LA QUATRIÈME TENTATION

CELLE QUE SATAN N’A PAS OSÉ PROPOSER À NOTRE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST

On se souvient que dans l’Évangile l’Esprit-Saint mène Jésus au désert pour y être tenté, et par ses réponses victorieuses, nous enseigner comment nous devons répondre aux séductions de l’Ennemi.
La première tentation, le matérialisme charnel, à lauelle Jésus répond que l’homme ne se nourrit pas uniquement d’aliments matériels, mais aussi, et surtout, de l’aliment spirituel, qui est la Parole de Dieu ; la deuxième tentation, consiste en la vaine gloire, celle qui vient uniquement des hommes, à laquelle est opposée la révérence envers Dieu qui doit primer ; la troisième enfin, est celle du pouvoir ici-bas, mais à la condition d’adorer le Prince de ce monde, qui est mise en échec par l’adoration due à Dieu seul, avec celle-ci on pourait penser que nous avons atteint le sommet de l’iniquité et pourtant celle qui est faite à la Sainte Église en nos derniers temps est encore plus pernicieuse, il s’agit tout simplement de faire la paix avec l’Ennemi du genre humain, la paix avec le vice, la paix avec le monde et ses concupiscences, en un mot, d’unifier le Christ et Bélial, sous le manteau de la diversité. Voilà le comble de la forfaiture, le sommet de la séduction que Satan réservait à l’Épouse Immaculée, voilà ce qu’est ce faux œcuménisme, cette fausse religion universelle fille de l’ONU, fille de la maçonnerie, fille de la synagogue.

Voici la conclusion du discours tenu par Michel Camdessus, Gouverneur honoraire de la Banque de France, ancien directeur du FMI de 1987 à 2000.

Au-delà même d’un code éthique, il s’agit aussi de rechercher ensemble, à la lumière de nos traditions, les éléments d’une définition d’un bien commun mondial vers lequel l’humanité puisse converger. Il pourrait s’agir :

du combat partout pour le respect de l’homme dans sa dignité et ses cultures ;

– d’une réforme de nos États, limités certes dans leur rôle mais exerçant toutes leurs responsabilités au service du bien commun et de la promotion des plus défavorisés ;

– d’un nouveau modèle économique au sein duquel les finances gérées dans la transparence, la justice et la solidarité serviraient un développement véritablement soutenable ;

– d’une gouvernance mondiale, enfin, au service de ce bien commun universel et de la solidarité entre les hommes.

Mais il y a plus, et je voudrais conclure par là. Une des caractéristiques les plus malheureuses de notre temps est que, dans cette crise, il devient un monde sans espérance, un monde sans joie, un monde du repli sur soi. Eh bien, c’est ici que notre rencontre est plus pertinente que jamais. Au cours d’une décennie où – surtout depuis le 11 Septembre 2001 – le dialogue entre traditions religieuses semblait avoir perdu ses droits, Sant’Egidio l’a maintenu et développé, convaincue de sa valeur prophétique et de son importance pour rendre aux hommes leur espérance, le goûte de la fraternité, le sens de leur unité. Rendons grâces pour cela. Plus que jamais, ces dialogues ont un rôle essentiel à jouer pour faciliter le dialogue des cultures et contribuer à leur conversion, à leur transfiguration dans la lumière de l’Esprit. Voilà une raison de plus pour souligner combien notre rencontre est opportune.

Texte lu par Ratzinger-Benoît XVI aux personnes assemblées à Cracovie en 2009 :

Je désire adresser un message cordial aux participants au Congrès international « Hommes et religions » qui se tient à Cracovie sur le thème : « Religions et cultures en dialogue ».

De nombreuses personnalités et représentants des différentes religions sont réunis – à l’invitation de l’Archidiocèse de Cracovie et de la Communauté de Sant’Egidio – pour réfléchir et prier en faveur de la paix, soixante-dix ans après le déclenchement de la seconde Guerre mondiale. Nous ne pouvons pas ne pas rappeler les événements dramatiques qui ont accompagné le début d’un des plus terribles conflits de l’histoire, un conflit qui a fait des dizaines millions de morts et a causé tant de souffrances au peuple polonais bien-aimé ; un conflit qui a vu la tragédie de l’Holocauste et l’extermination de tant d’autres innocents.

La mémoire de ces événements nous incite à prier pour les victimes et pour ceux qui en portent encore les blessures dans leur corps et dans leur cœur ; qu’elle soit un avertissement pour tous à ne plus jamais répéter de tels actes de barbarie et à intensifier leurs efforts pour édifier en notre temps – un temps encore marqué par les conflits et les affrontements – une paix durable, en transmettant en particulier aux nouvelles générations une culture et un style de vie inspirés par l’amour, la solidarité et l’estime de l’autre. Dans cette perspective, l’apport que les religions peuvent et doivent donner est particulièrement important afin de promouvoir le pardon et la réconciliation, et de lutter contre la violence, le racisme, le totalitarisme et l’extrémisme qui défigurent l’image du Créateur dans l’homme, en effaçant l’horizon de Dieu, et qui conduisent ainsi au mépris de l’homme.

Que le Seigneur nous aide à construire la paix, en partant de l’amour et de la compréhension mutuelle (cf. Caritas in veritate).

CONTRA
Benoît XV Ad beatissimi apostolorum du 1er novembre 1914 :

[…] la société humaine court à sa ruine, si Dieu ne se hâte de lui venir en aide.
Voici en effet ce que Nous voyons : absence de bienveillance mutuelle dans les rapports des hommes entre eux ; mépris de l’autorité ; luttes injustes des différentes classes de citoyens ; appétit désordonné des biens périssables, comme s’il n’y en avait pas d’autres, supérieurs de beaucoup, proposés à l’activité humaine. Tels sont, à Notre avis, les quatre chefs de désordre, d’où proviennent les perturbations si graves de la société, et contre lesquels doivent se réunir tous les efforts, par le recours aux principes du christianisme, si l’on veut sérieusement ramener dans les États l’ordre et la paix.
Et d’abord, lorsqu’Il descendit du ciel précisément pour rétablir parmi les hommes le règne de cette paix, détruite par la jalousie de Satan, Notre-Seigneur Jésus-Christ ne voulut pas d’autre fondement pour cette restauration que celui de la charité.
[…]
Jamais peut-être, plus que maintenant, on n’a parlé de fraternité humaine : on n’hésite même pas à laisser de côté les enseignements de l’Évangile, l’œuvre de Jésus-Christ et de l’Église, et à prétendre, quand même, que ce zèle pour la fraternité est un des fruits les plus précieux de la civilisation moderne. Cependant, à dire vrai, jamais la fraternité n’a été moins pratiquée que de nos jours. Les haines de race sont portées au paroxysme ; les peuples sont divisés par leurs rancunes encore plus que par leurs frontières ; au sein d’une même nation et dans les murs d’une même cité, les différentes classes de citoyens se jalousent mutuellement, et chez les individus tout est réglé par l’égoïsme devenu la loi suprême.
Vous voyez, vénérables Frères, combien il est nécessaire de faire tous les efforts possibles, afin que la charité de Jésus-Christ reprenne son empire sur les âmes : ce sera Notre objectif et comme l’entreprise spéciale de Notre Pontificat : que ce soit aussi, Nous vous y exhortons, le but de votre zèle.

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