce qu’est le libéralisme : Garder cette force dans la foi, cette force paisible, cette force douce mais ferme, consiste justement à garder nos principes, les principes catholiques tout simplement, qui rejettent l’erreur. Garder ces principes et vivre conformément à ces principes. Ne pas vivre conformément à des principes auxquels on reste intérieurement attaché c’est tout simplement ce qu’on appelle le libéralisme.

Tout en avouant qu’il y a, au plus haut niveau de l’Église, un cas grave de nécessité qui justifie la juridiction de suppléance.

Effectivement, tant que l’on n’aura pas régler ce grave cas de nécessité au plus haut de l’Église et que l’on continuera à faire croire qu’un Pape peut collaborer avec la franc-maçonnerie à la démolition de l’Église et à l’extension de la religion de la fraternité universelle, rien ne sera possible.

 FRANÇOIS TERMINE LE JOB

Le synode sur la famille vient de s’achever et, malheureusement, la catastrophe que nous redoutions a été mise sur les rails. [Sans oublier les deux Motu proprio qui facilitent la rupture du lien] Une majorité des évêques du synode a voté l’article 85 du document final, qui ouvre la route à l’admission à la communion eucharistique des divorcés remariés. [Avec la bénédiction de François adepte de la « théologie à genoux » de Kasper. Comme lors du brigandage le « Pape » est dans le camp de la subversion]

Il convient de remarquer tout d’abord l’incroyable hypocrisie du procédé utilisé pour obtenir à tout prix ce vote de la part des prélats un peu traditionnels. En effet, ce paragraphe 85 n’a été voté qu’avec une seule voix de majorité (178 voix, la majorité étant de 177). Pour cela, comme l’écrit candidement Jean-Marie Guénois dans Le Figaro du lundi 26 octobre 2015, « l’article 85 a été laissé volontairement ambigu par la commission de rédaction », car, « s’il avait mentionné « la communion pour les divorcés remariés », il n’aurait jamais passé la rampe ».

Il s’agit pourtant bien de cela. Mais pour dire sans le dire qu’il s’agit de donner le feu vert à cet accès à la communion eucharistique, le document final use d’un incroyable verbiage [À l’exemple du sacro-saint concile, surtout pas de définition, afin d’éviter l’accusation d’hérésie, la bonne vieille technique du modernisme qui a fait ses preuves] à base « d’accompagnement », de « discernement », de « réflexion sincère », de « moments de réflexion », etc. Comme le résume Guénois au même endroit : « L’idée du pape et d’une partie du synode est de réintégrer dans une pleine communion avec l’Église un couple remarié qui aurait subi un divorce, en lui accordant, après un temps de « discernement » mené avec un prêtre au simple niveau paroissial, l’accès aux sacrements, dont la confession et la communion », mais il le fait toutefois « sans nommer la communion eucharistique ».

En vérité, ce paragraphe 85 constitue une claire acceptation de la « morale de situation ». Sous cette appellation technique se cache la démarche suivante : même si, en principe, telle action n’est pas moralement bonne, la « situation » de telle personne fait que, dans son cas, cette action devient bonne. Il ne s’agit donc plus de se confronter aux principes objectifs et de régler sa conscience sur eux : il faut, au contraire, étudier la situation de la conscience pour en tirer une norme d’action.[Comme on scrute les signes des temps pour s’adapter à l’homme d’aujourd’hui]

L’article 85 expose clairement ce processus : « Tout en soutenant une norme générale, il est nécessaire de reconnaître que la responsabilité vis-à- vis d’actions ou de décisions précises, n’est pas la même dans tous les cas ». Autrement dit, la norme morale reste intacte dans les hauteurs de la « morale en soi », tandis que chacun, selon l’évaluation qu’il fait de sa « responsabilité », décide souverainement de ce qui est bon ou mal pour lui.

On nous objectera que, toujours selon l’article 85, les personnes concernées devront opérer ce discernement avec l’aide d’un prêtre, en se confrontant à l’enseignement de l’Église et aux orientations de l’évêque, et en examinant de près leur attitude personnelle dans la ruine du premier mariage. Mais il est facile d’imaginer comment les choses vont se passer en réalité.

Les personnes concernées auront évidemment l’impression qu’elles ne sont pour rien dans la rupture du lien conjugal, ou du moins qu’elles ne pouvaient pas agir autrement. D’un autre côté, l’inquiétant laxisme qui règne déjà dans l’Église n’annonce certainement pas une résistance héroïque des prêtres face aux demandes instantes de leurs paroissiens.

Plus alarmante encore est la mention des « orientations de l’évêque ». Elle prépare un nouveau désastre, semble-t-il, après la ruine de la doctrine durant le concile et la ruine de la morale durant le synode. L’idée du pape François, en effet, est de promouvoir à toute force un collégialisme pire que celui que nous subissons déjà. Ainsi, pour contourner l’opposition de certains prélats plus conservateurs sur les questions matrimoniales, entend-il renvoyer la gestion de celles-ci à la responsabilité des évêques locaux, qui auront eux aussi bien du mal à résister à la pression. Par ailleurs, ce collégialisme contribuera à ébranler un peu plus une fonction pontificale déjà sérieusement affaiblie. [Par qui ? Le Pape émérite, qui dans son humilité porte la soutane blanche, réside au Vatican et préside en binôme, de temps à autre, une cérémonie ? Ou par François qui refuse d’assumer véritablement son office et qui réside à sainte Marthe, où la cantine semble bonne et d’où il nous inonde de ses homélies douteuses et qui à l’instar de ses prédécesseurs se fait le principal agent de démolition de la Sainte Église ?]

Mais même en supposant que ce « discernement » soit mené avec le plus grand sérieux par les personnes concernées, avec l’aide d’un prêtre profondément attaché à la vérité, sous l’autorité d’un évêque vraiment catholique et qui prendrait appui sur les authentiques enseignements de l’Église, il n’en restera pas moins qu’un mariage valide et consommé entre baptisés est absolument indissoluble et qu’une nouvelle union (« remariage »), tant qu’elle existe effectivement, constitue un adultère, une faute contre les commandements de Dieu et un obstacle à la communion eucharistique. Aucune décision d’aucun synode ne pourra jamais changer cette certitude ancrée dans la Révélation et dans toute la tradition de l’Église.

Devant cette ruine de la morale [Pour mémoire, le Pape est infaillible en matière de foi et de mœurs], devant un tel péril pour nos âmes, pour l’Église et pour toute la société humaine, nous ne pouvons rester passifs : il nous faut supplier Dieu qu’il ait pitié de la sainte Église, qu’il éclaire et fortifie le pape dans la foi [Cela exige un miracle de conversion].

Abbé Christian Bouchacourt +, Supérieur du District de France FSSPX – Fideliter – novembre-décembre 2015

 

 

 

 

 

 

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