DES PRÊTRES ET DES ÉVÊQUES DOUTEUX

Des prêtres des évêques non seulement douteux dans leur doctrine, libérale, moderniste, évolutive et œcuménique, mais aussi dans ce qui les constituent ontologiquement prêtres et évêques. Chacun se souvient de la déclaration d’invalidité des ordinations anglicanes par Léon XIII dans son encyclique Apostolicae Curae, or nous sommes ici dans un cas fort semblable.

 LE PÈRE PIERRE-MARIE À CHANGÉ DE POSITION SEL DE LA TERRE n° 92, printemps 2015

 Conclusion

L’abbé Calderôn pense que le nouveau rite est très probablement valide, parce que non seulement la forme signifie ce qu’elle doit signifier, mais aussi parce que la majeure partie de ses éléments sont tirés de rites reçus par l’Église.

En cela, il se distancie de l’abbé Cekada qui prétend prouver l’invalidité du nouveau rite, mais au prix de deux erreurs. D’abord il s’appuie exclusivement sur Sacramentum ordinis de Pie XII, alors qu’il faudrait prendre en compte autant, sinon d’avantage, Apostolicæ curæ de Léon XIII ; ensuite il nie arbitrairement que la nouvelle forme puisse signifier, même de façon ambiguë, l’ordre épiscopal : il est allé chercher le sens du mot principalis dans les dictionnaires, les Pères de l’Église, etc., et il conclut que ce mot ne signifie pas le pouvoir épiscopal, mais il aurait dû commencer par regarder ce qu’il signifie dans les rites copte et maronite où il a ce sens !

Cependant, l’abbé Calderôn conclut qu’on ne peut avoir une certitude de la validité à cause de deux défauts :

Un défaut canonique (son illégitimité, voir ci-dessus).

Un défaut théologique : tout en ressemblant à des rites reçus par l’Église, il en est différent. Ces rites sont déjà moins précis dans leurs concepts que l’ancien rite romain ; et de plus les différences introduites par le nouveau rite proviennent de l’influence d’une mauvaise doctrine.

Dans ces conditions, et en attendant une sentence définitive du magistère, l’abbé Calderôn soutient la position pratique [une position pratique implique obligatoirement une position doctrinale à moins d’être dans la confusion totale] de la Fraternité Saint-Pie X :

La validité très probable du rite rend moralement acceptable d’assister occasionnellement à la messe (traditionnelle) célébrée par un prêtre ou un évêque ordonnés selon le nouveau rite, et même de communier à ces messes (remarque du recenseur : cette dernière affirmation nous semble discutable : soit on a un doute et on ne doit pas communier, soit on n’a pas de doute). On peut les traiter comme des évêques ou des prêtres, et non comme des laïcs déguisés. On peut leur permettre de célébrer dans nos maisons. Car les ombres qui flottent sur la validité ne sont que des ombres, et nous n’engageons pas notre responsabilité au sujet de l’exercice du sacerdoce.

 …Mais les défauts positifs et objectifs dont souffre le nouveau rite justifient une réordination sous condition des prêtres ordonnés par ces « nouveaux évêques » et une reconsécration sous condition des évêques sacrés avec le nouveau rite. Frère PIERRE-MARIE

 Donc, ce rite est illégitime et douteusement valide, ce qui le rend moralement inacceptable. Ils sont douteusement prêtres et évêques et nécessitent une ré-ordination ou une re-consécration et il faudrait ajouter un recyclage théologique et philosophique car leur doctrine libérale moderniste évolutive et œcuménique est aussi plus que douteuse.

 Pie XII venait de déterminer avec précision et clarté, quelles étaient les formes et les matières des sacrements dans Sacramentum ordinis de 1947, soit moins de vingt années auparavant.

Léon XIII dans Apostolicae curae enseigne que le formel de l’invalidité des ordres anglicans vient de l’intention viciée des réformateurs, qui n’est pas de faire ce que fait l’Église catholique, or l’intention des « réformateurs » modernistes était clairement œcuménique (la preuve est la participation des «observateurs» protestants) et contre ce que venait de faire Pie XII, ERGO

« Lorsque le rite est modifié dans le dessein néfaste d’en introduire un autre, non reçu par l’Église, et de rejeter ce que l’Église fait et qui, de par l’institution du Christ, fait partie de la nature du sacrement, il est clair alors que non seulement l’intention nécessaire pour le sacrement fait défaut, mais que bien plus il y a là une intention contraire et opposée au sacrement ».» (LÉON XIII, Apostolicæ Curæ : DS 3318).

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